Ethnopharmacologie

Etant étudiant en pharmacie, je travaille actuellement sur mon mémoire de bioéthique . Je vous écris afin de soliciter votre aide afin d’obtenir de la documentation sur mon sujet concernant l’éthnopharmacologie, c’est-à-dire étude de la pharmacologie des autres peuples, des savoirs acquis et transmis à des fins thérapeutiques, curatives, préventives, ou diagnostiques. Ma problématique étant la suivante: « Comment exploiter un composé bioactif, découvert dans un pays étranger, en permettant au pays d’origine de bénéficier de la découverte, sachant que le laboratoire pharmaceutique qui élaborera un médicament, à partir de cette découverte , produira un produit inaccessible au niveau financier pour le pays d’origine ? » En d’autres thermes, comment éviter un pillage des ressources? Dans quelles conditions peut-on envisager de mettre en place un contrat entre le pays d’origine et le laboratoire pharmaceutique ? Comment protéger également la découverte faite par l’éthnopharmacologue, qui en quelque sorte est sa « propriété intellectuelle » ? Je proposerai donc un plan en trois parties: 1-L’ethnopharmacologue peut il être perçu comme un complice du pillage des ressources d’un pays ? 2-L’indépendance de l’ ethnopharmacologue par rapport au laboratoire pharmaceutique et la question corrélative de la propriété de sa découverte ? 3-Le rôle éthique de l’ethnopharmacologue qui s’il pouvait revendiquer un droit sur sa découverte, sans que celle-ci ne lui échappe, pourrait être un intermédiaire, un garant de la protection juridique des populations. On pourrait envisager ici 2 contrats possibles : le 1er entre l’ethnopharmacologue et le pays d’origine, le second entre l’ethnopharmacologue et le laboratoire, avec cette question cependant : Quelle altérité éthique sera garante des formes du contrat passé entre l’ethnopharmacologue et le pays d’origine, pour que celui-ci soit « équitable »? Cordialement