Réponse apportée le 06/07/2013  par PARIS Bpi – Actualité, Art moderne, Art contemporain, Presse

Votre demande a engagé plusieurs pistes envisageables…

// J’ai tout d’abord passé en revue les articles du portail Jazz de Wikipédia/ par instrument : Trompettiste, en pistant les prénoms féminins.

Voici la seule qui correspondait aux critères : Maxine Sullivan
http://fr.wikipedia.org/wiki/Maxine_Sullivan>

« Maxine Sullivan née le 13 mai 1911 à Homestead (Pennsylvanie) morte le 7 avril 1987 à New York
est une chanteuse, trompettiste et tromboniste de jazz américaine.
Elle part à Hollywood tourner un film avec Louis Armstrong « Going Places »
et participe avec lui en 1941 à la grande revue du Cotton Club ».

Ci-dessous, une page consacrée à cette musicienne sur le site de Michael Feinstein : personnalité américaine connu comme l’ambassadeur du Great American Songbook, soit l’écriture du répertoire des canons des plus influentes musiques populaires américaines du 20è siècle, des années 1920 à 1950.
Les archives du site constituent de vastes collections dédiées au jazz, aux transcriptions des premiers enregistrements, aux manuscrits originaux qui ont été donnés ou légués à la fondation.
L’Initiative Feinstein est un projet éducatif, visant à transmettre la connaissance de ce patrimoine aux générations américaines futures.
Elle met également à la disposition des internautes une riche base d’images et un espace d’exposition virtuelle qui permet aux visiteurs d’écouter les titres tels qu’ils étaient enregistrés, dans les studios de l’époque.
http://www.michaelfeinsteinsamericansongbook.org/performer.html?p=22>

Un article lui est dédié dans le Dictionnaire du jazz (éditions R. Laffont, 2004) en page 1128 : « SULLIVAN Maxine (Marietta WILLIAMS).
Chanteuse, tromboniste à pistons et trompettiste américaine (Homestead, Pennsylvanie, 13-5-1991/ New-York, 7-4-1987). Après de prometteurs débuts à la radio de Pittsburgh en 1930, elle chante à l’Onyx Club, dans la 52è Rue où Claude Thornill devient son directeur musical, lui permettant de faire ses premiers disques (1937).
Elle travaille régulièrement avec le sextette de son époux d’alors, le bassiste John Kirby (1938-41) …
(…) Maxine Sullivan appartient à la même famille de chanteuse qu’Adelaïde Hall, Valaida Snow, Una Mae Carlisle et Midge Williams. Comme Una Mae et Valaida, elle ne se contente pas de chanter et pratique aussi un instrument (de manière plus dilettante, il est vrai).
Sans être une très grande chanteuse, ni communiquer l’émotion d’une Billie Holiday, elle a une jolie voix de contralto bien timbrée, agréable, enjouée, lui permettant de s’attaquer avec le même bonheur aux standards du jazz et aux chansons à la mode ».
Qq. titres : Loch Lomond, I’m Coming, Virginia (1937),
It Ain’t Necessarily So, Night And Day (1938),
Saint-Louis Blues (1940), My Ideal (1942)…

// Autres pistes possibles sur le site Les Allumés du Jazz :
regroupement de labels de production de jazz indépendants de toutes obédiences et d’orientations diverses.
L’association est implanté à Paris au départ, elle bénéficie du soutien du Ministère de la Culture (Direction Musique et Danse) et organise avec la Maison de la Radio une exposition des labels, des disques en écoute, des concerts… qui permet de signer une convention du jazz avec les disquaires.
L’association évolue et créé un journal d’information et de vente par correspondance (en 1999) avant de déménager au Mans (en 2003).

Article/ Femmes de jazz : petite histoire des femmes (instrumentistes) dans le jazz..
http://www.allumesdujazz.com/Journal/articles/FEMMES_DE_JAZZ_37>

Extraits :  » /La swing era et les orchestres de femmes
(…) Au-delà de ces difficultés, un certain nombre d’orchestres de femmes connaissent leur part de succès : celui d’Ina Ray Hutton « and his Melodears » (musiciennes blanches), les « Harlem Playgirls » (musiciennes noires) et, surtout, « The International Sweethearts of Rhythm », sans doute le meilleur. Il doit beaucoup au talent d’arrangeuse de la trompettiste Edna Williams (…)

De ces ensembles féminins émergent quelques personnalités solistes : Dolly Jones, Ernestin « Tiny » Davis, Estella Slavin, Valaida Snow (« Queen of the trumpet »), Jane Sager (trompette) …

/De l’après-guerre aux Sixties
(…) Sur les autres instruments se sont distinguées : Norma Carson, Jean Starr, Clora Bryant (trompette)  » [Ce ne peut pas être cette dernière car elle est blanche].

A partir des noms cités, voici quelques pistes dont la plus vraisemblable, celle de Valaida Snow :

* VALAIDA SNOW JAZZ TRUMPET STAR
Documentaire biographique / réalisation Tim Reid, avec apparition de Fayard Nicholas, Bobby Short and Bill Reed.
http://www.youtube.com/watch?v=r6e7ye-fiJA>

Pour plus de renseignements sur Valaida Snow (en anglais)
==> Biographie sur le site Women in history
http://www.womeninhistoryohio.com/valaida-snow.html
 » She obtained the nickname, « Little Louis » due to her Louis Armstrong-like playing style  »
==> Biographie sur le site America comes alive
http://americacomesalive.com/2014/03/11/valaida-snow-1904-1956-jazz-pioneer-queen-trumpet>
==> Article Wikipedia
http://en.wikipedia.org/wiki/Valaida_Snow>

Un article lui est également dédié dans le Dictionnaire du jazz (éditions R. Laffont, 2004) en page 1101 :
« SNOW Valaida.
Trompettiste et chanteuse américaine (Chattanooga, Tennessee, 2-6-1900/ New-York, 30-5-1956).
(…) Sa carrière débute en 1920 à Atlantic City, Philadelphie et New-York (où elle se produit notamment au Barron Wilkin’s vers 1922).
Participant à des revues itinérantes, elle sillonne les Etats-Unis avant de s’embarquer pour Shangai avec l’orchestre du batteur Jack Carter (dont fait aussi partie Albert Nicholas)
(…) Pendant l’été 1935, elle travaille à Los Angeles dans un numéro de duettiste avec son premier mari, Ananias Berry (…) avant de retourner en Europe.
(…) Arrêtée par la police suédoise en 1941, elle est livrée aux nazis et déportée.
Elle passe plus de deux ans dans un camp où elle subit de graves sévices.
Finalement échangée contre des prisonniers allemands, elle rentre aux Etats-Unis (1943) et reprend avec peine sa carrière.
Chanteuse, Valaida Snow appartient à cette famille de dames à la voix claire, fraîche, enjouée, qui comprend Adelaide Hall, Maxine Sullivan, Midge Williams et sa soeur Lavaida Carter. Trompettiste, elle fait songer à Doc Cheatham et Benny Carter ».
Qq. titres : I Wish I Were Twins, I Can’t Dance (1935),
Until The Real Thing Comes Along (1936),
Some Of These Days, Tiger Rag (1937),
Minnie The Moother, My Heart Belongs To Daddy (1939)..

* CLORA BRYANT : THE GIRLS IN THE BAND
Un article de Susan Fleet, sur un site (américain) dédié aux femmes dans le monde du jazz
http://www.thegirlsintheband.com/about/musicians/clora-bryant/>

Extrait:  » From the 1950s to the 1980s, Clora played with many jazz luminaries.
When Louis Armstrong heard her at a club, he brought his band on stage to play with hers and began telling people how much he admired her  »

Voici également une page Wikipédia (en anglais) dédiée à la jeune femme :
http://en.wikipedia.org/wiki/Clora_Bryant>

* NORMA CARSON
Une biographie de l’artiste sur allmusic.com, rédigée par Eugene Chadbourne : service en ligne, de type guide de musique initialement connu sous l’acronyme AMG (AllMusic Guide) allmusic.com existe depuis 1991 et détient une base de données conséquente, alimentée par des biographies sur les artistes, des comptes-rendus d’albums et d’autres informations liées aux artistes : playlists, titres digitaux, scans d’images…
http://www.allmusic.com/artist/norma-carson-mn0001286019>

* JEAN STARR
D’après l’ouvrage de Nathan Thompson, « Kings: the true story of Chicago’s policy kings and numbers racketeers. An informal history » (Chicago: Bronzeville Press, 2003) Jean Starr avait été la femme d’un membre du gang connu par la police de Chicago sous le nom des Jones Brothers, à l’époque où sévissaient les crimes organisés afro-américains d’Harlem, notamment.

Ressources relatives à l’ouvrage :
– Sur le site dédié à l’ouvrage, en langue américaine Extraits :
 » (…) The principal connection between the Jones brothers and the world’s greatest entertainers was Ed’s wife, Lydia, and Mack’s wife, Jean Starr.
As a dancer on the Harlem and Paris scene during the 1920s, Lydia, Ed’s second wife, knew everybody and everybody knew her.
To that, her Paris roommate and lifelong friend was Josephine Baker.
Ed met Lydia in Harlem when the two ladies were chorus dancers at the Cotton Club.

Jean Starr was a talented singer, dancer, actress and one-helluva trumpet player.
In fact, the great Dizzy Gillespie once noted that « Jean can swing with the best of them ».
She was widely known for her work as a revue singer in New York’s Dolphin Cafe, as part of the musical cast of Raisin Cain and as a star attraction at New York’s Club Alabam on West 44th Street. In Chicago Jean was widely known as a performer from the Entertainer Café and as a singer with Sammy Stewart’s Orchestra.
Up until 1929 however, after marrying Mack and retiring from show business, Jean is noted as the longest running performer in the Regal Theater since the place opened a year earlier.
In later years, Jean toured with the famous all-girl band The International Sweethearts of Rhythm  »

– Sur Indiana : Magazine of History/ Publication de l’Université d’Indiana
Compte-rendu de l’ouvrage de N. Thompson, par Amanda I. Seligman/ Indiana Magazine of History, Volume 102, Issue 1, 2006, p. 51-53
http://scholarworks.iu.edu/journals/index.php/imh/article/view/12186/18079>

Ressources relatives au Gang des Jones Brothers : sur le site WTTW (Window To The World),
média télévisé créé à Chicago avec The Educational Television Association dans les années ’50..
http://www.wttw.com/main.taf?p=76,4,2,1&content=jones-brothers>

* EDNA WILLIAMS
D’après l’ouvrage de Sherrie Tucker,  » Swing Shift: All-Girl Bands of the 1940s  » (Durham : Duke University Press,‎ 2000) Edna Williams avait été à la tête de l’International Sweethearts of Rhythm : un orchestre féminin qui recrute ses musiciennes parmi les pensionnaires d’un établissement pour enfants défavorisées.
Les SweetHearts of Rythm sont appréciées du public noir américain et se professionnalise au courant des années 40′..

Ressources relatives à l’ouvrage :
– Sur le Blog officiel de l’émission Matinee at the Bijou : programme télévisé diffusé aux Etats-Unis par PBS (Public Broadcasting Service) qui invite à la redécouverte des années 1930-40 en Amérique. L’effigie de l’émission : Debbie Reynolds, est l’actrice qui chante et danse aux côtés de Gene Kelly dans « Singing in the rain » (elle est également la mère de l’actrice Carrie Fisher, connue pour son rôle de Princesse Leila dans la Trilogie Star Wars, créé par George Lucas en 1977)
http://matineeatthebijou.blogspot.fr/2009/08/all-girl-bands-international.html
Extraits :
 » (…) The longest lived of the black orchestras (1937- 48) and considered today to be the most renowned of the 1940s « all-girl » bands, The International Sweethearts of Rhythm began in the late 1930s at the Piney Woods School, a foster-child institution for African-American and minority children in Mississippi. The Piney Woods Country Life School was founded 1909 by Laurence C. Jones, who emphasized training the « head, heart and hands of youth ».

(…) Band leader Consuella Carter began building The Sweethearts from talented students aged 14 to 19, including some members from the school’s junior college.
They played dances, fund-raisers, and conventions in Mississippi and adjoining states.
Dr. Jones sometimes appeared with the band to give lectures regarding the school and its mission.
Edna Williams became the Sweethearts’ musical director. A talented trumpet player who was sometimes called, « the female Satchmo, » she was fully capable of filling in on any instrument in the orchestra.
In 1940 the Sweethearts made their big debut at the Howard Theater in Washington DC.
It was so successful that a contract to play New York’s Apollo Theater was immediately signed (…)  »

– Sur le site JazzTimes : considéré comme la publication la plus complète concernant le monde du jazz, le magazine existe depuis 1990 sous ce nom ; auparavant, il était connu en qualité de Radio Free Jazz, fondé en 1970 par Ira Sabin, à Washington DC.
Compte-rendu de l’ouvrage de S. Tucker, par Nancy Ann Lee (juil.-août 2000)
http://jazztimes.com/articles/20360-swing-shift-all-girl-bands-of-the-1940s-sherrie-tucker>

– Sur le site de l’Université Duke (Durham, Caroline du Sud) :
TUCKER, Sherrie, Swing Shift: « All-Girl » Bands of the 1940s, Duke Univesity Press, 2004, 424p.

Ressources concernant l’International Sweethearts of Rhythm
– Article Wikipédia : (voir la bibliographie en fin de page)
http://fr.wikipedia.org/wiki/International_Sweethearts_of_Rhythm>

– Le Blog « Weird Wild Realm » de Paghat « The Ratgirl » : elle propose des centaines de compte-rendu de films (on trouve cet article, à la rubrique Music&Musicals de son index thématique) :
http://www.weirdwildrealm.com/f-internationalsweethearts.html

– You Tube propose également des extraits des rares « soundies » avec l’orchestre des Sweethearts of Rhythm (starring: Jean Starr, Mary Lou Williams, Beryl Booker, Norma Carson, Edna Williams..)
http://www.youtube.com/watch?v=94fcqEkPmSk>

Si vous pensez avoir identifié votre trompettiste à partir de ces indices, nous pourrons encore vous aider ultérieurement à faire des recherches discographiques. Tenez-nous au courant !

Cordialement,

Eurêkoi – Bpi (Bibliothèque publique d’information)
http://www.bpi.fr

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