Bonjour, Je cherche des informations sur le poème de l’Angelot maudit de Rimbaud dans l’album zutique, et en parallèle sur Louis Ratisbonne. Bien cordialement

Réponse apportée le 04/28/2009  par PARIS Bpi – Actualité, Art moderne, Art contemporain, Presse

Bonjour,

La consultation de l’édition réalisée pour la Bibliothèque de la Pléiade (éditions Gallimard) des Oeuvres complètes de Rimbaud, dans la mesure où elle est très finement annotée, permet de recueillir nombre d’informations tant sur l’ensemble de poèmes dénommé « Contributions à l' »album zutique » » présenté pages 878 et 879 de l’édition en Pléiade dans la partie réservée aux notes, que sur le poème que vous étudiez en particulier « L’Angelot maudit » (pages 886-887).
Il ne nous est pas possible de vous faire parvenir tous les commentaires qui figurent en notes sur ces quatre pages : il faudra pour pouvoir les lire dans leur totalité vous reporter à l’édition précitée. Néanmoins, en voici quelques extraits :
Sur « Contributions à l' »album zutique » :
<< Formé principalement d'anciens adeptes des dîners des Vilains-Bonshommes - Verlaine, les frères Cros, Sivry, Cabaner, Valade, Mérat -, les zutistes se réunissaient au troisième étage de l'hôtel des Etrangers, au coin de la rue Racine et de la rue de l'Ecole de médecine, au coeur du Quartier latin. Sur le modèle de l'Album des Vilains-Bonshommes (commencé au printemps de 1869 et détruit dans l'incendie de l'Hotel de Ville), ils tenaient un album de vers pastichant quelques poètes en vue. François Coppée y tient la vedette : sa signature fictive apparaît une vingtaine de fois, précédant la signature ou le monogramme des véritables auteurs. Ce type de pastiche s'est figé sous un nom, le "coppée" ou "vieux coppée", et sous une forme, le dizain à rimes plates qu'affectionnait François Coppée au point de s'incarner en elle, symboliquement. Coppée n'était pas l'inventeur du dizain à rimes plates [...]. Coppée le redécouvre et l'adapte à son réalisme désuet, dans "Intimités", puis dans "Promenades et intérieurs" [...]. La forme peu contraignante -"J'écris ces vers ainsi qu'on fait des cigarettes" [...]- explique le succès du dizain à la Coppée [...]. Les zutistes se pastichent aussi entre eux: Rimbaud rime en tercets une "Fête galante" plus galante que celles de son ami Verlaine. [...].">>
Sur le poème « L’Angelot maudit » :
<< Le poème occupe la partie gauche de la page, la partie droite étant ornée d'un dessin que Pascal Pia attribue à Antoine Cros ainsi que la lettrine du mot "Toits" (un T enguirlandé de volutes arborescentes). "La Comédie enfantine" de Louis Ratisbonne est illustrée de vignettes représentant des angelots en culs-de-lampe ou en haut de pages. Le poème XIII du recueil s'intitule "L'Ange gardien" et le poème XIV, "Le Gourmand" : on y voit le jeune Paul, "gourmand enragé", abuser du baba : "Et toute la journée, il fut mélancolique. / Et l'on disait tout bas qu'il avait... la colique". Deux autres pastiches de Ratisbonne apparaissent dans "L'Album zutique", [...], par Raoul Ponchon, parodiant un autre recueil de Ratisbonne consacré aux enfants [...]. L'ironie consiste, dans tous les cas, à détourner le registre enfantin de Ratisbonne vers un motif obscène ou scatologique.>>

Cordialement,

Eurêkoi
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Site internet : http://www.bpi.fr

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