Affiche IMA pour le Festival des cinémas arabes 2018

Affiche IMA pour le Festival des cinémas arabes 2018


Notre réponse du 05/03/2019
 
Les critères qui permettent de désigner « les films arabes cultes » peuvent varier selon que l’on prend en compte l’aspect historique (par exemple les meilleurs films arabes des années 50 ou 60 ou les meilleurs films arabes des années 2000), ou que l’on tienne compte d’une répartition géographique (les meilleurs films de chaque pays arabe, sachant que l’Egypte était LE pays de production cinématographique des années 40 aux années 80) ou que l’on tienne compte des genres cinématographiques (blockbusters, drame, comédie, adaptations cinématographiques….). 
 
Quoi qu’il en soit, établir une liste de films arabes cultes suppose toujours une part de subjectivité.
La bibliothèque de l’IMA vous propose donc sa sélection en fonction des critères suivants : des films marquants de l’histoire du cinéma arabe, des films de genres représentatif du cinéma arabe comme la comédie ou le drame ou des films nous avons vus et particulièrement appréciés et dont certains sont également souvent cités dans d’autres listes sur les films arabes cultes :
 
Nos classiques préférés :
 
Les Dupes un film de Tawfiq Saleh(Egypte)  d’après une adaptation du roman de Ghassan Kanafani « Des hommes sous le soleil ». Mohagerine-Morabet, 1972. (104 min)
Les Dupes est un film frappant, fait de magnifiques images en noir et blanc, qui retrace les destinées de 3 réfugiés palestiniens réunis par la dépossession, la détresse et l’espoir d’un futur meilleur. Le décor est l’Irak des années 50, et les protagonistes, cachés dans la citerne d’un camion, essaient de franchir la frontière vers le Koweït, la “terre promise”. Adaptation magistrale de la nouvelle de Ghassan Kanafani, Men in the Sun, encensée par la critique, Les Dupes est également un des premiers films arabes à avoir abordé la difficile situation des Palestiniens.
 
La momie un film de Shadi Abdessalam (Egypte). General Egyptian Cinema Organisation Merchant Ivory Productions,1969. (122 min)
« Celui qui est venu reviendra, Celui qui s’est endormi s’éveillera, Celui qui est mort revivra ».
Le scénario est basé sur des événements réels survenus au cours d’une expédition archéologique française dans la vallée des rois en 1881. Parce que certains objets impossibles à confondre ont été vendus clandestinement, les archéologues égyptiens se lancent à la recherche des tombes des pharaons de la vingt-et-unième dynastie. C’est une tribu (la famille Abd el-Rasul) basée à Gurna à Thèbes qui vit d’un tel trafic, après avoir découvert les tombeaux cachés dans la montagne. Mais l’un de ses membres, Wannis, tourmenté par sa conscience, songe à révéler aux archéologues l’emplacement des sarcophages.
 
– Les films de Youssef Chahine (Egypte), notamment Gare centrale (1958), Le fils du Nil (1951) ou Le Moineau (1972)
Bab el Hadid (Gare centrale) est considéré comme l’un des plus grands chefs d’œuvre de Youssef Chahine. Le film se déroule dans la gare centrale du Caire où Kinawi, un vendeur de journaux, ne fait que fantasmer sur Hannouna, une belle jeune femme qui vend illégalement des boissons dans la gare. Chahine introduit également un troisième personnage, Abu Serib, l’homme dont Hannouna est amoureuse. Le film, sorti en 1958, se focalise sur l’obsession du vendeur ambulant envers les femmes. 
 
– Les films de Henry Barakat, par exemple Le péché – al-haram (1965 – Egypte-105 min)
Le péché raconte le sort atroce que connaissaient les filles mères, rejetées sous le poids du péché, comme de coutume dans les campagnes, violées par le maître. Ainsi une jeune paysanne se louant aux travaux des champs finit par accoucher d’un enfant qu’elle veut faire disparaître.
et
Afwah Wa Araneb (Mouths and Rabbits) – (1977 – Egypte – 120 min)
Dans cette comédie de 1977, classique dans son genre, et cependant en phase avec son époque, Henry Barakat dirige son actrice préférée, Faten Hammama, dans le rôle de Naema. Le film aborde les thèmes du féminisme, des classes sociales et des évolutions psycho-sociales à travers l’histoire de Naema, une jeune femme qui tente d’échapper à la fois à l’emprise de sa famille et à un mariage auquel on veut la contraindre.
 
Terrorisme et Kebab réalisé par Sharif Arafah (1992- Egypte-120 min)
Cette comédie porté par le jeu de Adel Imam dénonce la corruption et le système bureaucratique égyptiens. Ce film est considéré comme le plus populaire du cinéma égyptien et mérite certainement de figurer dans une liste de films arabes cultes !
 
Qui est le responsable ? (années 50), Irak : film réalisé par Abdul Jabbar Wali. Considéré comme un des meilleurs films irakiens, il relate les péripéties d’un jeune homme qui décide de venger la mort de son épouse,
A la recherche du mari de ma femme (1995) – Film de Mohamed Abderrahman Tazi (Maroc) (88 min)
L’homme de cendres de Nouri Bouzid (1986, Tunisie) (109 min)
 
Les Silences du palais (1994 – 127 min), Tunisie: Réalisé par Moufida Tlatli, ce film parle des femmes dans le silence qui parfois les englobe toute entière. Un silence si pesant, qui devient peu à peu familier, au point que les servantes tunisiennes dans ce film y voit presque une nature. L’histoire tourne autour d’Alia, petite servante d’une grane maison, dans la Tunisie d’avant Bourguiba. Alia évolue dans les silences, les non-dits, les secrets. Moufida Tlatli n’a pas réalisé simplement un film, elle a réussi à transposer en image une atmosphère : le silence malsain.
 
Chronique des années de braises (1975, 175 min), Algérie : Réalisé par Mohammed Lakhdar-Hamina – Palme d’or au Festival de Cannes en 1975
et 
Le Vent des Aurès, 1966, (95 min).
2 classiques de la cinématrographie algérienne
 
Les années 2000 :
 
Femmes du Caire (2010) Film de Yousry Nasrallah  (Egypte) (134 min)
Les femmes du bus 678 (2012) Film de Mohamed Diab (Egypte) (100 min)
Mort à vendre de Faouzi Bensaidi (2013 – Maroc) (117 min)
La graine et le mulet par Abdelatif Kechiche (2007) (151 min)
un film magnifique sur la condition des immigrés maghrébins, à la fois poétique et politique
Much loved de Nabil Ayouch (2015, Maroc, 105 min)
Le Temps qu’il reste (2009) – Film de Elia Suleiman (Palestine) un cinéaste incontournable à connaître (109 min)
–  Intervention divine (2002) –  film réalisé par Elia Suleiman. (2002, Palestine, 92 min)
Incendies par Denis Villeneuve (Canada – 2010) d’après une adaptation de Wajdi Mouawad (130 min)
L’Insulte (2018) – Film de Ziad Doueiri (Liban) (112 min)
Sur la planche (2012) Film de Leïla Kilani (Maroc) – un 1er film choc, l’un de nos préférés (110 min)
Hedi, un vent de liberté (2016) – Film de Mohamed Ben Attia. Franco-belge-Tunisien (88 min)
Sur fonds de « printemps arabe » un film qui met en parallèle l’affirmation individuelle et l’affirmation d’un peuple en quête de liberté.
On a beaucoup aimé ! 
La belle et la meute de Kaouther ben Hania (2017- Tunisie) (100 min)
Vent du Nord (2017) – Film de Walid Mattar  (89 min)
 
Nous vous invitons également à consulter nos listes thématiques de films arabes proposées sur le site Sens critique.
Vous pouvez également consulter d’autres propositions de films arabes cultes, par exemple :
10 films arabes cultes à voir absolument par Amina Kaabi sur le site Milleworld
Les 10 plus grans films arabes – Liste proposée sur le site Firdaous
Mes découvertes du cinéma arabe : 34 films proposés sur Sens critique (des titres incontournables des années 20 aux années 2000)

Nous espérons que notre sélection saura vous plaire pour passer de très bons moments de cinéma.

Cordialement,
Eurêkoi – Bibliothèque de l’Institut du monde arabe
Retrouvez les infos sur la Bima : http://www.imarabe.org/activites-evenements/accueil-bibliotheque

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