Je recherche des renseignements sur l’atelier pédagogique du Centre Pompidou. Merci

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Réponse apportée le 08/11/2009  par PARIS Bpi – Actualité, Art moderne, Art contemporain, Presse

Voici tout d’abord une liste de références d’articles de presse issues de la base Bpi-doc (base de presse constituée par la Bpi). Les dispositions en matières de droits de reproduction de documents au sein de la Bpi ne nous permettent ni de vous proposer la consultation à distance des articles eux-mêmes, ni de vous en fournir une copie à distance.

1 03/04/2009 JOURNAL DES ARTS Les « joujoux » d’Alexandre Calder 1
2 28/02/2002 MONDE (LE) Eveil à l’art moderne au Centre Pompidou 1
3 20/12/2001 ADEN Et les enfants ? ils travaillent 1
4 04/01/2000 MONDE (LE) La deuxième vie du Centre Pompidou a commencé le 1er janvier 2000 4
5 30/12/1999 NOUVEL OBSERVATEUR (LE) En avant Beaubourg ! 4
6 28/04/1999 ADEN Ni durs, ni vrais, mais tatoués 1
7 02/08/1997 MONDE (LE) Beaubourg ouvre l’univers de Fernand Léger aux enfants 1
8 01/07/1997 MAGAZINE (LE) Les projets de l’Atelier 2
9 01/09/1996 BEAUX ARTS Centre Pompidou. Atelier d’art pour enfant 1
10 01/01/1996 MAGAZINE (LE) Mondialisation. Et l’art dans tout cela ? 16
11 15/09/1995 TDC -TEXTES ET DOCUMENTS POUR LA CLASSE Anons et télévisions 1
12 01/09/1995 MAGAZINE (LE) Avec Gloria Friedmann 1
13 17/10/1994 LIBERATION Les moutons broutent l’asphalte à Beaubourg 1
14 31/05/1991 LIVRES HEBDO Découper avec Matisse 1
15 15/07/1990 MAGAZINE (LE) Andy Warhol et le cinéma. 6

Nous vous communiquons un fichier sur l’Atelier des enfants fourni par un de nos collègues du Centre (Document de travail, non publié):

Assistant – Service Programmation jeune public
Centre Georges Pompidou
75 191 Paris Cedex 04 – FRANCE
martin.bourguignat@centrepompidou.fr
01 44 78 46 92

Cas pratique : la programmation jeune public du Centre Pompidou
SERAIN Fanny, assistante chargée des public, programmation jeune public du Centre Pompidou et doctorante en muséologie, Ecole du Louvre.

De nos jours, en France, un bachelier doit savoir calculer une dérivée, maîtriser le tableau de Mendeleïev, connaître les politiques agricoles russes et ne rien ignorer de la géographie du Japon pourtant, qu’il ne conçoive pas les origines du rap dans le jazz, qu’il ne sache pas en quoi les théories de Le Corbusier ont influencé notre actuel environnement urbain, qu’il ne voit pas en quoi Merce Cunningham et John Cage ont bouleversé la danse et la musique, ou en quoi Marcel Duchamp nous pousse à nous interroger sur notre rapport à l’art, sur notre regard et du coup, sur nous-même ; cela importe peu.
Pourtant depuis André Malraux , qui défendait « Un art pour tous » et malgré les efforts multipliés des ministères successifs pour favoriser l’accès à l’art, de démocratisation en démocratie culturelle, la fréquentation des institutions culturelles reste élitaire. En 1966, les études (Bourdieu et Passeron, 1964 ; Bourdieu et Darbel, 1969) démontraient de manière accablante que la fréquentation des musées se limitait à une frange réduite de la population et que l’accès à l’art nécessitait la maîtrise d’un certain nombre de codes. Aujourd’hui, si les chiffres témoignent d’une augmentation des pratiques muséales, il n’en demeure pas moins que ce sont les mêmes publics qui ont accru leur pratique (Gottesdiener, 1992 ; Donnat, 1994)… Un tel constat confirme et rappelle l’importance de créer un lien entre les enfants, dès leur plus jeune âge, et l’art, pour à terme, élargir ce cercle trop restreint d’amateurs. Cependant, les enfants constituent une audience spécifique dont les caractéristiques, les attentes et les besoins sont de mieux en mieux identifiés (Gazeau, 1974 ; Hooper-Greenhill, 1983 ; Vilatte, non daté ; Merleau-Ponty, 2000…). Bien que les enfants furent reconnus tardivement en France (Gazeau, 1974) comme un public en soi, des structures expérimentales telles que le Musée en herbe (1975) ou l’Atelier des enfants au Centre Pompidou (1973) furent rapidement mises en place, chacune proposant des approches pédagogiques différentes.
Ainsi, depuis trente ans, par les actions de l’Atelier des enfants, devenu aujourd’hui « la programmation jeune public », le Centre Pompidou continue de relever le défi de faire se rencontrer les enfants et l’art moderne et contemporain. Afin de mieux saisir cette démarche, son activité actuelle et ses ambitions, il convient dans un premier temps de comprendre l’histoire du Centre Pompidou pour mieux saisir celle du service.

Rappel historique : le passé et ses conséquences
Une institution d’un genre nouveau : le Centre Pompidou
Lorsqu’en 1972, le président Georges Pompidou déclare : « Je voudrais que Paris possède un centre culturel […] qui soit à la fois un musée et un centre de création où les arts plastiques voisineraient avec la musique, le cinéma, les livres, la recherche audiovisuelle, etc.… » ou que son ministre aux Affaires culturelles, Jacques Duhamel affirme : « il y a un autre sens du concept de politique culturelle […], c’est que tout homme doit pouvoir se situer dans l’héritage du monde, exprimer sa capacité à communiquer avec les autres citoyens » (Dufrêne, 2000, p.35 et 30), les principes directeurs du Centre Pompidou sont dès lors énoncés : diffusion de la création artistique, information et formation du public, communication sociale.
La nouveauté de ces ambitions respire les revendications de mai 68 : en effet, la volonté de resituer l’homme au centre des préoccupations sociales induit l’idée que la redéfinition d’une société passerait par la redéfinition de sa culture. Tandis que la contestation sociale revendique une citoyenneté définie par la prise de parole et par l’action, les acteurs de l’Éducation Nationale reconsidèrent l’éducation artistique et les instances muséales repensent la définition du musée non plus comme un temple protecteur mais comme un forum .
En écho à ces réflexions, les maîtres mots à l’élaboration du Centre Pompidou « information, participation, flexibilité » (Piano et Rogers, 1987, p.13) résonnent comme un véritable appel à la désacralisation du musée dont le changement de statut en « centre culturel » signifiait déjà sa mutation en un instrument social… Le pari du renouveau fut assuré par le choix de deux jeunes architectes, Richard Rogers et Renzo Piano. Tout deux défendent une démarche volontairement provocatrice, proposant un « anti-monument » (Piano et Rogers, 1987, p.21), dont l’architecture aux couleurs vives, aux parois transparentes et aux espaces modulables rompt avec l’image d’un musée conventionnel. Cette rupture est tout aussi consommée par l’introduction de la pluridisciplinarité, en rejet des hiérarchies et discriminations anciennes. Se mêlent ainsi en un même bâtiment, une bibliothèque (Bpi), un musée d’art moderne et contemporain (MNAM), un institut de recherche de création acoustique et musicale (IRCAM), des salles de cinéma…
Une architecture hors norme, un programme pluridisciplinaire, des expositions à la croisée des genres aspiraient à élargir les publics potentiels et favoriser l’accès à la culture pour tous et notamment vers un nouveau public, celui des enfants.

Une structure originale : l’Atelier des enfants
Avec le Centre Pompidou, s’est ouvert l’Atelier des enfants, un lieu de sensibilisation, d’expression et de création pour les enfants, de rencontres et de réflexion pour les professionnels de l’éducation.
L’organisation de cette structure expérimentale fut confiée à Danièle Giraudy, initiatrice du Musée des Enfants de Marseille, l’un des premiers en France. Influencé par les modèles pionniers, d’une part, anglo-saxon avec les Children museums et d’autre part, suédois avec le Riksütstalliningar, l’Atelier des enfants propose dès son ouverture en 1977, un espace conçu spécialement pour le jeune public, un programme d’activités conduit par une équipe de plasticiens et un service de diffusion (expositions itinérantes, mallettes pédagogiques, stages de formation, colloque…).

La rénovation du Centre Pompidou (1998-2000) eut pour conséquence le déménagement de l’Atelier des enfants vers ses actuels locaux au nord du Forum. Les nouveaux espaces dissocient un espace d’exposition, la Galerie des Enfants et un espace d’animations plus neutre que le précédent. Peu après, l’Atelier des enfants au regard de l’élargissement de ses ambitions pris le nom de programmation jeune public.

Mission et choix pédagogiques
La pédagogie développée à l’Atelier des enfants devint un modèle dont beaucoup de musées français s’inspirèrent et auprès de laquelle plusieurs professionnels se formèrent.
En prenant appui sur une approche sensorielle et ludique, l’Atelier des Enfants se fixe pour but d’éduquer les sens, stimuler l’imagination et la créativité, établir le dialogue pour éveiller l’enfant aux richesses de la création contemporaine. Ni enseignement artistique, ni apprentissage technique, les pratiques d’animations se fondent sur l’expérimentation (plastique, sonore…) mêlant les dimensions pédagogique et ludique.
Trois objectifs cadrent ce travail et continuent de baliser aujourd’hui encore les actions mises en œuvre :
– Déjouer le mythe de l’enfant créateur. Le recours à l’expression plastique est un moyen d’exploration du monde extérieur mais n’est nullement une fin en soi. Le but n’est pas de créer des chefs d’œuvres, ni de former aux techniques artistiques. La pratique artistique est un mode d’appropriation et de communication qui permet la construction d’outils intellectuels et sensoriels nécessaires à la compréhension soit l’élaboration de savoirs structurants, c’est-à-dire des savoir-faire réutilisables plus que des savoirs ;
– Substituer le plaisir ludique à l’apprentissage technique. Alors que l’école fonctionne plutôt sur l’habileté à la reproduction de modèle et l’acquisition de savoirs, il s’agit ici de valoriser la découverte à partir des sens et d’encourager l’enfant à développer sa propre perception. Cette exploration s’organise sur un mode ludique par quelques règles de jeu incitant tout à la fois les attitudes spontanées des enfants à la création ;
– Délier l’enfant du culte de l’œuvre. Une vénération inconditionnelle des œuvres peut brider la source d’émotions et le tremplin à la création qu’elles représentent. Pour éviter cet écueil, la pratique artistique précède toujours ou presque la rencontre avec les œuvres. Préserver de l’effet de copie, l’encouragement au questionnement et le plaisir de faire sont privilégiés sans se préoccuper de l’esthétique du produit fini.
Pour ce faire, deux axes pédagogiques ont été choisis :
1. un travail basé sur l’objet
Les divers outils mis en place s’appuient toujours sur l’enfant, son cadre de vie et son environnement quotidien et a fortiori, l’objet.
Cette confiance en l’objet puise directement dans les courants artistiques du XXème siècle : Dada, les surréalistes, le Nouveau Réalisme mais aussi la reconnaissance de la création industrielle comme un domaine artistique à part entière . Le XXème siècle a introduit l’idée de voir différemment les objets, l’habitude arrimant la cécité. Prenant comme point de repère l’expérience quotidienne (les objets familiers, les matériaux…) et tout ce qui touche à l’environnement proche de l’enfant , il s’agit d’engager un travail de réappropriation du réel par divers expérimentations afin d’explorer, questionner, aiguiser son sens critique et développer une véritable éducation du regard. « Un objet peut dire beaucoup si l’on sait l’interroger » (Giraudy et Bouilhet, 1977, p.55).
Deux approches de l’objet présentées comme des règles du jeu encouragent créativité et questionnement et permettent à l’enfant de mieux comprendre le regard de l’artiste, de l’autre :
– Révéler l’identité de l’objet en cherchant à comprendre ce qui le caractérise, ce qui justifie son aspect, ce qu’il signifie… En mobilisant tous leurs sens, les enfants découvrent diverses manières d’appréhender un objet. Par le toucher par exemple, l’enfant mesure à quel point ce que ressent sa main est différent de ce qu’il voit. Diversifier l’outillage perceptif permet de dépasser la simple reconnaissance et apprécier le pouvoir de suggestion des objets. Dès lors, par analogie, les enfants déterminent ressemblances et différences, mesurant, comparant, vérifiant, expérimentant… Découvrant les objets sous tous leurs aspects, ils peuvent les qualifier et mieux les comprendre pour en tirer une interprétation personnelle qui ouvrira la voie à la compréhension des oeuvres.
– A l’inverse, l’enfant peut être amené à dissimuler l’identité de l’objet. Il peut s’agir de déguiser l’objet, bouleverser totalement sa nature pour en faire un support à l’imagination et le rendre méconnaissable ou d’en explorer la polysémie pour en détourner outrageusement les significations. Ces stratagèmes de camouflage et de détournement contribuent à délaisser les pures fonctions utilitaires des objets pour transcender leur contingence des objets et interroger le monde. À partir de l’objet, l’enfant, en situation de choix ludiques, découvre l’autonomie par la décision.
2. apprendre à voir et faire pour voir : les interactions entre l’œil et la main
Les activités de l’Atelier insistent sur les distances et les connivences existant entre l’œil et la main. Il s’agit dans un premier temps de repositionner le rôle de l’œil pour acquérir une distance critique vis-à-vis des informations qu’il nous fournit . La puissance des images n’est évaluable pour l’enfant que lorsqu’il est en situation de les réaliser. La subjectivité du regard s’explore à partir du simple cadrage provoqué par la réunion du pouce et de l’index en un monocle puis par la suite, à l’aide d’outils plus élaborés (lunettes, appareil photo…)
Une sensibilisation de l’œil et la main suppose une situation d’expérimentation . L’expression plastique peut créer le lien pour aborder des œuvres dont les intentions ne sont pas toujours évidentes. L’activité appelle à ressentir l’œuvre plus comme un processus que comme un résultat : elle pousse à ne pas se contenter de sa seule partie visible pour en approfondir son contenu. Le scénario d’une animation prend pour point de départ un artiste, une démarche, une ou plusieurs œuvres découverte(s) en dernier lieu. Guidées par une question liée aux enjeux intrinsèques de l’œuvre ou de la démarche de l’artiste, les enfants s’aventurent dans différentes voies. Par le jeu des rapprochements et des confrontations, ce cheminement aboutit à comparer les dérives personnelles, réfléchir à la pluralité des interprétations, constater qu’il n’y a pas un discours mais des discours. Ce goût de la pluralité permet de prendre conscience de la variété des itinéraires individuels, irréductibles les uns aux autres et l’on en vient indirectement à parler de démocratie (Beaulieu, 1993)…Pour exemple, on peut faire réfléchir l’enfant sur une problématique de designer (s’asseoir), l’inciter à imaginer des solutions aussi farfelus que pratiques, comparer sa proposition à celles de ces pairs et voir autrement les créations des designers en remontant jusqu’à son environnement quotidien.

Les orientations politiques actuelles
Si les différents responsables successifs se sont faits les garants de cette pédagogie, depuis 2003, les changements portent sur de nouvelles orientations d’ordre politique. S’appuyant sur différentes études internes et sur l’expérience de l’Atelier des enfants, le service de programmation jeune public s’est positionné sur plusieurs points : une diversification plus importante des publics ciblés, un accent porté sur l’activité ponctuelle à caractère événementiel et la multiplication des partenariats.
Diversification et élargissement des publics
L’élargissement et la diversification des publics furent menés sur deux aspects : la mise en place d’actions dirigées vers un nouveau public, les 2-5 ans et l’implication de la famille dans l’activité.
Le public encadrant les 2-5 ans est effectivement très demandeur dans le cadre aussi bien individuel que scolaire car les prescripteurs bénéficient d’une grande disponibilité. Les parents sont souvent démunis sur les activités à partager avec leurs enfants. Les responsables de classes maternelles et de crèches disposent de temps car ils n’ont d’objectifs de programme éducatifs à tenir. Des programmes adaptés aux besoins de cet âge sont une façon de préparer les tout-petits savoir-être dans un lieu tel qu’un musée et de fait, donner le goût et préparer ce futur public.
Parallèlement, une attention toute particulière a été portée sur le rôle de la famille dans les activités proposées à l’ensemble des tranches d’âges (2-5 ans et 6-10 ans) en impliquant parents ou adultes accompagnateurs. Comme le montrent les études à ce sujet, la famille peut jouer le rôle d’initiateur, de déclencheur dans la pratique culturelle (Gottesdiener, 1992). Le rapport affectif est déterminant dans l’attachement à renouveler l’expérience du musée (Jonchery A., à paraître) : parce que l’enfant aura passé un moment agréable au musée avec ses parents, il appréciera d’y retourner. Le développement d’activités familiales s’appuie sur le désir des parents d’être les médiateurs de leurs enfants. L’activité est le lieu du partage, dans la manipulation et/ou dans la parole. Les parents, parce qu’ils connaissent leurs enfants, peuvent répéter, retranscrire les consignes de l’animateur, ré-expliquer en faisant appel à un vocabulaire qui leur est commun (souvenirs…), encadrer un geste technique… L’implication active des parents est indispensable : il s’agit de les faire participer en les interrogeant au même titre que leurs enfants sur leurs impressions (jamais sur les connaissances) ou en plaçant un papa à côté d’une œuvre pour évaluer une grandeur, par exemple. Visite et atelier peuvent devenir un vrai moment d’échanges dont les interactions ont un impact de « coéducation » (Guichard, 1993, p.117). L’adulte devient le guide-complice de l’enfant tout comme l’enfant peut devenir guide à son tour en interpellant l’adulte. Plus encore, la présence de l’enfant autorise une certaine « désacralisation » du musée : les adultes observent spontanément une attitude plus détendue, ils osent s’asseoir dans les salles du Musée, rire, toucher des échantillons, fabriquer, bricoler…
Développement des activités vers l’événementiel
Dans ce même objectif d’élargissement des publics, l’accent a été porté sur l’événementiel par l’élaboration d’actions ponctuelles.
Chaque premier dimanche du mois alors que l’accès du Musée est gratuit, de grands ateliers publics gratuits sont proposés aux enfants et à leurs parents. Ces jours attirent un public différent et deviennent par conséquent l’occasion de toucher un public peu ou pas familier des lieux culturels. Pour les familles, l’activité proposée en accueil continu offre un format souple où elles peuvent rester le temps qu’elles souhaitent sans contrainte d’horaires. Pour le service, il s’agit de surprendre le public – d’où le nom de ces activités « Impromptus » -, de donner l’envie de participer et de revenir. Cet effet de surprise est appuyé par l’investissement dans le Centre Pompidou d’espaces plus ou moins inattendus (mezzanine, forum voir la Piazza). L’activité devient un premier accueil ludique, un premier contact avec l’institution.
Cet aspect événementiel a été étendu dans la durée et dans l’espace avec la création du FI’ART (Festival International d’ART en famille) dont la première édition s’est tenue en juin 2007. Pendant un week-end, à l’initiative du Centre Pompidou, quatre institutions partenaires (Musée des Beaux-Arts de Taipei, le Castello di Rivoli-Museo d’Arte Contemporanea, Istanbul Modern et le Centre Pompidou) ont proposé des activités gratuites en même temps autour du thème commun de l’objet.
Ces activités ont été l’occasion d’échanges d’expériences et pratiques par l’accueil d’activités et de professionnels entre les institutions partenaires mais aussi du point de vue du public qui, par le biais d’Internet, a pu découvrir les activités qui se sont déroulés ailleurs.
Le tissage d’un réseau national et international d’activités
Diffuser la pédagogie, former et échanger avec les partenaires extérieurs ont été fixés parmi les axes de travail.
En conséquence, bien que le service d’itinérance existe depuis l’origine du l’Atelier des enfants, il a été considérablement étendu à des réseaux internationaux. D’autre part, l’idée de diffusion ne s’est pas contentée de l’itinérance mais s’est élargie par la constitution de réseaux de partenaires diversifiés (national et international, public et privé) avec des implications à différents degrés. Quelques exemples de ce travail :
– mise en place de collaborations avec d’autres établissements culturels pour la conception et la réalisation d’activités ou d’expositions. Ce fut le cas avec le Musée du Louvre pour l’exposition Tête à tête présentée à la Galerie des enfants en 2006 où des expressions de langue française autour du visage étaient prétexte à découvrir une sélection d’œuvres en provenance des deux institutions. Avec la Cité des Sciences et de l’Industrie, deux expositions ont été réalisées conjointement autour des thèmes de l’ombre et de la lumière, traités dans chacune des institutions selon leur domaine disciplinaire, afin d’offrir une double approche, par l’art et par les sciences ;
– accueil et échanges d’activités avec des partenaires nationaux ou internationaux comme décrites ci-dessus à l’occasion du FI’ART. La formation du personnel encadrant devenant l’un des axes forts de diffusion de la pédagogie ;
– partenariats privés de longue durée sur des actions précises. Ainsi, Dyson soutient l’ensemble des actions liées au design.
– Diffusion par le biais de mini-sites Internet en lien avec les manifestations de la galerie des enfants et de reportages sur les ateliers.

Le présent : la programmation actuelle
Pour traiter de l’actualité de la programmation, cette présentation propose une approche générale sur les activités proposées depuis les nouvelles orientations politiques développées ci-dessus. .Les exemples sont tirés d’expériences récentes ou qui vont être prochainement proposées dans la programmation 2007-2008.
Les activités pour les 2-5 ans
Le défi de séduire les tout-petits et leurs parents – puisqu’à cet âge il est évident que les parents doivent être présents – imposait la définition d’un déroulement au fil souple qui prendrait en compte les capacités de concentration, de compréhension des jeunes enfants. L’idée d’un parcours pouvait répondre à ces exigences.
Le parcours joue le rôle d’un cheminement, à l’essence même du terme « pédagogie » : il est, d’une part, la phase de transition qui permet de se détacher du monde familier de la rue, de la maison, de l’école pour pénétrer doucement et confortablement dans le monde mystérieux du Musée et des œuvres. D’autre part, il est le temps d’un premier accès facilité par l’animateur qui donne quelques codes. De cette manière, le parcours se construit autour de micro-événements multi-sensoriels par lesquels les enfants et les adultes qui les accompagnent peuvent ensemble apprivoiser le Musée. Tout au long de cette progression, l’animateur interpelle, captive, ouvre des pistes grâce à un langage verbal, musical ou chorégraphique pour aiguiller vers la surprise finale, l’œuvre. Cette démarche repose sur l’exploitation des sensations, notamment celle de l’espace, et l’interprétation d’indices en référence à des expériences familières. D’un point de vue pratique, durée et distance se devaient d’être limitées à une déambulation d’environ 45 minute-une heure sur une centaine de mètres.
De cette réflexion est née notamment la formule des Parcours Clin d’œil où, avec l’aide d’un danseur ou d’un mime et d’un animateur plasticien, les adultes et les enfants s’aventurent à la découverte d’une œuvre. Le duo d’animateurs parlent peu et montrent, invitent par le geste et jonglent entre le verbe et le langage symbolique. Musique, voix, geste dansé, manipulations ponctuent les escales durant lesquelles se crée une ambiance. Dans un jeu d’imitation, l’enfant s’approprie son environnement avec son corps qui est son premier instrument de représentation : il imite les gestes qu’il voit. Cette puissance d’expression corporelle mêlée au goût du merveilleux qu’évoquent les mots ou les gestes poétiques de l’animateur devient source de plaisir et prétexte à l’imagination. L’enfant sort de son être pour aller vers la compréhension d’autrui. Pour finir, vient la rencontre avec l’œuvre devant laquelle un court laps de temps est laissé sans mot pour que l’assemblage se fasse… La parole revient pour achever cette rencontre.
D’autres formules ont découlées du succès remporté par cette première expérience ajoutant parfois une manipulation.
Le parcours Mon voyage sonore propose une première visite de sensibilisation au Centre Pompidou autour d’un domino d’images et d’une création sonore. Par un jeu d’associations guidé par un petit personnage, enfants et parents découvrent et se familiarisent avec les lieux. Finalement, au cours d’une brève promenade, ils s’amusent à retrouver les éléments du bâtiment vus au cours du jeu mais cette fois, en grandeur nature. Cette démarche privilégie, par le passage d’une échelle à l’autre, un aller-retour entre détail et vision globale.
Les ateliers Premier Clic (intitulés depuis cette année « Clic Clic au Musée ») consistent à découvrir la photographie numérique, outil merveilleux car habituellement réservé aux adultes et à utiliser ce moyen pour découvrir une œuvre. En duo, parents et enfants jouent à prendre des photos. La manipulation d’un appareil implique la découverte d’une technique mais surtout celle d’un geste, celui de la sélection, base du travail de création. L’expérimentation répond à la sensibilité esthétique des tout-petits qui s’attachent particulièrement structures de surface telles que couleurs et motifs (Vilatte, non daté). La technique même de la photo numérique permet de prendre la dimension de processus dans la création malgré un temps assez court : à l’issue d’un parcours pendant lequel ils ont capturé leurs images, parents et enfants concluent l’atelier par le tirage de leurs photos et la réalisation d’un carnet. Au-delà d’un souvenir, celui-ci peut devenir un support de parole à partir duquel l’enfant pourra raconter à la maison et parfois même continuer à imaginer.

Les activités pour les 6-10 ans
Les visites actives
Les visites actives (appelées aussi « Boîtes à surprises » ou « Parcours zone sensible ») sont des parcours encadrés par un animateur qui propose, à l’aide de matériel pédagogique et ludique, une découverte sensorielle d’un choix d’œuvres du Musée.
Il existe deux types de mallettes pédagogiques : l’une sur le thème des couleurs et l’autre attrayant aux matières. Chaque mallette renferme plusieurs types d’outils adaptés et renouvelés en fonction des accrochages et des besoins éventuels des animateurs. Actuellement, quatre circuits sont proposés chacun autour d’une question concrète qui fait office d’entrée pour l’animateur :
– « Comment c’est peint ? » et « De quelle couleur est mon t-shirt ? » (autour de la mallette couleurs) Pour ces circuits, l’animateur dispose de nuanciers, de lunettes de cadrage, d’échantillons de toiles brutes et peintes, de disques chromatiques, de filtres colorés…
– « En quoi c’est fait ? » et « Comment ça marche ? » (autour de la mallette matières). En ce cas, il a recours à des échantillons de différents matériaux qu’il peut dissimuler dans des pochettes opaques pour une découverte tactile, des outils…
Les autres sens ne sont pas oubliés grâce à une collection de boîtes à odeurs et tapis sonores. Ces divers éléments permettent de séduire les enfants, de créer un climat d’effervescence et de curiosité . Néanmoins, ces dispositifs sont toujours le déclencheur ou le support du dialogue, et non l’inverse : ils alimentent la découverte des œuvres mais n’en sont pas l’objet. Leur but est d’attarder le regard sur quelques œuvres en stimulant le toucher, l’odorat et l’ouïe pour mieux voir. La succession d’expérimentations induit d’emblée un rythme alternant des cycles d’attention et de détente qui rendent la visite plaisante et adaptée à la concentration de l’enfant. Autour des jeux de perception sensorielle, les enfants associent les manipulations à ce qu’ils voient, procèdent à des relations d’équivalence, de différence, d’ordre ou de classement et traduisent leurs impressions, leurs expériences en mots. La visite devient une succession de temps de séparation et de réunion alternant expérimentations individuelles et partage des sensations. Ces moments de mise en commun sont le lieu de l’échange et du dialogue : encouragés par l’animateur, les enfants comparent, distinguent, identifient… Ce qui est verbalisé montre ce qui est compris et par conséquent, ce qui sera mémorisé. Ainsi, l’enfant s’exprime devant l’œuvre pour plus tard peut-être s’exprimer d’après l’œuvre (Gazeau M.T., 1974).
Dans un souci constant de renouvellement, de nouvelles mallettes pédagogiques sont à l’étude : une série de tiroirs d’outils réunis par thématique serait à sélectionner par l’animateur selon la visite et permettrait une plus grande variété d’outils, l’intégration des nouvelles technologiques (supports audio-visuels…), la possibilité de nouvelles entrées…
Les ateliers
Les ateliers sont le fondement et l’aboutissement de la réflexion pédagogique menée depuis maintenant trente ans. De manière générale, ceux-ci se déroulent en deux temps :
– une situation d’expérimentation plastique dont l’aspect ludique participe à une situation d’éducation informelle où les enfants n’ont pas conscience d’apprendre et où leur imaginaire ne sera pas bridé par l’envie de copier les œuvres. Un minimum de consignes et des démonstrations très suggestives contribuent à stimuler l’imagination ;
– c’est ensuite que vient la rencontre avec une ou plusieurs œuvres des collections du Musée, aboutissement du travail mené lors de la première partie de la séance. De cette façon, le musée apparaît moins autoritaire, les enfants sont plus à leur aise et les œuvres du Musée sont naturellement mises en lien avec les problématiques explorées pendant le temps de pratique.
La démarche créative favorise un acte d’appropriation en s’appuyant sur l’artiste et son œuvre comme l’amorce d’un processus de réflexion mais non comme un modèle.
Une place particulière est laissée à l’expression orale et la verbalisation de ce qui est fait, vécu, vu et ressenti durant toutes les étapes de l’activité. L’enfant dispose (à partir de 5 ans) d’un vocabulaire suffisant pour mettre des mots sur les choses, poser des questions. Ce rapport langagier au monde lui donne la capacité de fabriquer du sens et du symbole. La découverte des matériaux de pratique se fait tant par les sens que par la parole. La création des enfants est canalisée par quelques indications orales appelant l’imagination. Une fois terminée, un temps dit « d’exposition » est ménagé pour permettre à chacun de présenter et d’expliquer aux autres sa réalisation, de mettre des mots sur son imaginaire. La création poursuit son effet de stimulant intellectuel par le langage. Les enfants découvrent les différents discours autour d’une même question originelle. L’intérêt portée à leur expression admet la valorisation du regard de chacun : rien n’est juste ni faux et tout le monde est capable d’apporter une réponse originale. Disposé à partir de 6 ans à décentrer sa pensée, l’enfant peut prendre conscience du point de vue de l’autre. Dans un dernier temps, les œuvres, grâce à la réflexion menée autour du travail plastique, se dévoilent sous un jour nouveau. L’enfant est en position de percevoir que la représentation est un moyen de communication qui contient des choses à déchiffrer, de la même façon que ses réalisations tentent de figurer au mieux pour se faire comprendre.
Si le principe des ateliers reste globalement le même, il existe plusieurs thématiques (découverte du design, invitation à de jeunes artistes, atelier plastique autour du cinéma d’animation…) selon plusieurs formats (séance unique ou cycle de trois séances). Depuis cette année, un atelier évolutif sera expérimenté à partir des vacances scolaires, l’atelier au fur et à mesure. Ces ateliers proposent de faire évoluer un espace au gré des interventions des différents groupes d’enfants. Ainsi, pendant une semaine consacrée au travail d’un artiste (la saison débutant autour de Giacometti en lien avec l’exposition), à chaque jour, correspondra l’exploration d’un outil, d’une technique lié à l’œuvre de l’artiste. Chaque séance doit intégrer et tisser des liens avec la précédente. L’espace se construira peu à peu en volume ou en deux dimensions pour réaliser un travail collectif sur le mode du jeu de construction. La réalisation collective suscitera la collaboration de l’enfant avec les adultes et les autres enfants de son groupe tout en tenant compte du travail des groupes précédents et/ou suivants. L’enfant pourra ainsi apprendre qu’il a une place auprès de ses pairs et parmi ses semblables, que sa participation compte.
La Galerie des enfants et les expositions
Un espace adapté
La Galerie des Enfants est un espace d’exposition d’environ 400 m², dont la programmation dépend du service jeune public. Cet espace réservé aux enfants assure leur confort tant physique qu’intellectuel et celui des visiteurs adultes car « le jeune public ne se comporte pas tout à fait comme le public adulte. Un enfant […] ne voit pas comme un adulte, il n’a pas la même sensibilité esthétique et n’enregistre pas la même chose que ses parents et ses accompagnateurs. Il a sa façon à lui de découvrir ce qui l’entoure et de communiquer avec le monde. Il a son langage » (Merleau-Ponty, 2000, p.10). Ces dispositions permettent une plus grande liberté pour les animations, l’installation de dispositifs pédagogiques et l’accueil spécifique réservé aux enfants. Gratuit pour les moins de 18 ans, la Galerie devient un lieu de socialisation où un encadrement privilégié permet aux enfants de découvrir et d’apprendre ensemble.

Le rythme de renouvellement des manifestations est d’environ 3 à 4 par an. Elles sont de natures différentes selon leurs contenus :
– l’espace-jeu réalisé la plus souvent en contrepoint d’une exposition du Centre (Quel cirque ! ouverture programmée pour mai 2008). Dans ce cas, des dispositifs interactifs ou des supports complémentaires sont imaginés en écho de l’exposition du Musée pour offrir un éclairage adapté aux enfants et aux familles ;
– l’œuvre-jeu résulte d’une commande spécifique auprès d’un artiste en déclinaison de son travail personnel et dans laquelle les enfants pourront intervenir selon une règle de jeu (Paul Cox – jeu de construction, 2005) ;
– l’exposition-atelier présente des œuvres d’un artiste (L’œil sur l’échelle avec Edouard Sautai, ouverture programmée pour février 2008), d’un collectif (Peinture fraîche – Face à face avec 9è concept, ouverture programmée pour octobre 2007) ou autour d’une thématique (la lumière dans Ombres et lumière, rêves d’ombre ; le portrait avec Tête à tête en collaboration avec le Musée du Louvre, 2006) et des ateliers ou dispositifs interactifs in situ. Ces deux moments sont conçus dans l’idée d’un aller-retour complémentaire entre voir et faire.
Dans ces formats, l’artiste, et par conséquent la création contemporaine, tient une place importante et sa collaboration, souvent fructueuse, dépend de son désir d’investissement. L’artiste peut devenir co-commissaire lorsqu’il s’agit d’une manifestation sur son oeuvre (Détours d’objets, travaux de Claude Courtecuisse, 2007) comme il peut ponctuellement se faire lui-même le médiateur de son travail lors de rencontres ou d’ateliers (Peinture fraîche – Face à face avec 9è concept, ouverture programmée pour octobre 2007).
Malgré leur grande diversité, quelques points communs caractérisent ces expositions. Chaque scénographie est pensée pour favoriser l’accès et la curiosité des enfants : hauteur d’accrochage ajustée à leur taille, murs colorés, dispositifs interactifs… L’espace peut être embrassé d’un seul coup d’œil, un aspect rassurant tant pour les enfants que les adultes. Peu d’objets et/ou de dispositifs bien sélectionnés suffisent, choisis pour leur pouvoir de suggestion sensorielle et leur capacité à être abordé. Il n’y a pas ou peu de vitrines. Les parcours recherchent l’évidence : fléchages et éléments d’orientation devenus jeu, organisation articulée des dispositifs… L’écrit est volontairement limité. Les cartels donnent des indications assez concises et claires ; ainsi, pour les enfants qui ne maîtrisent pas encore la lecture, les parents peuvent expliquer de manière simple les œuvres. Dans la mesure du possible, ce sont des œuvres originales qui sont présentées, condition pour se faire une idée juste et authentique de l’œuvre et être sensible à la fameuse aura décrite par Walter Benjamin .
Un vernissage tient parfois lieu d’inauguration : il est abordé plus comme un goûter que comme le rituel élitiste que les adultes en font. Un livre d’or offre aux enfants la possibilité de dessiner, de noter leurs impressions : une possibilité d’expression qui participe à un sentiment de convivialité. Les carnets qui peuvent être réalisés pour l’occasion sont considérés comme une forme d’initiation au catalogue mais dans des formats adaptés, malléables et le plus souvent personnalisables.
L’itinérance
L’une des innovations de l’Atelier des Enfants, réside dans son constant effort à produire des outils pédagogiques destinés à être diffusés grâce, entre autres, à la formation (stages, colloques, accueil de professionnels…) par le biais des réseaux d’itinérance (musées, instituts culturels hôtes…). Des mallettes pédagogiques aux diaporamas, les expositions itinérantes restent aujourd’hui une action poursuivie et renforcée, ajoutant chaque année une nouvelle proposition au catalogue existant. Ce format très particulier répond à des contraintes de maniabilité, de modularité favorisant les phases de montage et démontage, d’aptitudes au transport et de maintenance régulière. Conçues puis expérimentées dans un premier temps au Centre Pompidou, les expositions itinérantes sont ensuite diffusées auprès de réseaux nationaux et internationaux pour en faire bénéficier le plus grand nombre.
Deux exemples du catalogue illustrent ce travail :
– l’œuvre-jeu de Miguel Navarro, Sous la lune II
Sous la lune II est une création commandée spécialement à l’artiste, Miguel Navarro, en déclinaison de son travail. Intéressé par la structure des villes, leur typologie, leur forme, leurs réseaux, Miguel Navarro a donc proposé un assemblage de modules à agencer pour imaginer des villes miniatures. Les enfants disposent d’un ensemble d’éléments en fonte de formes et de tailles variées à organiser sur une surface de plancher de 50 M2 environ pour concevoir ensemble une cité. Leur réalisation est une entrée pour aborder le travail de l’artiste mais aussi élargir le propos sur l’architecture, l’urbanisme, la ville…
– le dispositif Matisse-Picasso
Ce dispositif fut imaginé à l’occasion de l’exposition du même nom qui se tint aux Galeries Nationales du Grand Palais à Paris. Il se compose d’une structure centrale d’accueil (160 M² environ) autour de laquelle se déploient quatre ateliers permettant chacun d’explorer un thème fort présent dans les recherches de ces artistes (l’expressivité de la couleur, la dynamique de la ligne, le travail de construction/déconstruction et la simplification des formes). Au-delà des qualités pédagogiques de cette proposition, celle-ci a permis d’expérimenter, pour la première fois, une diffusion auprès des centres commerciaux grâce à un partenariat sous forme de coproduction. Malgré les débats existant autour de la position d’une institution culturelle vis-à-vis d’un établissement commercial, ce type d’opérations montre quelques inconvénients pour de nombreux intérêts. Pour toucher un public plus large et plus diversifié, parfois non-familiers des musées, voir « non-visiteurs », le centre commercial s’avère être un lieu stratégiquement pertinent pour l’affluence et la pluralité de sa fréquentation. L’une des principales difficultés est de « fixer l’attention d’acheteurs pressés surtout lorsque ceux-ci ne sont pas familiarisés avec ce type d’animations culturelles » (Girault et Lemire, 2003, p.3). Le caractère imprévu d’une animation dans un centre commercial éveille la curiosité et surtout prévient du conditionnement intellectuel qu’implique la démarche d’aller dans un musée. Pour poursuivre la réflexion engagée et découvrir les œuvres originales, des invitations pour les familles furent offertes et à cet effet, des visites gratuites furent organisées le dimanche dans les salles consacrées à Matisse et Picasso. Ces opérations ont permis de sensibiliser un large public puisque les ateliers accueillant jusqu’à 2000 enfants par mois (durée moyenne de présentation de l’exposition à chaque étape). Quant au partenariat, si l’idée de l’entreprise privée rend certains réticents, il est indéniable que les moyens et les compétences dont elle dispose peuvent concourir à l’enrichissement des activités. Dans le cas présent, un petit carnet pédagogique de jeux et de croquis, en complément et en prolongement des animations, a ainsi pu être financé et distribué à l’ensemble des enfants. De fait, même si les objectifs des deux partenaires sont probablement de nature différente, il est possible pour l’institution et son public d’en tirer de véritables bénéfices.
Les publications
L’édition d’ouvrages présente de nombreux atouts. C’est un moyen de diffusion large, « une forme d’acculturation du public hors les murs » (Dufrêne, 2000, p.17) qui parvient à décentraliser la culture de l’enceinte de l’institution mais c’est aussi, sous forme de livre, un objet réel que l’on touche, que l’on garde et qui dure. Elle permet de jeter des ponts entre différents partenaires : musée, écoles, bibliothèques et surtout, entre l’adulte et l’enfant. A défaut de traduire l’unicité, les matières, la volumétrie des œuvres, l’ouvrage publié peut permettre de s’attacher à explorer l’œuvre vraiment en profondeur en choisissant ce qui est montré et comment. La fabrication d’ouvrages est facilitée au Centre Pompidou qui dispose de tous les services nécessaires.
De nombreuses publications (papier et électronique) à destination des enfants ont été réalisées. Les plus récentes sont :
– L’Art en Jeu (édité de 1985 à 1995) est une collection composée de 33 livres sous la plume d’une dizaine d’auteurs. Chaque volume explore une seule œuvre. L’ensemble des choix graphiques et éditoriaux conduit de l’observation à une perception subjective évoquant de multiples lectures métaphoriques où notre imagination va prendre le relais de nos yeux. L’idée d’une construction de la perception et du sens est clairement évoquée sur la couverture par un assemblage de cubes. Ces livres sont plus à regarder qu’à lire. L’œuvre se dévoile progressivement au fil des pages par des détails ou des gros plans, comme des énigmes. Toujours actif, le lecteur apprivoise cette image sans le savoir. Les jeux de mise en page ou de construction / déconstruction de l’œuvre privilégient une approche formelle. Même si le contenu est dirigé, chacun reste libre de puiser ce dont il a besoin, incité à la regarder « sous toutes les coutures ».
– Débutée en 2000, la collection Zigzart comprend actuellement 5 volumes. Inspirés du travail des mallettes pédagogiques dans le questionnement et de comparaison des œuvres, les livres s’organisent sur un thème autour de couleurs (Bleu Zinzolin et autres bleus ; Rouge Alizarine et autres rouges ; Jaune orpiment et autres jaunes) ou de matières (Peaux, tissus et bouts de ficelles ; Spirales, ressorts et tourbillons). Cette publication s’appuie sur le pouvoir suggestif de la confrontation des œuvres, impossible selon l’accrochage du Musée, un texte léger fournissant des informations minimums et des effets de surprise par le biais de pliages, découpages, nuanciers, typographies…
– Feuilles, publié en 2004 est un ouvrage destiné plus spécifiquement des enfants déficients visuels. Issu d’une collaboration avec l’artiste Katsumi Komagata, ce livre tactile propose de suivre le parcours et la vie d’une feuille au gré de découpages et de textures.
– Le Musée en 10 couleurs publié en 2006. Dix œuvres monochromes pour approcher les dix couleurs ont été choisies dans les collections du Musée. Grâce à un jeu de fenêtres aux découpes circulaires, de cadrage dans le cadage, ce petit livre-musée invite l’enfant à imaginer ce qui se cache derrière la page et à s’interroger sur les œuvres. A quoi font-elles penser? Comment sont-elles faites? Avec quels matériaux ?
Le texte suggère plus qu’il n’explique.
Parmi les publications les plus novatrices, le site internet spécifiquement destiné au jeune public (6-14 ans) www.junior.centrepompidou.fr offre des possibilités supplémentaires de sensibilisation. Trois rubriques (Art en Clic et Plus d’art pour les plus jeunes et Médiabox pour les adolescents) sont proposés. Plus d’art est un webzine où sont proposés des rencontres avec les artistes ainsi que des jeux à faire en direct ou à télécharger.
Art en clic est l’occasion d’une première approche ludique de quelques œuvres du Musée autour d’une même thématique. Le premier volet est consacré à l’arbre. Pour l’illustrer, trois univers aussi différents que ceux de Giuseppe Penone, Yves Klein ou Bernard Descamps ont été sélectionnés. Pour les plus grands, à partir de 11 ans, la Médiabox permet de naviguer entre les vidéos, les sons, les créations électroniques, portant l’accent sur un artiste ou un pays (la Suède, par exemple).
Ces publications refusent d’être une fin en soi et ne prétendent nullement se substituer à la fréquentation des œuvres. Dans un registre plus théorique, un autre pan de l’édition a permis de formaliser et diffuser l’aboutissement d’un travail de réflexion. En effet, l’ouvrage « Panorama art et jeunesse », édité récemment à destination des professionnels, réunit une série d’interventions de chercheurs, d’artistes et de spécialistes de l’éducation tenues au cours de conférences sur le thème des rapports des jeunes à l’art et à la création. Ces travaux ont impliqué, dans leur mise en oeuvre et par la diversité participations, différents réseaux des milieux de la culture et de l’éducation. Cette opportunité permet la confrontation de savoirs et d’interrogations, préparant simultanément la réflexion sur un projet en direction du public adolescent.

L’avenir : un public à conquérir, les adolescents

Pourquoi les adolescents ?
En comparaison des enfants et des adultes pour lesquels il existe systématiquement des propositions, les études montrent que le public des adolescents est souvent négligé dans l’éventail de l’offre muséale (Serain, 2005). Si les musées disposent fréquemment d’une offre pour les groupes scolaires d’adolescents, moins d’un tiers des musées d’art tiennent compte des adolescents venus en visiteurs individuels. De plus, lorsqu’elles existent, les propositions à leur égard ne sont souvent que des déclinaisons de programmes dédiés aux enfants ou adultes. Si les adolescents ne sont pas attendus par le biais d’une programmation adaptée, ils ne risquent guère de fréquenter les institutions culturelles desquelles ils sont souvent distants.

Les adolescents sont le public de demain. Individus en formation qui aspirent à l’autonomie, ils font preuve d’une forte volonté d’émancipation en affirmant leurs choix. Une sensibilisation à l’art est, à cet âge, un enjeu social qui contribue fermement à familiariser le futur visiteur mais surtout à construire le futur citoyen par l’appropriation de connaissances et d’outils nécessaires à la construction du jugement responsable.
Leurs compétences d’appréciation des arts visuels et leur sensibilité sont semblables aux adultes non familiers de l’art (Villatte, non daté). Par conséquent, bien qu’ils disposent de l’ensemble des structures intellectuelles de l’adulte, ils n’en ont cependant pas l’expérience et font pourtant preuve d’une grande disponibilité culturelle (Ministère de la Culture et de la Communication, Département des Etudes et de la Prospective, 1999). Ce constat conforte la convoque l’idée d’un encadrement, d’un accompagnement par un espace tant intellectuel que physique où la programmation serait adéquate et appropriée.

Dépassant les poncifs sur le désintérêt des adolescents, quelques institutions culturelles étrangères ont mis en place des programmes de qualité dont les résultats ont été fructueux grâce à l’attention portée sur le choix des thématiques, sur un travail de pluridisciplinarité et sur la dimension d’implication de ce public dans les projets. Ces expériences ont ainsi montré que ce public pouvait venir si les propositions offertes se montraient à sa mesure.
Quel projet ? Quelle proposition ?
Fort de son expérience et à l’appui des constats des différentes études, le service de la programmation jeune public étudie actuellement le projet d’un nouvel espace de manifestations et d’animations destiné aux 11-18 ans.
Le programme de cet espace est envisagé comme une plate-forme de rencontres avec la création moderne et contemporaine, un lieu de pratiques et d’échanges avec les créateurs, un espace pluridisciplinaire où se refléteront les tendances actuelles en matière d’art et d’esthétique. La création contemporaine sera appréhendée sous toutes ses formes : arts plastiques, la danse, la musique, le cinéma mais aussi les jeux et clips vidéo, les nouveaux modes de diffusion numérique, la mode, le design, le livre…
Cet espace conçu pour les adolescents s’ouvrira aussi aux autres tranches d’âges et à une diversité de publics afin de favoriser les échanges, les points de vue autour de la création d’aujourd’hui.

Pour réaliser ce projet, un groupe d’une douzaine d’étudiants de l’Ecole nationale supérieure de création industrielle (ENSCI) ont été invités à imaginer et concevoir ce lieu avec les équipes du Centre Pompidou dans le cadre de leurs projets d’études.
Plusieurs axes leur ont été donnés pour engager un travail de réflexion et de recherche :
– une écriture spécifique, adapté à ce public et identifiable pour un nouvel espace
– un espace non figé, en perpétuel mouvement avec des équipements évolutifs combinatoires et mobiles.

De là, il apparaît que le lieu se devra de remplir plusieurs fonctions :
– un espace d’accueil, d’information sur les activités du Centre Pompidou pour inciter les jeunes à découvrir l’ensemble de la programmation ;
– un espace de workshop autour d’une thématique forte avec la participation ponctuelle des créateurs (plasticiens, danseurs, musiciens, designers, graphistes…) ;
– un espace de diffusion de productions sonores offrant des possibilités de téléchargement et de consultation des créations multimédias (support dvd, internet…), des ouvrages d’arts (bandes dessinées, catalogues, livres d’artistes…) ;
– un espace scénique pour les performances, les spectacles vivants et les concerts ;
– un espace de création sonore et audiovisuelle comprenant un studio mobile ;

Afin de cibler ce public, le concerner, plusieurs pistes sur les moyens adaptés sont en cours d’étude, en particulier sur :
– le choix d’un nom attractif qui soulignerait l’importance des échanges, la diversité des formes de création proposées et le rôle de médiation ;
– une appréhension de l’espace et du temps différente : les horaires, les rythmes et les durées des activités seront établies afin de correspondre aux besoins du public ;
– une communication spécifique concernant la signalétique, les titres des projets, le graphisme des documents ;
– des réseaux de diffusion à conquérir liés aux pratiques et aux modes de vie des adolescents.

L’idée d’un nouvel espace innovant est un travail de fond qui au-delà de l’établissement d’un programme demande aussi la mise en œuvre d’une programmation, la formation des équipes d’animations pour dépasser toutes les appréhensions et proposer un projet de qualité…

Comme le rappelle Khalil Gibran , les enfants ne nous appartiennent pas et l’on ne pourra que les préparer à un monde différent de celui que nous avons connu. La société a pour rôle de favoriser la construction de leur pensée en les aidant à se doter d’outils de réflexion, d’habiletés afin de devenir des individus réfléchis, imaginatifs et intéressés. « A la racine de tous nos problèmes d’être humains [sic] se trouve une absence d’intérêt si ce n’est pour notre propre survie. […] Si le fait d’éduquer ne forme pas des gens intéressés par ce qui se passe autour d’eux pendant leur seule et unique vie, alors l’éducation est d’abord un échec. […] les musées sont les plus grands laboratoires disponibles pour étudier la façon dont on peut éveiller l’intérêt et que ce problème est essentiel à notre désir de survivre en tant qu’êtres humains » (Dillon Ripley in Giraudy et Bouilhet, 1977, p.88).
La confrontation aux œuvres et aux artistes contribue à aider l’enfant dans la création de ses propres repères et ses propres hiérarchies. Très actif dans la sensibilisation de l’enfant à l’art, l’Atelier des enfants, devenu le service jeune public du Centre Pompidou, a développé une pédagogie originale qui a fait encore figure d’exemple. Il y a trente ans, il s’agissait de réfléchir une pédagogie adéquate qui permettrait de sensibiliser les enfants à l’art. Aujourd’hui, fort de ces années d’expériences et parallèlement aux progrès des connaissances en muséologie, les questions se tournent vers l’élargissement du public : le pari d’attirer la petite enfance remporté, le défi de séduire les adolescents s’annonce…

Cependant, la présente analyse reste afférente à son temps ; en d’autres mots, il est possible de considérer le passé et d’en tirer des conclusions mais rendre compte de l’actualité reste suggestif. Seule, l’évaluation, souvent difficile à entreprendre de manière interne, peut appeler la critique et la remise en question (et non la remise en cause) nécessaire au renouvellement. La pratique ne peut se suffire à elle-même et doit rester solidaire de la théorie, grâce à l’évaluation et la formation , pour ne pas perdre le fil de l’innovation. « L’important, c’est moins de recevoir une grande quantité de public et de s’en glorifier, que de constater s’il a tiré profit de sa visite, vérifié, enrichi et échangé son savoir, aiguisé sa curiosité et son esprit critique, cultivé sa sensibilité, ressenti un plaisir, stimulé sa créativité, amélioré sa conduite privée et publique de la vie » (G.H. Rivière cité dans Giraudy et Bouilhet, 1977).

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