couverture du livre Parcours précairesNotre réponse du 09/03/2017

En consultant le catalogue de la Bpi, j’ai trouvé les références de documents suivants qui vous aideront à répondre à votre question :

Parcours précaires : enquête sur la jeunesse déqualifiée
Philippe Brégeon, Editeur PUR , 2013
RésuméBibliogr. Cette enquête s’intéresse aux orientations professionnelles des jeunes sortis sans diplôme depuis plusieurs années du système scolaire, ainsi qu’aux représentations qu’ils se font du marché du travail, mais également à la manière dont ils vivent les changements de statut, entre chômage et emploi précaire. Elle analyse les conditions des parcours stagnants et celles des parcours ascendants.
305.34 BRE

Cet ouvrage a fait l’objet de plusieurs compte-rendus dans des revues, par exemple :
Camille Trémeau, « Philippe Bregeon, Parcours précaires. Enquête sur la jeunesse déqualifiée », Lectures [En ligne], Les comptes rendus, 2013, mis en ligne le 12 mars 2013, consulté le 09 mars 2017. URL : http://lectures.revues.org/10926

La cité au travail : l’insertion des jeunes de banlieue d’origine maghrébine
Jacques Chavanes, L’Harmattan, 2009
Bibliogr. Beaucoup de jeunes d’origine maghrébine issus des cités travaillent mais la plupart occupent un emploi précaire trois ans après leur sortie du système éducatif. Le marché du travail ne reconnaît pas leurs diplômes en leur proposant des postes peu ou pas qualifiés. Avec des portraits et des témoignages de jeunes issus de l’agglomération d’Orléans.
Niveau 2 – Droit, économie, sc. Sociales 300.75(44) CHA

Henri Eckert et Virginie Mora, « Formes temporelles de l’incertitude et sécurisation des trajectoires dans l’insertion professionnelle des jeunes », Travail et Emploi [En ligne], 113 | janvier-avril 2008, mis en ligne le 17 février 2011, consulté le 09 mars 2017. URL : http://travailemploi.revues.org/4341 ; DOI : 10.4000/travailemploi.4341

 « Le développement des « situations particulières d’emploi » concerne l’ensemble de la population active, mais les jeunes qui entrent sur le marché du travail y sont particulièrement exposés. L’interprétation usuelle, qui associe aux statuts permanents des formes stables d’emploi et aux statuts temporaires des formes précaires, mérite dans leur cas d’être étudiée à la lumière de travaux empiriques. En prenant en compte d’autres caractéristiques de la relation d’emploi que les seuls statuts d’emplois, apparaissent des régimes de participation au marché du travail très diversifiés : participation continue à l’emploi sans accès à des contrats de travail à durée indéterminée ; participation soutenue au marché du travail, mais avec des entrées-sorties fréquentes, sur des périodes très longues ; éloignement durable du marché du travail, etc. Pour les jeunes du moins, l’incertitude sur le marché du travail ne semble pas pouvoir être réduite à une opposition entre contrats permanents et contrats temporaires. »

Vincens Jean. L’insertion professionnelle des jeunes. À la recherche d’une définition conventionnelle. In: Formation Emploi. N.60, 1997. pp. 21-36.
DOI : 10.3406/forem.1997.2252 http://www.persee.fr/doc/forem_0759-6340_1997_num_60_1_2252

[Résumé] : « Répondant à une demande sociale (cherchant des solutions contre le chômage, l’exclusion, pour l’adaptation du système éducatif…), les approches de l’insertion professionnelle se sont multipliées en se distinguant par les objectifs, les méthodes, les données et les enjeux. D’où, au bout du compte, le flou qui règne sur ce domaine de recherche. Afin de repérer les sources de malentendus et de confusions qui en découle, l’auteur engage une revue de la littérature. Le « changement d’état » et le « processus par lequel s’opère ce changement » ressortent de toutes les approches comme deux éléments majeurs :
– les définitions des états « final » et « initial » qui sous-tendent les analyses, objectives ou subjectives, sont l’objet d’une grande diversité qui révèle toute la difficulté à préciser l’état d’insertion, selon le problème posé par la demande sociale (formation-emploi ou exclusion), les méthodes d’analyse vont privilégier le pôle de l’extériorité (définition imposée à l’individu) ou celui de l’intériorité (appréciation de son état par l’individu) ;
– l’analyse du processus appelle un recueil d’informations longitudinales permis par les enquêtes de cheminement comportant un calendrier des situations. Ces enquêtes, lancées pour aider à la décision les pouvoirs publics, constituent, par ailleurs, un matériau précieux pour des travaux statistiques et économétriques, à condition de ne pas en oublier les limites et de s’interroger sur le sens des situations individuelles recensées : chômage, emploi précaire, stage, études.
Dans le but, entre autres, de mieux harmoniser les nombreuses mesures à l’œuvre dans ce champ, l’auteur propose, pour conclure, une définition conventionnelle de l’insertion professionnelle pour une cohorte mais la question de savoir s’il existe une notion individuelle de l’insertion reste ouverte, pour les économistes tout au moins. »

Cohen Valérie, Larguèze Brigitte. Processus d’entrée dans le dispositif du RMI et modalités d’insertion. In: Economie et statistique, n°346-347, 2001. Le RMI : entre redistribution et incitations. pp. 53-74.
DOI : 10.3406/estat.2001.7439
http://www.persee.fr/doc/estat_0336-1454_2001_num_346_1_7439

[Résumé] : « L’analyse des biographies est pour le sociologue un instrument privilégié pour étudier la réalisation du double objectif qui avait été assigné au RMI: assurer un minimum vital préservant ses allocataires de l’exclusion sociale, tout en favorisant leur réinsertion dans des formes d’emploi non précaires. L’analyse de 34 trajectoires sociales d’allocataires montre que le RMI ne joue pleinement son rôle que pour des personnes bénéficiant déjà de ressources matérielles, d’un réseau relationnel et d’un certain niveau de formation avant leur entrée dans le dispositif. Ainsi, il permet à des jeunes diplômés issus de milieux modestes de se consacrer à la recherche d’un premier emploi en rapport avec leur formation. Il aide également des travailleurs indépendants à se réinsérer sur le marché de l’emploi. Dans le cas d’un déficit de formation ou de relations, le RMI se conjugue aux revenus tirés d’emplois précaires ou du chômage, ou bien joue le rôle d’un soutien permettant de tenir entre deux formes d’emplois temporaires. Ne permettant guère d’ajourner la vulnérabilité professionnelle, il s’inscrit dans un ensemble de dispositifs qui fonctionnent à la périphérie du salariat. C’est le cas des jeunes en situation précaire, ou des mères de famille faiblement diplômées. Certaines catégories de population, enfin, cumulent les difficultés: une mauvaise santé, la perte des liens avec le monde du travail se conjuguent avec un fort isolement social. Le soutien financier apporté par le RMI ne constitue souvent alors qu’une faible prestation permettant d’attendre de bénéficier d’un autre minimum social (allocation adulte handicapé, minimum vieillesse etc.). »

Audier Florence. Renouvellement des professions et insertion des jeunes. In: Formation Emploi. N.18, 1987. De l’école à l’emploi, sous la direction de Jean-François Germe . pp. 24-36.
DOI : 10.3406/forem.1987.1204 http://www.persee.fr/doc/forem_0759-6340_1987_num_18_1_1204

[Résumé] : « Outre l’évolution de l’emploi, les possibilités d’insertion professionnelle des jeunes à leur sortie de l’appareil de formation initiale dépendent de l’ampleur et des modalités de renouvellement de la main-d’œuvre au sein des entreprises et des administrations. L’article a pour objectif de mettre en évidence, pour chacun des grands groupes professionnels, comment s’articulent, dans un cadre annuel, évolution des effectifs, mobilités professionnelles et recrutement des différentes catégories de main- d’œuvre, en particulier les jeunes sortant du système scolaire.
Après avoir caractérisé le contexte d’emploi de 1983, l’auteur procède à une étude détaillée des recrutements masculins et féminins. Les conclusions qui s’en dégagent mettent l’accent :
— sur les divergences importantes entre la structure professionnelle de l’ensemble de la population active occupée et celle des recrutements, cette dernière étant nettement « tirée vers le bas ». Cette situation découle en partie de l’ampleur du renouvellement des professions qui semble inversement proportionnelle à leur niveau de qualification ;
— sur la polarisation des recrutements des jeunes débutants sur les emplois d’ONQ pour les hommes et d’employées pour les femmes, mais aussi sur le rôle très important joué par la Fonction publique quant aux possibilités d’emploi des jeunes diplômes ;
— sur le caractère précaire des emplois offerts aux jeunes dans les entreprises.
Dès lors, l’examen des situations professionnelles des jeunes débutants prend une signification différente selon le niveau des emplois d’insertion, leur statut et les caractéristiques des employeurs. — sur la polarisation des recrutements des jeunes débutants sur les emplois d’ONQ pour les hommes et d’employées pour les femmes, mais aussi sur le rôle très important joué par la Fonction publique quant aux possibilités d’emploi des jeunes diplômes ;
— sur le caractère précaire des emplois offerts aux jeunes dans les entreprises.
Dès lors, l’examen des situations professionnelles des jeunes débutants prend une signification différente selon le niveau des emplois d’insertion, leur statut et les caractéristiques des employeurs. »
Le développement des « situations particulières d’emploi » concerne l’ensemble de la population active, mais les jeunes qui entrent sur le marché du travail y sont particulièrement exposés. L’interprétation usuelle, qui associe aux statuts permanents des formes stables d’emploi et aux statuts temporaires des formes précaires, mérite dans leur cas d’être étudiée à la lumière de travaux empiriques. En prenant en compte d’autres caractéristiques de la relation d’emploi que les seuls statuts d’emplois, apparaissent des régimes de participation au marché du travail très diversifiés : participation continue à l’emploi sans accès à des contrats de travail à durée indéterminée ; participation soutenue au marché du travail, mais avec des entrées-sorties fréquentes, sur des périodes très longues ; éloignement durable du marché du travail, etc. Pour les jeunes du moins, l’incertitude sur le marché du travail ne semble pas pouvoir être réduite à une opposition entre contrats permanents et contrats temporaires. »

Cordialement,

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