Qui est le plus fort du lion ou du tigre ?

Tableau de Peter Wenzel représentant un combat entre un tigre et un lion

Peter Wenzel (musée du Vatican)By Rabax63 [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons

Notre réponse du 29/11/2017

Vous souhaitez savoir qui est l’animal le plus fort entre le lion et le tigre. Au terme de notre recherche, il semble bien que ce soit le tigre…

L’institut américain consacré à la recherche scientifique et à la diffusion des savoirs (notamment par un réseau de 19 musées) Smithsonian a publié un article sur ce sujet signé par Rose Eveleth en mai 2013, intitulé Tiger vs Lion – who would win?
Elle y indique que :

– les tigres sont plus gros en poids que les lions, alors qu’ils sont comparables en taille. Cela laisse à croire que les tigres sont plus forts (les muscles pesant plus lourds que la graisse).

– selon une publication du zoo du Bronx de 1959, à l’époque de la Grèce antique, des combats entre ces deux animaux étaient fréquemment organisés, les tigres remportaient le plus souvent.

– cette idée fut à nouveau confirmée lors d’un combat organisée à la fin du 19e siècle par le commandant militaire indien Gaykwad de Baroda (reporté dans une brève du Baltimore Sun : .

– plus récemment, en mars 2011, un tigre a tué un lion dans un zoo turc avec un seul coup de patte (cf. ce court article du site de la BBC : http://www.bbc.co.uk/news/world-europe-12669308)

– un article de LiveScience What Would Happen If a Lion Fought a Tiger? By Natalie Wolchover | July 16, 2012 évoque les personnalités de ces deux animaux. D’après le biologiste Craig Saffoe, « D’après ce que j’ai vu des tigres, ils semblent plus agressifs. […] Ils cherchent à tuer. Tandis que l’esprit des lions est plutôt « Je vais te battre puis jouer avec toi« .

On peut donc en conclure que les tigres auraient le dessus sur les lions lors d’un combat.

Vous m’excuserez de ne pas citer de sources en français, mais la qualité des références consacrées à cette question n’était pas suffisamment bonne, à mon avis.

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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Comment se forment les bulles de savon ?

Photographie de bulle de savon

CC0 Public Domain, via Pixabay

Notre réponse du 05/11/2017

Pour tout savoir sur les bulles de savon je vous propose de visionner cette séquence de l’émission C’est pas sorcier du 03/01/2017 où l’on explique comment se forment les bulles de savon.
Voici le lien vers cette ressource :
http://www.youtube.com/watch?v=wExwboNlAd8

Ce court article numérique publié par Espace sciences vous permettra de comprendre Pourquoi les bulles de savon éclatent

De manière plus générale, ce petit film produit par la Cité des sciences et de l’Industrie, vous permettra de décrypter les bulles de savon. Décryptage Images de Sciences : Bulles de savon  mars 2015
Réalisation : Hervé Colombani
Vous pouvez également consulter une de nos précédentes réponses dans la base Eurekoi : Pourquoi les bulles de savon sont-elles multicolores ?

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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Pourquoi les rois de France s’appelaient pour la plupart Henri, Louis ou Philippe, suivi d’une numérotation en chiffres romains ?

couverture du livre I, II, IIIPourquoi la numérotation ne se suit-elle pas forcément de père en fils? Qu’est-ce-qui préside à cette numérotation ? La décision du prénom et du chiffre étaient-ils décidés par une instance quelconque ? 

Réponse apportée par Eurekoi Strasbourg, le 14 octobre 2017

Vous souhaitez connaître l’origine des prénoms des rois de France ainsi que la signification de la numérotation lors du règne de ces derniers.
Pour l’alternance des prénoms des rois de France vous trouverez des explications en lisant cet article : Pourquoi tous les rois de France s’appellent-ils Louis ? 
Le site internet batooba propose des podcasts de culture générale.

Un article du journal « La Croix », 17/06/2015 apporte une explication à la numérotation des rois de France à travers une interview de Michel-André Lévy qui a écrit : Louis I, II, III… XIV… L’étonnante histoire de la numérotation des rois de France, Éditions Jourdan, 2014  « Les mystères de la numérotation des rois de France »

Le site internet « histoire pour tous » traite également du livre de Michel-André Lévy en apportant un éclairage sur les noms des rois de France.
http://www.histoire-pour-tous.fr/livres/174-biographies/5190-letonnante-histoire-de-la-numerotation-des-rois-de-france.html

Vous pouvez également vous rendre sur le site des médiathèques de l’Eurométropole de Strasbourg.
En utilisant les mots-clés « rois de France histoire » en sélectionnant la catégorie « sujet » vous trouverez les références d’ouvrages susceptibles de répondre à vos questions. En voici une sélection :

Les enfants-rois / Christian Boyer, Pygmalion, 2012 
http://stras.me/qrj6h

Initiation à l’histoire des rois de France / Marcel Jullian, Philippe Guilhaume, Perrin 1989
http://stras.me/2urov

Louis I, II, III… XIV… L’étonnante histoire de la numérotation des rois de France, Éditions Jourdan, 2014
http://stras.me/f-qbe

Eurêkoi – Médiathèques de Strasbourg

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Pourquoi y-a-t-il des carrés sur les gaufres ?

photographie de gaufres en piles

[Public domain], via Wikimedia Commons

Riwan (9 ans)

Notre réponse du 09/10/2017

Vous souhaitez savoir pourquoi les gaufres comportent des alvéoles carrées.
Le site culinaire The Nibble revient (en anglais) sur l’histoire des gaufres et donne la réponse à cette question :

à l’origine de la gaufre, il y a l’oublie*. La pâte et le mode de cuisson (deux plaques chaudes cuisent simultanément) étaient semblables à celui de la gaufre, mais il ne comportait pas de renfoncements. Cette décoration est apparue sur les plaques de cuisson au 13e siècle lorsque l’oublie fut renommé walfre en vieux français. Ce mot fait référence à un autre mot, wafla, en vieux-francique (la langue des Francs, un peuple germanique présent en Europe entre le 1er et le 9e siècle) qui signifiait « rayon de miel » selon certains linguistes.
La découpe en carrés est un simple élément de décoration pour rappeler la cire.
Source : http://www.thenibble.com/reviews/main/cereals/waffle-history.asp

Le TLFI (Trésor de la langue française informatisé) donne les définitions suivantes du mot gaufre, vous voyez que ce le sens premier de ce mot se rapporte directement aux abeilles :
GAUFRE subst. fém.

A.  Gâteau de miel alvéolé, confectionné par les abeilles. Quel autre (que Dieu) a pu (…) dresser les abeilles à (…) construire géométriquement leur gaufre élégante (POMMIER, Athéisme, 1857, p. 144).
 Expr. Quadrillé comme des gaufres. Des sandales avec des semelles de caoutchouc quadrillé comme des gaufres (GIONO, Eau vive, 1943, p. 136).
B.  [P. anal. d’aspect] Gâteau mince et léger que l’on cuit dans un moule et qui porte sur chaque face des dessins en creux et en relief ressemblant aux alvéoles des gâteaux de miel.

Toujours dans le TLFI, voici la définition de l’oublie

Oublie* : Sorte de pâtisserie très mince et très cassante, à laquelle on donne la forme d’un cornet«  (Lar. mén. 1926). Synon. plaisir. On entendit tinter encore la sonnette du marchand de coco, et grincer la crécelle de la vendeuse d’oublies (ADAM, Enf. Aust., 1902, p.167). Un secret, en somme, pour vous, c’est le boulevard des Italiens. On s’y promène. On y mange des oublies. On y conte fleurette (AUDIBERTI, Quoat, 1946, 2e tabl., p.61):
 Le fer à gaufres, à oublies, (…) ces trois fers servant à faire ces vieilles pâtisseries de la Lorraine et que je regardais à la cuisine, on me dit qu’on n’en fabrique plus, et que dans les successions et les ventes des antiques ,familles, on se les arrache. GONCOURT, Journal, 1888, p.818.

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information,

 

 

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Qui a inventé les gants blancs que l’on voit portés par de nombreux personnages de cartoons (Mickey Mouse, Bugs Bunny…) ?

Poster de 1928 représentant Mickey mouse

By Celebrity Productions (HA) [Public domain], via Wikimedia Commons

Réponse apportée le 10/31/2012, révisée le 30/09/2017

Concernant votre demande sur les « gants blancs » dans les cartoons, je vous invite à consulter l’ extrait de l’Encyclopédie Wikipédia de l’article Mickey Mouse :

Une évolution graphique : la première paire de gants

« Me suis toujours demandé pourquoi nous portons toujours ces gants blancs? »
             — Plusieurs personnages (avec des variations mineures)
Un signe distinctif, devenu essentiel de la tenue de Mickey, réside dans ses gants. Mickey ne commence à porter des gants blancs qu’à partir du film The Opry House, sorti le 28 mars 1929.
C’est le second film de l’année 1929 et la souris porte ensuite presque toujours des gants blancs. Une des raisons probables est que, dans les films en noir et blanc à partir de The Opry House — le premier film en couleur de Mickey est La Fanfare en 1935 —, il faut que le public puisse distinguer les mains du personnage lorsqu’elles passent devant son corps de couleur noire.
Justement, dans ce film, Mickey est pianiste, il est inconcevable de ne pas alors voir ses mains. Les trois lignes noires sur le dessus du gant représentent les plis piqués prévus dans la fabrication des gants dans le prolongement des doigts, typiques des gants d’enfants de l’époque.

Cette explication est corroborée par le livre suivant, cité sur google books :

Blanche neige et les sept nains: La création du chef-d’oeuvre de Walt Disney, Karl Derisson – 2014 –
Des dizaines d’autres petits films en noir et blanc sont par la suite produits et Mickey acquiert avec le temps ses différentes caractéristiques physiques, en particulier ses fameux gants blancs utilisés pour habiller des mains noires invisibles…

Sur le forum Disney Central Plaza, vous pourrez lire plusieurs hypothèses, dont celle du journal de Mickey. Sujet : Les gants. dim 13 Juil –

« Selon le Journal de Mickey, les gants servent à accentuer les mouvements du personnage qui a des couleurs assez sombres comme Mickey, Dingo ou même Bugs Bunny. Par exemple, Donald ou Picsou n’en ont pas car ils sont de couleurs très claires».

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque publique d’information

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Pourquoi il y a écrit : « Je me souviens » sur les plaques d’immatriculations au Québec ?

Plaque minéralogique du Quebec

Par Lionel Bartel [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons

Réponse apportée le 09/05/2010 , révisée le 25/09/2017

Voici une première réponse succincte issue du site de la Société d’assurance automobile du Quebec 

1978 JE ME SOUVIENS DE… LA BELLE PROVINCE
« La belle province », appellation qui orne les plaques d’immatriculation depuis 1963, fait place à la devise du Québec « Je me souviens », une initiative de la ministre Lise Payette.

A partir du site Lexilogos (site personnel d’un collectionneur de mots), je cite :

La devise du Québec :
Je me souviens. Telle est la devise très célèbre du Québec, surtout depuis qu’elle est apparue sur les plaques d’immatriculation, en 1978. C’est l’architecte Eugène Taché, responsable de la construction du Palais du Parlement, à la fin du XIXe siècle, qui décida de graver cette phrase au-dessus de la porte d’entrée. La décoration de la façade présente en effet l’histoire du Québec avec des statues rendant hommage aux Indiens, explorateurs, missionnaires… Je me souviens. De mes origines. De l’histoire de mon pays.

Origine de la devise :
En 1976, le Parti québécois, favorable à la souveraineté du Québec, était porté au pouvoir. Deux ans plus tard, la phrase « Je me souviens » était inscrite sur les plaques d’immatriculation de la Belle Province. Il en est résulté une controverse qui dure toujours. Les uns attribuèrent à cette devise une connotation revancharde, les autres y virent un éloge de l’administration anglaise; ils ajoutaient foi à une opinion selon laquelle la phrase complète d’où a été tiré le Je me souviens, était: «Je me souviens que né sous le lys, je croîs sous la rose.» Dans cet article, destiné à devenir un classique de l’analyse des rumeurs, Gaston Deschênes met fin à la controverse. »

Les explications les plus détaillées proviennent de l’Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique française
La devise québécoise «Je me souviens» par Gaston Deschênes 

Cordialement,

Eurêkoi -Bibliothèque publique d’information)

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Quel est plus grand animal connu au monde ?

Queue de baleine sortant de l'océan

CC0 Public Domain, via Pixabay

Notre réponse du 20/09/2017

Pour répondre à votre demande, j’ai consulté le site records-du monde.com qui répertorie des records en fonction de catégories définies (nature, univers, médias et culture, hommes, animaux, argent…).
Le plus grand animal du monde est la baleine bleue dont le plus grand spécimen observé mesure 33.6 m de long.
La baleine bleue peut atteindre un poids de 190 tonnes.
Il faut préciser qu’en terme de longueur, le ver Linneus Longissimus mesure près de 60 m de long.
L’article s’intéresse aussi aux animaux disparus et mentionne les dinosaures parmi lesquels les diplodocus pouvaient mesurer jusqu’à 29 m d’après des restes fossiles retrouvés.
Voici le lien vers l’article en question.

Vous pouvez trouver très facilement sur internet des sites traitant de ce sujet, le palmarès confirmé appartient à la baleine bleue ou rorqual :

Le site de vulgarisation scientifique de la Cité des sciences : Futura sciences
http://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/baleine-plus-grand-animal-marin-1170/

Site : Le saviez-vous
Alors que l’on considère le rorqual bleu ou baleine bleue, comme le plus gros et grand animal de la planète, parfois même, ayant jamais existé, plusieurs prétendants au titre du plus grand animal du monde, en terme de longueur, font encore l’objet d’estimations supérieures, voire d’observations effectives. http://www.le-saviez-vous.fr/2010/08/lanimal-le-plus-grand-du-monde.html
Le plus gros animal du monde
http://www.le-saviez-vous.fr/2010/08/le-plus-gros-animal-de-la-planete.html

Dailygeek
Un panorama des espèces les plus grandes dans leur catégorie
http://dailygeekshow.com/decouvrez-les-10-plus-grand-animaux-de-tous-les-temps/
La baleine bleue citée ci-dessus y est néanmoins signalée comme le plus grand mammifère et plus gros animal connu à ce jour

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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Pourquoi la « Vache qui rit » rit ?

Affiche de Rabier La vache qui rit 1926Réponse apportée par Eurekoi Strasbourg, le 26 août 2017

Vous vous interrogez sur l’origine du nom de la Vache qui rit et sur sa symbolique.

Cette question avait déjà été posée à nos collègues de la bibliothèque de Marseille en 2014, vous pouvez consulter leur réponse ici : http://www.eurekoi.org/pourquoi-la-vache-qui-rit/

« La Vache qui rit » a été créée par Léon Bel dans le Jura en 1921. Vous pourrez lire l’histoire de ce fromage emblématique sur le site officiel de la marque.
Ainsi que sur la page Wikipédia qui lui est consacrée
Le dessin de la vache qui rit a été inspiré d’une illustration représentant une vache hilare qui ornait les camions de ravitaillement en viande durant la Première Guerre Mondiale. Ce dessin fut surnommé la Wachkyrie, allusion aux Valkyries, rendues célèbres par Richard Wagner et emblèmes des transports de troupes allemandes . C’est donc une double symbolique inspira donc le nom de la marque !
En 1921, Léon Bel, à la recherche d’un nom pour son fromage fondu, se souvient de ce nom d’emblème et dépose la marque « La vache qui rit ». Il décide de faire de cette tête de vache hilare l’emblème de son produit
La marque se développe surtout après la Seconde Guerre Mondiale.

Pour en savoir plus sur l’histoire de cette marque et d’autres, vous pouvez consulter le livre suivant disponible dans vos médiathèques :
Pourquoi la virgule s’appelle Nike et le bonbon Haribo ? / Kokou Denis Adaku . – Papillon rouge éditeur, 2014

Eurêkoi – Médiathèques de Strasbourg

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Si on jette une fourmi du 6e étage, meurt-elle ?

Photographie de fourmi en gros plan

Dawidl [CC-BY-SA-3.0], via Wikimedia Commons

Notre réponse du 21/08/2017

Vous souhaitez savoir si une fourmi jetée du haut d’un bâtiment meurt au terme de sa chute.
Comme l’expliquent les animateurs passionnés de sciences du site AxiomCafé, cela n’est pas le cas pour deux raisons :
D’une part, lors d’une chute, une fourmi est soumise à deux forces qui s’opposent : son poids qui la tire vers le bas et la résistance de l’air qui la tire vers le haut et freine sa chute. Une loi mathématique établie par Newton (décrite dans l’article d’AxiomCafé) explique que ses deux forces s’égalisent : plus elle tombe rapidement, plus la résistance de l’air aigit en sa faveur. Au bout d’une centimètre de chute, sa vitesse n’augmente plus. Par ailleurs, le poids très faible de la fourmi réduit fortement la vitesse de sa chute.

Enfin, les fourmis possèdent un exosquelette en chitine qui en font les êtres vivants avec la plus grande résistance aux chocs (comme l’explique l’émission de radio Les Pourquoi produite par France Info et disponible en podcast sur leur site.

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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Je voudrais savoir si saint Augustin parle à un moment donné dans son oeuvre de « Montus coagulatus, montus fermentatus » pour évoquer Jésus ou si c’est un fantasme fromager du divin Dali !

tableau, Saint Augustin, Sandro Botticelli, 1480

Saint Augustin, Sandro Botticelli, 1480[Public domain], via Wikimedia Commons

Réponse apportée le 08/20/2014 la BDP Saône-et-Loire et la BSG, modifiée le 20/08/2017

Eurêkoi Bibliothèque Sainte-Geneviève :

J’ai trouvé une réponse à votre question, non sans difficultés, mais je pense être parvenu à réunir tous les éléments pour comprendre le « Parce que Jésus, c’est du fromage » de Dali.
La question a été évoquée par Ronald Hilton, professeur émérite en langues romanes à l’université de Stanford, sur le site de la World Association for International Studies (WAIS).
Cette page (https://wais.stanford.edu/Religion/religion_041122_staugustineconfessions.htm) indique que la citation de Saint-Augustin a été légèrement déformée par Fray Luis lors de la traduction. Selon Hilton, il est question de lait dans les écrits de Saint-Augustin (« that mountain flowing with milk, that fruitful mountain ») plutôt que de fromage. Il indique que ce choix est peut-être lié à la place centrale du fromage dans l’alimentation des contemporains de Fray Luis, mais ça ne reste qu’une supposition.
J’espère que cette réponse vous apportera satisfaction.

Eurêkoi Bibliothèque de Saône-Loire :

Il est probable que Dali ait voulu créer un raccourci surréaliste entre Jésus et le fromage en s’inspirant d’un ouvrage qu’il possédait dans sa bibliothèque personnelle du religieux augustin espagnol Luis de Léon (1528-1591) intitulé « les noms de Jésus » (« De los nombres de Christo ») .
Cet ouvrage est un traité sur les quatorze noms attribués au Christ dans la Bible ; à propos du nom “montagne”, Luis de Léon mentionne un commentaire de Saint-Augustin sur des écrits de Saint-Paul : « Montus coagulatus, montus fermentatus ».
Dans l’esprit du langage imagé et symbolique du mystique espagnol ainsi que dans la tradition biblique ancrée dans la culture juive (importance des références pastorales liées à l’élevage du mouton ou de la chèvre, le lait y étant synonyme de richesse) la montagne de Dieu est une montagne d’abondance et de paix fertilisée par le ferment (la présure : coagulum en latin) de la grâce divine, plusieurs expressions bibliques évoquent cette idée :
« mons incaseatus », « mons coagulatus », «mons pinguis »…

Voici également un extrait d’un colloque international présenté le 2 octobre 2003 à l’Université catholique de Louvain : Jardins et naissance dans les Confessions de saint Augustin par Paul-Augustin Deproost*

« In horto ad ortum : jardins et naissance dans les Confessions de saint Augustin » par Paul-Augustin Deproost », on y mentionne notamment le séjour de Saint Augustin dans le domaine des préalpes milanaises de son ami le grammairien Verecundus, en 386 ou 387, il y vécut une période de paix, de félicité et d’abondance qu’il compare au paradis, la montagne de Dieu.
On trouve la mention de ce séjour dans les Confessions (IX,3,5) : « Fidelis promissor reddis Verecundo pro rure illo eius Cassiciaco, ubi ab aestu saeculi requieuimus in te, amoenitatem sempiterne uirentis paradisi tui, quoniam dimisisti ei peccata super terram in monte incaseato, monte tuo, monte uberi. » :
« …La terre d’en bas et celle d’en haut sont, du reste, confondues dans la suite de la phrase, car Verecundus s’est vu absous de ses péchés « sur la terre dans la montagne fromagée, ta montagne, la montagne d’abondance ». La montagne en question est celle qu’habite le Seigneur dans le Psaume 67, 16, où le « mons incaseatus » est le correspondant vieux-latin du « mons coagulatus » de la Vulgate ; amenée par un jeu rhétorique avec le nom de Cassiciacum, cette citation biblique inscrit la montagne du Seigneur dans l’univers géorgique et fertile de la propriété montagneuse de Verecundus, où Augustin s’est retiré. Entendu dans cette perspective symbolique et dans le fil de la citation biblique, le « rus Cassiciacum » est le lieu du repos et de l’abondance, la « patrie de la paix » qu’observait Augustin, sans trouver le chemin qui y conduisait… »

Voici la traduction du dictionnaire latin/français Gaffiot pour les mots :

« caseatus » : où il y a du fromage. Fig. : gras, fertile

« Coagulo » : coaguler, figer, épaissir un liquide « lac coagulatur in caseum » : le lait se forme en fromage.
AUG . Psalm 75,8 : établir la paix
« Coagulum » : présure, lait caillé. Fig. : ce qui réunit, qui rassemble

Nous vous proposons pour le plaisir un extrait des Archives de l’INA :
-Dali s’exprimant sur “le Christ, c’est du fromage” lors d’une émission radiophonique du 30 septembre 1961 :
http://player.ina.fr/player/embed/I00008167/1/1b0bd203fbcd702f9bc9b10ac3d0fc21/460/259>

Cordialement,
Eurêkoi – MACON BDP Saône-et-Loire

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Quel est le pays avec le plus de tolérance, de paix, de joie et de démocratie ? Je cherche mon futur pays :)

Drapeau norvégien sur fond de ciel bleu

CC0 Public Domain, via Pixabay

Notre réponse du 10/04/2017, révisée le 19/06/201

Il semble que ce soit la Norvège cette année 2017 selon le rapport officiel des Nations unies.
Voir cet article du Monde :
La Norvège, pays le plus heureux du monde LE MONDE | 21.03.2017 Par Edouard Pflimlin
La bonne nouvelle devrait permettre d’affronter plus facilement les rigueurs du climat. La Norvège est officiellement le pays le plus heureux du monde, selon un très officiel rapport de l’ONU publié lundi.
En savoir plus sur le site du Monde
Pour mémoire, c’était le Danemark en 2016.

et ces deux extraits d’articles qui reprennent cette information et qui donnent une définition succincte de cet indicateur dénommé IDH (indice de développement Humain) :

Top 10 des pays où il fait bon vivre
Marie France (site web)
Ça fait du bien, lundi 11 janvier 2016
Fabienne Broucaret
Selon le rapport annuel du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), la France se classe désormais 22ème du classement des pays où il fait bon vivre. (…)
Depuis 25 ans, le PNUD*, organisme de l’ONU en charge du développement, publie chaque année un rapport dédié au développement humain à travers le monde Le classement repose sur l’IDH**, un indicateur de bien-être basé sur le niveau de PIB par habitant d’un pays, l’espérance de vie à la naissance ou encore le niveau d’accès à l’éducation. « Le développement humain, c’est l’élargissement des choix offerts à chacune et à chacun, en se préoccupant de la richesse de la vie humaine et non pas simplement de la richesse des pays », précise le rapport. (…)
Le trio de tête ? La Norvège, l’Australie et la Suisse. Découvrez en images l’intégralité du top 10 des pays où il fait bon vivre dans le diaporama ci-dessus.
*Programme des Nations Unies pour le Développement
**Indice de Développement Humain

La France chute encore au classement des pays où il fait le mieux vivre
Le Figaro.fr
vendredi 8 janvier 2016 – 06:00 UTC +01:00
Actu-Eco ; Conjoncture
Louis, Paul
Selon le rapport annuel du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), la France est désormais 22ème du classement 2015 des pays où il fait le mieux vivre.
Comme chaque année, le PNUD, organisme de l’ONU en charge du développement, publie son rapport révélant le niveau de développement humain de chaque pays. (…)
En 1995, la France se positionnait à la 2ème place du podium avec un IDH de 0,946. Au fil des années, elle a nettement perdu de sa superbe, tombant à la 10ème place du classement en 2005, à la 14ème en 2010 et à la 20ème en 2012.
Notons que l’IDH est un indice composite qui conjugue le niveau de PIB par habitant d’un pays à son espérance de vie à la naissance ainsi qu’à son niveau d’accès à l’éducation (à travers le nombre d’années de scolarisation des adultes âgés de 25 ans et celui attendu pour les enfants en âge d’entrer à l’école). C’est en quelque sorte un indicateur de bien-être d’une population. Parfois contesté, il demeure néanmoins l’indice de référence pour mesurer le niveau de développement d’un pays.
Si l’IDH français ajusté aux inégalités a grimpé de 8,7% entre 2014 et 2015, il semblerait que cette augmentation ne soit pas à la hauteur de celles affichées par certains pays à l’instar du Japon (12,4%), d’Israël (13,4%), de la Corée du Sud (16,4%) ou encore des États-Unis (17%). (…)
La France s’éloigne de plus en plus du podium des pays au meilleur développement humain et se place désormais loin derrière la Norvège (0,944) qui conserve sa première place devant l’Australie et la Suisse. A noter que l’Allemagne, que certains aiment prendre pour exemple, se situe à la sixième place avec un IDH de 0,916.
Pour aller plus loin, voici le dernier rapport (2016) du PNUD sur ce sujet (possibilité de le télécharger à droite):
http://www.undp.org/content/undp/fr/home/librarypage/hdr/2016-human-development-report.html

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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Pouvez-vous me dire pourquoi la « zone 51 » s’appelle ainsi ?

Panneau annonçant la zone 51 dans le Nevada

By Pierre André Leclerc [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons

Notre réponse du 14/06/2017

Pour répondre à votre demande, j’ai consulté un article numérique dont voici les références :
Reuters France ; 17/08/2013
La CIA lève le voile sur la mystérieuse « zone 51 » ; Boucey ; Bertrand ; Gorman, Steve
Lien : http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE97G00B20130817?sp=true
Cet article a été publié suite à la déclassification par la CIA d’une partie des documents officiels (400 pages en totalité) concernant cette zone.
Située à une centaine de kilomètres de La Vegas dans le désert du Nevada, l’emplacement de cette zone a été repéré lors d’un vol de reconnaissance aérienne en 1955 et son nom est dû à l’emplacement cartographique qu’elle occupe.

Voir le paragraphe Géographie de l’article Zone 51 de Wikipedia :

La zone 51 est un rectangle d’approximativement 155 km2 dans le comté de Lincoln au Nevada, à environ 100 miles ou 160 km au nord-ouest de Las Vegas. Elle fait partie du vaste (12 140 km2) territoire de l’USAF de Nellis (Nellis Air Force Range ou NAFR). La zone 51 est formée principalement de la vallée Emigrant Valley, bordée par les chaînes de montagnes Groom et Papoose, au nord et au sud, respectivement ; et des collines Jumbled Hills, à l’est. Entre les deux chaînes se trouve le lac Groom (37° 16′ 05″ N, 115° 47′ 58″ O, un lit de lac asséché d’environ 5 km de diamètre. Du côté sud-ouest du lac (37° 14′ 00″ N, 115° 49′ 00″ O, il y a un aéroport militaire avec des pistes d’atterrissage bétonnées, dont une, désaffectée, se poursuit sur le lit du lac, et quatre pistes en terre battue sur le lac lui-même.

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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Je recherche un livre publié racontant l’invasion par la Suisse de la France avec des chars sans que les gens prennent conscience du danger

couverture du livre L'Empire helvétiqueet les Suisses finissent par se replier à la fin volontairement.

Notre réponse du 24/05/2017

Mes premières recherches n’ayant rien donné, j’ai posé pour vous la question à la Bibliothèque nationale suisse par l’intermédiaire de son service de questions/réponses Swissinfodesk centré sur la Suisse.
Voici la réponse de nos collègues suisses :

L’ouvrage que votre internaute recherche s’intitule très probablement L’Empire helvétique: Aux frontières de l’histoire et de la fiction, par Henri de Stadelhofen, Lausanne : Pierre-Marcel Favre, 1983. http://permalink.snl.ch/bib/sz000345485

Il s’agit d’un roman de fiction où des tanks suisses entrent en Haute-Savoie et en Italie.Il est disponible en vente en ligne sur plusieurs sites (e-bay, amazon, etc.) et disponible à la BNF sous le lien suivant : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb347567596

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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Pourquoi quand on baille on fait bailler les gens autour de nous ?

Le grand bailleur par J.J. Lequeu

Jean-Jacques Lequeu [Public domain], via Wikimedia Commons

Notre réponse du 07/05/2017

Comme l’explique cet article publié sur le site de la revue Sciences et avenir Pourquoi bailler est-il contagieux ? et cette réponse apportée à la même question par le site Futura Sciences Pourquoi le baillement est-il contagieux ? le caractère contagieux du bâillement tient à l’attention portée aux personnes qui nous entourent et au fonctionnement de notre cerveau. Une catégorie de neurones, les neurones miroirs, joue un rôle important dans le développement de l’empathie. L’intimité avec la personne qui baille nous pousse à reproduire cette action.

Le bâillement : un comportement universel  Olivier Walusinski Pour la science. 2003, Num 312, pp 66-71, 6 p 
Beaucoup d’animaux bâillent, mais le bâillement ne semble communicatif que chez l’homme. Il assurerait une synchronisation de la vigilance des individus d’un même groupe, par un mécanisme d’empathie, ou émotion partagée.
Qu’ont en commun un cobra, une poule, un cheval, un chimpanzé et un homme ? Tous bâillent. En fait, tous les vertébrés bâillent. Charles Darwin aurait dit du bâillement « qu’il est un “morceau de physiologie” inutile ». Pourtant, l’évolution l’a maintenu depuis des millions d’années, et il se manifeste de la même façon pour toutes les espèces. Il se déclenche dans des circonstances variées : lors de l’endormissement ou de l’éveil, avant ou après les repas, ou encore en société. Toutefois, l’homme semble soumis à un phénomène unique : chez lui, le bâillement est souvent « contagieux ».

Bâiller à s’en décrocher la mâchoire : l’expression est fondée sur une réalité, puisque le bâillement constitue la première cause de luxation de la mâchoire. Au cours d’un bâillement, le diaphragme, certains muscles de la mâchoire et du cou se contractent, d’autres s’étirent, entraînant une ample inspiration. La bouche (le bec ou la gueule) s’ouvre, dégageant les dents ; les voies respiratoires supérieures s’ouvrent également. Chez l’homme, le diamètre du pharynx est, au paroxysme du bâillement, quatre fois supérieur à celui au repos. L’inspiration est si profonde que seule la bouche peut assurer un tel débit d’air. C’est même le cas chez les équidés qui, normalement, ne respirent que par les nasaux. Les trompes d’Eustache (qui font communiquer l’oreille moyenne et le pharynx) se ferment, diminuant l’acuité auditive. Les paupières se rapprochent, une larme perle parfois. Quand le bâillement s’associe à un étirement du tronc et des membres, on parle de pandiculation. Suivant les espèces, le dos se cambre (hyperlordose) ou s’arrondit (hypercyphose)….

Vous pourrez consulter la suite de l’article à la Bpi  RESSOURCE INTERNET : sommaires et résumés, depuis 1996

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

 

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Je viens de voir le film « Django ». La scène finale du requiem se passe dans une église qui ressemble à celle que l’on peut voir dans le film « Radin ».

Django Reinhardt at the Aquarium jazz club in New York, NY / photogr. W. P. Gottlieb, 1946

Django Reinhardt, W.P. Gottlieb, 1946 [CC-BY-NC-2.0]

Pouvez-vous identifier cette église ? 

Notre réponse du 4/5/2017

Suite à votre question sur « l’église vue dans les films Django et Radin« , la BMVR de l’Alcazar de Marseille vous répond :

Absolument ! c’est bien la même église, vous avez l’œil !
Nous avons contacté le bureau du Cinéma de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, co-producteur du film Django, qui nous indique que cette scène a été tournée à Paris, contrairement à d’autres passages du film tournés à Aix-les-Bains et Thonon-les-Bains.
Il s’agit de la salle André Marchal, qui se situe dans la chapelle de l’Institut national des Jeunes aveugles, au 56 bd des Invalides dans le 7e à Paris.

voir l’article paru dans le journal Le Parisien le 08 mars 2017 : Paris : l’Institut national des jeunes aveugles ouvre ses portes

« …Cette belle salle sert régulièrement à des concerts mais figure aussi dans des films dont « Mal de pierres », de Nicole Garcia avec Marion Cotillard, « Radin », de Dany Boon… Et « Django », qui sortira en avril prochain, avec Reda Kateb et Cécile de France et qui retrace l’épopée du guitariste tsigane Django Reinhardt pendant l’occupation allemande. Nous sommes souvent sollicités pour des tournages, se réjouit Jean-Luc Taccoen, directeur de l’INJA. Ce sont des rentrées financières non négligeables . »

Sur le site de l’Institut des jeunes aveugles, on apprend que chaque année se déroulent, dans la salle André Marchal, un certain nombre de manifestations musicales à caractère pédagogique. Cette démarche s’inscrit dans une volonté forte, celle d’entretenir la motivation des élèves musiciens. Elle participe d’une tradition ancienne ; en effet, la salle André Marchal fut investie, depuis de nombreuses décennies, par de très grands musiciens aveugles qui ont fait la gloire de l’établissement – André Marchal, Gaston Litaize, Jean Langlais, Georges Robert…-. Le lieu est prestigieux ; la salle Marchal est dotée d’un magnifique piano de concert Bosendorfer et d’un grand orgue, lequel fut inauguré par César FRANCK en personne.
http://www.inja.fr/Default/concerts.aspx

En ce qui concerne le film Radin, de Fred Cavayé, Wikipédia nous indique que « le tournage a débuté en octobre et s’est terminé en novembre 2015, le film s’est déroulé en Île-de-France à Paris, à Voisins-le-Bretonneux dans les Yvelines et dans le désert de Tabernas en Andalousie. »

Pour plus plus d’informations sur André Marchal.
Nous espérons avoir répondu à votre question,
Cordialement,
Eurêkoi – BMVR Marseille vous remercie.
Date de création: 12/05/2017 08:12 Mis à jour: 12/05/2017 14:26

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La chronique géopolitique de Bernard Guetta sur France Inter à 8h20 est introduite par un « jingle »

Photographie de Bernard Guetta

By David.Monniaux [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons

constitué de plusieurs voix, discours, paroles et terminé par un « Haha ». J’aimerais savoir quelles sont ces voix y compris ce « Haha ». Merci

Notre réponse du 30/04/2017

Voici la réponse du médiateur de France Inter sur ce sujet (retrouvée parmi les archives de cette radio) :

Ce jingle contient des extraits de TV et Radios de pays et de langues étrangères afin d’illustrer la dimension internationale de cette séquence.
Comme souvent dans ce type d’exercice, les extraits choisis sont ceux qui sortent du lot en termes de relief sonore, ceci expliquant peut-être qu’ils ne passent pas inaperçus !
Ces sons ont été piochés dans la masse d’archives Tv / Radio internationales dont nous disposions à l’époque et il serait aujourd’hui très difficile d’en définir la provenance initiale…

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

 

 

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Afin d’étayer une étude je cherche les causes de l’incendie de la salle Pleyel en 1928 peu après son inauguration…

article à la une du Petit parisien

Petit parisien du 20 juillet 1928

Notre réponse du 12/04/2017

Pour retrouver trace d’un fait divers, la principale source (s’il n’a pas fait l’objet d’un livre) reste la presse. La Bnf, via la bibliothèque numérique Gallica, donne accès en ligne aux journaux d’époque numérisés.

Dans le Petit Parisien du 20 juillet 1928, on trouve un article en bas de la Une à droite et page suivante.
Des détails sur l’incendie, les salles concernées mais rien sur les causes.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6072752/f1.item.zoom

Dans cet article de Paris soir en date du 21 juillet à la Une on peut lire :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7636713k/f1.item
« J’ai pu rencontrer le chef de bureau [de la Préfecture de police] qui a bien voulu fournir à Paris soir et à ses lecteurs toutes les explications nécessaires.
– « L’incendie n’aurait pas pu se produire pendant une représentation. « en effet, d’après les causes que nous connaissons à l’heure actuelle, le feu s’est communiqué par les housses de fauteuils à la suite, sans doute d’une regrettable imprudence »
Page 3 L’enquête sur l’incendie de la Salle Pleyel
« L’hypothèse du court-circuit parait la plus plausible »

J’ai parcouru en vain les éditions des jours suivants à la recherche de conclusions de l’enquête mais il faudrait peut-être persévérer, ci-joint le lien vers la page de Paris soir 1928, il vous suffit de cliquer sur la date pour accéder au fac-similé. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34519208g/date1928

Une recherche dans google books signale le livre suivant comme ayant un contenu sur l’incendie, cependant, je l’ai feuilleté attentivement sans rien trouver d’autre que la mention de l’incendie.
Pleyel: une histoire tournée vers l’avenir Arnaud Marion
Martinière, 2005 – 159 pages
http://catalogue.bpi.fr/permalien/document?doc=721753%3B5%3B0

Je crains de ne pouvoir faire mieux avec les ressources dont nous disposons !

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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Pour quelle raison n’y a-t-il pas de fromage traditionnel en Bretagne ?

Drapeau de la Bretagne

Drapeau de la Bretagne [Domaine public], wikimedia

Notre réponse du 11/04/2017

Le média indépendant breton Agence Presse Bretagne a publié un article donnant des explications possibles à l’absence de fromages dans cette région : Des histoires de fromage en Bretagne 

Je vous cite le passage de l’article abordant spécifiquement cette question :

« Bien qu’étant depuis des siècles une région d’élevage bovin, la Bretagne ne possède aucune tradition fromagère ancienne et, pendant très longtemps, aucune espèce de fromage n’était présente sur les tables bretonnes. Pour les Bretons des générations passées, le fromage n’était que du « lait pourri » (« laezh brein ») et il aurait été bien difficile d’en faire avaler le moindre morceau à la plupart d’entre eux. Le lait produit dans les fermes bretonnes était consommé rapidement, tel quel, dans de la soupe ou dans diverses préparations, la crème était transformée en beurre et le lait maigre restant était bu sous forme de lait ribot.
Du reste, cette situation n’était pas propre à la Bretagne. La plupart des fromages sont nés dans des régions montagneuses où les bêtes étaient conduites l’été dans des pâturages d’altitude, loin du gros des habitants demeurés dans les vallées. Les quelques bergers accompagnant et gardant les troupeaux ne pouvaient évidemment consommer qu’une infime partie du lait de leurs bêtes et donc, pour ne pas perdre cette précieuse ressource alimentaire, qui tournait et devenait vite imbuvable, on a eu l’idée de le faire cailler, de le presser, souvent de faire cuire cette pâte, de l’affiner et d’en faire ainsi un produit pouvant se conserver durant des mois. Des centaines de variétés de fromages sont nées au fil du temps en Auvergne, en Corse, en Savoie, en Italie, en Suisse, en Autriche et dans bien d’autres pays. »

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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Pour une réflexion concernant la monstruosité, je souhaiterais trouver des ouvrages sur la question du plus et du moins

(le plus en tant qu’accumulation, ajout, surplus, et le moins dans le sens de ce qui manque, ce qui est diminué). Couverture du livre Qu'est-ce qu'un monstre ?

Notre réponse du 04/04/2017

Après des recherches dans le catalogue de la Bibliothèque publique d’information et du SUDOC (catalogue collectif des bibliothèques universitaires françaises), je n’ai pas identifié d’ouvrages abordant le plus et le moins comme symboles des notions évoquées dans votre message, pertinents pour votre travail sur la monstruosité. Je pense que cette recherche n’aboutit car elle est trop précise. Vous trouverez ci-dessous une sélection d’ouvrages établie à partir du catalogue de la Bibliothèque nationale de France, plus complet sur le sujet. 
Pour établir cette liste, j’ai utilisé des termes de recherche (sur le champ Sujet) tels que Monstruosités, Corps (philosophie), Malformations…

Du monstre à l’enfant : anthropologie et psychanalyse de l’infirmité
Olivier R. Grim
Editions du CTNERHI, 2000
Disponible à la Bibliothèque nationale de France : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb376227753

Les monstres humains dans l’Antiquité : analyse paléopathologique
Philippe Charlier
Editions Fayard, 2008
Disponible à la Bibliothèque nationale de France : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb41265935j

Phénoménologie des corps monstrueux
Pierre Ancet
Presses universitaires de France, 2006
Disponible à la Bibliothèque nationale de France : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb401017522

Qu’est-ce qu’un monstre ?
coordonné par Annie Ibrahim
Presses universitaires de France, 2005
Disponible à la Bibliothèque nationale de France : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39911652h

Corps infirmes et sociétés : essai d’anthropologie historique
Henri-Jacques Stiker
Editions Dunod, 2013
Disponible à la Bibliothèque nationale de France : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb43698652m

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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Qui a inventé les bottes en caoutchouc et quand ?

bottes en caoutchouc dans une flaque

CC0 Public Domain, via Pixabay

Notre réponse du 05/04/2017

Les premières tentatives datent de 1748 et sont attribuées à François Fresneau, le premier brevet datant lui de 1853 d’après les sources suivantes :

Le livre mondial des inventions
 Valérie-Anne Giscard d’Estaing, XO éditions, 2000, page 132

Article Imperméable (1748)
Les premiers essais d’imperméabilisation de vêtements et de bottes furent tentés par le mathématicien, astronome et ingénieur français François Fresneau (1703-1770).
Il adressa en 1748 à l’Académie des sciences un mémoire dans lequel il rapportait que des bottes et un manteau qu’il avait enduits avec de la sève extraite du latex avaient bel et bien été imperméabilisés. Fresneau précisait toutefois que le caoutchouc ne pouvait être utilisé à l’état brut et qu’il faudrait « arriver à dissoudre sur place cette résine, et à la rendre liquide pour en façonner, en France, de nouveaux objets ».

L’article Caoutchouc (matériau) de Wikipedia donne une date différente mais pas contradictoire : 

« 1853 : l’Américain Hiram Hutchinson achète les brevets de Charles Goodyear et adapte le caoutchouc aux bottes. »

A titre de curiosité, je vous cite un passage du Robinson suisse sur la confection artisanale de bottes. Le roman de Johann David Wyss (édité en allemand en 1812 à Zurich) raconte l’histoire d’une famille naufragée qui aménage peu à peu la vie sur son île avec les moyens disponibles. Voir éventuellement l’article Robinson suisse de Wikipedia

Page 141 de cette édition accessible en ligne :

« Le caoutchouc, lui dis-je, est cette gomme qui se dégage de l’arbre que tu vois ; elle en tombe goutte à goutte, et on la recueille dans des vases où l’on a bien soin de ne pas la laisser se solidifier. On la prend à l’état liquide, et l’on en couvre de petites bouteilles de terre que l’on présente ensuite à la fumée d’un feu de bois humide qui sèche l’enduit. C’est de là que le caoutchouc prend la teinte noire avec laquelle il parvient en Europe.
Quant à la forme, elle est telle qu’on la donne aux moules. On applique sur ces moules plusieurs couches successives de gomme, et quand elles sont suffisamment séchées, on brise la bouteille, dont les morceaux sortent par l’ouverture supérieure. C’est ce procédé que je compte appliquer à la confection de nos chaussures. Nous remplirons de sable un de nos bas, et nous étendrons dessus les couches de caoutchouc nécessaires pour donner une botte épaisse et solide. »

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque publique d’information

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