Bonjour, nous recherchons des informations sur les éditions Atalante et plus particulièrement sur leur collection de science-fiction « la dentelle du cygne ». Nous recherchons plus précisément des informations sur leur historique, leur ligne éditoriale, mais aussi des données chiffrées (nombre de titres parus, nombre de nouveautés par an,…) Merci d’avance pour votre aide précieuse.

Réponse apportée le 01/27/2006  par PARIS Bpi – Actualité, Art moderne, Art contemporain, Presse

Bonjour,
Nous n’avons pas trouvé grand chose sur cet éditeur. Voici quelques pistes :

*La référence d’un article de presse sur les Editions Atalante

23/02/2001 LIVRES HEBDO Derrière L’Atalante
(La revue professionnelle livres hebdo est présente dans toutes les bibliothèques, en principe)

*Un article de Libération consacré à l’édition de science-fiction extrait de la base Lexis/Nexis (Abonnement souscrit par la Bibliothèque publique d’information).

Libération 7 octobre 2004

Fantasy héroïque;
Edition

AUTEUR: ROUSSEL Frédérique
RUBRIQUE: LIVRES; Pg. 10, 11 No.7280
LONGUEUR: 1269 mots

ENCART: L’édition de la science-fiction voit l’avenir en noir, celle de la fantasy est dopée à la potion magique. Etat des lieux.

Rue de la Bienfaisance. L’adresse fait sourire, le quartier étonne d’un jeune éditeur. Les éditions Bragelonne se sont installées dans le VIIIe arrondissement, il y a près d’un an, quittant un local étroit de Montreuil pour une surface plus en phase avec leur réussite. L’escalier pavé descend en douceur au sous-sol dans ce qui fut une ancienne écurie. En bas, devant le bar encore inachevé, des cartons prêts à partir en service de presse. Quatre volumes dans chaque. Un carton par mois, quarante livres par an. Bragelonne publie encore et encore. Surtout de la fantasy, surtout anglo-saxonne. Son premier vrai succès, Légende, du Britannique David Gemmel, a dépassé les 35 000 exemplaires. Créée en 2000 avec 50 000 francs par Stéphane Marsan et Alain Névant, la maison emploie désormais 10 personnes et affiche un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros. « Toutes les maisons périclitaient, et on est arrivé avec de vrais bouquins, de beaux objets avec des couvertures à l’anglaise, explique Alain Névant, un rien conquérant. On a la culture de ceux qui sont nés dans les années 70, qui viennent du jeu de rôles et qui ont vu Star Wars à 7 ans. C’est comme s’il y avait une génération Bragelonne. » Un budget pub de 250 000 à 300 000 euros par an, un site Internet qui attise une communauté de lecteurs. Et une réussite exponentielle insolente. Dans le milieu des littératures de l’imaginaire, on glose beaucoup.
La réussite tonitruante de Bragelonne rend plus amère l’infortune des autres, qui peine à faire leur miel de la SF ou de la fantasy, après une année 2003 fort mauvaise.
Est-ce le principe des vases communicants? Toujours est-il que là où s’épanouissent les romans de Bragelonne, sur les étals des libraires, d’autres disparaissent. La collection grand format de J’ai lu, « Millénaires », s’arrête à la fin de l’année. L’exigeante « Imagine » de Flammarion, lancée par le regretté Jacques Chambon en 1999, tire ses dernières cartouches. « Les ventes sont moyennes », reconnaît Benoît Cousin, qui dirige les deux. Il est effectivement bien tentant de suspecter la politique de rentabilité du groupe Flammarion. Chez Rivages, on met aussi le genre sous le boisseau ce mois-ci. « La collection était déjà plombée dès le départ, estime Doug Headline, qui l’avait lancée il y a dix ans. J’avais proposé du poche, elle s’est faite en grand format. Ça fait trop cher le livre. Et c’est déjà si difficile de trouver de la place dans les linéaires. » Les meilleures ventes, les Robert Jordan, ont oscillé entre 6 000 et 10 000 exemplaires. Pas de best-seller en vue sur une décennie et 70 titres au catalogue. Doug Headline ne cache pas son pessimisme : « On est dans une période culturellement très réactionnaire. Il y a un manque de curiosité. Les gens se replient sur des choses réconfortantes, comme la fantasy. Gemmel, ce n’est même pas de la bonne littérature de gare. » Pour Gilles Dumay, à la tête de « Lune d’Encres », chez Denoël, le bonheur insoutenable des uns fait le malheur des autres. « Trop d’éditeurs, trop de nouvelles collections, et des éditeurs qui publient du Tolkien version mauvaise copie-carbone. Depuis deux-trois ans, on assiste à une avalanche de merdes qui prend de la place et se vend comme des petits pains. » On crie à la surproduction et au mercantilisme. N’empêche, la fantasy marche, et elle fait des émules.
Chez Pygmalion, on se frotte les mains. Depuis 1998, Robin Hobb joue les vaches à lait, avec « 30 000 exemplaires par volume ». Chez Mnémos, cofondée par Stéphane Marsan parti ensuite créer Bragelonne, le même auteur, sous son vrai nom de Megan Lindholm, arrive en quatrième vente. « La lame de fond avait démarré même avant Harry Potter et la trilogie de Peter Jackson, le Seigneur des anneaux. Mais ça l’a renforcée », estiment Célia Chazel et Audrey Petit, les deux jeunes éditrices. Le Pré aux Clercs sort en octobre le Peuple des Rennes de… Megan Lindholm. Dans ce sillage magique, des collections naissent. Le Rocher a inauguré une collection de fantasy en mars dernier, mais lance aussi une courageuse « Novella SF » en octobre à base de nouvelles de science-fiction. Chez Calmann-Lévy, Sébastien Guillot, ancien responsable de Folio SF, programme en septembre 2005 le premier titre d’une collection de fantasy historique. Avec des inédits essentiellement anglo-saxons. « Le lectorat français achète plus facilement John que Jean. Des verrous ont sauté en France. » La maison du groupe Hachette, qui possédait dans les années 70-80 une réputée « Dimension SF », rallume donc le foyer mais sur le terrain de la fantasy.
Dans cette vague et vogue de fantasy, où survit donc la science-fiction ? Chez Gérard Klein d’abord, qui règne en maître sur son atoll « Ailleurs et demain » (Robert Laffont). Depuis trente-cinq ans, il poursuit sans s’émouvoir une politique éditoriale exigeante, avec 7 titres par an. Vu comme un des dinosaures du genre, après la retraite de Jacques Sadoul et de Jacques Goimard, la disparition d’Elisabeth Gille et de Jacques Chambon, il est sans doute le seul à pouvoir se vanter d’avoir publié des best-sellers, Dune de Frank Herbert en tête, avec plus de 120 000 exemplaires, et ses avatars, Hypérion de Dan Simmons (plus de 50 000 exemplaires depuis 1991). Une autre maison, indépendante celle-là, a également acquis une vraie légitimité et une identité reconnue : L’Atalante à Nantes. La librairie, ouverte en 1979, publie tranquillement une trentaine de titres par an, dont la moitié dans le genre. Elle tient à mener une politique d’auteur et peut s’enorgueillir de ses trois locomotives, le Français Pierre Bordage, l’Américain Orson Scott Card et le Britannique Terry Pratchett. Au Fleuve noir (« Rendez-vous ailleurs ») et chez Pocket SF, Bénédicte Lombardo, qui a repris les rênes en janvier 2003, essaye, elle, de réaliser un délicat équilibre entre science-fiction et fantasy. Mais « difficile de trouver des bons textes en science-fiction, il faut voir ce qui sort aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne ».
Devant l’offensive de la fantasy, la SF tente de résister. « On observe un repli sensible vers le patrimonial, constate Olivier Girard du Bélial. On voit des intégrales sortir, moi-même je vais publier du Jack Vance, du Robert Silverberg, du Poul Anderson, du Jack Williamson. » Des textes fondateurs sont remis à disposition. Mais, pour les auteurs français, l’horizon paraît bien bouché. « La science-fiction persistera, même si elle ne sera jamais une littérature de grand public », défend Stéphane Nicot, rédacteur en chef de la revue Galaxies. D’autres sont extrêmes, comme Gilles Dumay, pour qui elle « est morte ou presque avec la fin du XXe siècle. La littérature générale a bouffé la science-fiction. Il y en a désormais partout (Dantec, David Mitchell, etc.) donc nulle part ». Tout n’est pas si noir, de l’avis d’André-François Ruaud. « Je suis persuadé qu’elle va cesser d’exister, mais qu’elle va continuer vers ce que font Bruce Sterling et William Gibson, ce que les Anglo-Saxons ont baptisé « futurisme ». C’est le résultat de la speculative fiction de Norman Spinrad et John Brunner du milieu des années 70, une littérature du réel avec un regard acéré sur la société. » Pas de quoi lui faire baisser les bras. André-François Ruaud vient de fonder à Lyon une petite structure qui se propose d’explorer les littératures de l’imaginaire, science-fiction et merveilleux. Il croit au rôle plus que jamais défricheur des petits éditeurs. Sa première production, « Panorama de la fantasy et du merveilleux », apparaît comme une somme sans équivalent dans le monde anglo-saxon. Sa maison s’appelle Les Moutons électriques, clin d’oeil à Philip K. Dick.
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Source : [Libération]

Date/Heure : 27 janvier 2006 13:13:59 Haut de page
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Pour obtenir des données chiffrées, vous pourriez interroger des bases d’entreprises (Euridile ou societe.com par ex) en BU d’économie.

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