Doit-on écrire « entre autres » ou « entr’autres » ?

Nuage de tags avec "grammaire" et "expression"Réponse apportée le 25/08/2006  par PARIS Bpi – révisée le 23/06/2017

Après vérification, il semble que l’on doit écrire « entre autres ».

En principe, « ente autres » doit se rapporter à un nom ou à un pronom exprimé avant ou après cette expression : « j’ai revu plusieurs camarades de promotion, Martin, entre autres ».
Dans l’expression orale courante, « entre autres » est souvent employé dans le sens de « notamment, en particulier » et ne se rapporte pas à un nom ou à un pronom exprimé : « il m’a annoncé, entre autres, qu’il allait se marier ».

Dictionnaire des difficultés du français d’aujourd’hui
Larousse, 1998
A la Bpi, niveau 3, 84(07) DIF
http://catalogue.bpi.fr/permalien/document?doc=315065%3B5%3B0

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque publique d’information

Quel est le premier livre écrit en langue française, en dehors des traductions de la Bible ?

Photographie du manuscrit ouvert des Serments de Strasbourg

By Ji-Elle [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons

Réponse apportée le 11/08/2006  par PARIS Bpi – révisée le 20/06/2017

Dans l’introduction du Que sais-je (numéro 167) « Histoire de la langue française », l’auteur, Jacques Chaurand, mentionne comme texte dans le plus ancien français les « Serments de Strasbourg » par lesquels « Charles le Chauve et Louis le Germanique, redoutant l’esprit aventureux de leur frère Lothaire, se promirent une assistance mutuelle contre celui-ci ».

Ce livre est disponible en version numérique par le catalogue de la Bpi sur la base Cairn

Histoire de la langue française
Jacques Chaurand, Presses Universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », 2006

Pour en apprendre un peu plus, vous pouvez consulter la page Wikipédia des Serments de Strasbourg.

Cordialement,

Eurêkoi, Bibliothèque publique d’information

Je cherche des pièces de théâtre ayant pour thème la guerre de 14/18

Photographie d'un théâtre avec un rideau et des sièges rouges

By Johnmuggleton [Public domain], via Wikimedia Commons

Réponse apportée le 09/11/2014  par PARIS Bpi – révisée le 20/06/2017

Pour vous répondre, nous avons utilisé les bases décrites dans le « Guide du savoir trouver » édité par Eurêkoi :
Comment trouver une pièce de théâtre avec un critère donné ?

Voici quelques exemples :

Le Proscenium, bibliothèque de textes de théâtre : vous pouvez effectuer une recherche complète avec le thème « guerre 14-18 ».
Les textes du thème Guerre 14-18

Centre national des écritures du spectacle : c’est un lieu de résidence pour les auteurs afin de favoriser l’écriture dramaturgique, le centre organise aussi des formations et est partenaires du festival d’Avignon.
Le thème Guerre de 1914-1918 apporte quelques résultats.

Je vous invite à poursuivre la recherche à l’aide de ce guide.

Cordialement,
Eurêkoi – Bibliothèque publique d’information

Pourquoi a-t-on accepté le mot une écrivaine et non une auteure ?

Portrait photographique de Margerite Duras en 1955

By paris [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons

Réponse apportée le 03/10/2014 – révisée le 09/06/2017

Je vous cite le court paragraphe du Dictionnaire culturel en langue française sous la direction d’Alain Rey (Robert 2005).

« Le féminin régulier de écrivain, écrivaine, courant en français québécois, est rare ou stylistique en France, mais son emploi tend à augmenter (depuis 1990). On utilise parfois l’apposition femme écrivain. »

et celui de du Robert édition de 2010 :

« Ecrivain n.m. …
APPOS. Une femme écrivain. REM (remarque) la forme féminine « une écrivaine » est courante en français du Canada ; on la rencontre aussi en France : « une chaîne invisible où se cotoient des artistes, des écrivaines, des héroïnes de roman. Annie Ernaux. »

Ce même Robert à la fin de l’article « auteur » fait la remarque suivante :

REM. La forme féminine est autrice (latin autrix), on la rencontre parfois aux sens 2°[auteur d’un livre], 3° [personne qui a fait un ou plusieurs ouvrages littéraires] et 4° [par ext. Personne qui écrit des textes de chanson] ; on trouve aussi une auteure sur le modèle du français du Canada.

Pour alimenter le débat sur la question, voici une citation de Valéry dans le dictionnaire TLF (Trésor de la langue française informatisée)
ECRIVAIN

3. La France est le [seul] pays où (…) le souci de la forme en soi … ait dominé et persisté jusqu’à notre époque. Un « écrivain », en France, est autre chose qu’un homme qui écrit et publie. Un auteur, même du plus grand talent, connût-il le plus grand succès, n’est pas nécessairement un « écrivain ». Tout l’esprit, toute la culture possible, ne lui font pas un « style ».
VALÉRY, Regards sur le monde actuel, 1931, p. 186.

(Paragraphe)Rem. 1. En règle gén. il n’y a pas de fém. à écrivain. D’elle, de moi, qui donc est le meilleur écrivain? (COLETTE, Naiss. jour, 1928, p. 70). Néanmoins ds la docum., on rencontre deux emplois fém. différents. J’ai vu Mme J. Rioli une écrivain (BARRÈS, Cahiers, t. 1, 1896-98, p. 145). Péj. Les femmes cherchent un féminin à « auteur » : il y a « bas-bleu ». C’est joli, et ça dit tout. À moins qu’elles n’aiment mieux « plagiaire » ou « écrivaine » (RENARD, Journal, 1905, p. 959)

Le mot « auteure » n’existe pas dans  le TLF

Pour résumer, il semble que les deux mots ont tendance à s’imposer de plus en plus et que leur entrée dans les dictionnaires Larousse et ou Robert entérinent cet usage (contrairement au Dictionnaire de l’Académie française plus conservateur). Quant à la raison, je n’ai pas vraiment trouvé d’explication, euphonisme, extension de l’usage québécois ?

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque publique d’information

Je voulais savoir si vous pouvez trouver quelque livre ou quelque essai sur Duras cinéaste

Affiche du film India SongSa conceptualisation de l’écriture et de l’image cinématographique ; son discours critique sur le cinéma et le système de production commerciale, etc.Perspectives auteuristes : Duras en tant qu’auteure cinématographique ; pratiques et motifs auteuristes dans le cinéma durassien  Nouvelles approches psychanalytiques : écriture cinématographique et subjectivité féminine ; la féminité, le rapport féminin-maternel dans le cinéma durassien ; les théories féministes du cinéma et le cinéma durassien, etc.- Entre théorie et pratique : le style cinématographique durassien et l’écriture féminine ; les pratiques filmiques durassiennes ; Duras et le cinéma français ; la réception du cinéma durassien ; etc.

Réponse apportée le 25/03/2014 – révisée le 1er juin 2017

Il existe un grand nombre de références citées sur le web.
Pour compléter sur le cinéma :

•Duras : biographie / Alain Vircondelet, Paris, F. Bourin, 1991 .
•L’écran de la passion : une étude du cinéma de Marguerite Duras / Michelle Royer, Mount Nebo (Australia), Boombana Publications, 1997 .
•L’écriture filmique de Marguerite Duras / Madeleine Borgomano, Paris, Albatros, 1985 .
•Les marques de théâtralité dans l’écriture filmique de Marguerite Duras [Mémoire ou thèse] / Hanaï Brahim, Lille, ANRT, 1993 .
•Marguerite Duras / par Marguerite Duras, Jacques Lacan, Maurice Blanchot… [et al.] ; [introd. à la première éd. par Joël Farges, François Barat], Nouv. éd. augm, Paris, Ed. Albatros, 1979 .
•Marguerite Duras / sous la dir. de Marc Saporta ; collab. Marcelle Marini, Dominique Noguez, Madeleine Borgomano… [et al.], Le Revest-Saint-Martin, Ed. Le Jas, 1985 .
•Marguerite Duras : cinéaste écrivain / doc. rassemblée par Jean-Pierre Brossard, La Chaux-de-Fonds, Cinediff, 1985 .
•Marguerite Duras : Une esthétique de l’indifférence : Le passage de l’écrit à l’image dans un texte frontière de Marguerite Duras : Les yeux verts, n° 312-313 des cahiers du cinéma [Mémoire ou thèse]
•Marguerite Duras, Milano, Mazzotta, Paris, Cinémathèque Française, 1992 .
Périodiques
•Cahiers du Cinéma (Les), n° 312-313, juin 1980
•Cahiers du Cinéma (Les), n° 374, juillet-août 1985
•Cine Cubano, n° 136, juillet-septembre 1992
•Cinéma Français, n° 12, 1977
•Cinéma, n° 200, juillet-août 1975
•Cinématographe, n° 13, mai-juin 1975
•Film Comment, n° 6, novembre-décembre 1975
•Film Dope, n° 13, janvier 1978
•Film Quarterly, n° 1, automne 1979
•Jeune Cinéma, n° 44, février 1970
•Literature/Film Quarterly, n° 2, 1984
•On Film, n° 11, été 1983
•Positif, n° 232-233, juillet-août 1980
•Revue du Cinéma (La)/Image et Son, n° 283, avril 1974

-Par ailleurs sur l’approche psychanalytique de l’œuvre de Marguerite Duras :

DAVID, Michel, Marguerite Duras – Une écriture de la jouissance, Desclée de Brouwer, Paris, 1996

-, Le Ravissement de Marguerite Duras, L’Harmattan, coll. « L’œuvre et la psyché », 2005

-, « L’amour illimité de Marguerite Duras », in Les Cahiers de L’Herne, sous la direction de Bernard Alazet et Christian Blot-Labarrère, avec la collaboration d’André Z. Labarrère, Editions de L’Herne, 2005, n° 86, pp. 99-104

KRISTEVA, Julia, « La maladie de la douleur : Duras » in Soleil noir. Dépression et mélancolie, Gallimard, 1997, pp. 227-265

LACAN, Jacques, « Hommage fait à Marguerite Duras du Ravissement de Lol V. Stein », in Cahiers Renaud -Barrault, n° 52, Ed. Gallimard, décembre 1965

LESSANA, Marie-Magdeleine, « La raison de Lol » in Dits à la télévision, entretiens de Duras avec Pierre Dumayet, coll. atelier, E.P.E.L., 1999, p. 51-78

MARINI, Marcelle, Territoires du féminin avec Marguerite Duras, Editions de Minuit, 1977
« Autour de la lecture de Michèle Montrelay et Jacques Lacan de L.V.Stein de Marguerite Duras », par Esther Tellermann, AFI, 2001, sur http://www.freud-lacan. com

et aussi à partir de l’adresse suivante, voir bibliographie de la Bnf à l’adresse :
http://www.bnf.fr/documents/biblio_duras_pleiade.pdf>

Cordialement,
Eurêkoi – Bpi (Bibliothèque publique d’information)
http://www.bpi.fr
http://www.eurekoi.org