couverture du livre De Séoul à PyongyangNous sommes 4 lycéennes. Nous devons faire un Travail Personnel Encadré et notre thème pour ce travail sont les Frontières, mais nous allons parler sur les deux Corées et pour pouvoir faire ce travail nous devons répondre à une problématique qui est « La frontière politique entre les deux Corées provoque-t-elle une frontière culturelle ? » Merci de bien vouloir nous aider 

Notre réponse du 13/11/2017

Voici quelques documents sélectionnés qui vous permettront de mieux comprendre la tragédie d’un même pays, d’une même nation « coupée en deux ».
Pour appréhender la réalité de cette frontière et les tensions induites par celle-ci, il nécessaire de faire à un retour à l’histoire.
L’équilibre de cette nation en construction a été détruit par une ingérence de pays dont le Japon, les Etats-Unis, la Russie, la Chine… Et malheureusement la méfiance réciproque des deux Corées s’est ajoutée à ces tensions extérieures, pour arriver à une situation inextricable.

Corée L’histoire mouvementée du « pays du Matin calme – sur le site d’histoire Clio
https://www.clio.fr/chronologie/pdf/pdf_chronologie_coree.pdf

Péninsule coréenne : une nation, deux entités stratégiques (Ifri) Institut français des relations internationales
http://www.ifri.org/fr/publications/enotes/peninsule-coreenne-une-nation-entites-strategiques#sthash.2ZTa5UUS.dpbs

La langue, cet autre « mur » qui divise la péninsule coréenne (Le Point : Magazine 04/11/2014) :
http://www.lepoint.fr/culture/la-langue-cet-autre-mur-qui-divise-la-peninsule-coreenne-04-11-2014-1878568_3.php#

Deux ouvrages disponibles à la Bpi :
La Corée, le peuple et ses valeurs culturelles : d’hier à aujourd’hui
http://catalogue.bpi.fr/permalien/document?doc=478838%3B5%3B0

De Séoul à Pyongyang : idées reçues sur les deux Corées
http://catalogue.bpi.fr/permalien/document?doc=1145625%3B5%3B0

Voici un article intéressant de notre base en presse : Europresse (texte intégral consultable gratuitement à la Bpi, une version gratuite en ligne sur le web est possible) :
Le Monde diplomatique, vendredi 1 janvier 2016, p. 4-5 Martine Bulard
Un difficile dialogue arbitré par les Etats-Unis
La réunification de la Corée aura-t-elle lieu ?
En voici le début :

Emouvantes retrouvailles entre Coréens du Nord et du Sud dans la célèbre station du mont Kumgang, en République populaire démocratique de Corée (RPDC). Larmes et sourires mêlés, des hommes et des femmes, souvent très âgés, ont revu un frère, une sœur, une mère, un père, un fils ou une fille pour la première fois depuis la cassure de la péninsule, en 1953. En vertu de l’accord de l’été dernier entre les deux gouvernements, 400 Sud-Coréens, tirés au sort parmi les 66 488 personnes qui en avaient fait la demande auprès des autorités de Séoul, ont été autorisés à franchir la frontière, le 20 octobre 2015 (1). Quand ces rencontres cesseront-elles de faire l’événement pour appartenir à la vie quotidienne ? Nul ne le sait.
Certes, on trouve au Nord de formidables fresques saluant l’unification et, au Sud, un ministère du même nom. De chaque côté, on assure rechercher les voies de l’indispensable réunion « du » peuple coréen. Mais, dans les faits, le rapprochement n’avance guère. Pour la plupart des commentateurs, la faute en revient aux dirigeants nord-coréens et à leurs lubies provocatrices. Celles-ci apparaissent d’autant plus dangereuses que Pyongyang affirme détenir l’arme nucléaire. Pour autant, nombre d’observateurs, en Corée du Sud, refusent de lui faire porter le chapeau. Ils soulignent la responsabilité des gouvernements de Séoul, notamment depuis 2008. Beaucoup pointent également du doigt les Etats-Unis.
Pour comprendre les peurs qui agitent les deux Corées, il faut se replonger dans une histoire lourde de drames. Dès 1910, la péninsule est occupée par le Japon, qui impose un régime d’une cruauté extrême – une occupation, avec son lot de résistances (plutôt au Nord, industrialisé) et son cortège de collaborateurs. Libéré des Japonais, le territoire se retrouve livré aux « forces de paix » : au Nord, les troupes soviétiques, Kim Il-sung prenant la tête du pays ; et au Sud, les Etats-Unis, qui installent un pouvoir autoritaire en s’appuyant sur des forces ayant collaboré avec Tokyo. Jouant du dépit des progressistes, le Nord envahit le Sud, avant d’être repoussé par l’armée américaine, mandatée par le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU), alors boycottée par l’URSS. S’ensuivra un déluge de feu auquel participera – au moins symboliquement – la France. Le général Douglas MacArthur, qui dirige les opérations, menace à plusieurs reprises d’utiliser l’arme atomique (2). Seule l’entrée en guerre des troupes chinoises évitera à la Corée du Nord l’éradication totale et à la Chine le stationnement de l’armée américaine à ses frontières…

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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