Origines – conséquences – problématique –

Notre réponse du 13/11/2015

Voici quelques documents choisis qui vous permettront certainement de répondre à vos interrogations :

Je t’aime, moi non plus article de la revue L’express publié de 31/05/2007 (entretien de René Bélénus par Marianne Payot). 
Une biographie complète de René Bélénus présentée par la Bibliothèque nationale de France.

Je vous propose de lire cet article consultable sur la plateforme numérique en sciences humaines Cairn :
« Janvier-mars 2009, trois mois de lutte en Guadeloupe. », Bonniol Jean-Luc, Les Temps Modernes 1/2011 (n° 662-663) , p. 82-113
URL : www.cairn.info/revue-les-temps-modernes-2011-1-page-82.htm
Voir cet extrait tiré de l’article De Bonniol :

 
 
« (…) Le destin de la Guadeloupe s’est séparé de celui de la Martinique lors de la période révolutionnaire, au cours de laquelle s’est déroulée une séquence d’événements dont la portée symbolique demeure encore aujourd’hui particulièrement prégnante. Les planteurs de la Martinique se réfugièrent en effet dans le giron de la Grande-Bretagne, échappant ainsi à la première libération des esclaves promulguée en 1794 à la Guadeloupe par le représentant de la Convention Victor Hugues, suite à sa reconquête de l’île sur les Anglais. L’esclavage fut rétabli sur l’île par Bonaparte en 1802, au prix d’une répression sanglante contre la résistance menée, sous la conduite de certains de leurs officiers, par les anciens esclaves devenus soldats de la République. Mais la plantocratie locale, décimée durant les troubles, se trouvait trop amoindrie pour absorber les événements postérieurs du XIXe siècle, à savoir l’abolition définitive de l’esclavage en 1848 et la concentration foncière autour des usines centrales de la seconde moitié du siècle. La Martinique, quant à elle, avait conservé intactes les vieilles structures antérieures à la Révolution, les planteurs ayant pu maintenir leur contrôle sur les terres et garantir la prééminence du capital local, ce qui a assuré le prolongement direct du système mis en place aux origines. La pénétration du capital extérieur fut par contre très forte à la Guadeloupe : capital métropolitain en majeure part, mais aussi, de manière notable, capital martiniquais, les Blancs de la Martinique (connus sous l’appellation de « Békés ») n’hésitant pas à acquérir des terres sur l’île voisine… Il en est résulté un net contraste dans le style des rapports sociaux régissant les deux îles : alors qu’en Martinique le maintien de l’Habitation traditionnelle a longtemps permis la persistance d’une forme de pouvoir paternaliste, marquée par des relations personnelles entre maîtres de la terre et travailleurs, en Guadeloupe les bouleversements ont désintégré ce style de rapports sociaux au profit de relations de classe et de cohésions plus horizontales (…)
 
 
Voir cet autre article (via la plateforme openedition) :

« La Guadeloupe et la Martinique dans l’histoire française des migrations en régions de 1848 à nos jours »
, Michel Giraud, Isabelle Dubost, André Calmont, Justin Daniel, Didier Destouches et Monique Milia-Marie-Luce, Hommes et migrations [En ligne], 1278 | 2009, mis en ligne le 29 mai 2013
http://hommesmigrations.revues.org/252

En complément, voici quelques ouvrages à Bibliothèque publique d’information (Bpi) :

 
Date de création: 23/02/2016 10:31     Mis à jour: 23/02/2016 16:35
 
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