photo du fort de Picaudon

Fort de Pipaudon, par dynamosquito, via flickr

Notre réponse du 07/07/2016
J’ai procédé à une recherche dans les collections de la Bibliothèque publique d’information qui n’a pas été probante. Le fort de Pipaudon ne faisait pas partie des constructions étudiées dans les ouvrages que nous possédons.

J’ai trouvé des informations très intéressantes en ligne, notamment sur le site Index de la fortification française (1874-1914), tenu par des passionnés belges . Elle propose une longue notice (reproduite ci-dessous) et une cinquantaine de photos du fort.
« Place de Toulon, NO de la ville, 1893-1895. 406 m/alt. 360 hommes, 12 canons et 2 mortiers. Commandait la route venant de Marseille et les gorges d’Ollioules. Dernier ouvrage construit dans la place ; en conformité avec l’usage du moment, il comporte de nombreux locaux creusés dans le roc dont des magasins et un monte-charge. Son périmètre est extrêmement tortueux. Avant l’entrée, sur la droite, une rampe donne dans une large courtine sur laquelle donnent quatre chambrées séparées par d’épais piédroits de roc en place. Le prolongement de cette courtine qui est à la cote 386, devient le fossé du front de tête, fossé dont le plafond est à la cote 390. L’entrée est à la cote 386. Elle donne sur une cour étroite sur laquelle donnent 4 chambrées placées en retrait, une visière de 3,2 m de longueur protégeant chaque façade. Ces chambrées sont également séparées par d’épais piédroits de roc en place. Le fronton de l’entrée porte un cartouche qui, singulièrement, au lieu d’être rectangulaire et allongé est presque carré. À gauche après l’entrée, un escalier donne accès à une citerne de 10,5 m x 3,4 m laquelle est longée par un couloir donnant sur trois locaux servant de tisanerie et infirmerie, ainsi que sur deux petits coffres flanquant une petite courtine longue d’une quinzaine de mètre, courtine dont la base est à la cote 370. Au-delà de la cour, dont la cote part de 386 à l’entrée pour se terminer à 391,5, une large galerie (4 m) dessert outre le couloir de circulation à l’arrière des chambrées, un magasin sous roc, la caponnière double du front de tête, et ressort à l’air libre à la cote 395, 5. Côté sortie, ses contreforts arqués en béton sont du plus bel effet. Elle est alors prolongée par une rampe allant jusqu’à deux lignes de 4 plates-formes d’artillerie formant chevron, plates-formes situées entre les cotes 399 et 406 et occupant l’épicentre du massif. La traverse la plus à droite abrite le monte-charge relié au magasin sous roc. Les quelques traverses coiffant le fort sont toutes en béton et de forme arrondie, comme celles que l’on peut voir à Bessoncourt. La caponnière double du front de tête n’a aucune action au devant de ses faces car le roc occupe ce qui devrait être une galerie flanquante. Tout le front ouest est défendu naturellement par un à-pic. Propriété de la Marine, le fort est occupé par certains services municipaux (04/2006) et se en assez bon état de conservation. »

Je suppose que le fonds local de la bibliothèque municipale d’Evenos (et probablement également celle de Toulon) comporte des documents concernant le fort et son histoire.
Vous pouvez également vous rapprocher du webmestre du site Village Evenos, féru d’histoire locale, de l’association Maintenance du Vieil Evenos, de la mairie d’Evenos ainsi que des Archives départementales du Var.

J’espère que cette réponse vous aidera dans vos recherches.
Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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