Origine de l’expression « sortir de la botte » ?

photographie d'un bicorne de Polytechnique tenu par deux mains gantées de blanc

Par Marie-Lan Nguyen [CC BY 2.5], via Wikimedia Commons

Un professeur de documentation nous demande de chercher l’origine de l’expression « sortir de la botte » utilisée par les étudiants de l’ENA (accéder aux postes les plus prestigieux). Après avoir cherché toute une journée, je n’ai trouvé qu’une réponse valable dans un livre numérique (Google Books), et pas d’autre source pour l’approuver ou l’enrichir. Seriez-vous en mesure de m’aider, svp ?

Réponse apportée le 10/08/2014  par Médiathèques de la ville et communauté urbaine de Strasbourg, mise à jour le 17/08/2017

Vous faites sûrement référence à cette page du livre L’intégrale des plus belles Expressions, par René Paloc article botte repéré via Google Books 

Après avoir consulté de nombreux dictionnaires de la langue française, encyclopédies et dictionnaires des expressions, le seul dictionnaire expliquant l’origine de l’expression « Sortir de la botte » de manière complète est le Dictionnaire Historique de la langue Française / Alain Rey . – Le Robert, 2005

Voici l’explication donnée pour cette expression, p 269 :

« L’emploi spécial du mot dans l’argot de polytechnique à propos des élèves sortis dans les premiers rangs et pouvant bénéficier des carrières les plus prisées (1860) vient peut-être de ce que ces élèves formaient un ensemble, un paquet. Cependant, selon certains (dont Esnault), cet emploi se rattacherait à la botte, d’après l’emploi de ce mot vers 1840-1870, pour désigner la chaussure mondaine des bals et soirées par opposition à la pantoufle, symbole de la vie bourgeoise « vernie ». La botte serait alors le groupe valorisé d’où être dans la botte. Par extension, botte correspondrait aux 2 majors et 2 fourriers d’une formation polytechnique (1894) »

Nous avons également transmis votre question à l’ENA de Strasbourg où est souvent employée cette expression. Or, l’Ecole Nationale d’Administration recherche également des documents où serait expliquée l’origine de cette expression. !

Voici leur réponse qui rejoint la première définition:

Une 1ère recherche dans le TLF (Trésor de la langue française) propose dans la définition du mot « botte » : 3. « Arg. de l’École polytechnique. Ensemble des élèves classés en tête à la sortie de l’École polytechnique et qui peuvent accéder aux carrières les plus prisées de l’Administration. Sortir dans la botte; convoiter la botte. »
+ « L’emploi arg. vient peut-être de ce que ces élèves formaient un ensemble, un paquet. »

En espérant vous avoir aidé dans vos recherches,
Cordialement,

Eurêkoi – Médiathèques de la Ville et de la Communauté urbaine de Strasbourg,

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Beaucoup raffolent d’un gâteau nommé « Chinois ». D’où vient son nom ?

Pâtisserie chinoisRéponse apportée le 07/19/2012  par STRASBOURG Médiathèques de la ville et communauté urbaine – révisée le 25/07/2017

En recherchant sur Internet l’origine de l’appellation « chinois » pour la brioche roulée à la crème pâtissière, nous nous sommes aperçus que beaucoup de personnes se posent la même question que vous.

Sur les sites personnels, comme les blogs de cuisine, ou les réseaux d’internautes, comme Yahoo Answers par exemple, la réponse identique qui est donnée systématiquement vient d’un article Wikipedia. Cet article en question explique que le nom viendrait d’une personne qui aurait dit « c’est du chinois » en entendant le nom allemand de cette pâtisserie (Schneckenkuchen) et que ce nom serait resté.
On peut douter de cette explication, d’autant que la source (Wikipedia) n’est pas forcément fiable.

Nous avons consulté plusieurs dictionnaires et livres sur le lexique de la cuisine, mais en vain (« Le grand Larousse gastronomique », « Mots de table, mots de bouche : dictionnaire étymologique et historique du vocabulaire classique de la cuisine et de la gastronomie », « Le dictionnaire de la pâtisserie », « Le dictionnaire des régionalismes culinaires », « Le dictionnaire amoureux de la cuisine », « Le dictionnaire de l’art culinaire français : étymologie et histoire » de Manfred Höfler, « Le dictionnaire des mots de la table : histoire, langue, patrimoine » de Tristan Hordé, etc.)

Seul « Le dictionnaire de la pâtisserie » d’Eric Glatre propose une entrée à Chinois. Une explication concrète est donnée, mais aucune indication quant à l’origine du nom. Par contre, en bonus, voici l’explication du nom « chinois » donné à l’ustensile qui permet de filtrer les préparations, trouvé dans cet ouvrage : « Il est ainsi nommé à cause de sa forme conique, qui inversée, rappellerait celle d’un ancien chapeau chinois. »

Nous avons contacté « Le Journal du pâtissier » qui n’a pas été en mesure de nous répondre.

Si vous êtes dans la région, nous vous proposons de contacter à la rentrée le CDI du lycée hôtelier de Strasbourg.

Une autre solution serait également de contacter des pâtissiers strasbourgeois, par exemple :
Koenig, Michel Helterlé ou Nicolas Olland.

Cordialement,

Eurêkoi, médiathèques de la ville et communauté urbaine de Strasbourg

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Quelle est la différence entre un roi et un empereur ?

Médaille Napoléon III

By Selvejp [CC BY 3.0], via Wikimedia Commons

Réponse apportée le 09/01/2009  par STRASBOURG Médiathèques de la ville et communauté urbaine – révisée le 29/06/2017

Un roi est le chef d’Etat d’un pays, appelé royaume, qui a accédé au pouvoir souverain à vie par voie héréditaire ou plus rarement, élective.

L’Empereur est le chef souverain de certains Etats appelés empires (Empereur d’Allemagne est nommé Kaiser, de Chine : le fils du ciel, du Japon : Mikado, de Russie : le Tsar, des Turcs : le Sultan)
Le titre d’Empereur est donné depuis Auguste au détenteur du pouvoir suprême dans l’Empire romain.

La différence entre « roi » et « empereur » vient surtout du statut qu’on a pu donner au terme « empereur » .
Le mot « empereur « provient du titre d’Imperator que s’était donné Octave, l’héritier de Jules César quand il s’attribua le nom d’Auguste.

Ce mot fut donc utilisé pour désigner les souverains suprêmes des Empires romains d’Orient et d’Occident. Ce titre d’Empereur fut repris par Charles 1er plus connu sous le nom de Charlemagne qui s’attribua le rôle de successeur des Empereurs romains (an 800 ). Puis ce titre fut gardé par ses successeurs qui régnèrent sur le Saint-Empire Romain Germanique. Ces souverains étaient généralement élus. Le souverain d’Autriche décida de garder ce titre pour lui seul et sa descendance (Joseph II).
A noter que Napoléon prit ce titre pour ne pas avoir à prendre celui de roi et que Guillaume de Prusse prit ce titre en 1871 par pur désir de s’arroger un titre plus ronflant que celui de roi et pour imiter Napoléon et le souverain d’Autriche.
Le mot empereur devint à la mode et on oublia son contexte historique…

Les titres d’Empereur servent souvent à désigner un souverain suprême de grands pays et donc plus prestigieux que celui de roi.

Cordialement,

EurêkoiMédiathèques de la ville de Strasbourg

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Quels sont les illustrateurs jeunesse de Strasbourg ayant déjà publié ?

couverture du catalogue Une image à mon imageRéponse apportée par Eurekoi Strasbourg, le 31 mai 2017

Voici la réponse de notre collègue en charge du fonds d’illustration de la médiathèque Malraux.

Il n’existe pas à proprement parler de liste des illustrateurs strasbourgeois ayant publié à ce jour, néanmoins il est possible d’avoir des listes à l’échelle de l’Alsace, ou en lien avec les anciens étudiants de la Haute Ecole des Arts du Rhin.

Le Centre de l’illustration de la Médiathèque André Malraux de Strasbourg mentionne dans ses notices de documents les illustrateurs alsaciens, notamment ceux ayant été formés aux Arts décoratifs ou la HEAR, donc il est possible d’avoir un aperçu des illustrateurs travaillant en Alsace par ce biais. Dans le moteur de recherche, il suffit de taper : « Illustrateurs – Alsace » avec la restriction « sujet » pour obtenir une liste significative.
Cela dit, les résultats incluront des illustrateurs de toute l’Alsace ou même ayant possiblement déménagé.

Pour des listes actualisées, il est possible de solliciter les associations professionnelles présentes à Strasbourg et en Alsace :
– La CIL-ALsace, Confédération de l’illustration et du livre en Alsace, rassemblent plusieurs associations et édite le magazine « Clin d’œil » disponible sur son site, qui récence les publications d’auteurs alsaciens, dont les illustrateurs
Central Vapeur PRO est une association d’illustrateurs, qui peut fournir des renseignements sur les illustrateurs strasbourgeois et relayer des informations ou appels à projets auprès de ses membres
Alsace Illustration est une autre association professionnelle d’illustrateurs alsacienne, qui rassemble également nombre d’illustrateurs locaux

Quelques publications ont rassemblé des listes d’illustrateurs alsaciens à l’occasion d’expositions :
« Une image à mon image », catalogue d’une exposition du GRILL, association professionnelle d’illustrateurs désormais disparue, en 2008 : les coordonnés de 108 illustrateurs de Strasbourg et d’Alsace y sont rassemblés
« Et si on l’ouvrait ? », catalogue d’une exposition du collectif d’illustrateurs strasbourgeois Les Rhubarbus : 30 illustrateurs mentionnés

Enfin, pour suivre l’actualité des jeunes diplômés en illustration de la Haute Ecole des Arts du Rhin, il est possible de se reporter aux sites internet des diplômes : http://diplomes.hear.fr/, qui rassemble les informations concernant les promotions depuis 2012. On peut aussi se référer avec intérêt au supplément du numéro du 8 mars 2017 de la revue Les Inrockuptibles, « HEAR : Un rêve d’illustration », qui présente quelques jeunes talents prometteurs : à lire gratuitement en ligne à cette adresse.

Date de création: 30/06/2017 12:53     Mis à jour: 30/06/2017 14:55
 
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Quelle est la durée de vie moyenne d’une usine ou entreprise manufacturière en France ainsi que dans d’autres pays européens ?

couverture du livre : La France sans ses usinesRéponse apportée par Eurekoi Strasbourg le 28 mai 2017

Vous souhaitez connaître la durée de vie moyenne des entreprises en France et en Europe.

Il semble en effet que l’lNSEE procède à des études démographiques des établissements en général mais ne fournit pas de données chiffrées pour les seules usines ou unités manufacturières ; et ne fournit pas non plus, même dans ce cadre plus large, une durée de vie moyenne de ces établissements.

La raison en incombe certainement à la difficulté d’établir un suivi précis de la vie des usines, tant les restructurations et rachats rendent cette donnée difficilement lisible : en effet, « chaque année, 14% des PME de 100 à 249 salariés et 16,5% de celles employant 250 à 499 salariés sont ainsi absorbées par un groupe, ce qui signifie qu’en moyenne après six années une PME, surtout si elle est de croissance rapide, sur un créneau à haut niveau technologique et exportatrice, sera absorbée par plus gros qu’elle ».
La France sans ses usines, Patrick ARTUS et Marie-Paule VIRARD, Paris : Fayard, 2011. (p.56)

Michel Drancourt, dans son ouvrage Leçon d’histoire sur l’Entreprise de l’Antiquité à nos jours, indique pour sa part qu’en France, « beaucoup d’entreprises meurent avant 5 ans », mais sans nous préciser la provenance de ce chiffre, ni le type d’entreprises concernées.
Leçon d’histoire sur l’Entreprise de l’Antiquité à nos jours, Michel DRANCOURT, Paris : PUF, 2002 (p.307)

Le livre Le décrochage industriel d’Elie Cohen [Paris : Fayard, 2014] détaille lui aussi les différents cycles de développement de l’industrie manufacturière et de ses usines, en France, et dans le monde : ce titre peut lui aussi expliquer pourquoi il n’existe pas de réponse précise à votre question !

Les organismes officiels et politiques sont ceux qui détiennent généralement les données statistiques aussi bien au niveau national, régional qu’européen.

Le site du ministère de l’Economie et des Finances propose d’accéder au CEDEF (centre de documentation économie-finance). C’est le centre de documentation du ministère dédié au public externe. Il propose des prestations documentaires sur mesure avec un service de réponse au public par téléphone, messagerie électronique et sur place à Paris. Il conçoit et édite de nombreux produits documentaires accessibles sur ce site internet.
Un grand nombre de sources contenant des données industrielles y sont disponibles.

Peut-être trouverez-vous d’autres pistes en poursuivant votre recherche auprès :

– du Centre d’Etudes prospectives et d’informations internationales (CEPII) :

– de la base de données de statistiques européennes EUROSTAT :
Le site des statistiques officielles de l’Union européenne, Eurostat, propose des statistiques par thème. La rubrique « industrie-commerce-services » est composée de statistiques structurelles, conjoncturelles et d’études sectorielles.

Ce lien vous permettra de consulter les statistiques structurelles sur les entreprises notamment la démographie de celles-ci.

Ce deuxième lien se concentre davantage sur les statistiques des entreprises européennes au niveau régional.

D’autres organismes officiels au niveau régional et départemental pourront orienter vos recherches, le réseau des Chambres de commerce et d’industrie ainsi que les Chambres de Métiers disposent d’une multitude des données exploitables.
http://www.cci.fr/

Voici un exemple ci-dessous avec les Chambres de Métiers et de l’Artisanat de l’Essonne, consacrant un tableau à la durée d’existence des entreprises.
https://www.cma-essonne.fr/fr/artisanat-et-territoires/chiffres-cles-du-departement.html

Les assemblées délibérantes des départements et des régions que sont les conseils départementaux et régionaux initient régulièrement des enquêtes statistiques que vous pourrez trouver sur leurs sites respectifs.

En espérant avoir répondu à votre demande.

Cordialement,

EurêkoiMédiathèques de Strasbourg

Date de création: 30/06/2017 12:37     Mis à jour: 30/06/2017 14:47
 
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Je cherche un livre sur la vie des berlinois après la défaite nazie

couverture du livre Berlin :miroir de l'histoire allemandeRéponse apportée par Eurekoi Strasbourg le 15 mai 2017
En utilisant les mots-clés « Berlin 1945 » et en sélectionnant « documentaire adulte » dans la recherche avancée dans le catalogue des médiathèques de la ville de Strasbourg, vous trouverez quelques références, voici quelques exemples :

Berlin après Berlin 1946-1947/ George Clare, Plon 1990
Un portrait de Berlin en 1946
https://www.mediatheques.strasbourg.eu/clientBookline/service/reference.asp?INSTANCE=exploitation&OUTPUT=PORTAL&DOCID=2/511560&DOCBASE=VUBIS_SIGMA

Berlin-Ouest : histoire d’une île allemande, 1945-1989 / Jacqueline Hénard, Perrin 2009
L’auteure, journaliste correspondante à LA Frankfurter Allgemeine Zeitung et à Die Zeit, donne une vue de l’intérieur de cette ville divisée : les légendes et les obsessions de Berlin-Ouest, la renaissance de la vie juive après 1945, le mélange d’exaltation et de déception des étudiants qui aidaient les Berlinois de l’Est à s’enfuir en 1961.
https://www.mediatheques.strasbourg.eu/clientBookline/service/reference.asp?INSTANCE=exploitation&OUTPUT=PORTAL&DOCID=2/389953&DOCBASE=VUBIS_SIGMA

Berlin : miroir de l’histoire allemande de 1945 à nos jours / Francis Lachaise,… Alain Atger,…, Ellipses, 1999
https://www.mediatheques.strasbourg.eu/clientBookline/service/reference.asp?INSTANCE=exploitation&OUTPUT=PORTAL&DOCID=2/123859&DOCBASE=VUBIS_SIGMA

Histoire de la société allemande au XXe siècle. II / la RFA, 1949-1989 / Alain Lattard, La Découverte, 2011
https://www.mediatheques.strasbourg.eu/clientBookline/service/reference.asp?INSTANCE=exploitation&OUTPUT=PORTAL&DOCID=2/442052&DOCBASE=VUBIS_SIGMA

Une femme à Berlin : journal, 20 avril – 22 juin 1945 / présentation de Hans Magnus Enzensberger, Gallimard 2008
https://www.mediatheques.strasbourg.eu/clientBookline/service/reference.asp?INSTANCE=exploitation&OUTPUT=PORTAL&DOCID=2/354085&DOCBASE=VUBIS_SIGMA

La bibliothèque nationale universitaire de Strasbourg dispose également d’ouvrages sur Berlin. En choisissant les mêmes mots-clés, vous aurez quelques références en français et en allemand :
1945 – Niederlage. Befreiung. Neuanfang : Zwölf Länder Europas nach dem zweiten Weltkrieg,
Jaromir Balcar, Christoph Brüll, Nina Burkhardt / Deutschen Historischen Museum
http://biblio.bnu.fr/.do?sysb=bnu&idopac=BNU7820680

Histoire de la société allemande au XXe siècle – II / Alain Lattard Paris : La Découverte, 2011
http://biblio.bnu.fr/.do?sysb=bnu&idopac=BUS1472731

50 Jahre danach : was hat das Kriegsende bedeutet : Ein Lesebuch ausgewählte Beiträge eines Wettbewerbs Stuttgart : Landeszentrale für politische Bildung Baden-Württemberg, 1995
http://biblio.bnu.fr/.do?sysb=bnu&idopac=BUS1470948

 
Date de création: 29/06/2017 14:43     Mis à jour: 29/06/2017 16:54
 
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