A l’occasion de la nouvelle saison littéraire de Lecture en Tête nous aimerions réserver deux rencontres d’auteurs à l’Algérie, et en particulier au traitement de la guerre d’Algérie par la littérature contemporaine française (Laurent Mauvignier « Des hommes » par exemple), et évidemment par un auteur algérien contemporain. Pourriez-vous me donner quelques noms d’auteurs algériens et titres de romans récemment publiés dont l’histoire est un regard sur la guerre d’Algérie? Cette initiative nous permettrait de poursuivre ces rencontres autour d’oeuvres traitant du Printemps arabe. Cette rencontre avec un auteur algérien aurait lieu en décembre 2011, et nous aimerions savoir s’il serait possible d’y associer d’une manière ou d’une autre l’Institut du monde arabe à cet événement? Au plaisir de vous lire Cordialement

Réponse apportée le 08/26/2011  par PARIS – Bibliothèque de l’Institut du Monde Arabe – Monde Arabe, Islam

La BIMA vous propose la sélection suivante de titres de romans récents d’auteurs algériens sur la Guerre d’Algérie :

> Bencheikh, Djilali
Tes yeux bleus occupent mon esprit : roman / Djilali Bencheikh .- Tunis : Ed. Elyzad , 2007 .- 1 vol. (340 p.) : couv. ill. ; 21 cm
ISBN 978-9973-58-005-4.- 9973-58-005-2
Cote Bibliothèque IMA 853.1 (613) BEN C
Résumé éditeur : « Salim, un enfant du bled, est un excellent élève, qui mérite de poursuivre ses études au lieu d’être berger, comme on l’est de père en fils dans sa famille. Hélas, on est en pleine guerre d’Algérie, et il ne fait pas bon avoir des copains pieds-noirs ni se faire bien voir de ses professeurs lorsque l’on est arabe et farouchement partisan de l’indépendance. Pas facile à vivre tout ça, surtout lorsque Salim s’éprend de Françoise, la fille aux yeux bleus, dont le père est capitaine… de l’armée française ! Un récit tout en finesse, écrit avec beaucoup de sincérité par un auteur algérien francophone qui mérite d’être mieux connu. Un bon moment de lecture et une sacrée leçon d’humanisme… »

> Tamzali, Wassyla
Une éducation algérienne : de la révolution à la décennie noire / Wassyla Tamzali .- Paris : Gallimard , 2007 .- 1 vol. (260 p.) : couv. ill. ; 23 cm.- (Témoins)
ISBN 978-2-07-078213-0
Résumé éditeur : « Wassyla Tamzali a vingt ans en 1962, au moment de l’indépendance de l’Algérie. Elle est issue d’une famille de notables, riches propriétaires de pressoirs commerçant l’huile avec l’étranger. Ses ancêtres paternels viennent de l’empire Ottoman. Sa mère est espagnole. Sa jeunesse ne lui a laissé que des souvenirs de bonheur et de soleil. La guerre, l’indépendance, puis la réforme agraire et la nationalisation des propriétés familiales vont tout changer. Tout bascule en 1957, le jour où son père est assassiné par une toute jeune recrue du FLN. Le livre s’ouvre sur ce drame et se ferme à l’issue de l’enquête de toute une vie sur le ‘pourquoi’ de ce meurtre. Pour l’auteur, l’assassinat du fils aîné d’une famille qui, bien qu’algérienne, dominait la ville, habitait une ferme coloniale et vivait ‘à la française’ ne pouvait avoir qu’une signification : la revanche des tribus. La mère de Wassyla décide malgré tout de rester à Alger plutôt que de choisir l’exil. L’auteur s’enthousiasme alors pour la construction de l’Algérie nouvelle, fréquente le petit monde en ébullition de la Cinémathèque d’Alger, participe aux élans de la révolution, avant de céder devant les désillusions du socialisme réel et la répression et de choisir l’exil à Paris, où elle rejoint l’Unesco. Pendant vingt ans, l’auteur y mène de nombreux combats pour les droits des femmes, dont elle devient une porte-parole estimée. »
Cote Bibliothèque IMA 853.1 (613) TAM

> BERKANI, Derri
Le Tournesol fou : la bleuite / Derri Berkani .- Paris : L’Harmattan , 2004 .- 218 p. : couv. ill. en coul. ; 22 cm .- (Ecritures)
ISBN 2-7475-6360-X
Résumé éditeur : « Les années 58-59 sont une période noire et méconnue de la guerre de libération. Une vaste purge est menée, visant à éliminer tous les intellectuels des rangs de l’ALN : la « Bleuite ». Alilou Jebbi, étudiant algérois devenu maquisard en Kabylie, sur le point d’être exécuté par ses compagnons, réussit à leur échapper. A Mizane, ville où il croit trouver la « paix des braves » promise par l’armée française, il découvre l’autre face de la guerre avec ses tortures, ses exactions, ses exécutions sommaires. Dès lors qu’il refuse une collaboration directe, il devient la cible des deux camps, et visé par deux attentats, prêt à céder à la vieille loi du talion, il rencontre Nadia. Sa chance. »
Cote Bibliothèque IMA 853.1 (613) BER

> MOUSSY, Marcel / HADDAD, Malek / DIB, Mohammed
Algérie : les romans de la guerre / Marcel Moussy, Malek Haddad, Maurice Clavel, Mohammed Dib… ; textes choisis et prés. par Guy Degas ; (suivi d’un) Dossier : les intellectuels dans la guerre / introd. de Guy Degas .- Paris : Omnibus , 2002 .- 998 p. : couv. ill. en coul. ; 21 cm
Les 8 romans réunis dans cette anthologie sont : « Les Mauvais sentiments » de Marcel Moussy, « La Dernière impression » de Malek Haddad, « Le Jardin de Djemila » de Maurice Clavel, « Qui se souvient de la mer ? » de Mohammed Dib, « La Grotte » de Georges Buis, « Les Bagnoulis » d’ Albert Bensoussan, « L’Opium et le bâton » de Mouloud Mammeri.- En ann., divers documents dont « Le Manifeste des 121″, repères chronol. et notices biographiques des écrivains.- ISBN 2-258-05850-3
Cote Bibliothèque IMA 853.1 (613) ALG

> SEBBAR, Leila
La Seine était rouge / Leila Sebbar ; ill. de couv. d’ Antoine Guillopé.- Paris : Thierry Magnier , 1999 .- 143 p. : couv. ill. en coul. ; 21 cm .- (Roman)
2-84420-039-7
Résumé éditeur : « On a mis nos plus beaux habits. Mon père m’a dit : « Tu es toujours la plus jolie, ma fille ». J’étais fière. Il me prendrait par la main et on marcherait dans la ville. Il a dit à ma mère :« Tu pars avec la Petite, moi je prends les garçons. Vous risquez rien. Tu le sais… » J’ai pas compris pourquoi on se séparait et pourquoi on aurait dû avoir peur. Il a ajouté: « C’est pacifique », il a répété plusieurs fois « pacifique ». Je savais pas pourquoi il employait ce mot-là, et à trois reprises. Sur la carte du monde, j’avais lu sur le bleu : pacifique. J’ai pas posé de question. » Paris, 17 octobre 1961. La fin de la guerre d’Algérie n’est pas loin et, en réponse au couvre-feu imposé à la communauté algérienne, le FLN décide l’organisation à Paris d’une manifestation pacifique. Violences de la police parisienne et des harkis sous les ordres du préfet Papon, arrestations massives, matraquages, meurtres… Depuis, silence sur ces journées de massacre. Paris 1996.« Sa mère ne lui a rien dit, ni la mère de sa mère ». De ce silence, Amel, 16 ans, va faire une quête. Avec d’autres de sa génération, et grâce au film documentaire de Louis, 25 ans, fils d’une française ayant adopté la cause algérienne, elle va tenter de conjurer l’oubli. Ce roman à plusieurs voix mêle, à la façon d’un script de film, souvenirs et témoignages des acteurs de cette journée. La Seine était rouge, Paris, octobre 1961, a été publié une première fois en 1999 aux éditions Thierry Magnier, dans notre collection de romans pour adolescents. »
Cote Bibliothèque 853.1 (44) SEB

> Boudjedra, Rachid
Hôtel Saint- Georges .- Paris : Grasset , impr. 2011
ISBN 978-2-246-77541-6
Résumé éditeur : « Jean est ébéniste. Appelé en Algérie, il est chargé de fabriquer les cercueils pour les soldats tombés pour la France. Jean se réfugiera dans les beautés de son artisanat pour échapper à l’horreur quotidienne. Après sa mort, quelques années plus tard, sa fille, Jeanne, curieuse d’en savoir plus sur ce père secret et blessé, part sur ses traces, à Alger et Constantine. Elle rencontrera un jeune Algérien, Rac, qui lui servira de guide.
Roman polyphonique, Hôtel Saint-Georges est un texte de bruit et de fureur, de tendresse et de compassion. Rachid Boudjedra continue d’explorer les mystères, les souffrances, parfois aussi les éclats de splendeur, d’un passé qui ne passe pas. »

> Boudjedra, Rachid
Les figuiers de Barbarie : roman / Rachid Boudjedra .- Paris : Grasset , 2010 .- 1 vol. (271 p.) : couv. ill. ; 21 cm
ISBN 978-2-246-70511-6
Résumé éditeur : « Deux hommes se retrouvent côte à côte dans le vol Alger-Constantine. A dix mille mètres d’altitude, en un peu moins d’une heure, c’est leur destin – et celui de tout un pays à travers le leur -, qui va se jouer au fil de la conversation et des réminiscences. Ils sont unis par les liens du sang, par l’expérience traumatisante de la guerre d’Algérie, mais aussi par le souvenir d’un été torride de leur adolescence, épisode dont jamais ils n’ont reparlé mais qui symbolise la jeunesse perdue de leur patrie. Rachid, le narrateur, a toujours voué une admiration mêlée d’envie et de ressentiment à son cousin Omar ; celui-ci, devenu un célèbre architecte, parcourt le monde pour mieux fuir ses démons. Ce sont ces fantômes que Rachid va le forcer à exorciser : son grand-père Si Mostafa, propriétaire terrien, l’homme aux ‘figuiers de Barbarie’, symbole d’une Algérie prospère et paisible ; son père Kamel, commissaire soupçonné d’avoir colaboré avec les autorités françaises pendant la guerre ; son frère Salim enfin, engagé dans ‘l’Organisation’, mort dans des circonstances mystérieuses. C’est toute l’histoire de l’Algérie déchirée, depuis la conquête française jusqu’à l’indépendance, de l’enfance dorée et sensuelle aux horreurs de la torture et du terrorisme, qui défile dans les souvenirs du narrateur. »
Cote Bibliothèque 853.1 (613) BOU D

> Haciane, Mustafa
Une éducation algéroise .- Paris : Encre d’Orient , impr. 2010
ISBN 978-2-3624-3017-6
Résumé éditeur : « 1950. Alger vit sous le soleil de l’insouciance. La plage, les sardines grillées, les kémias le soir dans les bistrots populaires de Bab-El-Oued. Et puis, descendant de ces terrasses en cascades, le parfum subtil du jasmin qui flotte dans les ruelles étroites et sinueuses de la Casbah. Dans cette torpeur naît un amour éblouissant entre un couple d’adolescents. l’innocence de leur jeunesse, la spontanéité de leurs élans l’un vers l’autre sont servis par ce décor où la mer et le ciel se confondent.
Survient la guerre. Progressivement, la peur envahit les rues. Les attentats sont quotidiens. On craint pour sa vie, pour celle de sa famille, celle de ses amis. Pour nos deux amoureux, le chemin qui mène l’un vers l’autre est jalonné d’embûches. Mais quand on aime au-delà de tout entendement, on est capable de braver tous les dangers. Une Education algéroise est un roman pétri de cette truculence méditerranéenne où les rires succèdent aux larmes, rejoignant ainsi ces moments fabuleusement tragiques qu’ont vécus les peuples de cette région du monde. Un  » Roméo et Juliette  » algérois »

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Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque de l’Institut du monde arabe
http://www.imarabe.org/page-sous-section/la-une

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