Centre Pompidou

Centre Pompidou. Gerhard Bögner de Pixabay. CC0


Bibliothèque publique d’information, notre réponse du 27/11/2018.
 

Histoire du groupe Art & Language

Formé en mai 1968 à Coventry, Grande-Bretagne, le groupe Art & Language est composé de Terry Atkinson (1939), Michaël Baldwin (1945), David Bainbridge (1941), Harold Hurrell (1940), Charles Harrison (1941-2009), Mel Ramsden (1944), tous de nationalité britannique, Ian Burn (1939-1993) de nationalité autralienne

A partir de 1969, le groupe publie aux Etats-Unis une revue, Art & Language, éditée par Joseph Kosuth. En 1971, Mel Ramdsen (1944) et Ian Burn (1939) le rejoignent. Constitué à un moment où l’art minimaliste semble représenter l’apogée du formalisme et où l’Art conceptuel atteint sa pleine maturité, le groupe fonde son activité, ses « conversations », sur une recherche des relations entre théorie et pratiques artistiques.

Aux premières œuvres de 1966-1967, comme Air Show ou Temperature Show, constituées de rapports rédigés dans le style des protocoles scientifiques sur des expériences imaginaires, succèdent des pièces purement textuelles qui ne renvoient qu’à elles-mêmes. 

L’œuvre fondatrice de cette démarche est l’éditorial du premier numéro de la revue paru en mai 1969, texte composé collectivement et non signé, pour contester la notion d’auteur. Cet écrit pose dès ses premières lignes l’hypothèse selon laquelle un texte qui explique ce qu’est l’Art conceptuel est une « œuvre d’art conceptuelle ». Il analyse les divers critères qui président à la reconnaissance d’une œuvre d’art : à la suite de Duchamp, le groupe conclut qu’un environnement artistique suffit à la transfiguration d’un objet en art. Ainsi, un texte mentionnant qu’il est destiné à une galerie d’art, deviendrait de ce seul fait une œuvre. L’essai se conclut par une remise en cause de la théorie selon laquelle l’art visuel corrigerait la pensée conceptuelle. « L’utilisation du langage du monde de l’art » peut suffire à faire de l’art. 

Depuis la fin des années 70 marquée par le départ de Terry Atkinson qui se consacre à la recherche d’une esthétique marxiste, le groupe recentre son interrogation sur la peinture : elle est présentée comme un « site culturel » dont il s’agit de dégager la spécificité par rapport à d’autres productions intellectuelles, par exemple des textes historiques, politiques ou philosophiques. L’atelier des artistes et le musée deviennent alors des thèmes récurrents et démultipliés d’une vision ironique du monde de l’art, notamment dans les séries des Incidents in a Museum et des Ateliers d’artistes.

J’ai trouvé ces informations sur ce collectif, dans un dossier pédagogique du Centre Pompidou sur l’art conceptuel.
 
Vous trouverez des livres sur ce collectif au niveau 3 de la Bpi. Les ouvrages sont consultables à la cote 704-812 ART. 
Voir le catalogue en ligne. Ci-dessous deux sélections. 
 
Wood, Paul ; Art and Language. Isy Brachot. Labor, 1992
 
Des articles : 
 
« Art & Language revisité » de Catherine Millet dans  Art Press, 1er février 2002

« Plus drôle qu’il n’y parait » de Olivier Michelon dans Le Journal des Arts , 8 mars 2002
 
Vous pouvez également consulter la page dédiée à cette œuvre sur le site du Centre Pompidou. Homes from Homes I 
 
Quelques informations complémentaires sur la page dédiée de la RMN, Réunion des Musées Nationaux
 

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information
www.bpi.fr

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