Notre réponse du 31/05/2016

couverture du livreSibilla Aleramo

La Bpi possède deux ouvrages sur Sibilla Aleramo en français :

Sibilla Aleramo,
Federzoni, Marina ; Pezzini, Isabella ; Pozzato, Maria Pia
Editeur La Nuova Italia, 1980, Bibliogr. p. 115-117 Langue(s) Italien, 123 p.
850″19″ ALER 5 FE Niveau 3 – Langues et littératures
http://catalogue.bpi.fr/permalien/document?doc=149813%3B5%3B0

Sibilla Aleramo,
Ceccatty, René de
Rocher, 2004
Résumé Née en 1876, morte en 1960, Sibilla Aleramo fut l’un des écrivains italiens les plus célèbres de sa génération. Objet de scandale par la violence de ses écrits et par sa vie tumultueuse, elle connut, aima, croisa tout ce qu’il y eut d’important dans le monde politique et littéraire de son temps. 850″19″ ALER 5 CE
http://catalogue.bpi.fr/permalien/document?doc=556014%3B5%3B0

Ainsi que 2 livres en langue italienne :

La fatica di iniziare il libro : problemi di autorità nel diario di Sibilla Aleramo
par Cavigioli, Rita (1954-….), 1995 http://catalogue.bpi.fr/permalien/document?doc=279272%3B5%3B0

Sibilla Aleramo e il suo tempo : vita raccontata e illustrata, 1981
http://catalogue.bpi.fr/permalien/document?doc=167701%3B5%3B0

Vous pourrez consulter également cet article disponible sur la plateforme Open édition :
Alison Carton-Vincent, « Sibilla Aleramo, une héroïne du féminisme italien ? », Clio. Histoire‚ femmes et sociétés [En ligne], 30 | 2009, mis en ligne le 15 décembre 2012, consulté le 31 mai 2016. URL : http://clio.revues.org/9455

Pour trouver d’autres références d’articles, j’ai interrogé la base Europresse (consultation sur place des articles en texte intégral) avec les termes « Sibilla Aleramo une femme »

« La comète Sibilla », René de Ceccaty
· Monde des Livres, vendredi 14 juin 2002, p. 02, BIOGRAPHIE ET AUTOBIOGRAPHIE
Violente, implacable, lyrique et poétique, l’autobiographie d’une femme affranchie et passionnée
« Le livre fondateur du féminisme italien parut en 1906. Remarqué aussitôt par Rodin, Stefan Zweig, Maxime Gorki, il fut traduit progressivement dans les principales langues européennes. La notoriété de cette autobiographie violente, implacable, écrite dans un style composite, à la fois lyrique, poétique et empreint d’une objectivité crue, très inhabituelle à cette époque, fut accrue par la beauté incomparable de son auteur. Rina Faccio, qui avait alors 30 ans, était la fille d’un scientifique, converti dans la petite industrie, et d’une femme sombre et dépressive. La maturité précoce de la fillette fut la cause ou l’effet d’unegrande complicité avec son père qui fit d’elle son assistante dans la petite usine qu’il dirigeait, alors qu’elle avait à peine 14 ans. Les destins des femmes écrivains s’enracinent souvent dans cette étrange expérience d’un rapport fusionnel avec un père aux ambitions inaccomplies. Ce fut certainement le cas de celle qui allait être rebaptisée Sibilla Aleramo par son mentor, le socialiste intellectuel Giovanni Cena, l’un de ses premiers amants.
Mais à 30 ans, Sibilla Aleramo avait déjà derrière elle toute une vie, ce qui explique qu’elle n’ait pas hésité à entreprendre une autobiographie. Abattue par une vie conjugale forcée, Sibilla Aleramo avait, en effet, abandonné son mari et son fils, pour un amant qui n’était qu’un prétexte. Violée par un employé de l’usine de son père, elle l’avait épousé – et avait élevé, contre son gré, leur enfant. Elle devait, sa vie durant, lutter contre la culpabilité de cet abandon, mais le pas avait été franchi et les innombrables amants qu’elle aurait plus tard ne l’arracheraient jamais à une profonde solitude, acharnée à définir, le plus souvent avec une intelligence cynique, cruelle et douloureuse, l’idéal et la réalité du sentiment amoureux.
Ces éléments sont déjà présents dans Une femme. Bien que le livre n’ait aucune prétention sociologique ni historique et que Sibilla s’y contente de raconter le plus lucidement, le plus honnêtement possible l’enchaînement des événements qui conduisirent à son départ du foyer conjugal, il devait avoir la valeur d’un brûlot. Partagée entre un tempérament sentimental explosif et une tendance presque pathologique à la solitude, entre le besoin de séduire – femmes et hommes, de tout âge, de toute condition – et la conviction de l’impossibilité de l’amour, elle construisit, jusqu’en 1960, où elle mourut, une oeuvre poétique et narrative, dont se détacha surtout son journal, commencé pendant la deuxième guerre mondiale. L’Italie lui demeura fidèle après sa mort. Une femme est considéré comme un classique, et les autres textes intimes de cette étrange et belle comète, qui va être incarnée à l’écran par Laura Morante, la nièce d’Elsa, subtile logique d’un hasard qui aurait ravi Sibilla.
Note(s) :
UNE FEMME (Una Donna) de Sibilla Aleramo. Traduit de l’italien par Pierre-Paul Plan et préfacé par James-Aloïs Parkheimer, Anatolia/Ed. du Rocher, 250 p., 20 .

Pour l’amour de l’amour René de Ceccatty
· Monde des livres, vendredi 18 juillet 2003, p. 1
Une correspondance passionnée avec le poète fou Dino Campana et des carnets intimes révèlent la personnalité de Sibilla Aleramo (1876-1960), qui fut la référence du féminisme italien et qui pensait que son chef-d’oeuvre était sa vie
« Une femme, donc, l’a fait connaître (4). Dans ce récit autobiographique, elle révélait qu’elle avait épousé l’homme qui l’avait violée et engrossée, qu’elle avait élevé quelques années son fils et, un beau jour, abandonné son foyer, pour écrire et vivre d’autres amours. Maison de poupée était son modèle. Ce n’était pas une femme écervelée et futile. Loin de là. Elle s’emploie à éveiller la conscience féministe et s’engage dans la lutte sociale, en venant au secours de toute une population misérable dans les marais proches de Rome. »
(4) Paru dans trois traductions différentes en français : par Pierre-Paul Plan (Calmann-Lévy, 1908), un collectif (Editions des Femmes, 1974 et 1980) et James-Aloÿs Parkheimer (Anatolia-Le Rocher, 2002).

Les nuits de Sibilla L’oeuvre ou la vie ?
· Le Monde, vendredi 17 janvier 1992, p. 27, Linda Le
Dans la première moitié du siècle, la romancière italienne Sibilla Aleramo refusa toujours de choisir. Portrait d’une perpétuelle évadée. 
Vous pourrez lire d’autres articles provenant de la base Bpi-doc accessibles à la Bpi via l’interrogation du catalogue multimedia.

couverture du livreDacia Maraini


L’Age du malaise est paru en français en 1963 chez Gallimard. Nous n’aurons pas de référencement de presse critique pour ces années là.
Voici les ressources consultables à la Bpi sur cet auteur, 3 livres en italien et quelques articles dont plusieurs abordent le «féminisme » de Dacia Maraini.

Dacia Maraini
Cruciata, Antonietta, Editeur Cadmo, 2003
850″19″ MARA 5 CR, Niveau 3 – Langues et littératures
http://catalogue.bpi.fr/permalien/document?doc=1106006%3B5%3B0

Dedica a Dacia Maraini
http://catalogue.bpi.fr/permalien/document?doc=508955%3B5%3B0

Scrittura civile : studi dell’opera di Dacia Maraini
http://catalogue.bpi.fr/permalien/document?doc=1106008%3B5%3B0

ainsi que ces articles de la base Bpi-doc :
MONDE (LE) : Le souffle coupé de Dacia Maraini, dans Bpi-Doc, 06/06/2003 — Article

MONDE (LE) : La voix libre de Dacia Maraini, dans Bpi-Doc, 03/01/1997 — Article

MAGAZINE LITTERAIRE : Une exilée de la parole, dans Bpi-Doc, 01/06/1992 — Article
à propos de La vie silencieuse de Marianna Ucria
Je vous en copie une partie :
« Le parcours de Marianna est celui d’une conscience féminine que l’écriture arrache au règne de la nécessité pour la transporter dans celui de la liberté. De sorte que son silence devient une allégorie de certaine condition féminine aussi connue que peu traitée.
On s’étonnera donc que Dacia Maraini, féministe (est-ce bien le mot ?) d’avant le féminisme, ait choisi de situer sa problématique dans le passé. Peut-être a-t-elle voulu trater son thème – éternel- à distance de toute contingence, de tout historicisme. Dans ce déplacement temporel, son propos a gagné en ferveur et en vigueur. »

Toujours de René Ceccatty un article dans ce dossier du Magazine littéraire accessible entre autre via Bpi-doc
Le Magazine Littéraire, no. 407, DOSSIER, vendredi 1 mars 2002, p. 42
L’Italie aujourd’hui
« L’Italie est aussi une femme », René de Ceccatty
De Sibilla Aleramo à Rosetta Loy, en passant par Elsa Morante, Anna Maria Ortese et Francesca Sanvitale, un siècle d’une littérature marquée par des oeuvres d’une grande variété.
« Bien que les éditions italiennes aient eu leurs maisons féministes (Edizioni delle donne, puis la Tartaruga), et quelques fortes présences militantes, comme Elena Giannini Bellotti, Maria Antonietta Macciocchi, Luce d’Eramo, on ne note pas en Italie un mouvement aussi net qu’en Angleterre, aux Etats-Unis et en France. Dacia Maraini, compagne durable de Moravia, après Elsa Morante, a toutefois conservé une ligne assez dure de lutte pour la condition de la femme, sous diverses formes (notamment des témoignages recueillis, comme Isolina, Histoire de Piera, Dialogue d’une prostituée avec son client ou un roman sur le féminisme des années soixante-dix, Le Train pour Helsinki). Curieusement, c’est un texte intimiste de souvenirs d’enfance qui lui vaudra son plus grand succès (Bagheria) et un roman historique d’imagination sur une sourde-muette : La Vie silencieuse de Marianna Ucria. Depuis, la faveur du public et de la critique (dans une moindre mesure) n’a pas été démentie. C’est, actuellement avec Susanna Tamaro, en Italie la romancière la plus populaire (comme le fut en son temps, Oriana Fallacci, jusqu’à ce qu’elle publie, il y a une dizaine d’années, le désastreux Inchallah). »

Repéré dans la base Europresse :

La voix libre de Dacia Maraini, René de Ceccatti, LE MONDE DES LIVRES LITTERATURES vendredi 3 janvier 1997, p. 4
Pourquoi la justice italienne est-elle impuissante à percer le mystère d’une série d’assassinats de femmes ? Ex-féministe, une journaliste radiophonique enquête.
« Quand Dacia Maraini considère son trajet, depuis ses débuts où, à l’âge de vingt et un ans elle fondait une revue littéraire, Tempo di letteratura (6) jusqu’à ses récents succès, elle doit avouer que la critique n’a pas toujours été tendre avec elle.  » C’était une attitude de supériorité dédaigneuse. Per carità ! « , soupire-t-elle. Mais tout a changé avec La Vie silencieuse de Marianna Ucria.  » Un célèbre critique de l’avant-garde, Guglielmi, a publié enfin cette année un article pour reconnaître : « Je m’étais trompé sur Dacia Maraini !  » Il ne manque pas de courage… Mais il a attendu trente ans ! On a toujours voulu me mettre des étiquettes… Alors que je voudrais simplement être une femme libre qui a une tête et qui s’en sert ! « 
Est-ce que cette fermeture s’expliquait par l’attitude féministe de Dacia Maraini ? Elle le reconnaît volontiers :  » Mon féminisme, pour les hommes de lettres italiens qui sont, comment dire ?, plus portés à l’esthétisme, faisait naître, comme toute idéologie, un grand soupçon. Pour eux, idéologie et esthétisme étaient incompatibles. J’apparaissais comme une révolutionnaire. Mais l’atmosphère a changé. Je n’ai pourtant jamais été dogmatique, fanatique. J’étais plutôt une sorte d’exploratrice. J’avais une attitude ouverte de recherche.  » »

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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