Dans le roman de Juan Rulfo « Pedro Paramo » (traduction, l’Imaginaire, Gallimard), le Père REnteria prononce deux fois, pp.132 et 133 , la phrase « j’ai la bouche  pleine de terre », puis « j’ai la salive écumeuse…etc » extraits , semble-t-il, d’un acte de contrition. Qu’en est-il exactement? Merci.

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Réponse apportée le 01/09/2012  par PARIS Bpi – Actualité, Art moderne, Art contemporain, Presse

Afin de vous répondre, j’ai lu le passage de Pedro Paramo (fragment 61) et j’ai parcouru le seul ouvrage en français de la Bpi consacré à ce roman. Ces deux expressions n’y sont pas mentionnées.
Auteur : Bradu, Fabienne
Titre : Echos de Páramo : lecture de Pedro Páramo de Juan Rulfo /
Éditeur : Bruxelles : Lettre volée, 1996
Description : 70 p. ; 18 cm
Collection : Palimpsestes ; 8

La seule mention que j’ai trouvée est dans un livre espagnol
Auteur : Portal, Marta
Titre : Análisis semiologico de « Pedro Paramo » /
Éditeur : Madrid : Narcea, 1981
Description : 198 p. ; 18 cm
Collection : Bitacora biblioteca del estudiante ; 70

Page 87, je cite :
« Tengo la boca lliena de tierra » inicia su exhortacion el sacerdote.

« Trago saliva espumosa; mastico terrones plagados de gusanos… » trata el padre Renteria inutilmente de sembrar en la mente enferma imagenes postrimeras y horrorosas de los condenados al infierno.

Selon notre interprétation, le père Renteria « aide » cette femme à mourir en lui faisant répéter ces paroles terribles et mortifères (au sens propre). Il ne s’agit pas à proprement parler d’un acte de contrition ou alors d’un style très personnel ! Le prètre oblige Susana à évoquer son propre corps mort, ce qu’elle refuse et détourne en prière érotique.

Quelle que soit l’interprétation possible de ces paroles, il ne s’agit pas d’une citation d’un texte classique d’acte de contrition mais d’une création personnelle de Juan Rulfo.

Cordialement,

Eurêkoi – Bpi (Bibliothèque publique d’information)

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