Quelle est l’origine de l’expression Comediante, tragediante ! Quelle langue ? merci

Tableau de David, Sacre de Napoléon par Pie VII

Jacques-Louis David [Public domain], via Wikimedia Commons

Réponse du 09/20/2012, révisée le 16/08/2017

Cette expression de langue italienne est prêtée au pape Pie VII ironisant au sujet de Napoléon.

Voici les éléments trouvés sur l’origine de l’expression :

Site personnel de Jean Levant : les mots historiques

PIE VII (1742 – 1823) Commediante! Tragediante! janvier 1813
Elu pape sous le nom de Pie VII, le cardinal Chiaramonti put d’abord se louer du général Bonaparte, signataire du Concordat de 1801. Moins d’un an plus tard, il commença à déchanter et à gravir les premières marches du calvaire que l’impérieux Premier Consul, puis le tout-puissant Empereur lui réservèrent de 1802 à 1814.
Ce fut d’abord, en 1804, l’humiliation du Sacre. Vint ensuite, l’occupation des Etats Pontificaux et de Rome en 1808, transformée en annexion pure et simple en 1809. Puis le malheureux pontife fut déporté à Savone et transféré en 1812 à Fontainebleau.
En janvier 1813, Napoléon, revenu de Russie, voulut régler directement avec le pape la question de l’institution canonique des évêques. Dans ces conversations, il se montra tour à tour enjôleur, bluffeur, théâtral, menaçant. Pie VII, affaibli, mais lucide, ironisait: « Comediante! Tragediante! »

Site Herodote.net  2 décembre 1804 Sacre de Napoléon 1er
Extrait : Partie de Rome le 2 novembre, l’escorte pontificale se fait dévaliser en route. Le 25 novembre, enfin, Napoléon affecte de la croiser par hasard en forêt de Fontainebleau lors d’une chasse au cerf. L’empereur salue le souverain pontife sans excès d’égards et lui fait un bout de conduite avant de le laisser poursuivre sa route jusqu’au Louvre. Si l’on en croit l’écrivain Alfred de Vigny, Pie VII aurait alors murmuré, parlant de l’empereur : «Comediante, tragediante !»

L’interrogation de la base Frantext ne confirme pas cette citation. Cette base permet de retrouver une citation à l’intérieur d’une oeuvre, en l’occurrence Servitude et grandeur militaire d’Alfred de Vigny d’après le site L’Histoire en citation, mais j’ai également testé en vain les autres oeuvres de Vigny :

Citation du jour
Napoléon et Pie VII : duo parfait, devenu duel au sommet. Ce sont deux grands premiers rôles sur la scène européenne. L’empereur sait qu’il a besoin du pape et il s’en sert. Mais il sous-estime (toujours) l’autre. Et la religion reste un facteur politique capital, au XIXe siècle.
« Commediante ! Tragediante ! »« Comédien ! Tragédien ! »1781
PIE VII (1742-1823)
Servitude et grandeur militaires (1835), Alfred de Vigny.
Ces deux mots n’ont peut-être pas été prononcés tels qu’ils sont passés à la postérité, mais ils reflètent ce que ce pape de caractère pensait de l’empereur.

Nous avons également consulté les dictionnaires spécialisés mis à notre disposition sans trouver de réponse pertinente.

Petit dictionnaire des expressions nées de l’histoire / Gilles Henry. – 2003

Rendons à César… : petit dictionnaire des expressions historiques / Auteur : Appriou, Daniel . -2004

Du bruit dans Landerneau : les noms propres dans le parler commun / Patrice Louis. – 1995

Le site Dicocitations  également sans résultat.

Cordialement,

Eurêkoi – Bpi (Bibliothèque publique d’information)

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je souhaiterais trouver l’auteur de ces vers ainsi que l’oeuvre dont ils sont issus : »Sous le gibet de Montfaucon, les loups viennent rôder…

 en troupe,/ dans les palais les rois ivres vident leur coupe,/et toi, peuple tondu, que fais-tu ? ». En effet, mes recherches n’ont rien donné pour l’instant. Avez-vous plus de détails à ce propos ?

La une du Poupulaire du 11 janvier 1934Notre réponse du 06/06/2017

Ces vers sont extraits d’un chant populaire du quatorzième siècle intitulé Le grand étang.

Nous l’avons identifié en effectuant une recherche dans Gallica, la bibliothèque numérique de la Bnf. Il a fait l’objet d’un article dans le journal Le Populaire (organe de la SFIO) du 17 janvier 1934 intitulé « Un chant révolutionnaire : Le peuple tondu ».
Le grand étang a été chanté par Marianne Oswald sur un disque dont cet article fait l’éloge. Les paroles ont été adaptées par le poète Jean Tranchant avec une musique de Honegger.

 

Je vous copie le premier couplet :

Sous le gibet de Montfaucon
Les loups viennent rôder en troupe.
Dans leurs palais, près des gotons,
Les rois ivres vident leur coupe.
Pendant ce temps, peuple tondu,
Quand le chaud soleil brûle l’orge
Et que la soif sèche la gorge,
Que bois-tu ?
Que bois-tu ?
Les artisans ont répondu :
« A défaut de bon vin de Loire,
Y a là-bas le Grand Etang,
où tous les pauvres peuvent boire ! »

Vous pouvez lire l’intégralité de l’article en ligne et consulter la notice du disque dans le catalogue de la Bnf.

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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je cherche à connaitre l’ouvrage dans lequel le psychiatre A. Goodman a défini l’addiction.

le mot addiction avec des lettres de Scrabble

CC BY-SA 3.0 NY, via The blue diamond gallery

Dans le cadre de la rédaction de mon mémoire, je cherche à connaitre l’ouvrage dans lequel le psychiatre A. Goodman a défini l’addiction. Voici la citation : « Processus par lequel un comportement, pouvant permettre à la fois une production de plaisir et d’écarter ou d’atténuer une sensation de malaise interne, est employé d’une façon caractérisée par l’impossibilité répétée de contrôler ce comportement et sa poursuite en dépit de la connaissance de ses conséquences négatives ». Cordialement

Notre réponse du 06/02/2017

Cette citation d’Aviel Goodman est extraite de :
Goodman A. (1990), Addiction : Definition and Implications. British Journal of Addiction, 85, 1403-1408.

J’ai trouvé l’information par une recherche en texte intégral sur un moteur de recherche dans l’article suivant :

Loonis, E. (2001). L’article d’Aviel Goodman : 10 ans après. E-Journal of Hedonology, 002, 13-25.
http://www.ilfc.fr/fichiers/addictions/art_goodman_2000.pdf

« En 1990, paraissait dans le British Journal of Addiction, un article théorique qui allait marquer la dernière décennie du siècle, comme sans doute l’un des articles les plus cités, au moins en France et dans le milieu de la psychologie et psychiatrie des addictions. Ce commentary du docteur Aviel Goodman 1 , Addiction: definition and implications, avait pour but d’apporter une solution au manque de définition scientifique de l’addiction, alors que ce concept était de plus en plus intégré dans les théories et les pratiques psychiatriques. Prenant appui sur les critères du DSM-III-R (le DSM-IV ne paraîtra qu’en 1994, 1996 en France) portant sur la dépendance aux substances psychoactives et le jeu pathologique, Goodman proposait ainsi sa fameuse définition de l’addiction : un processus par lequel un comportement, qui peut fonctionner à la fois pour produire du plaisir et pour soulager un malaise intérieur, est utilisé sous un mode caractérisé par (1) l’échec répété dans le contrôle de ce comportement (impuissance) et (2) la persistance de ce comportement en dépit de conséquences négatives significatives (défaut de gestion)2 . Nous verrons que de cet article, c’est la définition qui a été surtout retenue, plutôt que ses implications théoriques et pratiques. »

1 Minnesota Institute of Psychiatry, aux Etats-Unis.
Goodman A. (1990), Addiction : Definition and Implications. British Journal of Addiction, 85, 1403-1408.

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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Outre la célèbre phrase de Pascal : « le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas » qui a dit : « le coeur à ses raisons que la raison ignore » ? est-ce Pascal lui-même, ou une reprise …?

Réponse apportée le 05/28/2010  par PARIS Bpi – Révisée le 10/01//2017

 « Le coeur a ses raisons que la raison ignore » est probablement une citation déformée de la phrase de Pascal portrait de Pascal, gravure

Je vous propose d’ailleurs quelques extraits d’oeuvres où on la retrouve sous diverses formes issus de la base de données Frantext.
La base textuelle Frantext comporte 4745 textes en français, édités du 16e au 20e siècle et représentatifs de l’évolution de la langue française. 80% des textes sont littéraires et 20% sont des « ouvrages techniques illustrant les diverses disciplines scientifiques ». Le document ne permet pas la lecture des textes complets, mais il permet de faire des recherches plus ou moins complexes : retrouver une citation exacte et son auteur(e), rechercher les occurrences d’un terme ou d’une expression dans un corpus d’oeuvres sélectionnées ou sur tous les textes de la base, par exemple. Les résultats d’une interrogation donnent les extraits des textes où figurent les mots recherchés, les références précises des documents cités ainsi que le numéro des pages de chaque extrait.L’ajout de nouveaux textes est régulier. Frantext est une base de données payante que vous pouvez consulter dans notre bibliothèque, si vous résidez à Paris et sa région. Frantext est néanmoins accessible à cette adresse dans une version limitée : http://www.frantext.fr

Résultat 1 (Texte du domaine public) S534/PASCAL Blaise/Pensées/1662 Page 251 / PREUVES DE LA RELIGION PAR LE PEUPLE JUIF,, LES PROPHÉTIES ET QUELQUES DISCOURS, SÉRIE II, 397

…si les hommes sont capables de quelque vérité, celle-là l’est. – Je le confesse, je l’avoue, mais encore n’y a-t-il point moyen de voir le dessous du jeu ? – Oui, l’Écriture et le reste, etc. – Oui, mais j’ai les mains liées et la bouche muette, on me force à parier, et je ne suis pas en liberté, on ne me relâche pas, et je suis fait d’une telle sorte que je ne puis croire. Que voulez-vous donc que je fasse ? – Il est vrai, mais apprenez au moins que votre impuissance à croire vient de vos passions, puisque la raison vous y porte et que néanmoins vous ne le pouvez. Travaillez donc non pas à vous convaincre par l’augmentation des preuves de Dieu, mais par la diminution de vos passions ((Note : C’est le coeur qui sent Dieu et non la raison. Voilà ce que c’est que la foi. Dieu sensible au coeur, non à la raison. Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît point ; on le sait en mille choses. Je dis que le coeur aime l’être universel naturellement et soi-même naturellement, selon qu’il s’y adonne, et il se durcit contre l’un ou l’autre à son choix. Vous avez rejeté l’un et conservé l’autre ; est-ce par raison que vous vous aimez ?)). Vous voulez aller à la foi et vous n’en savez pas le chemin. Vous voulez vous guérir de l’infidélité et vous en demandez les remèdes, apprenez de ceux, etc..

Résultat 2 (Texte du domaine public) L957/GUÉRIN Eugénie de/Journal (1834-1840)/1840 Pages 285-287 / 1839

… Le 25. -tristesse et communion ; pleuré en *Dieu ; écrit à ton ami ; lu *Pascal, l’ étonnant penseur. J’ ai recueilli cette pensée sur l’ amour de *Dieu, qu’ on aime sans le connaître : Le coeur a ses raisons que la raison ne comprend pas. Bien souvent j’ ai senti cela. Le 26. -quelques gouttes de pluie sur la terre ardente. Peut-être orage ce soir, ramassé par ces vapeurs…

Résultat 3 (Texte du domaine public) L959/GUÉRIN Eugénie de/Lettres (1831-1847)/1847 Pages 348-349 / 1840

Ma pauvre amie, je vous renverse, toujours contraire à vos idées et sensations, presque à vos larmes. La méchante amie que je dois être ! Pouvez-vous m’ aimer ? Non, je ne comprends pas ce que vous trouvez en moi, ma raison s’ y perd. Le coeur a ses raisons que la raison ne comprend pas suivant encore votre ami *Pascal. Que vous me le faites aimer, ce *Pascal ! Je viens de m’ en séparer à regret ; je vois partir un livre avec peine, comme à peu près une visite agréable. Mot d’ autant plus vrai que nous n’ avons de livres qu’ en visite et rarement, tant nous sommes loin des bibliothèques.

 Résultat 4 (Texte du domaine public) K228/BARRÈS Maurice/Mes Cahiers : t. 7 : 1908-1909/1909 Pages 181-182 / CAHIER PASCAL. –

…la religion chrétienne satisfait chez lui les habitudes, tout ce qu’ on peut appeler l’ automate, tout ce qui est formé par l’ éducation et accentué par les générations, bref l’ automate si vous voulez ou mieux encore le coeur. La religion il la trouvait par son inspiration, par le besoin qu’ il en a. Sa raison était éclairée, persuadée, convaincue. Son coeur fut touché. la doctrine du coeur. – *Pascal savait qu’ il y a une manière de prouver et de convaincre par principe et par démonstration. Mais il savait qu’ il y a une autre méthode. Par exemple, disait-il, on ne prouve pas qu’ on doit être aimé en exposant en ordre les causes de l’ amour. *Jésus-*Christ, saint *Paul, saint *Augustin pour nous convaincre s’ occupent de nous échauffer plus que de nous instruire. (*Margival, p. 495.) il a même indiqué la méthode de cette dialectique du coeur. Il en avait suivi les effets. La pensée principale de *Pascal me paraît être : Le coeur a ses raisons que la raison ne connait pas.On le sait en mille choses. Je dis que le coeur aime l’ être universel naturellement et soi-même naturellement, selon qu’ il s’ y adonne ; et il se durcit contre l’ un ou l’ autre à son choix. Vous avez rejeté l’ un et conservé l’ autre : est-ce par raison que vous aimez ? C’ est le coeur qui sent *Dieu et non la raison.

 Résultat 5 (Texte du domaine public) L563/BOURGET Paul/Le Sens de la mort/1915 Pages 277-279 / –

«  », et il commença de la lire en disant sauvagement : – « Enfin, je vais savoir. » Il m’est arrivé, dans ma vie, d’avoir l’affreuse curiosité d’une exécution capitale. Je m’y suis rendu. Je n’y ai pas assisté. Je n’ai vu ni le couteau descendre, ni la tête tomber. Je n’ai pas pu. Mes yeux se sont fermés à cette seconde-là. Une horreur semblable me saisit devant *Ortègue lisant ces pages de désespoir écrites par sa femme, et je détournais mon regard. Lui porter ce coup, je l’avais dû. Le regarder, pendant qu’il le recevait, je ne pouvais pas. J’avais tort. Rien n’était à perdre de cette dernière leçon que me donnait, après tant d’autres, cet homme extraordinaire : celle d’un coeur magnanime, se jugeant, se condamnant, et affirmant ainsi, par sa noble réaction, tout un ordre de réalités niées par son intelligence. Oui. C’était vraiment un pathétique commentaire au mot célèbre : « Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît point. » Ce déterministe absolu, en se blâmant de certains actes, reconnaissait, – et il ne s’en rendait pas compte, – l’obligation et la liberté. Ce phénoméniste, pour qui la pensée et le sentiment n’étaient que des accidents, proclamait, – et il ne comprenait pas, – le respect dû par la personne à la personne.

Résultat 6 (Texte du domaine public) L387/BREMOND Henri/Histoire littéraire du sentiment religieux en France depuis la fin des guerres de religion jusqu’à nos jours : t. 4/1920 Pages 415-416 / CH. 9 éCOLE PT-ROYAL

PASCAL en divise pas moins, comme nous l’ avons longuement montré, suivant, dans ses outrances, d’ ailleurs logiques, l’ enfant terrible du parti, le voyant s’ écarter de plus en plus de la tradition religieuse qu’ il pense défendre, pendant qu’ une philosophie plus haute et qu’ une prière plus profonde, insensiblement le ramènent au catholicisme intégral. A-t-il nettement reconnu dans les derniers mois de sa vie, a-t-il effacé le schisme intérieur que l’ on vient de dire, cela nous paraît presque certain, mais quand il nous faudrait rejeter parmi les fables l’ affirmation ferme, franche, décisive du prêtre qui reçut, à maintes reprises, ses dernières confidences, nous n’ en resterions pas moins persuadés que le meilleur, que le vrai *Pascal est tout nôtre. Il l’ est par tout ce qu’ il y a d’ unique vraiment dans ses pensées ; il l’ est par les principes premiers de son apologétique victorieuse ; il l’ est plus encore par l’ incomparable témoignage qu’ il a rendu à la personne de notre *Christ. Si « le coeur a ses raisons que la raison ne comprend pas », l’ amour de *Pascal pour le rédempteur a sa théologie qui déborde, qui réfute surabondamment les inhumaines spéculations de l’ auteur des écrits sur la grâce.

Résultat 7 (Texte sous droits) K364/MARTIN DU GARD Roger/Les Thibault : Le Pénitencier/1922 Pages 851-852 / LA BELLE SAISON leur aparté.

La pensée qu’ elle avait une maladie de coeur amena assez sottement sur ses lèvres : –  » Le coeur a ses raisons que la raisons ne connaît pas. » elle resta une seconde pensive. –  » que la raison n’ a pas «  , rectifia-t-elle, … »

Résultat 8 (Texte sous droits) S326/SALVAYRE Lydie/La Puissance des mouches/1995 Pages 56-57 / 6

L’histoire du roseau, je savais pas que c’était lui. Ni le nez de Cléopâtre, ça alors !  » Le coeur a ses raisons que la raisons ne connait pas », je pensais que c’était un proverbe. Il n’y a pas d’âge pour apprendre, c’est ça qui est .. »

En complément, vous pouvez visiter l’exposition Pascal, le coeur et la raison à la Bnf| François-Mitterrand 8 novembre 2016 I 29 janvier 2017 voir le communiqué de presse

Eurêkoi – Bibliothèque publique d’information

 

 

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j’aimerais utiliser une phrase de René Char, je n’arrive pas à en trouver la source. « La réalité ne peut être franchie que soulevée »

 
portrait de René Char par Véronique Pagnier

de Réné Char par Véronique Pagnier [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons

Pourriez-vous m’aider ? -Bien cordialement
Notre réponse du 15/07/2016 

Pour retrouver la source de ce texte, j’ai recherché dans la base de données textuelle Frantext*.
Base textuelle FRANTEXT, ATILF – CNRS & Université de Lorraine.
Site internet : http://www.frantext.fr

La phrase que vous citez est extraite de « CHAR René, La Parole en archipel, 1962, p. 413
Quitter, les dentelles de Montmirail 
sur laquelle nous sommes appuyés.
Dormez, désespérés, c’ est bientôt jour, un jour d’ hiver.
Nous n’ avons qu’ une ressource avec la mort : faire
de l’ art avant elle.
La réalité ne peut être franchie que soulevée.
 
*Textes français du 16e au 20e siècle « saisis sur support informatique ». La base textuelle Frantext comporte 4000 textes en français, édités du 16e au 20e siècle et représentatifs de l’évolution de la langue française. 80% des textes sont littéraires et 20% sont des « ouvrages techniques illustrant les diverses disciplines scientifiques ». 
Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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j’aimerais utiliser une phrase de Joseph Beuys, je n’arrive pas à en trouver la source.

 
 
Pourriez-vous m’aider ? – Le seul vrai pouvoir révolutionnaire, c’est le pouvoir d’inventer (Joseph Beuys xxxx).
affiche portrait de Beuys 1974

By Ronald Feldman Fine Arts [CC-BY-SA-3.0], via Wikimedia Commons

Notre réponse du 13/07/2016

En réponse à votre question j’ai traduit la citation en allemand, voici ce que ça donne ; « Die einzig revolutionäre Kraft ist die Kraft der menschlichen Kreativität » en recherchant ensuite cette citation dans Google Books, j’ai repéré cette note de bas de page qui mentionne la source de cette citation.

Voici donc la source de cette citation :

Soziale Plastik: Materialien zu Joseph Beuys Sondereinband – 1. Januar 1984
von Volker Harlan (Autor), Rainer Rappmann (Autor), Peter Schata (Autor)
Verlag: Achberger Verlagsgesellschaft (1984)
ISBN 10: 3881030123 ISBN 13: 9783881030120

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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Comment retrouver les sources de citations ?

Par exemple : Rien ne s’est fait de grand qui ne soit une espérance exagérée. Attribuée à J. Verne, comment le savoir avec certitude ?
Notre réponse du 05/05/2015 :

Dans les dictionnaires de citations sont toujours mentionnés l’origine et le titre de l’oeuvre citée.

Dans les dictionnaires de citations consultés se trouve toujours cette phrase attribuée à Jules Verne mais sans mention d’origine dans le texte des romans.
Par contre , j’ai pu repérer sur le net à partir de l’ouvrage :
Titre : Jules Verne, l’homme et la terre : la mystérieuse géographie des Voyages extraordinaires / Lionel Dupuy ; impr. 2006, cop. 2006

je cite un extrait de la page 45 :
Jules Verne déclarera d’ailleurs lors d’un entretien : « Rien ne s’est fait de grand qui ne soit une espérance exagérée. »

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information
http://www.bpi.fr05

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Qui a écrit cette phrase ? : Le monde est plein de fous et qui ne veut point en voir doit fermer sa fenêtre et briser son miroir. Merci à vous.

Réponse apportée le 09/15/2014  par PARIS Bpi – Actualité, Art moderne, Art contemporain, Presse

Nous avons identifié une citation presque similaire attribuée au Marquis de Sade sur plusieurs sites de citations (dicocitation, 1001 citations.com, evene.figaro.fr, la citation du jour…) mais sans précision d’oeuvre. Nous avons lancé la recherche dans la base Frantext pour tenter d’identifier le livre mais sans succès. Pas plus sur le site http://www.sade-ecrivian.com [http://www.sade-ecrivain.com/concs/concs.html] .

Tous les hommes sont fous, et qui n’en veut point voir doit rester dans sa chambre et casser son miroir. Marquis de Sade [http://www.citation-du-jour.fr/citations-marquis-de-sade-233.html]

Cependant dans le journal hebdomadaire La France littéraire, artistique, scientifique de 1861 page 208, on peut lire une notule d’Adrien Péladan :

« Les fameux vers : Tous les hommes sont fous, et qui n’en veut point voir doit rester dans sa chambre et casser son miroir ont étés longtemps attribués au Marquis de Sade ; mais ils n’appartiennent pas à cette hideuse célébrité. On les lit dans les discours satiriques de Claude Lepetit (Rouen 1686) au début de la IVe satire, paraphrase des paroles du Sage : le nombre des fous est infini.
C’est une nation d’une telle étendue,
Que de quelque côté que l’on tourne la vue,
Il s’en présente aux yeux, et qui n’en veut point voir
Doit les tenir fermés et casser son miroir
La France littéraire, 1861 http//books.google.fr/books?id=3ik4itMGQR0C&pg=PA208&dq=Tous+les+hommes+sont+fous,+et+qui+n%27en+veut+point+voir+doit+rester+dans+sa+chambre+et+casser+son+miroir.&hl=fr&sa=X&ei=3tMWVPzoMMvlaKOvgMAC&ved=0CDsQ6AEwBQ#v=onepage&q=Tous%20les%20hommes%20sont%20fous%2C%20et%20qui%20n%27en%20veut%20point%20voir%20doit%20rester%20dans%20sa%20chambre%20et%20casser%20son%20miroir.&f=false>

On retrouve cette dernière citation dans Oeuvres diverses du sr. D** satire III page 38 Œuvres diverses du sr. D**.: Avec un recueil de poësies choisies, de mr. de B** …, Volumes 1 à 2 (Livre numérique Google) Louis Petit, Marc Antoine Gérard Saint-Amant (sieur de), Claude Le Petit, Blainville (Monsieur de.) Chez Frisch et Bohm, 1714
http//books.google.fr/books?id=lX8NAAAAIAAJ&pg=PA38&dq=Claude+Le+Petit++%22casser+son+miroir%22&hl=fr&sa=X&ei=49wWVJ3DBsPXaubwgYAF&ved=0CCAQ6AEwAA#v=onepage&q=Claude%20Le%20Petit%20%20%22casser%20son%20miroir%22&f=false>
 
La date de parution de ce recueil étant 1714 (et donc antérieure à la naissance de Sade) semble donner raison à l’article de la France littéraire et faire pencher l’attribution de la phrase initiale à Claude Le Petit.

Pour en savoir plus sur La France littéraire et les Péladan un extrait de la bibliographie commentée de l’ouvrage Les Péladan [http://books.google.fr/books?id=VUzvrJkM-MQC&pg=PA225&dq=france+litteraire+adrien+peladan&hl=fr&sa=X&ei=4d8WVIr3II2UatvFgaAC&ved=0CCoQ6AEwAg#v=onepage&q=france%20litteraire%20adrien%20peladan&f=false]
Jean Pierre Laurant, Victor Nguyen. L’Age d’homme, 1990

Cordialement,
Eurêkoi – Bibliothèque publique d’information

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Je m’intéresse à la construction de l’Union européenne, qui est plutôt basée sur le marché, l’économie. Je cherche avec difficultés des références, des auteurs, qui auraient eu ou qui ont une vision plus culturelle pour l’Europe. Par ailleurs, j’ai lu que Jean Monnet aurait dit que s’il avait fallu tout recommencer, il aurait recommencé par la culture ; mais la source de la citation et son exactitude demeurent floues. Pouvez-vous m’aider ? Merci d’avance !

Réponse apportée le 07/20/2012  par PARIS Bpi – Actualité, Art moderne, Art contemporain, Presse

Nous n’avons pas retrouvé la citation première de Jean Monnet, seulement une citation secondaire de François Mitterrand :

« Et la culture, Jean Monnet rappelait peu avant de mourir que s’il avait à recommencer, ce serait par la culture. »
Discours du transfert des cendres de Jean Monnet au Panthéon
François Mitterrand
Président de la République
9 novembre 1988
http://fr.wikisource.org/wiki/Discours_du_transfert_des_cendres_de_Jean_Monnet_au_Panth%C3%A9on>

En consultant notre catalogue disponible ici:
http://www.bpi.fr et avec la requête « union européenne histoire », je vous propose les documents suivants qui vous permettront peut-être de répondre à votre question:

* Auteur : Autissier, Anne-Marie
Titre : L’Europe de la culture : histoire(s) et enjeux
Éditeur : [Paris] : Maison des cultures du monde Arles : Actes Sud, impr. 2005
Description : 1 vol. (439 p.) : couv. ill. en coul. ; 18 cm
Résumé : La culture semble jouer un rôle plutôt marginal dans le processus d’intégration communautaire. Pourtant, depuis la fin de la guerre, des personnalités et des institutions ont accumulé les initiatives. Panorama des politiques culturelles récentes menées dans le cadre institutionnel européen ou d’actions privées menées dans le cadre de réseaux de coopération.
Exemplaire
Niveau 2 – Droit, économie, sc. sociales – Papier 1. 328(4-15) AUT

* Auteur : Crépon, Marc
Titre : Altérités de l’Europe
Éditeur : Paris : Galilée, 2006
Description : 204 p. ; 22 x 14 cm
Résumé : L’auteur s’interroge sur l’Europe et sur son identité, définissant celle-ci par un double réseau de relations : celles que les nations européennes ont entretenues les unes avec les autres (leurs échanges, importations…), et celles que les Européens ont construites avec ce qu’ils ont imaginé comme leurs altérités. Une réflexion qui croise celles de Herder, Husserl, Patocka, Derrida…
Exemplaire
Niveau 2 – Droit, économie, sc. sociales – Papier 1. 328(4) CRE

* Auteur : Chabert, George
Titre : L’idée européenne : entre guerres et culture : de la confrontation à l’union
Éditeur : Bruxelles : PIE-Peter Lang, 2007
Description : 309 p. ; 22 x 15 cm
Exemplaire
Niveau 2 – Droit, économie, sc. sociales – Papier 1. 326 (091) CHA

* Auteur : Joly, Marc
Titre : Le mythe Jean Monnet : contribution àune sociologie historique de la construction européenne
Éditeur : Paris : CNRS Editions, 2007
Description : 238 p. ; 22 x 14 cm
Résumé : Pour relancer la construction européenne après le non français au référendum sur la Constitution, les dirigeants de l’Union invoquent la méthode Jean Monnet, passer par l’intégration économique pour édifier l’Europe politique. Pour l’auteur, il s’agit d’un mythe forgé par les élites politico-administratives pour persuader les opinions publiques que l’Europe est un espace culturellement homogène.
Exemplaire
Niveau 2 – Droit, économie, sc. sociales – Papier 1. 326 (091) JOL

* Auteur : Anta, Claudio Giulio
Titre : Les pères de l’Europe : sept portraits
Éditeur : Bruxelles : PIE-Peter Lang, 2007
Description : 210 p. ; 22 x 15 cm
Résumé : Présentation des sept personnalités qui ont été à l’origine de la fondation de l’Union européenne : Jean Monnet, Robert Schuman, Konrad Adenauer, Alcide De Gasperi, Paul-Henri Spaak, Altiero Spinelli et Jacques Delors. Pour chacun : parcours politique et intellectuel, principes et méthodes.
Exemplaire
Niveau 2 – Droit, économie, sc. sociales – Papier 1. 326 (091) ANT

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Qui a dit il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. D’avance merci pour votre réponse.

Réponse apportée le 01/31/2012  par PARIS Bpi – Actualité, Art moderne, Art contemporain, Presse

Ce sont des paroles attribuées au Christ dans l’Evangile selon Saint Jean
Chapitre 15, verset 13
« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.  »

<http://bible.catholique.org/evangile-selon-saint-jean/3278-chapitre-15>

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« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ». Quel est l’auteur?

Réponse apportée le 04/12/2010  par PARIS Bpi – Actualité, Art moderne, Art contemporain, Presse

Bonjour,

2 sites internet attribuent cette citation à Alphonse de Lamartine :

http://www.alalettre.com/lamartine-oeuvres-poemes.php>

http://www.bellescitations.com/themes/amour.htm

« Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé. »
Alphonse de Lamartine, Méditations. »

Nous avons interrogé la base Frantext à laquelle la Bpi est abonnée
(La base textuelle Frantext comporte 4000 textes en français, édités du 16e au 20e siècle et représentatifs de l’évolution de la langue française. 80% des textes sont littéraires et 20% sont des « ouvrages techniques illustrant les diverses disciplines scientifiques ». Le document ne permet pas la lecture des textes complets, mais il permet de faire des recherches plus ou moins complexes : retrouver une citation exacte et son auteur(e), rechercher les occurrences d’un terme ou d’une expression dans un corpus d’oeuvres sélectionnées ou sur tous les textes de la base, par exemple).

Voici la citation dans son contexte:

– LAMARTINE Alphonse de, Méditations poétiques, 1820, p. 13, MéD. 1 L’ISOLEMENT
… », ces palais, ces chaumières ?
Vains objets dont pour moi le charme est envolé ;
fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères,
un seul être vous manque, et tout est dépeuplé.

Que le tour du soleil ou commence ou s’ achève,
d’ un oeil indifférent je le suis dans son cours ;
en un ciel sombre … »

Cordialement,

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Je suis étudiante en M1 de lettres modernes, mon mémoire consiste à annoter les chroniques de Paul Bourget. Cependant, sur environ 800 citations, quelques unes restent introuvables. J’ai énormément cherché mais je ne trouve pas leur origine. J’espère que vous pourrez m’aidez, je vous remercie par avance. Voila la citation: – Si tous tant que nous sommes, nous marchons aujourd’hui vers un pays nouveau,une littérature nouvelle, c’est que nous avons un peu de leur souffle dans nos voiles. » Citation d’Alphonse Daudet au sujet des frères Goncourt. J’ai retrouvé cette citation dans l’ouvrage de Marcel Sauvage, 1970, Jules et Edmond de Goncourt, précurseurs, p.11,  cependant il n’en donne pas l’origine, et c’est ce que je recherche

Réponse apportée le 03/09/2010  par PARIS Bpi – Actualité, Art moderne, Art contemporain, Presse

Bonjour,

J’ai trouvé un passage dans GoogleBooks mais sans doute l’avez vous déjà repéré.

Apparement, c’est un propos rapporté. Le narrateur doit être l’auteur Philippe Gille

10 LA BATAILLE LITTERAIRE volume I

Author: Philippe Gille
Publisher: Havard, 1889
Possible copyright status: NOT_IN_COPYRIGHT
Language: French
Digitizing sponsor: Google
Book from the collections of: Harvard University
Collection: americana

comme il fouette les nudités d*enfant. Des rayons qui le ca-
ressaienl et le chatouillaient semblaient lui jeter aux talons
les roses d’une corbeille de Fête-Dieu…
La mère et Tenfant partis, Renée regardait encore.

Ces fragments, pris un peu trop au hasard, ne
sauraient donner qu’une idée imparfaite de ce livre,
déjà presque ancien et qui cependant est revenu
parmi les nouveaux. Les romans ont généralement
une fortune contraire ; d’où vient donc ce regain
de jeunesse pour Renée Mauperin? C’est que les
frères Goncourt ont eu le rare bonheur de savoir
regarder et écrire alors qu’ils étaient jeunes et que
leurs œuvres sont encore empreintes de cette
netteté, de cette puissance de vision, qui n’appar-
tiennent qu’à la jeunesse. Aussi faut-il les mettre
au rang des chefs de l’école du roman moderne.
C’est l’avis d’Alphonse Daudet, un talent bien per-
sonnel cependant, qui me disait dernièrement :
« Si tous tant que nous sommes nous marchons
aujourd’hui vers un pays nouveau, un« littérature
nouvelle, c’est que nous avons un peu de leur
souffle dans nos voiles. »

http://209.85.229.132/search?q=cache:gx5a43WcTOcJ:www.archive.org/stream/labataillelittr01gillgoog/labataillelittr01gillgoog_djvu.txt+%22nous+marchons+aujourd%27hui+vers+un+pays+nouveau%22&cd=1&hl=fr&ct=clnk&gl.fr

Notice Bnf :

Type : texte imprimé, monographie
Auteur(s) : Gille, Philippe (1831-1901)
Titre(s) : La bataille littéraire [Texte imprimé] / Philippe Gille
Publication : Paris : Victor-Havard, 1889-1894
Description matérielle : 7 vol. ; in-16
Comprend : 1e sér. 1875-1878 ; 2e sér. 1879-1882 ; 3e sér. 1883-1886 ; 4e sér. 1887-1888 ; 5e sér. 1889-1890 ; 6e sér. 1891-1892 ; 7e sér. 1893 (préf. d’Alexandre Dumas fils, 2 éd. différentes)
Note(s) : Recueil d’articles extraits du « Figaro »

Autre(s) auteur(s) : Dumas, Alexandre (1824-1895 ). Préfacier

Notice autorité Bnf concernant cet auteur:

Gille, Philippe (1831-1901) forme internationale
Nationalité(s) : France
Langue(s) : français
Sexe : masculin
Responsabilité(s) exercée(s) sur les documents : Auteur
Naissance : 1831-12-10
Mort : 1901-03-19

Critique littéraire et artistique. – Auteur dramatique. – Librettiste. – Élu à l’Académie des Beaux-arts en 1899

Cordialement,

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pouvez vous me donner le titre et l’auteur d’un extrait appris dans le Lagarde et Michard de 6ème dans les années 58. « c’était l’heure si douce au coeur des malheureux, quand le bienfait des dieux après le poids du jour se glisse dans nos veines et nous verse l’oubli des plus cruelles peines Et voici que je crus voir en  songe  Hector… »merci de me renseigner

Réponse apportée le 03/07/2010  par PARIS Bpi – Actualité, Art moderne, Art contemporain, Presse

Bonjour

Il s’agit d’une traduction d’un extrait du livre II de l’Eneide de Virgile, dont vous pouvez trouver une version qui fait autorité dans Google Livres :
<http://books.google.fr/books?id=XRItAAAAYAAJ&pg=PA251&dq=virgile+songe+hector&cd=5#v=onepage&q=virgile%20songe%20hector&f=false>

et une présentation ici : <http://fr.wikipedia.org/wiki/Virgile#.C3.89n.C3.A9ide>

Nous vous remercions d’avoir utilisé notre service. A bientôt sur Eurêkoi !

Cordialement,

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Qui est l’auteur de la phrase : « la Corrèze plutot que le Zambèze »?

Réponse apportée le 02/08/2010  par PARIS Bpi – Actualité, Art moderne, Art contemporain, Presse

Bonjour,

L’origine de cette phrase est attribuée à Raymond Cartier, voir à l’adresse suivante :

<http://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Cartier>

Raymond Cartier est un journaliste français, né à Niort en 1904 et mort en 1975, à qui l’on doit la célèbre formule : « La Corrèze avant le Zambèze ».

Cordialement,

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Bonjour, j’aimerais savoir de quel ouvrage est extrait le texte suivant : « Mes derniers malheurs sont si terribles et il me restera désormais si peu de liberté  de vous en instruire que vous apprendrez plutôt par le bruit du monde que par moi quelle sera ma destinée, mais assurez-vous que vous saurez par moi-même, dès que j’y verrai le moindre jour, que je vous aime plus tendrement que jamais et que je vous conserverai mon coeur malgré l’absence et les efforts que l’on fait pour vous l’ôter. Pour reconnaissance d’une tendresse si parfaite, souvenez-vous quelquefois des malheurs que vous me causez ; si ceux que je souffre présentement vous étaient connus, vous auriez horreur des peines d’une malheureuse qui n’est infortunée que parce qu’elle vous aime. Adieu, mon cher. Si l’on mourait de douleur… » Merci d’avance

Réponse apportée le 12/09/2009  par PARIS Bpi – Actualité, Art moderne, Art contemporain, Presse

Bonjour

Ce texte a été numérisé, ce qui nous a permis de le retrouver facilement sur google (pour recherche une citation exacte, il faut la mettre entre guillemets, ici « mes derniers malheurs sont si terribles ») :

Il s’agit de la lettre II de la présidente Ferrand au Baron de Breteuil.

On la trouve dans cette ouvrage possédé par la Bibliothèque Nationale de France, qui l’a aussi numérisé :

Auteur(s) : Ferrand, Anne Bellinzani (1657?-1740)
Titre(s) : Lettres de la présidente Ferrand au baron de Breteuil [Texte imprimé] ; suivies de L’histoire des amours de Cléante et de Bélise. et des Poésies d’Antoine Ferrand / rev. sur les éd. originales, augm. des variantes, de nombreuses notes, d’un index et précedées d’une notice biographique, par Eugène Asse
Publication : Paris : G. Charpentier, 1880
Description matérielle : 1 vol. (LXXXVIII-336 p.) ; in-8

Note(s) : Avant-titre : Lettres du XVIIe et du XVIIIe siècles. – Contient aussi : « Epitre et lettres en vers de M. de Génonville »

La Bnf en propose la visualisation à cette adresse http://visualiseur.bnf.fr/CadresFenetre?O=NUMM-37222&I=97&M=tdm> La lettre que vous cherchez est page 5.

Cordialement,

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Qui dit cette citation : certaines personnes regardent les choses comme elles sont et se demandent « pourquoi » d’autres regardent les choses comme elles devraient être, et se disent « pourquoi pas » merci

Réponse apportée le 12/17/2008  par STRASBOURG Médiathèques de la ville et communauté urbaine – Fonds régional, Illustration, Arts du spectacle (danse)

Voici la citation originale :
 » Some men see things as they are ; and say « Why? » But I dream things that never were; and I say « Why not? »

> « Certains voient les choses et disent « Pourquoi ? Moi je rêve des choses qui ne furent jamais, et je dis « Pourquoi pas ? ».

George Bernard Shaw.

G.B. Shaw est un dramaturge et critique irlandais, prix Nobel de littérature 1925, considéré comme l’auteur dramatique le plus important depuis Shakespeare, qui puisa son inspiration dans la critique de la société capitaliste. Il écrivit plus de 50 pièces et fut aussi un éminent critique musical et théâtral.

Source:
http://nobelprize.org/nobel_prizes/literature/laureates/1925/shaw-bio.html

http://www.proverbes-citations.com/shaw.htm

Cordialement,
Service Eurêkoi, médiathèques de la ville de Strasbourg

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Qui a dit « les plus courtes erreurs sont toujours les meilleures »?

Réponse apportée le 09/08/2008  par PARIS Bpi – Actualité, Art moderne, Art contemporain, Presse

Bonjour,

Nous avons effectué une recherche dans la base Frantext à laquelle la Bpi est abonnée
Contenu : Textes français du 16e au 20e siècle « saisis sur support informatique »

Cette citation est extraite de Molière. Vous trouverez ci-dessous l’expression dans son contexte:

[1] R362 – MOLIÈRE , L’Étourdi ou les Contre-temps, 1663, p. 204, ACTE IV, SCÈNE III.

« Ah ! *Léandre, sortez de cet abaissement ;
Ouvrez un peu les yeux sur votre aveuglement.
Si notre esprit n’est pas sage à toutes les heures,

Les plus courtes erreurs sont toujours les meilleures.
Quand on ne prend en dot que la seule beauté,
Le remords est bien près de la solennité,
Et la plus belle femme a très-peu de  »

Cordialement,

Eurêkoi
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mon père recherche déséspéremment un texte qu’il a appris dans les années 1946-50, à Marseille, sans doute par un enseignant de la région. J’ai quelques bribes de vers à vous fournir (c’est un poème…) – Fougères ! vous souvient-il encore au fond des jours du pauvre être au cri bègue aux doigts gourds qu’était alors celui qui maintenant se nomme de ce nom misérable et magnifique d’homme (…) mais qui le soir ayant bien dévoré sa proie au lieu de s’endormir plein de viande et de joie gardait les yeux ouverts dans la nuit et rêvait rêvait en regardant trembler l’ombre énorme à des choses sans nom, presque sans forme qui tournaient vaguement dans son étroit cerveau. bravo et merci pour votre recherche ! vous êtes impressionnant de talent ! cordialement

Réponse apportée le 03/13/2008  par PARIS Bpi – Actualité, Art moderne, Art contemporain, Presse

Bonjour,

J’ai retrouvé le texte de ce poème écrit par Fernand Gregh à partir de l’adresse ci-dessous.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k17474h/CadresFenetre?O=NUMM-17474&M=tdm>

Dans la » Revue de Paris » de Novembre Décembre 1903 Tome 6 se trouvent rassemblées plusieurs poésies de Fernand Gregh dont « Fougères » que vous pourrez lire directement en cliquant sur l’adresse indiquée.
Cordialement,

Eurêkoi
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Qui a dit : « pire qu’une faute, c’est une erreur » ?

Réponse apportée le 06/12/2006  par PARIS Bpi – Actualité, Art moderne, Art contemporain, Presse

Bonjour,

Une recherche dans un moteur de recherche nous a appris qu’un internaute sur un forum attribuait cette phrase à Talleyrand.
Les recherches effectuées dans des dictionnaires de citations en ligne ou version papier, que ce soit par sujet (erreur, faute) ou au nom de Talleyrand, ne nous ont pas permis de confirmer ou infirmer cette information qui reste donc non vérifiée.

Voici les sources consultées :
Sources internet :
http://www.evene.fr/citations/
http://www.citationspolitiques.com/listethemes.php3
http://www.dicocitations.com/resultat.php?id=4285
http://www.bribes.org/

Souces papier :
Dictionnaire des citations françaises / Les usuels du Robert, 1978
Le Robert : dictionnaire de citations / Le Robert, 1990
Encyclopédie des citations : P Dupré / Trévise, 1979
Dictionnaire des citations françaises et étrangères / Larousse, 1994
Dictionnaire (inattendu) des citations : Alain Dag Naud et Olivier Dazat / Hachette, 1983
Dictionnaire de citations du monde entier / Le Robert, 2000
Le Bouquin des citations : 10 000 citations de A à Z .- Claude Gagnière / Laffont; Bouquins, 2000

Les recherches dans ces sources nous permettent juste de remonter à la citation suivante qui nous semble assez similaire :

C’est pire qu’un crime, c’est une faute.
[ A propos de l’exécution du duc d’Enghien. selon Sainte Beuve ]

Cette phrase est attribuée par la totalité de nos dictionnaires papier à Antoine Boulay de la Meurthe
(mais une source internet attribue également cette phrase dans la même circonstances, à Fouché, Joseph, duc d’Otrante)

Cordialement,

Eurêkoi
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Qui a dit : Messieurs les anglais, tirez les premiers ?

Réponse apportée le 02/06/2006  par PARIS Bpi – Actualité, Art moderne, Art contemporain, Presse

Bonjour,

En interrogeant le moteur de recherche »Google » à propos de la légende historique de la bataille de Fontenoy , il est précisé à propos de la célèbre phrase prononcée pendant la bataille :

« Ces mots auraient été prononcés au cours de la bataille de Fontenoy, sous le règne de Louis XV.

Cette bataille opposa les troupes franco-irlandaises, conduites par le Maréchal de Saxe, aux troupes anglaises, hanovriennes, hollandaises et autrichiennes, commandées par le Duc de Cumberland. Plus de 130000 hommes participèrent à ce combat qui avait pour objectif la conquète de la ville de Tournai et de la Flandre.

Selon Voltaire (Le siècle de Louis XV), lors de l’avancée de l’infanterie anglaise, les officiers anglais saluèrent leurs homologues français et le capitaine Charles Hay cria : « Messieurs des Gardes françaises, tirez ! ». Ce à quoi le Comte d’Auteroche, lieutenant, aurait répondu : « Messieurs, nous ne tirons jamais les premiers, tirez vous-mêmes ! ».

Contrairement aux apparences, cet échange ne doit rien à la courtoisie ou à la politesse. Une règle du combat d’infanterie interdisait à une troupe de tirer la première dans un combat rapproché, afin de ne pas être désarmé ensuite devant le feu de l’ennemi, le rechargement des armes s’avérant très long.

L’attaque des Anglais fit de gros dégâts au sein des troupes françaises, mais celles-ci finirent par reprendre le dessus sous les yeux de Louis XV, qui assistait à la bataille. Les Français perdirent 7000 hommes, les coalisés 15000. Mais la Flandre allait bientôt tomber toute entière aux mains des Français »

Selon toute vraissemblance , la formule « Messieurs les anglais, tirez les premiers est inexacte si l’on en croit l’introduction d’un livre de Jean Pierre Bois : Fontenoy 1745 aux Editions Economica.
Ce livre se trouve au niveau 3 de la Bpi à la cote : 944-665 BOI
Toutefois ,pouvez vous vous procurer cet ouvrage dans une bibliothèque proche de chez vous.
Cordialement,

RADIS
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