Pourquoi Voltaire s’est-il intéressé à l’affaire Jean Calas?

Voltaire lisant par By Jacques A. C. Pajou

By Jacques A. C. Pajou [Public domain], via Wikimedia Commons

Notre réponse du 02/26/2013, révisée le 09/10/2017

Afin d’étudier les motivations de Voltaire dans « l’Affaire Calas », nous vous conseillons de lire les deux articles suivants de l’Encyclopaedia universalis (consultable en bibliothèque sur papier ou en ligne) ; une version partielle est accessible en ligne sans abonnement.

Louis TRENARD, « CALAS AFFAIRE (1762) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 octobre 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/affaire-calas/

Jean Marie GOULEMOT, « TRAITÉ SUR LA TOLÉRANCE, Voltaire – Fiche de lecture », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 octobre 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/traite-sur-la-tolerance/
en voici les extraits significatifs :

La lutte contre le fanatisme – qu’il appelle aussi enthousiasme – a été une constante du combat mené par Voltaire (1694-1778), au point d’irriter parfois ses amis philosophes et d’attiser plus encore la haine de ses adversaires.
Le Traité sur la Tolérance, qui parut en 1763, est lié à l’affaire Calas, dans laquelle Voltaire joua un grand rôle. Rappelons les faits, que le voltairianisme du XIXe siècle a largement occultés au profit de la campagne que mena l’homme de lettres pour la réhabilitation du chevalier de La Barre en 1766. En effet, si l’exécution du chevalier était aussi injuste et criminelle que celle de Jean Calas, elle offrait de plus l’avantage de faire de lui un martyr de la libre-pensée. […]
Voltaire persifle d’abord Calas en qui il voit « un saint réformé qui voulait faire comme Abraham ». Mieux informé, il finit par comprendre que l’intolérance est au cœur du procès des Calas. Il rencontre la famille, interroge les témoins, et très vite sa conviction est faite : il proclame l’innocence de Calas. Il poursuit sa campagne. Le jugement du parlement de Toulouse est cassé en 1764, et le cas est rejugé. Jean Calas est réhabilité le 9 mars 1765. Voltaire s’engage encore pour que leurs biens soient restitués aux Calas, et que le parlement de Toulouse fasse amende honorable. Il lance même une souscription pour faire graver une estampe de la famille en prison.[…]
Le Traité compte vingt-cinq chapitres et un ajout. Il fut considéré par les hommes des Lumières comme un ouvrage capital du philosophe. Ceux-ci y voyaient une attaque en règle contre le clergé catholique et une défense des « libertés de penser ». Aujourd’hui sa lecture ne revêt plus le même sens. Elle insiste sur la tolérance et moins sur le fanatisme et les fanatiques, dont Voltaire retrace pourtant l’histoire. Comme il l’a expliqué, le Traité obéit à une double nécessité : poursuivre l’Essai sur les mœurs, chronique des errances et des progrès de l’humanité, théoriser les malheurs des Calas et le combat mené pour que justice leur soit rendue. Ainsi, il contient des chapitres (II et III) consacrés à l’affaire, puis un texte de 1765 intitulé « Article nouvellement ajouté, dans lequel on rend compte du dernier arrêt rendu en faveur de la famille Calas ». Preuve, si besoin en était, que le combat pour la justice est un élément essentiel du Traité.

 

• Bibliographie :
Voltaire, Traité sur la Tolérance, R. Pomeau éd., Garnier-Flammarion, no 552
L’Affaire Calas et autres affaires. Traité sur la Tolérance, J. Van den Heuvel éd., Folio classique, no 672, Paris, 1975.

• Études :
L’Affaire Calas : hérésie, persécution, tolérance à Toulouse au XVIIIe siècle, D. D. Bien, Toulouse, 1987
Le Traité sur la tolérance : un champion des Lumières contre le fanatisme, V. Van Crugten-André, Champion, Paris, 1999.

Références d’ouvrages à la Bpi sur notre catalogue en ligne
→  Traité sur la tolérance / Auteur : Voltaire
Oxford : Voltaire Foundation , 1999
Description : XL-142 p. ; 22 cm Collection : Vif

L’affaire Calas : miroir des passions françaises / Auteur : Garrisson, Janine
[Paris] : Fayard, 2004
Description : 262 p.-[8] p. de pl. : couv. ill. en coul. ; 22 cm
Résumé : L’affaire Calas est exemplaire parce qu’elle donna lieu, pour la première fois, à la manifestation d’une opinion publique qui se partagea non pas sur des faits mais d’après des opinions religieuses, politiques et morales. Récit des péripéties de l’affaire, de son contexte régional et national.

Si votre question correspond à un travail scolaire, vous pouvez consulter :

Sur le site Web pédagogique : Traité sur la tolérance (1763) de Voltaire : lecture analytique n° 13 : le supplice de Jean Calas 

Sur le site Magister.com L’Affaire Calas

En complément, vous pouvez consulter sur le site Gallica, (la bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France) des documents d’époque numérisés tels que :

Calas, sur l’échafaud, à ses juges  Date d’édition : 1765
Sujet : Calas, Jean (1698-1762) ; Calas, Affaire (1761-1762)
Format : Pièce (8 p.) ; in-8 Format : application/pdf
Droits : domaine public
Identifiant : ark:/12148/bpt6k1040672t
Source : Bibliothèque nationale de France, département Réserve des livres rares, Z BEUCHOT-905 (13)
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb33276672j
Provenance : Bibliothèque nationale de France Date de mise en ligne : 14/02/2013

Mémoire pour la veuve Calas et sa famille
impr. de Grangé (Paris) Date d’édition : 1765
Contributeur : Mariette. Rédacteur
Sujet : Calas, Affaire (1761-1762)
Format : 53 p. ; in-8 Format : application/pdf
Description : [Factum. Calas (famille). 1765]
Droits : domaine public
Identifiant : ark:/12148/bpt6k10406522
Source : Bibliothèque nationale de France, département Réserve des livres rares, Z BEUCHOT-905 (3)
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb367655398
Provenance : Bibliothèque nationale de France Date de mise en ligne : 31/01/2013

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque publique d’information

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Je recherche des films qui placent le canal de Suez et la région du canal dans une position significative voir centrale…

Photographie du  canal de Suez, 1915 / [Agence Rol]

Le canal de Suez, 1915 / [Agence Rol], via Gallica

Outre la qualité artistique, ces films peuvent être des longs métrages, courts métrages, fictions ou documentaires et représentent bien les enjeux de ce canal de son projet, son aboutissement jusqu’à maintenant. Ces films peuvent aussi avoir été réalisés par des auteurs d’origine égyptienne mais aussi occidentale. Merci beaucoup pour votre aide. 

Notre réponse du 05/10/2017

Films documentaires de la Bnf

BnF Catalogue général : 6 notices bibliographiques sélectionnées pour une recherche avancée : Canal de Suez en sujet / Tous les mots ET Type de document : Image animée / Document électronique

La crise de Suez / Damien Fantauzzo, réal. ; Alain Fuster, Jean-Louis Molho, idée orig., aut. ; Patrick Kuban, voix ; Max Karkégi, Joseph Henrotin, François Lafon… [et al.], participants
Citel vidéo [éd., distrib.] Images animées, 2012
http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb42651891d.public

Suez / Maryvonne Blais, réal
Centre national de documentation pédagogique (France) [éd.], Images animées, 1989
http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb38234878j.public

Le monde libre et l’Egypte
Établissement cinématographique et photographique des armées (France) [prod.]
Images animées, 1956
http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb38523115s.public

Le coup de Suez / Marcel Teulade, réal. ; François Mauriac, aut. du texte ; Jacqueline Girard, prod. ; Henri Virlojeux, diction du texte
FR3 [prod.], Images animées, 1985
http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb38491181c.public

Le défi de Nasser : Suez, 1956 / Alexandre Dolgorouky, réal. ; Jean Lacouture, Eric Rouleau, maréchal Faouzi… [et al.], participants
La Cinquième [prod.], Images animées, 1996
http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb38572917g.public

Suez, un bourgeon entre deux mers / Alain Bornet, réal., scénario ; Pierre Jansen, comp. ; Hervé Caradec, Françoise Delbart, voix
Bornet, Alain [prod., distrib.], Images animées, 2000
http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb384726342.public

Sur internet

Voici une série de liens sur Internet sur ce sujet :

Vidéos et rushes du Canal De Suez, proposés par Gettyimages ( agence de photographie et une banque d’images américaine) :
http://www.gettyimages.fr/vid%C3%A9os/canal-de-suez?sort=mostpopular&offlinecontent=include&phrase=canal%20de%20suez

Association Lesseps : (Cette association est riche d’ une vingtaine de films (courts-métrages muets produits par la Compagnie entre 1926 et 1930)
Voici son patrimoine : http://www.association-lesseps-suez.org/_1933

Quelques vidéos proposées par France Info sur le nouveau Canal de Suez

Histoire du canal de Suez (Vidéo documentaire Français complet, 45 minutes) 

Un documentaire d’Arte sur le canal de Suez : Le canal de Suez – Le Fabuleux Destin des Inventions  (sur dailymotion)
http://www.dailymotion.com/video/xk9exp

Voici sur YouTube, des vidéos : résultat de recherche pour « canal de suez »

Un documentaire d’Al Jazeera sur YouTube (en arabe) :
https://www.youtube.com/watch?v=1K3eO0nz2GM

Voici des archives concernant le canal de Suez (68 films) en « open Access » sur archives.org :

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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Avez-vous de la documentation sur la route de la soie ? Connaissez vous des romans utilisant ce thème ? en vous remerciant.

caravane sur la route de la soie. Atlas catalan,c. 1380

By Cresques Abraham (Atlas catalan) [Public domain], via Wikimedia Commons

Réponse apportée le 01/05/2011  et révisée le 01/10/2017

En interrogeant le catalogue de la Bpi avec l’expression « route de la soie » , vous trouvez une soixantaine de références de documents sur votre sujet comme par exemple :

La route de la soie ou Les empires du mirage /
Huyghe, Edith, Éd. Payot & Rivages, impr. 2006
Petite bibliothèque Payot voyageurs ; 584 
Résumé : Histoire des routes commerciales au Moyen Age, de la circulation matérielle des richesses et des hommes, des idées, des mythes et des cultures qu’elles traversent.
Niveau 3 – Histoire, géographie – Papier 95 HUY – Disponible

La route de la soie : dieux, guerriers et marchands /Boulnois, Lucette
Genève : Olizane, 2001, 560 p. : cartes ; 21 x 14 cm
Collection : Objectif terre
Synthèse de l’état des recherches et des découvertes faites sur les différentes routes de la soie. Décrit les échanges entre l’Orient et l’Occident ainsi que leurs influences réciproques, en tenant compte des bouleversements géopolitiques survenus en Asie centrale.
Niveau 3 – Histoire, géographie – 930.4 BOU – Disponible

Romans

Soie / Baricco, Alessandro
Paris : Albin Michel, 1997, Collection : Grandes traductions
Niveau 3 – Langues et littératures – 850″19″ BARI 4 SE – Disponible

La Province des Ténèbres
Daniel Arsand, 
Paris : Phébus, 1998, Collection : D’aujourd’hui
Niveau 3 – Langues et littératures – 840″19″ ARSA 4 PR – Disponible

Voici quelques titres de romans en complément trouvés dans la base Electre des livres disponibles (abonnement Bpi)

Samarcande / Amin Maalouf
Editeur LGF, Paris, 2007, Le Livre de poche, n° 6675
Histoire sur les routes de la soie à travers les siècles, du manuscrit des Rubaiyyat d’Omar Khayyam dont l’exemplaire unique coula en 1912 dans le naufrage du Titanic. Prix des Maisons de la presse 1988.

Marco Polo : les voyages interdits / Gary Jennings
5 Volumes , Vers l’Orient
traduit de l’anglais par (Etats-Unis) Thierry Chevrier, 2008
La face cachée des aventures de Marco Polo permet de découvrir les bas-fonds de la Venise des doges et la cour mongole de Kubilay Khan en Chine, de la sensualité du Levant aux dangers de la route de la soie.

Bouddhas et rôdeurs sur la route de la soie / Peter Hopkirk, traduit de l’anglais par Clarisse Beaune, 1995
Editeur P. Picquier, Arles (Bouches-du-Rhône)
Collection Picquier poche, n° 23
Les hommes qui pillèrent les trésors archéologiques inestimables de l’Asie centrale, les bibliothèques enfouies, les fresques, les peintures et les sculptures, ensevelies depuis dix siècles, étaient de distingués sinologues qui connurent des aventures invraisemblables sur la route de la soie à la recherche de cités perdues.

L’impératrice de la soie / Frèches, José 
Vol 1 Le toit du monde  Pocket. Best, n° 12279
En Chine, en décembre 655, la très belle Wuzhao se prépare à épouser le jeune empereur Gaozong et à devenir impératrice après avoir déployé son intelligence et son savoir pour devenir inoubliable auprès de l’empereur. Elle entre alors dans le tourbillon du pouvoir et va entreprendre une lutte sans merci autour du commerce de la soie, denrée rare et précieuse.

Ombre de soie / Alexandre Torquet
Pocket. Roman, n° 4076
Une épopée sur la route de la soie, depuis les trésors de Byzance jusqu’aux mystères de la Chine.

Sur les rives du désert : une aventure sur la route de la soie / Lévine, Alexandre
Edilivre, 2011, 1 vol. (377 p.)
Au VIe siècle, Eumerius quitte le royaume des Francs pour traverser l’Asie centrale à la découverte de la Chine. Il croise la route de Koulkera, venue du royaume de Koutcha qui propose de le guider, lui et ses compagnons, sans savoir qu’elle va les conduire vers de terribles dangers

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque publique d’information

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Pourriez-vous m’indiquez des auteurs de romans historiques ? Les auteurs qui sont à connaître ? Cordialement


couverture du livre Fascination du roman historiqueRéponse apportée le 03/12/2014  par La Médiathèque de Levallois -révisée 25/09/2017

Nous vous conseillons dans un premier temps de consulter les ouvrages de référence suivants car ceux-ci vous permettront de comprendre les limites et enjeux du roman historique.

– Georges Lukacs, Le Roman historique, Payot,‎ 2000,
-Dominique Peyrache-Leborgne, Le Roman historique, Pleins Feux,‎ 2000
-Gérard Gengembre, Le Roman historique, Klincksieck,‎ 2006
-Brigitte Krulic, Fascination du roman historique : intrigues, héros et femmes fatales, Autrement, 2007
-Isabelle Durand-Le Guern, Le Roman historique, Armand Colin,‎ 2008,
-Gérard Vindt et Nicole Giraud, Les Grands Romans historiques, Bordas, 1991

Egalement un article du blog Liseur des médiathèques de Levallois consacré au genre et ce, à l’occasion du Salon du roman historique qui s’est tenu les 8 et 9 mars 2014 (de nombreux auteurs contemporains étaient invités, en consultant le programme vous aurez ainsi une bonne idée de l’offre éditoriale).
Le roman historique est-il un genre ?

Votre question étant très vaste, nous avons opté pour une sélection non exhaustive de romans historiques classés par époque.
Vous y retrouverez quelques auteurs classiques mais surtout des auteurs contemporains, français ou étrangers, qui ont su plonger leurs lecteurs dans l’aventure de leurs personnages avec pour toile de fond la grande Histoire.

Préhistoire

Les enfants de la Terre Jean M. Auel, 
Odyssée du dernier Neandertal Marc Klapczynski, 
Pourquoi j’ai mangé mon père Lewis Roy, 
Sous le vent du monde Pierre Pelot, 
Les Grandes falaises Michel Peyramaure, 
Daâh, le premier homme Edmond Dauraucourt, 
Lucy, La femme verticale Andrée Chedid, 

Antiquité

 Les murailles de feu Steven Pressfield ,
Les mémoires d’Hadrien Marguerite Yourcenar, 
Akhenaton : Le dieu maudit Gilbert Sinoué, 
Alexandre le grand : les fils du songe Valério Manfredi, 
Judas, le bien-aimé Gérald Messadie, 
Antoine et Cléopâtre : Le Festin des fauves Colleen Mc Cullough,
Apologie pour Clytemnestre Simone Bertière, 
La Bible au féminin Marek Halter, 
Le Dieu fleuve Wilbur Smith, 
Impérium Robert Harris, 
Néropolis, roman des temps néroniens Hubert Monteilhet, 
Pompeï Robert Harris
Quitte Rome ou meurs Romain Sardou, 
Sinouhé l’Egyptien Mika Walkari, 
Le Songe de Pharaon Pierre Combescot, 
L’évangile selon Pilate Eric-Emmanuel Schmitt

Moyen–Age

 Aïcha, la bien-aimée du prophète Geneviève Chauvel,
Le nom de la rose  Umberto Eco, 
Azincourt Bernard Cornwell, 
La compagnie des menteurs Karen Matland,
Fauve Viviane Moore, 
Crimes en Karesme Colette Lovinger-Richard, 
Les Demoiselles de Provence Patrick de Carolis, 
Dernier mot du roi Pierre Moustiers, 
Dissolution C.J Sansom, 
El Cid José Luis Coral,
La Kahina Gisèle Halimi,
Le Lit d’Aliénor Mireille Calmel,
Pardonnez-nos offenses ! Romain Sardou, 
Passion selon Juliette Clara Dupond-Monot, 
Les Piliers de la Terre Ken Follet,
Les Princes d’Outremer Evelyne Charnay, 
Les Reines pourpres Jean-Louis Fetjaine,
Les Rois maudits Maurice Druon, 
La Scribe Antonio Garrido, 
Tarik ou la conquête d’Allah Patrick Girard, 
La châtelaine de Mallaig Diane Lacombe,
Du domaine des murmures Carole Martinez,
La malédiction des templiers Raymond Khoury, 
Ivanhoé Walter Scoot, 
Le manoir des sortilèges Serge Brussolo, 
La dame sans terre Andrea H. Japp,

De la Renaissance au XVIIe siècle

L’Allée du roi Françoise Chandernagor, 
Le Chemin de Nostradamus D. et J. Nobécourt, 
La Conjuration des Importants Jean d’Aillon, 
Le Complot Pazzi Claude Mosse,
De plume et d’épée Hubert Montheillet, 
Diamant de Jérusalem Le Noah Gordon,
Discorde céleste La Jean-Pierre Luminet, 
L’Enfant de Bruges Gilbert Sinoué,
Faut-il brûler la Galigaï ? Pierre Combescot, 
Fontainière du Roy Jean Diwo, 
L’Infante de Tolède Georges Bordonove, 
La Jeune fille à la perle Tracy Chevalier, 
Les Larmes du diable G. J Sansom, 
Les Borgia, le roman d’une famille Klabund,
Le Montespan Le Jean Teulé,
L’Oracle de la Luna Frédéric Lenoir, 
La Prophétie d’Ascalon Eric Le Nabour, 
La Religieuse de Madrigal Michel Del Castillo, 
La Reine crucifiée Gilbert Sinoué, 
Le Sang d’avril: Florence et le complot des Médicis Lauro Martines, 
Le Secret de Copernic Jean-Pierre Luminet, 
Semper Augustus Olivier Bleys,
Les Sept couleurs du vent Bernard Tirtiaux,
Sieur Dieu Franz-Olivier Giesbert, 
Le Terrible Jeanne Champion,
Le Voleur d’éternité Alexandra Lapierre

XVIIIe – Révolution Française

L’Absente Patricia Bouchenot-Déchin, 
L’Affaire du collier Evelyne Lever, 
Les Bouffons : roman des temps révolutionnaires Hubert Monteilhet, 
Cacao Michèle Kahn, 
La Chambre Françoise Chandernagor, 
Le Chacal rouge Béatrice Nicomède, 
Les Chouans Honoré de Balzac, 
L’Enfant Léopard Daniel Picouly,
La Lanterne des morts Frédéric H. Fajardie, 
Les Loups de la terreur Béatrice Nicomède, 
La Mesure du monde Denis Guedj,
Le Parfum Patrick Süskind
Petit Louis dit XIV Claude Duneton, 
Tu montreras ma tête au peuple François-Henri Deserable,

Consulat, Premier Empire

Au vent du boulet Hubert Monteilhet, 
La Bataille Patrick Rambaud, 
La Bataille des anges Olivier Weber, 
Les Cahiers du capitaine Coignet Jean-Roch Coignet, 
La Chambre noire de Longwood Jean-Paul Kauffmann, 
La Chasse au loup Armand Cabasson,
La Conspiration de l’Hermine Béatrice Nicomède
Guerre et Paix Léon Toltoï, 
Le Hussard Arturo Perez-Reverte,
La Vengeance Fanny Deschamps, 
Waterloo Texas Colette Piat, 
Arille, compagnon de Napoléon Pierre-Louis Blanc, 
Le mystère Napoléon Steve Berry, 
Hiéroglyphes William Dietrich

De la Restauration à 1914

Le roman de Raspoutine Vladimir Fédorovski, 
L’Affaire de l’esclave Furcy Mohammed Aïssaoui, 
Les Boulets rouges de la commune Georges Coulonges, 
Le Chant des Canuts Louis Muron, 
Le Colonel Chabert Honoré de Balzac, 
Le Complot des Janissaires Jason Goodwin, 
Le fantôme de la tour Eiffel Olivier Bleys, 
Le Directeur des promenades Mohamed Boudjedra, 
Le Lieutenant de la frégate légère Catherine Decours, 
La Lumière des justes Henri Troyat
Le Mystère de la chambre obscure Guillaume Prévost,
Les Noces rouges Gildard Guillaume,
Le Portrait Pierre Assouline, 
Les Sœurs de Saint-Pétersbourg André Le Gall

Guerre de 1914-1918

A l’ouest rien de nouveau Erich Maria Remarque, 
Ceux de 14  Maurice Genevoix, 
L’Adieu aux armes Ernest Hemingway,
La Chambre des officiers Marc Dugain, 
Les Champs d’honneur Jean Rouaud, 
Coup de fouet Bernard de Boucheron, 
Les Croix de bois Roland Dorgeles, 
Les Hommes forts Daniel Hébrard, 
Les Hommes immobiles Didier Le Pêcheur, 
Un Long dimanche de fiançailles Sébastien Japrisot, 
La Mémoire des vaincus Michel Ragon, 
Les frères Joseph Serge Revel, 
Au-revoir là-haut Pierre Lemaître

Seconde guerre mondiale – XXe siècle

1941 Marc Lambron, 
L’Ami allemand Joseph Kanon,
Les Années de guerre Vassili Grossman, 
Avril à Paris Michael Wallner,
Les Bienveillantes Jonathan Littell, 
L’Equation de Kolmogoroff Marc Petit, 
Et ils partirent en guerre David Vogel, 
Le Fou de Malicorne Pierre Miquel, 
Jeux interdits François Boyer, 
La Leçon d’allemand  Siegfried Lenz,
Lutetia Pierre Assouline, 
La Mort est mon métier Robert Merle,
Week-end à Zuydcoote  Robert Merle,
Le Nom des morts Steward O’Nan, 
La Storia Elsa Morante, 
Suite française Irène Némirovsky,
Un bateau pour l’enfer Gilbert Sinoué,
Vaincre ou mourir à Stalingrad William Craig, 

Pour compléter votre recherche

Sur le site Roman historique vous trouverez d’autres titres notamment en littérature jeunesse.

Le site Sens critique vous propose par ailleurs leur sélection des 100 meilleurs romans historiques.

Le Café du Web propose une liste identique ainsi qu’une autre consacrée à 50 polars historiques.
En espérant avoir répondu à votre demande, nous vous souhaitons de bonnes lectures et un agréable voyage dans le temps !

Eurêkoi– La Médiathèque de Levallois

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Pourquoi il y a écrit : « Je me souviens » sur les plaques d’immatriculations au Québec ?

Plaque minéralogique du Quebec

Par Lionel Bartel [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons

Réponse apportée le 09/05/2010 , révisée le 25/09/2017

Voici une première réponse succincte issue du site de la Société d’assurance automobile du Quebec 

1978 JE ME SOUVIENS DE… LA BELLE PROVINCE
« La belle province », appellation qui orne les plaques d’immatriculation depuis 1963, fait place à la devise du Québec « Je me souviens », une initiative de la ministre Lise Payette.

A partir du site Lexilogos (site personnel d’un collectionneur de mots), je cite :

La devise du Québec :
Je me souviens. Telle est la devise très célèbre du Québec, surtout depuis qu’elle est apparue sur les plaques d’immatriculation, en 1978. C’est l’architecte Eugène Taché, responsable de la construction du Palais du Parlement, à la fin du XIXe siècle, qui décida de graver cette phrase au-dessus de la porte d’entrée. La décoration de la façade présente en effet l’histoire du Québec avec des statues rendant hommage aux Indiens, explorateurs, missionnaires… Je me souviens. De mes origines. De l’histoire de mon pays.

Origine de la devise :
En 1976, le Parti québécois, favorable à la souveraineté du Québec, était porté au pouvoir. Deux ans plus tard, la phrase « Je me souviens » était inscrite sur les plaques d’immatriculation de la Belle Province. Il en est résulté une controverse qui dure toujours. Les uns attribuèrent à cette devise une connotation revancharde, les autres y virent un éloge de l’administration anglaise; ils ajoutaient foi à une opinion selon laquelle la phrase complète d’où a été tiré le Je me souviens, était: «Je me souviens que né sous le lys, je croîs sous la rose.» Dans cet article, destiné à devenir un classique de l’analyse des rumeurs, Gaston Deschênes met fin à la controverse. »

Les explications les plus détaillées proviennent de l’Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique française
La devise québécoise «Je me souviens» par Gaston Deschênes 

Cordialement,

Eurêkoi -Bibliothèque publique d’information)

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Quelles sont les caractéristiques du château de Rochemaux à Charroux ?

Photographie du Château de Rochemaux

Par Robin Poitou [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons

Notre réponse du 25 août 2016 :

Voici les informations sur le château de Rochemaux présentes sur la base Mérimée du Ministère de la Culture  :

Monuments historiques
Édifice / site : Château de Rochemaux
Localisation : Poitou-Charentes ; Vienne ; Charroux
Lieu-dit : Rochemaux
Dénomination : château
Éléments protégés MH : élévation ; toiture
Époque de construction : 15e siècle ; 17e siècle
Historique : Le château a été construit au 17e siècle sur les bases d’un castel féodal et partagé au 18e siècle entre deux propriétaires. L’un d’eux a fait abattre l’un des pavillons d’angle et transformer la partie restante, en particulier les ouvertures. Il subsiste un bâtiment principal rectangulaire, autrefois central, encadré d’un pavillon carré. Les lucarnes sur route sont de forme variée, à ailerons sculptés. Sur la façade sur cour, la porte d’entrée n’est pas centrale, résultat des transformations du 18e siècle. Le pavillon d’angle restant présente, sur sa face la plus large, des arases de pierre et des contreforts. Le château devait posséder autrefois des ailes partant des pavillons et fermant la cour. Le sous-sol se compose de plusieurs salles agrémentées de cheminées médiévales. Au rez-de-chaussée et à l’étage les cheminées datent du 17e siècle.
Décor : sculpture
Propriété : propriété d’une personne privée
Protection MH : 1982/02/05 : inscrit MH
Les façades et les toitures (cad. A 157) : inscription par arrêté du 5 février 1982

Le site googlebooks vous propose d’autres documents évoquant le château, par exemple :

Bulletin de la Société des antiquaires de l’Ouest et des musées de Poitiers, 1874, voir page 127

Eurékoi – Bibliothèque Sainte-Geneviève

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Existerait-il encore des descendants des membres du peloton d’exécution de Mata Hari ?

« Au bruit des clairons, les troupes défilent devant le cadavre, sauf un tout petit soldat, qui était placé tout juste devant moi pendant l’exécution, et que je dépose évanoui sur le gazon. »
Existerait-il encore des descendants des membres du peloton d’exécution de Mata Hari ?
Le récit a du se transmettre dans leur famille, en particulier celle de ce tout petit soldat qui s’est évanoui. Merci.

Portrait photographique en noir de Mata Hari de profil

Mata Hari [Public domain], via Wikimedia Commons

Réponse apportée le 13/04/2017 par médiathèque de Rueil-Malmaison

L’extrait que vous citez dans votre question provient de l’ouvrage suivant :
Le mystère de la vie et de la mort de Mata Hari
Enrique GOMEZ CARILLO
Editions E. Fasquelle, 1925
Cet ouvrage est consultable sur Gallica, bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France.
Il est très romancé et la véracité de l’anecdote concernant l’évanouissement du « tout petit soldat » n’est donc pas avérée.

Nous sommes par conséquent retournés aux sources en consultant en ligne le procès-verbal de l’exécution de Marguerite Zelle, dite Mata Hari, sur le site Mémoire des Hommes.
Nous apprenons que l’exécution de Mata Hari a eu lieu à Vincennes le 15 octobre 1917 et que les hommes constituant le peloton d’exécution, composé conformément au décret du 7 octobre 1909, appartiennent au 4e régiment de Zouaves. Le coup de grâce lui est donné par un maréchal des logis et le décès constaté par le médecin aide-major de 1ère classe Robillard.

Les soldats constituant les pelotons d’exécution restaient anonymes, leurs noms ne sont pas précisés dans les procès-verbaux. Si tant est que l’histoire de ce « tout petit soldat » soit vraie, rien ne permet donc de connaître son nom, pas plus que celui de ses camarades et par conséquent d’identifier leurs descendants. 
Mais vous trouverez des éléments intéressants sur le ressenti des soldats faisant partie des peletons d’exécution et la transmission orale dans les familles dans l’ouvrage suivant :
Les fusillés de la Grande Guerre et la mémoire collective (1914-1999)
Nicolas Offenstadt
Editions Odile Jacob, 1999
Voyez plus particulièrement les chapitres suivants :
« Le rite » et « la confusion des sentiments », pp. 49-58.
Ainsi que l’annexe 1, articles 51 et 52 du décret du 7 octobre 1909 sur l’exécution des condamnés, pp. 265-266.

Eurêkoi – Médiathèque de Rueil-Malmaison

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Quel est l’origine du métier de serrurier ?

Photographie de serrure et de clés

CC0 Public Domain, via Pixabay

Notre réponse du 09/09/2017

Vous souhaitez connaître les origines du métier de serrurier.
Il est possible de répondre de deux manières à votre question :

– tout d’abord, en s’intéressant à la naissance de la serrure.
La première serrure à clé fut inventée aux alentours de 3000 avant Jésus Christ. On peut en déduire que le métier de serrurier est apparu à la même période…
Vous pouvez retrouver ces éléments et une histoire synthétique de la serrurerie sur le site Serrurerie.info.

– ensuite, en s’intéressant à la représentation de cette profession dans l’espace social. Parmi les travailleurs du fer, la corporation des serruriers fut créée durant le 15e siècle, d’après cet article produit par la Bibliothèque nationale de France à l’occasion de l’exposition Passerelle(s) : Histoire du métier de serrurier métallier.
J’espère que ces éléments répondront à votre demande.

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

 

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Je recherche des sites ou des portails sur l’histoire des techniques.

Le bûcheron et ses outils, gravure de Théophile Schuler

Le bûcheron et ses outils, Théophile Schuler (1854) [DP], via BNUS

Notre réponse du 31/08/2017 :

Vous êtes à la recherche de sites ou portails sur l’histoire des techniques. En voici quelques-uns susceptibles de vous intéresser : 

  • Le portail de la bibliothèque numérique du Conservatoire Numérique des Arts et Métiers (CNUM) 
     Celui-ci présente différentes thématiques, typologies ou expositions virtuelles sur ce domaine. Vous pourrez, par exemple, consulter des documents patrimoniaux sur ce sujet (anciens catalogues, images…) grâce à son partenariat avec Gallica (bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France et de ses partenaires).

  • Coéditée par le Centre d’histoire des techniques et de l’environnement du Cnam et la Société des élèves du CDHTE-Cnam, Documents pour l’histoire des techniques est une revue visant à « décrire, [..] analyser et […] interpréter les sources de documentation, [..] animer le débat sur les méthodes de recherche en histoire des techniques et d’informer des travaux en cours ».
  • Dans le domaine des techniques de construction et du bâtiment, Passerelles BnF se présente comme un portail alliant culture générale et histoire de la construction et de l’architecture autour des métiers du bâtiment et des travaux public. Ce projet résulte d’une collaboration entre le CCCA-BTP, la fondation BTP Plus et la Bibliothèque nationale de France.
  • Enfin, vous pouvez également vous référer à la page « Histoire des techniques » de l’encyclopédie libre Wikipédia, elle-même renvoyant à divers ouvrages sur le sujet.

En espérant vous avoir aidé dans vos recherches,

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Sainte-Geneviève

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Pourquoi Paris s’appelle-t-il Paris ?

Plan de Paris en 508 par Nicolas de La Mare

Paris en l’an 508 par Nicolas de La Mare [DP], via Gallica

Notre réponse du 28/08/2017

Je vous copie tout d’abord le début de l’article consacré à ce toponyme dans :
Nom de lieu ! Bernard C. Galey. Cherche-midi, 2004

Paris :
Lutèce est devenue Paris au Ive siècle. L’étymologie de la cité des Parisii est incertaine. Les linguistes hasardent que ce nom viendrait des mots celtiques par, navire, et gwys ou ys, homme. Les Parisii qui habitaient jadis l’île de la Cité auraient été des bateliers…

Pour plus de détail, voir l’Article wikipedia Parisii et en particulier le paragraphe :

Étymologie
L’un des premiers auteurs à proposer une étymologie plus pertinente est Jacques-Antoine Dulaure, archéologue et historien du XVIIIe – XIXe siècles, il démontre que les premiers Parisiens, les Parisii, ne descendaient ni du Troyen Paris, fils du roi Priam, ni de la déesse égyptienne Isis, mais plutôt d’une petite peuplade « qui se composait d’étrangers, peut-être originaires de la Belgique, échappée au fer de ses ennemis ». Selon Dulaure, Parisii signifie « peuple de frontière » 15.
Cependant, aujourd’hui encore l’origine et la signification de l’ethnonyme Parisii n’est pas établie avec certitude, car le celtique ancien est encore assez mal connu au début du xxie siècle. Les Parisi(i) étant une tribu celte, leur nom, comme celui de toutes les tribus celtes de Gaule est fort probablement celtique, tout comme l’était le nom de leur capitale Lutèce. Le nom doit s’analyser comme Par(i)-sii.
L’un des premiers à avoir proposé une étymologie sérieuse est le linguiste allemand Alfred Holder qui rapproche le nom de Parisii du gallois paraf, peri « causer, provoquer ; ordonner de faire », d’où peryf « chef, commandant » ; ainsi signifierait le nom Parisii « provocateurs, ceux qui ordonnent ».

Pour connaître l’histoire des début de Paris, vous pouvez consulter l’Histoire et dictionnaire de Paris Laffont, « Bouquins », 1996.

Voir aussi Pourquoi Paris s’appelle Paris ? Ca m’intéresse 17/04/2010.

Enfin, vous pouvez poser la question au service de questions/réponses spécialisé Parhistoire.

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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Pourquoi la machine volante de Léonard de Vinci n’a pas fonctionné ?

Léonard de Vinci, shéma de machine volante

Leonardo da Vinci [Public domain], via Wikimedia Commons

Réponse du 11/15/2012  révisée 18/08/2017

Vous trouverez ci-dessous une sélection de titres faite à partir du catalogue de la Bpi et orientée sur Le Vinci ingénieur
L’ABCdaire de Léonard de Vinci
Temperini, Renaud, Flammarion, 2002, 120 p. : ill. en coul. ; Collection : L’ABCdaire
Retrace la vie de cet artiste de génie dont les inventions s’étendent sur des domaines aussi variés que la théorie esthétique, l’anatomie humaine, l’histoire naturelle, le vol des oiseaux, la mécanique des fluides et toutes sortes d’inventions mécaniques. L’iconographie présente ses plus grandes oeuvres ainsi que des croquis et des notes.

Les machines de Léonard de Vinci : secrets et inventions des codex
Gründ, 2006, (240 p. )
Plus de 30 inventions de Léonard de Vinci (ponts mécaniques, machines volantes et instruments de musique) réunies à travers ses schémas et ses notes sont ici représentées et mises en situation au moyen d’images de synthèse.

Léonard de Vinci pour les nuls
Teisch, Jessica, Paris : First éd. 2005, (376 p.)
Présente la vie, la personnalité et l’oeuvre artistique et scientifique de Léonard de Vinci (1452-1519) : sa naissance à Vinci, petit village de Toscane, sa mort en France à Amboise, ses oeuvres majeures en peinture dont la Joconde et la Cène, ses machines volantes, ses chantiers gigantesques… Avec un chapitre consacré à une étude du Da Vinci code face aux oeuvres religieuses du peintre.

Le rêve d’Icare : histoire de l’aviation
Niccoli, Riccardo, Paris : Gründ, 2002, 320 p. 
Retrace l’histoire de l’aviation depuis la machine volante dessinée par Léonard de Vinci jusqu’à l’avènement de la navette spatiale. Du mythe à la réalité, l’auteur expose la volonté de l’homme de conquérir le ciel, territoire des dieux, symbole de puissance et de domination.

Dans l’article de Wikipedia consacré à Léonard de Vinci, vous pouvez lire le paragraphe 4.4 Ingenierie et invention

La légende fait de Léonard le précurseur de plusieurs machines modernes mais nombre d’entre elles ont été inventées par des prédécesseurs (tels le bateau à roues à aubes existant sous la dynastie des Song du Sud au ve siècle, l’hélicoptère, le véhicule à chenilles, la machine à tisser des scies hydrauliques, le sous-marin ou le char d’assaut blindé que Léonard perfectionne après avoir puisé ses idées notamment dans les carnets de Taccola et de son maître Giorgio, eux-mêmes copiant des manuscrits de penseurs contemporains ou médiévaux) et, au-delà de l’étonnement éprouvé face à l’imagination prospective de l’auteur, on peut vite constater que le fonctionnement réel de la machine n’a pas dû être son souci premier. Comme le moine Eilmer de Malmesbury au xie siècle qui avait oublié la queue dans sa machine volante, les inventions de Léonard butent sur de nombreuses difficultés : l’hélicoptère s’envolerait comme une toupie, le scaphandrier s’asphyxierait, le bateau à aubes n’avancerait pas, le parachute en pyramide s’enroulerait sur lui-même, etc. De plus, dans ces épures, Léonard ne pose jamais le problème de la force motrice.[…]
Pendant la majeure partie de sa vie, Léonard a été, comme Icare, fasciné par le vol. Il a produit de nombreuses études sur ce phénomène en s’inspirant des oiseaux et des plans de vol de plusieurs appareils, dont les prémices d’hélicoptère nommées la « vis aérienne », le parachute et une sorte de deltaplane en bambou. Sur ce nombre, la plupart étaient irréalisables, mais le deltaplane a été construit et, avec l’ajout un empennage pour la stabilité, a volé avec succès. Néanmoins, il semble probable qu’il estimait que les systèmes proches des chauves-souris avaient le plus gros potentiel25. Il inventa également la soufflerie aérodynamique pour ses travaux.érée comme la base de l’hélicoptère, et expérience sur la force de levage d’une aile (en bas).

Voir également la bibliographie proposée par la médiathèque de la Cité des sciences de la Villette lors de l’exposition Léonard de Vinci, penseur et technicien
Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque publique d’information

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Quelle est l’origine de l’expression Comediante, tragediante ! Quelle langue ? merci

Tableau de David, Sacre de Napoléon par Pie VII

Jacques-Louis David [Public domain], via Wikimedia Commons

Réponse du 09/20/2012, révisée le 16/08/2017

Cette expression de langue italienne est prêtée au pape Pie VII ironisant au sujet de Napoléon.

Voici les éléments trouvés sur l’origine de l’expression :

Site personnel de Jean Levant : les mots historiques

PIE VII (1742 – 1823) Commediante! Tragediante! janvier 1813
Elu pape sous le nom de Pie VII, le cardinal Chiaramonti put d’abord se louer du général Bonaparte, signataire du Concordat de 1801. Moins d’un an plus tard, il commença à déchanter et à gravir les premières marches du calvaire que l’impérieux Premier Consul, puis le tout-puissant Empereur lui réservèrent de 1802 à 1814.
Ce fut d’abord, en 1804, l’humiliation du Sacre. Vint ensuite, l’occupation des Etats Pontificaux et de Rome en 1808, transformée en annexion pure et simple en 1809. Puis le malheureux pontife fut déporté à Savone et transféré en 1812 à Fontainebleau.
En janvier 1813, Napoléon, revenu de Russie, voulut régler directement avec le pape la question de l’institution canonique des évêques. Dans ces conversations, il se montra tour à tour enjôleur, bluffeur, théâtral, menaçant. Pie VII, affaibli, mais lucide, ironisait: « Comediante! Tragediante! »

Site Herodote.net  2 décembre 1804 Sacre de Napoléon 1er
Extrait : Partie de Rome le 2 novembre, l’escorte pontificale se fait dévaliser en route. Le 25 novembre, enfin, Napoléon affecte de la croiser par hasard en forêt de Fontainebleau lors d’une chasse au cerf. L’empereur salue le souverain pontife sans excès d’égards et lui fait un bout de conduite avant de le laisser poursuivre sa route jusqu’au Louvre. Si l’on en croit l’écrivain Alfred de Vigny, Pie VII aurait alors murmuré, parlant de l’empereur : «Comediante, tragediante !»

L’interrogation de la base Frantext ne confirme pas cette citation. Cette base permet de retrouver une citation à l’intérieur d’une oeuvre, en l’occurrence Servitude et grandeur militaire d’Alfred de Vigny d’après le site L’Histoire en citation, mais j’ai également testé en vain les autres oeuvres de Vigny :

Citation du jour
Napoléon et Pie VII : duo parfait, devenu duel au sommet. Ce sont deux grands premiers rôles sur la scène européenne. L’empereur sait qu’il a besoin du pape et il s’en sert. Mais il sous-estime (toujours) l’autre. Et la religion reste un facteur politique capital, au XIXe siècle.
« Commediante ! Tragediante ! »« Comédien ! Tragédien ! »1781
PIE VII (1742-1823)
Servitude et grandeur militaires (1835), Alfred de Vigny.
Ces deux mots n’ont peut-être pas été prononcés tels qu’ils sont passés à la postérité, mais ils reflètent ce que ce pape de caractère pensait de l’empereur.

Nous avons également consulté les dictionnaires spécialisés mis à notre disposition sans trouver de réponse pertinente.

Petit dictionnaire des expressions nées de l’histoire / Gilles Henry. – 2003

Rendons à César… : petit dictionnaire des expressions historiques / Auteur : Appriou, Daniel . -2004

Du bruit dans Landerneau : les noms propres dans le parler commun / Patrice Louis. – 1995

Le site Dicocitations  également sans résultat.

Cordialement,

Eurêkoi – Bpi (Bibliothèque publique d’information)

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Quelle est la place du corps au 20e siècle ?

couverture du livre Histoire du corpsNotre réponse du 14/08/2017

Vous pouvez démarrer la recherche par la consultation de l’article suivant :
Bernard ANDRIEU, « CORPS – Cultes du corps », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 août 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/corps-cultes-du-corps/
Cet article de l’Encyclopaedia Universalis fait remonter le culte du corps actuel aux années 1970.
CORPS Culte du corps

« Le corps n’a été durant toute l’histoire un objet de culte, de rituel et de soin qu’au service d’autres fins. Georges Vigarello, Alain Corbin et J. F. Courtine ont montré ainsi dans leur Histoire du corps combien la recherche de la beauté, les préoccupations d’hygiène et le soin de soi ont été des pratiques de cultes du corps. Le souci esthétique est devenu aujourd’hui pour de plus en plus d’hommes et de femmes un moyen de transformer leurs modes d’existence, leurs façons de se soigner, d’agir et d’intervenir sur eux-mêmes.
Cette nouvelle religion du corps semble procurer à l’individu moderne un mode de constitution inédit. Elle a engagé le sujet dans une logique de l’apparence où la surface lisse de la peau et le volume des muscles font loi. Mais la recherche indéfinie de l’amélioration de l’image corporelle, notamment à travers l’essor du culturisme ou de la chirurgie esthétique depuis les années 1970, s’est profondément infléchi à partir des années 1990 du fait des nouvelles possibilités biotechnologiques de mettre en culture le corps, même in vitro, pour en modifier, non plus seulement l’apparence, mais la nature. »

Bernard Andrieu est un spécialiste de la question, il a publié :
Les Cultes du corp. Éthique et sciences, L’harmattan, Paris, 1994 
La Nouvelle Philosophie du corps, Toulouse, Érès, 2001
Le Soin de toucher, Belles Lettres, Paris, 2008
Devenir hybride, éd. Dilecta, Paris, 2008

Voici quelques références issues de la bibliographie de cet article :

** G. VIGARELLO, A. CORBIN & J. J. COURTINE, Histoire du corps, 3 tomes, Seuil, Paris, 2005.
Voir le 3e tome dont voici une présentation sur le site de l’éditeur :

 Jamais, avant le XXe siècle, le corps humain n’avait connu de tels bouleversements. Le déplacement du rapport entre santé et maladie, corps normal et anormal, vie et mort dans une société toujours plus médicalisée ; la légitimité accordée au plaisir en même temps que l’émergence de nouvelles normes et de nouveaux pouvoirs, biologiques et politiques ; la recherche du bien-être individuel et l’extrême violence de masse, le contact des peaux dans la vie intime et la saturation de l’espace public par la froideur des simulacres sexuels… : tels sont quelques-uns des paradoxes nourrissant le rapport du sujet contemporain à son corps.
À l’heure où prolifèrent les corps virtuels, où s’échangent le sang et les organes, où s’estompe la frontière entre le mécanique et l’organique, où l’on s’approche de la programmation de l’espèce et de la réplication de l’individu, il est plus que jamais nécessaire d’éprouver la limite de l’humain :  » Mon corps est-il toujours mon corps ?  » L’histoire du corps ne fait que commencer. »

Le Corps extrême, P. Baudry, L’Harmattan, 1991

Un corps pour soi C. Bromberger, P.U.F., Paris, 2005

Quand on a plus que son corps, G. Dambuyant-Wargny,  Armand Colin, Paris, 2006

Les Fabriques du corps, A. Meidani, Presses universitaires de Mirail, Toulouse, 2007

Les Cultes du corps, E. Perrin, Lausanne, 1984

Le Souci du corps, A. Rauch, P.U.F., 1984

S’accomplir ou se dépasser. Essai sur le sport contemporain, I. Queval, Gallimard, 2003

Voir également cet article de l’Universalis
Luc BOLTANSKI, « CORPS – Les usages sociaux du corps », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 août 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/corps-les-usages-sociaux-du-corps/

Et ces deux autres références :

Le sentiment de soi : histoire de la perception du corps, XVIe-XXe siècle
 Vigarello, Georges, Éd. du Seuil 2014
Résumé Index L’idée est aujourd’hui répandue que nous pouvons agir sur notre humeur et nos états d’âme par un travail sur le corps. Cette idée a une histoire que l’auteur propose d’explorer, depuis les textes de Diderot, avec la notion nouvelle de sentiment de l’existence, jusqu’à la conscience corporelle obtenue par les exercices de relaxation ou la révolution de la perception de soi par le journal intime. ©Electre 2014

La place du corps dans la culture occidentale
 Braunstein, Florence et Pépin, Jean-François, Presses universitaires de France, 1999
Résumé Index De l’Antiquité à nos jours, le corps comme vecteur social, psychologique, culturel et religieux. Une présentation chronologique et thématique du corps dans notre culture.

14Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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Où puis je trouver une liste des prisonniers de guerre pour l’année 1939 ?

Photographie d'une colonne de prisonniers français en 1940

Bundesarchiv, Bild 121-0404 / [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons

Sur Gallica, je n’ai trouvé que l’année 1940-941.

Notre réponse du 09/11/2015 révisée le 09/08/2017 :
Cette page du site Philae.com devrait répondre à votre besoin : Prisonniers français 39-45

La liste mise en ligne fut éditée par le Centre national d’information sur les prisonniers de guerre. Elle comporte les fiches de plus d’un million de soldats français capturés et envoyés en Allemagne. 

Cet article intitulé : Les fiches des soldats français prisonniers en 1939-45 mises en ligne (02 MAI 2008) vous donnera plus de détails sur la liste.

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

Date de création: 27/11/2015 11:01     Mis à jour: 27/11/2015 17:04
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Je cherche des ressources sur le vêtement et la mode au Maghreb entre le Xe et le XVe siècle (après JC). Pouvez-vous m’aider ?

Notre réponse du 15/07/2017
photographie de jeunes femmes voilées de blanc

Par Mus52 [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons


Votre sujet est très précis et, par conséquent, peu de livres traitent directement de votre question. En effet, les études sur le costume au Maghreb portent le plus souvent sur des périodes plus récentes (XIXème et XXème siècle surtout). 
Néanmoins, voici une liste ouvrages, tous disponibles dans nos collections. 

1) Etudes générales (au-delà du Maghreb et de la période X-XVe) 

– Dictionnaire détaillé des noms des vêtements chez les Arabes / Reinhardt Dozy.- [Beyrouth] : Librairie du Liban, [1970].
Cote Bima : 731 (03) DOZ – Espace Etude, Niveau 3

– Early Islamic textiles / Collectif.- Brighton : Rogers and Podmore, 1983.
Cote Bima : 731 EAR – Magasins

– De soie et d’or broderies du Maghreb : exposition organisée par l’Institut du Monde Arabe en partenariat avec le Musée national des arts d’Afrique et d’Océanie 11 Juin- 29 Septembre 1996/Institut du monde arabe.- Paris : Ed. Joel Cuénot, 1996.
Cote Bima : 731.4 (61) DES – Espace Etude, Niveau 5

– Recueil de la diversité des habits, qui sont de présent en usage, tant es pays d’Europe, Asie, Afrique, et Isles sauvages… Éditeur : Lyon : Audin, 1927 Description : Fig. ; 8­ Notes : Réimpr. de l’éd. de Richard Breton impr. à Paris 1567 Sujets : 21 Costume, Histoire, 16e s.
1. Navigations et pérégrinations orientales, N De Nicolay, 1567
2. Le costume traditionnel algérien, P. Pichault
En ligne sur Gallica 

2) Sur le Maghreb

Pour l’Algérie : 

– Algéroises histoire d’un costume méditerranéen / Leyla Belkaid.- Aix- en- Provence : Edisud, 1998.
Cote Bima : 731.3 (613) BEL – Espace Etude, Niveau 5

– Costumes d’Algérie / Leyla Belkaid.- Paris : Editions du Layeur, 2003.
Cote Bima : 731.3 (610) BEL – Espace Etude, Niveau 5

– Le Costume traditionnel algérien / Moukhalifa Aouf.- Alger : ENAG, 2004.
Cote Bima : 731.3 (613) AOU – Espace Etude, Niveau 5

– Le costume traditionnel algérien / Pradette Pichault.- Paris : Maisonneuve et Larose, 2007.
Cote Bima : Art – Artisanat costume – Espace découverte Niveau 1

– Bijoux et parures d’Algérie histoire, techniques, symboles : [exposition présentée au musée de l’Hôtel- Dieu de Mantes- la- Jolie, du 18 mai au 27 octobre 2003] / Collectif.- Paris : Somogy éditions d’art ; Mantes- la-Jolie : Musée de l’Hôtel-Dieu, 2003.
Cote Bima : Art – Artisanat Bijou – Espace découverte Niveau 1

Pour le Maroc : 

– Costumes du Maroc / Jean Besancenot.- Aix- en- Provence : Edisud, 1988.
Cote Bima : 731.3 (610) BES – Espace Etude, Niveau 5

– Costumes et parures du Maroc / Rachida Alaoui.- Courbevoie : ACR, 2003.
Cote Bima : 731.3 (610) ALA – Espace Etude, Niveau 5

– Le Costume au Maroc / Gabriel- Rousseau.- Paris : De Boccard, 1938.
Cote Bima : N 20 108 – Fonds Ninard, Magasins 

Pour la Tunisie : 

– Noces tissées, noces brodées parures et costumes féminins de Tunisie : exposition, 29 mars- 3 juillet 1995 / Musée des Arts d’Afrique et d’Océanie.- [Paris] : Joel Guénot, 1995.
Cote Bima : 731.3 (614) NOC – Espace Etude, Niveau 5

3) En ligne

– Chapitre XXXII Costumes des musulmanes d’Alger / par Diego de Haëdo

– Sources iconographiques – site babzaman

– Le Caftan – site babzaman

Enfin, afin de compléter votre bibliographie, nous vous invitons à consulter les ressources du Musée du Quai Branly consacrées notamment aux costumes et parures au Maghreb.

Cordialement,
Eurekoi – Bibliothèque de l’Institut du monde arabe

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Quelles sont exactement les civilisations dites préhelléniques ?

Photographie du masque d'Agamemnon

Masque d’Agamemnon By Gautier Poupeau [Public domain], via Wikimedia Commons

Réponse apportée le 08/09/2010  révisée le 09/07/2017

Les civilisations préhelléniques sont les civilisations installées dans le domaine égéen avant l’arrivée des Grecs in Le Grand Larousse universel éd 1989 article : « préhellénique »

Je vous conseille l’article suivant de l’Encyclopaedia universalis dont je vous cite un extrait :

Olivier PELON, « ÉGÉEN MONDE  »Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 30 août 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/monde-egeen/

[…] Il a fallu le déchiffrement, en 1953, d’une écriture employée en Crète et sur le continent pour que les Mycéniens fussent définitivement considérés comme des Grecs parlant et écrivant une langue de forme archaïque ; seuls quelques savants avaient jusqu’alors placé au début du IIe millénaire l’entrée des premières populations grecques dans la péninsule balkanique. Parallèlement, chaque civilisation de l’Égée apparaissait plus nettement tributaire de l’Orient. La mer, au lieu de dresser un obstacle périlleux entre l’Asie et l’Europe, a, dès une très haute antiquité, servi de lien entre elles ; les terres qui la bordent et les îles qui la peuplent ont joué le rôle d’un creuset où sont concentrées et mêlées les influences venues de l’Est.
Cependant l’originalité profonde de ces civilisations égéennes n’en est pas moins évidente. Chaque région a, tour à tour, fixé les grands courants culturels et servi de centre de création et de diffusion : d’abord la Grèce du Nord dès l’époque néolithique, puis les Cyclades, en contact direct avec l’Asie Mineure, au moment où la métallurgie prend son essor, et, quelques siècles plus tard, la Crète qui recueille les influences venues de tous les rivages de la Méditerranée orientale, la Grèce du Centre et du Sud enfin où naît la civilisation mycénienne, qui réalise la première unification politique, économique et artistique du monde de l’Égée.

Des documents sur ce sujet sont à votre disposition sur le sujet à la Bpi, et pour commencer 2 ouvrages de base :

La civilisation égéenne, Platon, Nikolaos 
Albin Michel, 1982 (2 volumes)
niveau 3, 936.5 PLA

La civilisation égéenne / Glotz, Gustave, 1952
936.5 GLO

La Grèce primitive et archaïque / Delorme, Jean
Armand Colin, 1971
936.5 GRE 

La plupart des autres ouvrages concernant l’époque archaïque sont classés à la cote 936.5 au niveau 3 de la bibliothèque et l’histoire de la Crète de cette époque est à la cote 936.55

Vous pouvez également consulter cet ouvrage (qui ne fait plus partie du fonds de la Bpi) :
Les Egéens, aux origines de la Grèce, Chypre, Cyclades, Crète et Mycènes
/ -Van Effenterre, Henri.-
Armand Colin, 1986

Sur internet

Vous pouvez consulter les articles suivants de l’encyclopédie Wikipédia :

Grèce préhellénique

approximativement du XIIe au VIIIe siècle av. J.-CSiècles obscurs

*-3200 Civilisation des cyclades

*-2700 Civilisation minoenne 

* -1550 Civilisation mycénienne 

Cordialement

Eurêkoi – Bibliothèque publique d’information

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La Palestine sous le mandat britannique

Savon de naplouse en train de sécher (vers 1910)

Savon de Naplouse en train de sécher (vers 1910). By American Colony (Jerusalem). Photo Dept., photographer. [Public domain], via Wikimedia Commons

Votre question : je fais des recherches sur l’impact du mandat britannique sur la ville de Naplouse et je m’intéresse sur les ressources disponibles à ce sujet dans l’Institut du Monde Arabe.

Notre réponse du 04/07/2017
Naplouse passa sous autorité britannique dès 1917, avant que le mandat ne s’étende à l’ensemble de la Palestine en 1920.

Concernant la Palestine sous mandat britannique vous trouverez de nombreux titres disponibles à la Bibliothèque de l’IMA, dont voici une sélection :

1) Titres spécifiques sur Naplouse sous mandat britannique :

– Coutumes palestiniennes : Naplouse et son district / le Père J.-A. Jaussen O.P.
Publication : Paris : Geuthner , 1927
Description : VIII-364 p.-[9] p. de pl. ; 28 cm
Lien notice catalogue
Sur le père Antonin Jaussen voir aussi l’ouvrage dirigé par G. Chatelard et M. Tarawneh
– Antonin Jaussen, sciences sociales occidentales et patrimoine arabe (Beyrouth : Presses de l’IFPO, 2014) 
en ligne sur OpenEditions books

– Le rocher et la peine : mémoires / Fadwa Touqan ; trad. de l’ arabe par Joséphine Lama et Benoit Tadié
Publication : Paris : Langues et mondes / L’Asiathèque , 1997- 1998
Description : 2 vol. ; 18 cm
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Commentaire : née à Naplouse en 1917, célèbre poétesse palestinienne, Fadwa Touqan raconte, dans le volume 1 de ses mémoires Le rocher et la peine, son enfance et son adolescence à Naplouse sous le mandat britannique.

2) Titres sur la « Palestine mandataire »

L’étude de la Palestine sous mandat britannique est abordée par de nombreux historiens, qu’ils soient palestiniens, israéliens ou européens. Nous vous invitons à consulter le résultat de recherche sur cette thématique à partir de notre catalogue en ligne
que vous pouvez compléter par une recherche dans le catalogue universitaire Sudoc
En voici une sélection :

– The Balfour declaration / by J. M. N. Jeffries ; [publ. by] the Institute for Palestine studies
Jeffries, J. M. N.
Publication: Beirut : The Institute for Palestine studies , 1967

– Report [of the] Palestine royal commission
Palestine (Mandat Britannique). Palestine royal commission. Auteur
Publication : London : H.M. Stationery office , 1937
Description : XII- 404 p. – [2] f. de cartes dépl. ; 24 cm

– Report on the state of Palestine submitted to his excellency the high commissioner for Palestine by the executive commitee, Palestine arab congress, on the 13th of october 1925 / [written byamaal Husseini,…]
Palestine Arab Congress. Executive committee. 1925. Jerusalem. Auteur
Publication : Jerusalem : Beyt-ul-Makdes press , 1925
Description : 30 p. ; 23 cm

– Report of the Commission appointed by the Government of Palestine to inquire into the affairs of the orthodox patriarchate of Jerusalem / by the commissioners Anton Bertram,… and Harryharles Luke,…
Palestine (Mandat Britannique). Commission to enquire into the affairs of the orthodox patriarchate of Jerusalem. Auteur
Publication : London : Oxford university press , 1921
Description : VII-336 p. ; 22 cm

– Local government in Palestine / [ed.] by A. S. Kandel,…
Publication : Jerusalem : Hamadadpis liphshitz , 1947
Description : 279 p. ; 23 cm

– The Palestine diary / by Robert John, Sami Hadawi ; with a foreword by Arnold J. Toynbee ; publ. by the Palestine research center John, Robert
Publication : Beirut : Palestine research center , 1970
Description: 2 vol., 425, 423 p. : cartes ; 25 cm

– Palestine and the Great powers 1945- 1948 / Michael J. Cohen
Publication : Princeton, N.J. : Princeton university press , 1982
Description : XIII-417 p. : cartes ; 25 cm

– La place de la Palestine dans la stratégie britannique aux origines du remodelage européen du Proche-Orient / Flavien Bardet
Publication : Pessac (Gironde) : Presses universitaires de Bordeaux , 2010
Description: 1 vol. (384 p.) : cartes, couv. ill. en coul. ; 25 cm

3) Sélection de ressources en ligne :

– Digithèque : Texte du Mandat sur la Palestine (en français) – Conseil de la Société des Nations

– La bibliothèque de l’Université de Brown (Etats-Unis) a sélectionné un certains nombre de ressources sur l’histoire de la Palestine (dont certaines accessibles uniquement sur authentification) 

– de même la Maison de l’Orient méditerranéen a établi une liste des documents et sources de référence sur la Palestine (liste à jour au 2 mai 2013) 

– Voir aussi la BDIC – bibliothèque de documentation internationale contemporaine (Nanterre) qui possède des archives sur cette période

– Journal Falastin – numérisé (format PDF) – en arabe
« Falastin, est un quotidien circulé entre 1911-1967. Publié à partir de la ville côtière de Jaffa.Dans ce lien nous trouvons quelques exemplaires de 1936-1958.
Le journal est souvent décrit comme l’un des journaux les plus influents dans la Palestine ottomane et britannique, et probablement le plus féroce et le plus constant critique du mouvement sioniste du pays. Il a contribué à façonner l’identité palestinienne et a été arrêté à plusieurs reprises par les autorités ottomanes et britanniques. »

– Institute of Palestine study (page Resources) – site en anglais et en arabe

Eurêkoi – Bibliothèque de l’Institut du monde arabe

Date de création: 04/07/2017 12:47     Mis à jour: 04/07/2017 15:51
 
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Quel était le régime alimentaire des Sumériens ?

Déesse Ninhursag, musée du Louvre

Déesse Ninhursag, musée du Louvre [Public domain], via Wikimedia Commons

Notre réponse du 29/06/2017

Sumer, région sud de la Mésopotamie, était particulièrement favorisée par la géographie. C’est ici, entre les eaux du Tigre et de l’Euphrate, que naquit l’agriculture et ce que Jean Bottéro désigna comme « la plus vieille cuisine du monde ».

Les Sumériens ne manquaient de rien : ils disposaient pour leur nourriture « d’un choix étendu d’aliments, largement prodigué par les produits de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. Les céréales se voient consommées sous forme de pains de froment sans levain, et de bouillies d’orge ou de millet. Les fruits les plus récoltés sont les figues, les dattes et les grenades ; les légumes se composent essentiellement de lentilles, pois chiches, oignons et ail. Quant à la viande, elle est de porc, de mouton ou encore d’agneau. Les poissons sont pêchés dans les deux fleuves et dans le golfe Persique. On y trouve, en plus des poissons traditionnels, de merveilleux saumons qui ravissent les palais ; les boissons sont, comme en Égypte, la bière mais on y trouve aussi du vin et du lait de chèvre et de brebis. (…)
Ils sont donc de grands cuisiniers et confectionnent des plats déjà bien structurés. Il semble à cet égard que les Sumériens aient raffolé, comme hors d’œuvre, d’une crème aigre contenant de l’ail pilé.« 
Maximilien Lormier in : Cuisine et alimentation à Sumer et Babylone

Le Traité culinaire mésopotamien (présentation wikipedia) est le plus ancien livre de cuisine qui nous soit parvenu. 

Paul Ariès, dans son Histoire politique de l’alimentation, souligne cependant que le régime alimentaire des Mésopotamiens (et donc des Sumériens) est marqué par les différences sociales, selon que l’on appartient au peuple ou à l’élite au pouvoir.

Pour aller plus loin :

– La plus vieille cuisine du monde / Jean Bottéro .- Paris : Seuil, 2006 (Collection Points – Histoire)
ISBN 2-02-086052-X (br.) : 7 EUR 
« À travers l’étude de la gastronomie dans la Mésopotamie ancienne, Jean Bottéro montre que le boire et le manger ne sont pas des sujets mineurs. La découverte de trois tablettes d’argile issues d’environ 1700 ans avant notre ère, détaillant une quarantaine de recettes, nous permet de restituer les repas apprêtés pour la table des Grands de l’antique Babylonie. » (Résumé de l’éditeur)

– À la table du roi Hammurabi de Babylone d’après les tablettes de la Yale Babylonian Collection / Liliane Plouvier
Document en ligne

L’alimentation au Proche-Orient ancien : les sources et leur exploitation / Cécile Michel.- In : Dialogue d’histoire ancienne, 2012, volume 7, n° 1 
Article en ligne sur Persée.fr

– Une Histoire politique de l’alimentation : du paléolithique à nos jours / Paul Ariès.- Max Milo éditeurs, 2016.- (Collection Essais Documents)
ISBN 978-2-315-00722-6
Extrait sur Google books 
« Pourquoi l’alimentation est à l’origine des biens communs de l’humanité ? Comment les puissants, avec les rituels de la tables et les politiques alimentaires, sont parvenus à construire l'(in)égalité des humains ? Qui, après avoir imposé au peuple de manger du pain, a voulu lui interdire les châtaignes et généraliser la pomme de terre ?
Au-delà des histoires sociale, religieuse, culturelle, de l’alimentation, l’auteur retrace son histoire politique, jamais traitée à ce jour. Ce fabuleux livre de Paul Ariès est le fruit de trente ans d’enseignement et de recherches. Il montre comment la table française reste largement tributaire des tables passées. Vous saurez (presque) tout de ce que mangeaient et buvaient nos ancêtres, de la préhistoire à nos jours. » (Résumé editeur)

– L’alimentation des élites mésopotamiennes : nourriture des rois, nourriture des dieux / Francis Joannès
Article en ligne sur Persée.fr

Eurêkoi – Bibliothèque de l’Institut du monde arabe

Date de création: 04/07/2017 12:20     Mis à jour: 04/07/2017 14:46
 
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Quelle est la différence entre un roi et un empereur ?

Médaille Napoléon III

By Selvejp [CC BY 3.0], via Wikimedia Commons

Réponse apportée le 09/01/2009  par STRASBOURG Médiathèques de la ville et communauté urbaine – révisée le 29/06/2017

Un roi est le chef d’Etat d’un pays, appelé royaume, qui a accédé au pouvoir souverain à vie par voie héréditaire ou plus rarement, élective.

L’Empereur est le chef souverain de certains Etats appelés empires (Empereur d’Allemagne est nommé Kaiser, de Chine : le fils du ciel, du Japon : Mikado, de Russie : le Tsar, des Turcs : le Sultan)
Le titre d’Empereur est donné depuis Auguste au détenteur du pouvoir suprême dans l’Empire romain.

La différence entre « roi » et « empereur » vient surtout du statut qu’on a pu donner au terme « empereur » .
Le mot « empereur « provient du titre d’Imperator que s’était donné Octave, l’héritier de Jules César quand il s’attribua le nom d’Auguste.

Ce mot fut donc utilisé pour désigner les souverains suprêmes des Empires romains d’Orient et d’Occident. Ce titre d’Empereur fut repris par Charles 1er plus connu sous le nom de Charlemagne qui s’attribua le rôle de successeur des Empereurs romains (an 800 ). Puis ce titre fut gardé par ses successeurs qui régnèrent sur le Saint-Empire Romain Germanique. Ces souverains étaient généralement élus. Le souverain d’Autriche décida de garder ce titre pour lui seul et sa descendance (Joseph II).
A noter que Napoléon prit ce titre pour ne pas avoir à prendre celui de roi et que Guillaume de Prusse prit ce titre en 1871 par pur désir de s’arroger un titre plus ronflant que celui de roi et pour imiter Napoléon et le souverain d’Autriche.
Le mot empereur devint à la mode et on oublia son contexte historique…

Les titres d’Empereur servent souvent à désigner un souverain suprême de grands pays et donc plus prestigieux que celui de roi.

Cordialement,

EurêkoiMédiathèques de la ville de Strasbourg

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Histoire de l’orientalisme à travers les affiches arabes ou européennes entre 1945 et 2001

Affiche de l'exposition Franco-Marocaine de 1915 à Casablanca

Joseph de La Nézière [Public domain], via Wikimedia Commons

Notre réponse du 23/06/2017

Voici les titres disponibles à la bibliothèque de l’IMA sur l’affiche orientaliste :

– L’ Affiche orientaliste un siècle de publicité à travers la collection de la Fondation A. Slaoui / Abdelaziz Ghozzi
Casablanca : Malika , 1997
144 p. : tout en ill., couv. ill. ; 34 cm
Lien à la Notice Catalogue

– histoire

Rabat : Marsam , 1999
Non paginé : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 30 cm
Lien à la Notice catalogue

– L’ Algérie en affiches, 1900- 1960 / Béatrix Baconnier
Luynes (13080) : Baconnier , DL 2009
Description1 vol. (211 p.) : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 32 cm
Lien à la Notice catalogue

– Mémoires de nos quais / \[exposition organisée par le\] Musée d’ Histoire Naturelle, Marseille, novembre 82 – février 83 ; \[préf. de Gaston Deferre,…, Geneviève Picon et Claude Badet\]
(Marseille : impr. municipale) , 1982
53 p. : ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 30 cm
Notice catalogue

– L’ Exotisme oriental dans les collections de la Bibliothèque Forney \[exposition organisée à la\] Bibliothèque Forney Paris, du 14 janvier au 19 mars 1983
Publication\[Paris\] : Société des Amis de la Bibliothèque Forney , 1983
Description57 p. : ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. , 27 cm
Notice catalogue

Ressources en ligne :

– Bibliothèque Forney (Paris) : important fonds d’art graphique et de catalogues 
– Bibliothèque numérique Gallica,  exemple de résultats de recherche
– Site Africa on web : affiches orientalistes
– Site commercial L’Affiche française (collections anciennes) 
-[url=http://www.musee-as.ma/blog/2016/03/29/exposition-daffiches-orientalistes-voyages-et-decouvertes/]Fondation Abderrahman Slaoui[/url] (Casablanca) 

Voir aussi les archives des anciennes compagnies de navigation maritime françaises et européennes qui avaient des liaisons avec le monde arabe, comme par exemple Les Messageries maritimes …
Articles :

Pascal Blanchard, « Le Maroc dans l’affiche française (1906-1956) »Mélanges de la Casa de Velázquez [Online], 37-1 | 2007, Online since 16 November 2010, connection on 01 August 2017. URL : http://mcv.revues.org/3175

Nous espérons que ces quelques pistes seront utiles à votre recherche.

Cordialement,

Eurêko
i – Bibliothèque de l’Institut du monde arabe

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