Dans la nouvelle de Maupassant « Le vieux », il est question de repiquer des « cossards ». De quelle plante s’agit-il ? Merci

Photographie d'un champ de colza avec un tracteur

CC0 Public Domain, via Pixabay

Réponse apportée le 01/29/2013, révisée le 13/10/2017

Le cossard est un terme de patois normand pour le colza.

Nous avons trouvé cette information dans le Dictionnaire du patois normand: en usage dans le département de l’Eure – Page 116
Robin -Slatkine, 1978 – 458 pages

COSSARD. — Colza. Ce terme est usité dans toute la haute Normandie. Il ne faut pas y voir, je crois, une corruption du mot colza, mais un nom caractéristique tiré des cosses qui renferment toute la récolte.

Cette explication semblant douteuse à certains (voir commentaires), j’ai poursuivi la recherche et ai trouvé confirmation du « repiquage du colza » dans l’ouvrage suivant (accessible en ligne) :
Manuel d’agriculture pratique à l’usage des fermes de trente hectares, Spineux, Duval et Hermant, 184, page 49

Repiquage du colza à la charrue

Au moment de repiquer le colza, c’est-à-dire au commencement du mois d’octobre, on herse énergiquement le binotis, on conduit 12 à 14 voitures de court fumier par journal, on le fait épandre au fur et à mesure que la charrue recouvre le plant, et tout en suivant le travail des repiqueurs.
Le repiquage à la charrue va plus vite et coûte un peu moins que celui à la cheville. Mais on a remarqué, toutes choses égales que le colza repiqué à la charrue ne réussit pas aussi bien que l’autre. Cependant, si le plant favorisé par le temps a acquis de la hauteur, il peut être préférable de le repiquer à la charrue, parce que de cette manière le plant est plus profondément enterré, et donne par conséquent moins de prise aux gelées.

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque publique d’information

  1. bonjour les amis de Guy de Maupassant,
    Je suis pour le moins surpris par la « traduction » de cossard.
    A ma connaissance le colza ne se repique pas, il se sème. D’autre part, nos abeilles ne produisent du miel de colza en Normandie que depuis quelques décennies.
    Ne s’agirait il pas plutôt de choux (de la famille des brassicacées comme le colza)destinés à l’alimentation animale ou la production de brocolis ?
    Etienne

    Réponse

  2.  

    Peut-être s’agit-il des choux moëlliers ? Il y a bien longtemps que j’avais laissé Maupassant , j’avais toujours été « tracassé’ par ces cossards que l’on avait traduit par colza , ce n’est pas possible , le colza se sème . Aujourd’hui grâce à internet nous pouvons peut-être arriver à savoir , le mieux serait de mener nos investigations auprès d’anciens agriculteurs normands , ils ont peut-être le souvenir de ces mots que nous avons entendu dans notre jeunesse ( j’ai 84 ans , je suis un campagnard angevin mon père plantait des choux dits à moëlle -chez nous)

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D’où vient le mot quésaco /kesaco ? Merci de votre réponse et à bientôt !

Nuage de tags autour du mot

générateur de tags NuagesDeMots

Réponse apportée le 12/14/2012, révisée le 03/10/2017

Il semblerait que ce soit une locution provencale, voir les explications fournies par les deux dictionnaires suivants :

Nous avons interrogé Le grand Robert de la langue française* [ressource internet]
Voici la notice :

qu’es aco ou ques aco [kɛzako] loc. adv. interrog.
ÉTYM. 1730, in D. D. L.; dans la langue littéraire, 1774 (Beaumarchais, Quatrième mémoire dans l’affaire Goezman; puis le Mariage de Figaro, 1784); loc. provençale « qu’est ceci ? ».
◆ Fam. et par plais. (en français). Qu’est-ce ? — REM. On écrit aussi quèsaco, quès aco, qu’ès aco. 0 Quès aco ?… qui vive ?… fit le Tarasconnais l’oreille tendue, les yeux écarquillés dans les ténèbres.
Alphonse Daudet, Tartarin sur les Alpes, iii.

Voici également la notice d’un dictionnaire plus spécialisé :

Le Dictionnaire de l’argot (Larousse « in extenso ») 1994 donne cette définition :

Quès aco : loc. adv. Qu’est-ce-que-c’est ?
« ce fut pour rentrer chez Amabella, qui l’a prit comme intendante.- Amabella ? Ques aco ? – un vrai génie dans le métier (Galtier-Boissière, 2)
ETYM. Loc d’origine provencale. 1730 (DDL)

*Version électronique de la dernière édition du Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française en 6 volumes : 86 000 articles, 100 000 entrées, 220 000 définitions, 350 000 sens et acceptions, 410 000 exemples, 25 000 locutions et proverbes, 325 000 citations et 2 000 notices biographiques, 3 400 références bibliographiques

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque publique d’information

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Je cherche à connaître l’origine d’un juron : « pute borgne ».

nuage de tags jurons

fait sur Tagxedo

Cette demande est très sérieuse car une amie l’utilise très souvent et j’aimerais pouvoir lui transmettre votre réponse.

Notre réponse du 03/09/2017

J’ai recherché tout d’abord dans le Trésor de la langue française (TLFI). Je n’ai trouvé aucune trace de ce juron. Le TLFi est la version informatisée du TLF, un dictionnaire des XIXe et XXe siècles en 16 volumes et 1 supplément : 100 000 mots avec leur histoire, 270 000 définitions, 430 000 exemples. J’ai également cherché dans le Grand Robert sans plus de succès.

En recherchant dans le moteur de recherche français Qwant j’ai trouvé deux sites qui donne une définition de ce terme :

Wiktionary

Pute borgne Locution interjective
1. (Vulgaire) Expression employée comme juron.

  • Pute borgne, faut que j’en parle au curé à la fin de la messe du matin. — (Jean Siccardi, La Source de Saint Germain, 2010)

2. (Vulgaire) (Insulte) Expression employée comme injure.

  • Arrête de nous balancer ces conneries ! Sac à merde ! Pute borgne ! Va fourguer ailleurs tes godailles, ton pus, ta lymphe, tes œdèmes et tes fœtus de rats! — (Julien Santoni, Berlin trafic, 2008)

La parlure.com Ce site  (site collaboratif) donne une origine à ce mot. A prendre néanmoins avec prudence :
Définition : exclamation du sud de la France

  • Exemple: Oh, pute borgne! C’est pas vrai?! 

L’expression est citée 3 fois dans l’excellent Dictionnaire des jurons de Pierre Enckell (ed PUF, 2004). L’origine n’est pas fournie. Les jurons comportant de mot putain ou pute sont très nombreux, pages 543 à 552.

Je vous copie les 3 citations :

Pute borgne

  • 3. Oh ! Estelle, pute borgne, tu vas les montrer, tes fesses, ou on casse tout dans ton écurie ! (A. Bastiani, Arrête ton char, Ben Hur !, 1954, 35)
  • 4. WILL […] Allez, faut pas nous raconter que vous les avez vues !
    TY TY. Si je les ai vues ? Pute borgne ! (M. Duhamel, Le petit arpent du Bon Dieu, 1957, 103)

  • 5. Pute borgne ! L’inspecteur Chapeau s’était tellement énervé toute la journée qu’il avait les doigts jaunis de nicotine en rentrant le soir à la maison (J. Vautrin, Billy-ze-kick, 2002, 103)

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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Que signifie un « cochelet » en patois de Champagne ?

Scène de vendanges du Haut Moyen-âge

[Public domain], via Wikimedia Commons

Réponse apportée le 02/01/2007  par REIMS Bibliothèque Municipale – Design, Fonds régional, illustrée le 12/09/2017

« Le cochelet, c’est la fête finale des vendanges ; le repas succédant à la clôture du pressoir et précédant le départ des vendangeurs.
L’origine du mot cochelet viendrait d’une fort ancienne coutume, longtemps établie dans le sud de la Champagne : au cours du repas qui réunissait les vendangeurs, on apportait un coq vivant auquel on faisait boire du vin nouveau. La volaille complètement ivre était ensuite relâchée sous les rires des convives. »
Réf. : Lexique du paysan et du vigneron champenois de L. Bésème-Pia.

Eurêkoi – Bibliothèque Municipale de Reims

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Quel est le seul mot de la langue française qui n’a pas de rime ?

Mosaïque du Triomphe de Bacchus, Musée de Sousse (Tunisie)

Triomphe de Bacchus [Public domain], via Wikimedia Commons

Réponse apportée le 03/08/2010, révisé le 08/09/2017

Tout dépend de la définition du mot Rime. Voici celle du TLFI (Trésor de la langue française informatisé) :

RIME, subst. fém.
Répétition à la fin de deux ou plusieurs vers de la dernière voyelle accentuée ainsi que des phonèmes qui éventuellement la suivent ou la précèdent
Rime pauvre. Rime constituée par la répétition de la voyelle tonique en finale absolue. On rencontre la même voyelle (rime pauvre) comme dans cela et dada (MAR. Lex. 1933).
Rime riche. Rime constituée par la répétition de la voyelle tonique et de sa consonne d’appui. La rime riche est une grâce, sans doute, mais elle ramène trop souvent les mêmes formules (NERVAL, Bohême gal., 1855, p. 71).

Pour répondre à votre question, je vous invite à consulter l’article du site Wiktionnary  Curiosités linguistiques en français chapitre Mots sans rimes . Je cite :

L’exemple de mot sans rime le plus souvent cité est triomphe. Ce mot n’a effectivement pas de rime dans le vocabulaire standard et courant, mais on peut trouver par exemple gomphe si on tient compte des vocabulaires spécialisés → voir Annexe:Rimes en français en /ɔ̃f/.

Il semble cependant que l’expression récente  À donf vienne remettre en question cette affirmation…du moins dans les chansons des rappeurs. Voir la définition dans le Dictionnaire de la zone.

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque publique d’information

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Doit-on écrire : « Estelle s’est vu octroyer le droit de… » ou « Estelle s’est vue octroyer le droit de… » ?

nuage de tags autour de la grammaireNotre réponse du 05/09/2017

Si je comprends bien les explications ci-dessous, je dirais : « Estelle s’est vu octroyer le droit de… »
La phrase peut en effet se convertir en Estelle a vu octroyer à elle-même le droit de… Estelle n’est pas le sujet du verbe octroyer. Pas d’accord.

1. L’accord du participe passé des verbes pronominaux + infinitif  sur le blog Boileau.pro

Eh bien, faisons simple. Appliquons la règle déjà énoncée : accord avec le pronom réfléchi s’il est COD.
Ajoutons-y une exigence : ce COD doit aussi être sujet du verbe à l’infinitif. Il n’ y aura pas d’accord s’il en est l’objet.
Des exemples :
Elle s’est vue devenir borgne. Elle a vu elle-même qui devenait borgne.
Ils se sont sentis glisser vers l’eau glacée. Ils ont senti eux-mêmes qui glissaient vers l’eau glacée.
Ils se sont imaginés reprendre leur vie d’avant. Ils ont imaginés eux-mêmes qui reprenaient leur vie d’avant.

Dans ces 3 exemples, le COD est aussi sujet du verbe à l’infinitif.
Elle s’est vu prendre par la vague. Elle a vu elle-même que la vague la prenait.
Elle s’est senti emporter par le courant. Elle a senti elle-même que le courant l’emportait.
Elle-même
n’est pas sujet de prendre, emporter. Elle en est l’objet. Pas d’accord.

2. Le site Orthonet que je vous recommande pour les difficultés de la langue française

08.11. Faut-il écrire : « la région s’est vue attribuer des crédits » ou : « … s’est vu attribuer des crédits » ? Merci !
« s’est vu » si c’est à elle qu’on les a attribués (SE = à soi)
« s’est vue » si c’est elle qui les a attribués (SE = soi)
Question fréquente, difficulté réelle ; elle mérite réflexion. Voir LEXIQUE, « se voir ».

LE SEUL TRUC….
Commencez toujours par questionner le participe passé comme s’il était un vulgaire adjectif. Et on oblige ainsi le pronom réfléchi à avouer sa vraie fonction: « SOI? ou A SOI? – MOI? ou A MOI… » et on ne peut plus se tromper sur le « donneur » de l’accord.

ELLE S’EST VU(E) OFFRIR DES FLEURS…?

La Banque s’est vu(e?) attribuer, pour la période 2005-2007, un excédent de droits d’émission de CO2. VU avec ou sans E ?
En fonction du SENS, choisissez !
« …s’est vue attribuer… » SE = « soi » – c’est elle qui a attribué cet excédent..(à qui ???).- infinitif de sens actif.
« …s’est vu attribuer… » SE = « à soi ». C’est à elle qu’a été attribué cet excédent. – infinitif de sens passif (être attribué).

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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L’expression « une usine à gaz » existe-t-elle ?

Usine à gaz, Narbonne

Usine à gaz, Narbonne [Public domain], via Wikimedia Commons

Notre réponse du 28/08/2017

Cette expression existe bien !
Voici la définition donnée par le dictionnaire On va le dire comme ça : Dictionnaires des expressions quotidiennes / Charles Bernet et Pierre Rézeau, Balland, 2008

Usine à gaz, loc. nom. « Système inutilement compliqué ; élucubration ». métaphore fréquente dans la langue des informaticiens en référence à la complexité de certaines installations industrielles. On a donné ce nom, au XXe siècle, aux premiers gros ordinateurs.
1. 1. Ces méandres donnent à la CSG « des allures d’usine à gaz », plaisantait en privé Claude Evin, ministre de la Solidarité. (Le Monde, 13 novembre 1990, p.25)

2. 2. […] on se demande parfois – pour reprendre une formule célèbre – pourquoi faire simple alors qu’on peut tout compliquer. Plutôt que de bâtir « ces usines à gaz » fiscalo-sociales, nos chers socialistes ne pourraient-ils pas décider une hausse significative du SMIC sans dégrèvement de cotisations sociales ? (Le Monde, 15 janvier 2001, p.13 ; lettre d’un lecteur).

3. 3. Entre la maîtrise des rendements, la part maximale autorisée pour la productiuon de cognac, la part distillée subventionnée par Bruxelles, la réglementation du cognac est ainsi devenue une redoutable « usine à gaz ». (Le Monde, 7 décembre 2002, p.13)

4. 4. Vous envoyez un CD à Mamy avec les dernières photos des petits. Comment créer rapidement un CD pratique sans monter une usine à gaz ? (Les Gratuiciels, consulté le 13 janvier 2007)

Une autre explication, du site l’Internaute :

« Usine à gaz »
Signification : Système difficile à comprendre.
Origine : Dès la révolution industrielle au XVIIIe en Angleterre et au XIXe en France, on voit apparaître les zones industrielles et les fameuses usines à gaz destinées à la production de gaz. Celles-ci avaient une allure complexe et étaient composées de divers tuyaux, manivelles au fonctionnement compliqué. On utilise rapidement cette expression pour désigner toute chose incompréhensible.
http://www.linternaute.com/expression/langue-francaise/14247/usine-a-gaz/

Enfin, vous pouvez lire cet article du Figaro sur son site :

Les expressions favorites des politiques : «Usine à gaz», Par Marc de Boni, Publié le 21/07/2015

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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Pouvez vous me donner des expressions françaises en rapport avec les plantes , l’alimentation? ou une bibliographie sue le sujet?merci

photo de pot aux roses

CC0 Public Domain, via Pixabay

Réponse apportée le 02/05/2010  par PARIS Bpi et actualisée le 11/08/2017

Voici quelques expressions en rapport avec les plantes et l’alimentation extraites du site Wiktionary.org

Plantes et champignons

* appuyer sur le champignon
* avoir la pêche
* chavirer dans le vétyver
* conter fleurette
* courir sur le haricot
* découvrir le pot aux roses
* en prendre de la graine
* envoyer sur les roses
* être haut comme trois pommes
* être, mettre sur la paille
* manger les pissenlits par la racine
* ne pas sentir la rose
* pousser comme des champignons
* prendre racine
* s’accrocher aux branches
* scier la branche sur laquelle on est assis
* se porter comme un charme
* se reposer sur ses lauriers
* s’envoyer des fleurs
* séparer le bon grain de l’ivraie
* tomber dans les pommes

Expressions nées de noms de plantes.

avoir du blé
feuille de chou
coller une prune
panier à salade
se fendre la pêche
avoir un coeur d’artichaut
être une bonne poire
bête comme chou
tomber dans les pommes
en rang d’oignon
raconter des salades
appuyer sur le champignon
faire le poireau
ramener sa fraise

Vous pouvez cliquez également sur les adresses suivantes :
Expressions populaires autour des plantes sur le site Le Jardinoscope 

270 expressions françaises autour de la nourriture collectées par un blog de santé 

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque publique d’information

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D’où vient l’expression ‘mon daron’ qu’utilisent les jeunes quand ils parlent de leur père ?

Tableau de Jean-Eugène Buland, 1903 représentant un couple tenant un bébé

Jean-Eugène Buland, 1903 [Public domain], via Wikimedia Commons

Notre réponse du 04/08/2017

En consultant le TLFI ou Trésor de la langue française informatisé, un dictionnaire de la langue française très complet, j’ai trouvé cette définition avec son origine :

« DARON, ONNE, subst. ArgotA. Vx. Patron, patronne.
A. Spécialement
1. Tenancier de cabaret. [À peine étions-nous attablés au cabaret] nous étions servis. « Tu vois me dit-il, le daron sait l’ordonnance » (VIDOCQ,
Mém., t. 3, 1828-29, p. 88).

2. Tenancier de maison close.
Rem. Noté par ESN. 1966 comme usité en 1939, mentionné également par CARABELLI, [Lang. de la pègre] et LACASSAGNE, Arg. « milieu », 1928.

3. Daron de la raille ou de la rousse. Préfet de police (cf. VIDOCQ, Voleurs, t. 1, 1836, p. 93).

B. En partic. et usuel. Parent (père ou mère).

1. Au masc.a) Sing. ou plur. Père. Retrouver sur la table, toutes les conneries de mon daron, étalées là, noir sur blanc (…) C’était encore plus triste écrit (CÉLINE, Mort à crédit, 1936, p. 285). Combien de voyous en cavale n’avaient pu assister à l’enterrement de leurs darons, de leurs vieilles, de leurs mômes (LE BRETON, Rififi, 1953, p. 138).
b) Seulement au plur. Père et mère, parents. Six externes qu’ont mis les bouts dès la fin d’avril, et quatre pensionnaires, leurs darons sont venus les reprendre (CÉLINE, Mort à crédit, 1936 p. 305).

2. Au fém. Mère. Il me parlait souvent de sa daronne, mais jamais il me la montrait (CÉLINE, Mort à crédit, 1936 p. 425).
Prononc. : [], fém. [-]. Étymol. et Hist. [Ca 1250 le Daron petite forteresse, nom de lieu (Assises de Jérusalem ds Historiens des Croisades, éd. Beugnot, t. 1, p. 107, note)]; 1680 « le maître de maison » (Poète anonyme ds RICH.); 1725 daron « maître, père » (GRANVAL, Le Vice puni ou Cartouche ds SAIN. Sources Arg. t. 1, p. 331); 1808 « sobriquet que les ouvriers donnent à leurs bourgeois : ce mot signifiait dans le vieux langage un vieillard fin et rusé » (HAUTEL); 1836 daron de la raille, de la rousse « préfet de police » (VIDOCQ, supra A

3). Étymol. obsc.; à rattacher d’apr. ESN. à l’a. fr. daru « fort » (Théâtre fr. du Moy. Âge, éd. L. J. N. Monmerqué et Fr. Michel, Un miracle de Saint Ignace, p. 271), cf. FEW t. 3, p. 17 b; plus prob., croisement de baron1* avec
l’a. fr. dam « seigneur, maître » (du lat. dominus, cf. dom), cf. FEW t. 15, 1, p. 69 a. Fréq. abs. littér. : 38. Bbg. BUGGE (S.). Étymol. rom. Romania. 1875, t. 4, pp. 353-354.SAIN. Arg. 1972 [1907], p. 226; Lang. par. 1920, p. 504. »

Le grand dictionnaire Argot e& français populaire, Larousse, 2006 confirme la notice du TLFI mais précise :
Etymologie : probablement croisement de baron avec dam, seigneur en ancien français

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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Où trouver des textes numérisés en langue berbère (amazigh) ?

Icône pour des liens sur Wikipedia vers des sites en langue berbère

Icône pour des liens sur Wikipedia vers des sites en langue berbère

Notre réponse du 27/06/2017

La Bibliothèque de l’Institut du monde arabe vous propose les ressources suivantes :

– Bibliothèque numérique berbère
« La Bibliothèque numérique berbère (BNB) est un projet de sciences humaines qui vise à mettre à disposition d’un public de chercheurs et d’étudiants la reproduction numérique d’un ensemble d’objets culturels du monde berbère (livres, films, photographies, enregistrements sonores, à quoi il faut ajouter des enregistrements ethnographiques, des données archéologiques et des reproductions de pièces d’archives) et d’une masse multilingue d’ouvrages savants (majoritairement en français, mais dans plusieurs autres langues européennes) qui traitent des différentes facettes de la culture berbère. » (Source : site de la BNB)

– Bibliothèque numérique de l’IMA : 11 titres d’ethnolinguistique berbère, consultables gratuitement en ligne

– Bibliothèque numérique amazigh
« Asadlis Amazigh est un projet culturel ambitieux qui vise à mettre à la disposition du grand public des livres électroniques relatifs à l’histoire et à la culture amazighes. Asadlis Amazigh a pour but, d’élever le niveau de connaissance et de conscience des amazighs, à travers la diffusion de la Culture. » (Source : présentation sur le site)
Contient 10 titres en amazigh (sur environ 200 titres numérisés) – consulté le 27 juin 2017

– Bibliothèque numérique du Maroc : numérisation notamment du périodique Archives berbères (pas d’accès possible le 27/06/2017)

– Bibliothèque nationale de France, Archives et manuscrits : 20 titres en langue berbère téléchargeables au format PDF (contes, chansons, ouvrages de linguistiques, dictionnaires, Evangiles…)

 Humanité Digit Maghreb : 2 chants numérisés en langue berbère (kabyle)

– Voir aussi Manumed, bibliothèque numérique de la Méditerranée

Eurêkoi – Bibliothèque de l’Institut du monde arabe

Date de création: 04/07/2017 16:29     Mis à jour: 04/07/2017 18:31
 
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Pourriez-vous me conseiller un magazine italien pour francophones? (type vocable)

Couverture de la revue Radici

Couverture de la revue Radici

Un magazine dont la lecture n’est pas difficile, pour débutants ou un peu +

Réponse apportée le 10/06/2015 – révisée le 23/06/2017

Effectivement il n’existe pas de « vocable » pour l’italien.
A la Bibliothèque publique d’information (Bpi), nous proposons gratuitement une grande variété de didacticiels (92) sur l’italien au bureau autoformation au 2e niveau de la bibliothèque.

Par exemple :
L’italien avec Victor
Victor Ebner Institute, 2005
Méthode d’italien audiovisuelle pour apprendre rapidement la langue de base L’italien avec Victor est une méthode d’italien pour francophones qui contient 20 leçons sous forme de séquences filmées. Le livret contient un lexique italien-français. L’apprenant acquiert les bases de l’italien courant en visionnant les scènes filmées et sous-titrées en italien, puis la scène est revue avec l’aide de Victor, enfin elle est résumée. Ainsi l’apprenant progresse dans l’étude de la grammaire et du vocabulaire.
http://catalogue.bpi.fr/permalien/document?doc=913919%3B5%3B0

En faisant une recherche sur le web, nous avons trouvé cette revue éditée en France.
Un bimensuel qui s’appelle Radici (racines : revue de culture et civilisation italiennes / [dir. publ. Rocco Femia]).
Publié par la société Editalie (Toulouse), avec des sujets en italien (avec traduction des mots « difficiles » et d’autres en français (sujets d’actualité, « visite » de villes et régions, articles divers), des mini-cours de grammaire avec exercices et des jeux linguistiques.
Voir le site de l’éditeur : http://www.radici-press.net/

Pour retrouver cette revue dans les bibliothèques, vous pouvez effectuer une recherche à partir du Sudoc
(Le catalogue du Système Universitaire de Documentation est le catalogue collectif français réalisé par les bibliothèques et centres de documentation de l’enseignement supérieur et de la recherche)
Voir l’identifiant pérenne de la notice : http://www.sudoc.fr/073590894

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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Doit-on écrire « entre autres » ou « entr’autres » ?

Nuage de tags avec "grammaire" et "expression"Réponse apportée le 25/08/2006  par PARIS Bpi – révisée le 23/06/2017

Après vérification, il semble que l’on doit écrire « entre autres ».

En principe, « ente autres » doit se rapporter à un nom ou à un pronom exprimé avant ou après cette expression : « j’ai revu plusieurs camarades de promotion, Martin, entre autres ».
Dans l’expression orale courante, « entre autres » est souvent employé dans le sens de « notamment, en particulier » et ne se rapporte pas à un nom ou à un pronom exprimé : « il m’a annoncé, entre autres, qu’il allait se marier ».

Dictionnaire des difficultés du français d’aujourd’hui
Larousse, 1998
A la Bpi, niveau 3, 84(07) DIF
http://catalogue.bpi.fr/permalien/document?doc=315065%3B5%3B0

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque publique d’information

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On vient de m’apprendre que l’on vient de changer le nom usuel de l’os « tibia » et peut-être bien « péroné » par la même occasion !

sqelette en position assise jambes croisées

CC0 Public Domain, via Pixabay

Une autre personne a alors dit « on a changé aussi le nom de l’omoplate ». 1) Pouvez-vous me le confirmer ? 2) Depuis quand ce changement est effectif ? 3) S’il y a eu d’autres modifications, pourriez-vous m’indiquer un tableau (sur une page web par exemple) avec les correspondances entre l’ancienne désignation et la nouvelle ? 4) Qu’est ce qui justifie un tel changement ? Cordialement,

Notre réponse du 29/05/2017

Voir à ce sujet l’article Nomenclature anatomique de Wikipedia et en particulier l’introduction qui résument les difficultés liées à l’élaboration d’une nomenclature universelle.
« Les travaux du Federative Committee on Anatomical Terminology sont publiés en 1998 et donnent lieu à la Terminologia Anatomica, dernière terminologie en date. »

Dans ce dernier article Terminologia Anatomica : « La Terminologie anatomique (en latin : Terminologia Anatomica), ou TA, est la terminologie officielle concernant l’anatomie humaine. Elle remplace la nomenclature précédente (adoptée en 1955 à Paris et révisée en 1960). »

Selon le tableau, l’omoplate est devenue Scapula, le péroné Fibula mais je n’ai pas trouvé trace d’un changement d’appellation pour le tibia. En revanche, le cubitus se nomme dorénavant ulna,

Voir aussi ce tableau sur le site Cours-médecine.info qui vous permet de rechercher un mot dans l’ancienne ou la nouvelle nomenclature.

Voir cette autre explication sur une fiche Nouvelle nomenclature anatomique

L’ancienne nomenclature française, la Nomina Anatomica de Paris, a été délaissée pour une nomenclature internationale en latin, la Terminologia Anatomica, aussi traduite en français.
Ainsi, interne devient médial tandis qu’externe est maintenant rendu par latéral, termes plus justes puisqu’interne et externe font plutôt respectivement référence à l’intérieur et à la superficie (ex.: couche muqueuse interne et couche musculaire externe de l’estomac). Actuellement, les deux nomenclatures coexistent dans la pratique, ce qui ne facilite pas la compréhension. Cependant, la nomenclature internationale, maintenant enseignée aux étudiants, devrait s’imposer peu à peu. 

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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Quelle est l’origine du nom de lieu « Ferrayones » à Villeneuve-Loubet ?

champs avec un olivier

CC0 Public Domain

Notre réponse du 14/04/2017

L’origine provençale du nom « Ferrayonnes » à Villeneuve-Loubet vient du mot Ferragnoun dont voici une définition issue du Dictionnaire provençal/français par S-J. Honnorat (1847) :
« Diminutif de ferraï ou ferralh, étendue de terrain avec peu de murs de soutènement et planté d’oliviers. Plaine sans arbres, qui ne produit que du blé ou des plantes fourragères.« 
 

Eurêkoi – Réseau Co-libris

Date de création: 14/04/2017 10:52     Mis à jour: 14/04/2017 16:53

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Qu’est-ce que de l’épigramme?

portrait de Martial sous forme de profil de camée

Martial [Public domain], via Wikimedia Commons

Notre réponse du 10/04/2017

Voici la définition de l’épigramme qu’en donne le Dictionnaire des termes littéraires Champion, 2005, je cite :
du grec epi = sur ; gramma = lettre >inscription > épigramme

« Chez les grecs : inscription sur les monuments (funéraires), les autels, les offrandes. Dès le VIe s. avant notre ère, l’épigramme perd son caractère fonctionnel, et devient une forme littéraire brève, centrée sur une idée, généralement coulée en distiques élégiaques.
Simonide de Cos en est le fondateur. Au Ier s. après J.-C., le poète latin Martial donne à l’épigramme son acception actuelle : poème concis et aigu, plein d’esprit, s’achevant sur une pointe. L’épigramme est remise à l’honneur à la Renaissance, entre autres par Marot, qui lui laisse encore l’ampleur d’un huitain ; Boileau l’abrège à l’époque classique. A cause de son caractère léger ou satirique, le genre est très prisé au XVIIIe s. »

La définition du terme dans le TLFI Trésor de la langue française informatisé 
http://www.cnrtl.fr/definition/%C3%A9pigramme

Le TLF est un dictionnaire des XIXe et XXe siècles en 16 volumes et 1 supplément. Le TLFi est la version informatisée du TLF (100 000 mots avec leur histoire, 270 000 définitions, 430 000 exemples). Le TLFi se distingue des autres dictionnaires électroniques existants par la finesse de la structuration des données. Une interface simple et conviviale offre trois niveaux de consultation : recherche simple, recherche assistée et recherche complexe.

ou encore sur ce site de français qui propose des exemples
http://www.espacefrancais.com/lepigramme/
« Un épigramme est une petite pièce de poésie qui présente, avec grâce et précision, une pensée, fine, délicate, ingénieuse et quelquefois naïve, mais le plus souvent mordante et satirique et toujours intéressante »…

En guise d’exemple, voici une épigramme de Boileau imitée de celle de Martial qui commence par Nuper erat medicus, etc.

Paul ce grand médecin, l’effroi de son quartier,
Qui causa plus de maux que la peste et la guerre,
Est curé maintenant, et met les gens en terre :
Il n’a point changé de métier.

ou encore celle-ci, célèbre, de Voltaire contre Fréron

L’autre jour au fond d’un vallon,
Un serpent piqua Jean Fréron ;
Que croyez-vous qu’il arriva ?
Ce fut le serpent qui creva.

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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Je suis en train de lire Bertrucat d’Albret. J’y ai trouvé le terme « BORC »

Couverture du livre Bertrucat d'Albret(par exemple p 181). Je n’en ai pas trouvé la signification. Dans ce livre l’auteur parle du Borc de Breteuil (et d’autres Borcs) en tant que personnage.
Le mot « Borc » est systématiquement en italique dans le texte. Serait-ce un titre comme « bourgmestre » ? La période est bien la fin du XIVe siècle…
Pouvez-vous m’éclairer ?

Notre réponse du 10/04/2017

En suivant la piste occitane, il semblerait que le terme Borc signifie : bourg
Lexique roman; ou, Dictionnaire de la langue des troubadours …, Volume 2
Par François Juste M. Raynouard
Borc s, m, du latin Burgus, bourg
J’ai pu consulter le dictionnaire et avoir accès à toute la notice.
Le sens 3. donne borges, borgez , s, m, bourgeois habitant du bourg

Je n’ai pas trouvé d’autre mention dans les trois autres dictionnaires français – occitan consultés.
Dans le Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle
Borc v. burc
BURC [Compl.] mod. bourg, gros village
ni dans le Corpus des dictionnaires de l’Académie française [du 17e au 20e siècle]

Une autre piste via internet et une recherche plein texte dans google books :

Glossaire de la langue romane: rédigé d’après les Manuscrits de la Bibliothèque Impériale, et d’après ce qui a été imprimé de plus complet en ce genre : Contenant l’étymologie et la signification des mots usités dans les 11, 12, 13, 14, 15, et 16e siècles, avec de nombreux exemples puisés dans les mêmes sources, et précédé d’un Discours sur l’origine, les progrès et les variations de la Langue françoise ; Ouvrage utile à ceux qui voudront consulter ou connoître les Écrits des premiers Auteurs françois. A – H, Volume 1
Jean-Baptiste-Bonaventure de Roquefort
Warée, 1808 – 771 pages

Borc ou bourc : batard ou enfant adultérin

L’auteur Nicolas Savy contacté par l’intermédiaire de son éditeur Archéodrome confirme cette piste :

« Il s’agit bien de la signification donnée par le Glossaire de la langue romane : Borc ou bourc (ou bourg, borg parfois) : batard ou enfant adultérin. »

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

 

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Quelles sont les expressions se rapportant à la vue des animaux ? Comment les trouver ?

photographie d'une tête de lynx

CC0 Public Domain, via Pixabay

Réponse apportée par Eurekoi Strasbourg le 17 février 2017

Pour répondre à votre question nous avons parcouru l’index du Dictionnaire des proverbes, sentences et maximes/ Larousse, 2014

En parcourant les différents noms d’animaux classés par ordre alphabétique dans l’index du dictionnaire, on trouve les expressions qui y sont associées.
La vue n’est pas le sens le plus exploité dans les expressions, en voici toutefois quelques unes qui ont retenu notre attention avec, entre parenthèse, le sujet auquel l’expression fait référence.

« L’Aigle seul a le droit de fixer le soleil » (les grands)

« Si on te demande : « as-tu vu un âne noir ? » répond « je n’en ai vu ni un noir, ni un blanc »  » (circonspection)

« Si le chameau pouvait voir sa bosse, il tomberait de honte » (défaut)

« C’est aujourd’hui le jeune, dit le chat en voyant le lard qu’il ne peut atteindre » (dépit)

« A cheval donné, on ne regarde pas à la bouche » (cadeau)

« Si tu vois une chèvre dans un repaire de lions, crains là » (cour et courtisans)

« Laissez le coq passer le seuil, vous le verrez bientôt sur le buffet » (abus que l’on permet)

« Le crocodile verse ses larmes avant de dévorer sa proie » (hypocrisie des méchants)

« On ne regarde l’épervier que s’il emporte une proie » (retardements)

« Les hiboux voient dans leurs fils un faucon » (parents et enfants)

« La poule pond où elle voit un œuf » (imiter)

« Qui voit le ciel dans l’eau voit les poissons sur les arbres » (illusion)

Vous pouvez également consulter les dictionnaires suivants, disponibles dans vos médiathèques :

Dictionnaire de proverbes et dictions / choisis et présentés par Florence Montreynaud, Agnès Pierron, François Suzzoni. Paris : Le Robert, 2006

Dictionnaire de proverbes et dictions . – Le Robert, 2015

En complément, voici quelques sites Internet répertoriant les expressions avec des animaux :

Le grenier de Bibiane http://legrenierdebibiane.com/participez/Expressions/animaux.html

Ecole de Verneuil http://ecoledeverneuil.pagesperso-orange.fr/expression.htm

Les expressions.com http://www.les-expressions.com/resultats.php?toid=6

Voici d’autres expressions mêlant des animaux au thème de la vue que nous avons trouvé en parcourant ces dictionnaires et ces sites Internet :

Faire des yeux de merlans frits = avoir un regard ridicule
Avoir des yeux de cochons = avoir de tous petits yeux
Avoir vu le loup = avoir de l’expérience en amour
Avoir des yeux de chats = avoir une bonne vue
Avoir des yeux de taupe = avoir une mauvaise vue
Avoir un œil de lynx = avoir une très bonne vue

Pour trouver d’autres expressions autour de l’oeil, vous pouvez consulter cette page du site d’ophtalmologie Ophtasurf  qui les recense (presque) tous  ou encore celle-ci, sur le site du grenier de Bibiane.

 
Date de création: 02/03/2017 08:26     Mis à jour: 02/03/2017 14:32
 
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Pourquoi dit-on « bête comme un âne » ?

Photo d'un âne dans un pré

CC0 Public Domain, via Pixabay

Réponse apportée le 03/22/2010  par PARIS Bpi -révisée le 02/01/2017

Le Dictionnaire d’expressions et locutions d’Alain Rey et Sophie Chantreau du Robert (poche 1997) réserve presque deux pages aux expressions consacrées à l’âne :

Ane bâté
Ane de Buridan
Méchant comme un âne rouge
Saoul comme un ane
Bonnet d’âne
Coup de pied de l’âne
Faire l’âne pour avoir du son
Geuler (ou beugler) comme un âne
Faire l’âne pour avoir du son
Tirer un pet d’un âne mort
L’âne frotte l’âne
Il y a plus d’un âne à la foire qui s’appelle Martin
Chanter à l’âne, il vous fera des pets
A laver la tête d’un âne, on perd sa lessive
Le plus âne des trois n’est pas celui qu’on pense

On n’y trouve pas votre expression mais la définition générale de l’article précise que :
Cet animal symbolise la stupidité et l’entêtement (il partage cette dernière réputation avec le mulet), dans la tradition gréco-latine (cf. les emplois de asinus chez Plaute)

Nous avons recherché dans plusieurs autres dictionnaires d’expressions sans succès !

Une recherche dans la base Frantext donne trois citations de cette expression :
La base textuelle Frantext comporte 4000 textes en français, édités du 16e au 20e siècle et représentatifs de l’évolution de la langue française. 80% des textes sont littéraires et 20% sont des « ouvrages techniques illustrant les diverses disciplines scientifiques ».

[1] M279 – SUE Eugène, Atar-Gull, 1831, p. 20, LIVRE QUATRIèME.

ici, j’ agis comme bon me semble, monsieur, et je vous engage à y songer.
-commandant, -dit *Pleyston tout bas, -vous savez
qu’ il est bourru et bête comme un âne. -mon cher
lieutenant, veuillez, je vous prie, faire exécuter
mes ordres,  » -dit le commandant.
*Pleyston sortit.
 » *Monsieur *Jacquey,

[2] S333 – SAND George, Correspondance : printemps-fin décembre 1837, 1837, p. 140, 1549 à CHARLES DUVERNET

son honnêteté et celle de son illustre famille. Ce sont des gens de tout coeur et de toute probité.
S’il tient de Monsieur son père, il doit être bête comme un
âne, mais très dévoué, très fidèle et très laborieux. Ensuite
Madame sa mère a peut-être pris ses précautions dans les
temps pour qu’il ne fût pas

[3] L585 – ZOLA Émile, La Terre, 1887, p. 353, QUATRIèME PARTIE

! Dit *Buteau, en s’ asseyant un instant
près de son père, pour le flatter. Si c’ est gentil,
d’ abuser de cet innocent, parce qu’ il est fort et
bête comme un âne !
Ensuite, il attaqua les *Delhomme, qui se trouvaient
en contre-bas, au bord de la route. Ils avaient le
plus beau vignoble du pays, près de

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque publique d’information

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Quel est le premier document rédigé en français moderne ?

Photo du Dictionnaire historique de la langue française

Par Ludopedia [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons

Notre réponse du 28/12/2016

Afin de répondre à votre question, nous avons contacté l’Académie française qui nous a fait la réponse suivante :

Dans son Dictionnaire historique de la langue française, Alain Rey écrit : « Le français moderne, défini non sans arbitraire, commence avec une période de réaction politique, la Restauration. »
On pourrait donc considérer que Vies de Haydn, Mozart et Métastase de Stendhal et Adolphe de Benjamin Constant sont les premiers textes de français moderne. Pour les textes du 17e siècle, on parle de français classique.

Article Le français : Evolution d’une langue page 829-837
Dictionnaire historique de la langue française, sous la direction d’Alain Rey

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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je prépare un mémoire de recherche pour cette année sur la « description de la structure argumentale des verbes de parole en français »

couverture de Dire et ne pas direje suis étudiant en première année master sciences du langage, je prépare un mémoire de recherche pour cette année sur la « description de la structure argumentale des verbes de parole en français », je vous avoue que j’ai du mal à trouver une bibliographie qui m’aidera à commencer mes recherches, je cherche mais sans résultat, je suis toujours au point de départ. J’ai besoin d’un coup de pouce de votre part afin de commencer mon travail. Je vous remercie infiniment pour votre aide. Très cordialement.

Notre réponse du  03/11/2016

Afin de vous répondre rapidement, voici quelques références sur les verbes de paroles.
Cependant, votre sujet est très spécialisé et relève plutôt d’un service de questions/réponses universitaire. 

Anscombre Jean-Claude, « Verbes d’activité de parole, verbes de parole et verbes de dire : des catégories linguistiques ? », Langue française 2/2015 (N° 186) , p. 103-122
URL : http://www.cairn.info/revue-langue-francaise-2015-2-page-103.htm.
DOI : 10.3917/lf.186.0103.
Partant de notions intuitives comme verbes d’activité de parole ou encore verbes de dire, ce travail se propose d’étudier la possibilité d’une définition opératoire d’une catégorie générale de verbes d’activité de parole, et d’éventuelles sous-catégories. L’étude se base sur l’examen de propriétés diverses comme la structure argumentale, la parenthétisation, la possibilité d’introduire un discours rapporté, ainsi que la structure morphologique des noms d’agent et d’action déverbaux.
Mots-clés : verbes de dire, schéma d’événement, incises, discours rapporté, morphologie dérivationnelle
sans oublier la bibliographie

Gaulmyn M. M. (de) (1986), « Sur les verbes de parole. Dire, demander, proposer », inS. Rémi-Giraud & M. Le Guern (éds), Sur le verbe, Lyon : Presses Universitaires de Lyon, 307-357.

Franckel J.-J. (1998), « Au cœur de l’indicible : le verbe dire », Linx 10, 53-69.

Quelques livres :
Identifiant pérenne de la notice : http://www.sudoc.fr/004527712
Titre : Dire et ne pas dire [Texte imprimé] : principes de sémantique linguistique / Oswald Ducrot. – 3e édition corrigée et augmentée

Identifiant pérenne de la notice : http://www.sudoc.fr/120724782
Titre : Quand dire, c’est faire = How to do things with words / J. L. Austin ; introduction, traduction et commentaire par Gilles Lane ; postface de François Récanati

Identifiant pérenne de la notice : http://www.sudoc.fr/188152776
Titre : Dire et ses marqueurs / [La composition de ce numéro a été confiée à Sonia Gómez-Jordana & Jean-Claude Anscombre]

Identifiant pérenne de la notice : http://www.sudoc.fr/065892194
Titre : L’Argumentation dans la langue / J.C. Anscombre, Oswald Ducrot

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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