photographie de gaufres en piles

[Public domain], via Wikimedia Commons

Riwan (9 ans)

Notre réponse du 09/10/2017

Vous souhaitez savoir pourquoi les gaufres comportent des alvéoles carrées.
Le site culinaire The Nibble revient (en anglais) sur l’histoire des gaufres et donne la réponse à cette question :

à l’origine de la gaufre, il y a l’oublie*. La pâte et le mode de cuisson (deux plaques chaudes cuisent simultanément) étaient semblables à celui de la gaufre, mais il ne comportait pas de renfoncements. Cette décoration est apparue sur les plaques de cuisson au 13e siècle lorsque l’oublie fut renommé walfre en vieux français. Ce mot fait référence à un autre mot, wafla, en vieux-francique (la langue des Francs, un peuple germanique présent en Europe entre le 1er et le 9e siècle) qui signifiait « rayon de miel » selon certains linguistes.
La découpe en carrés est un simple élément de décoration pour rappeler la cire.
Source : http://www.thenibble.com/reviews/main/cereals/waffle-history.asp

Le TLFI (Trésor de la langue française informatisé) donne les définitions suivantes du mot gaufre, vous voyez que ce le sens premier de ce mot se rapporte directement aux abeilles :
GAUFRE subst. fém.

A.  Gâteau de miel alvéolé, confectionné par les abeilles. Quel autre (que Dieu) a pu (…) dresser les abeilles à (…) construire géométriquement leur gaufre élégante (POMMIER, Athéisme, 1857, p. 144).
 Expr. Quadrillé comme des gaufres. Des sandales avec des semelles de caoutchouc quadrillé comme des gaufres (GIONO, Eau vive, 1943, p. 136).
B.  [P. anal. d’aspect] Gâteau mince et léger que l’on cuit dans un moule et qui porte sur chaque face des dessins en creux et en relief ressemblant aux alvéoles des gâteaux de miel.

Toujours dans le TLFI, voici la définition de l’oublie

Oublie* : Sorte de pâtisserie très mince et très cassante, à laquelle on donne la forme d’un cornet«  (Lar. mén. 1926). Synon. plaisir. On entendit tinter encore la sonnette du marchand de coco, et grincer la crécelle de la vendeuse d’oublies (ADAM, Enf. Aust., 1902, p.167). Un secret, en somme, pour vous, c’est le boulevard des Italiens. On s’y promène. On y mange des oublies. On y conte fleurette (AUDIBERTI, Quoat, 1946, 2e tabl., p.61):
 Le fer à gaufres, à oublies, (…) ces trois fers servant à faire ces vieilles pâtisseries de la Lorraine et que je regardais à la cuisine, on me dit qu’on n’en fabrique plus, et que dans les successions et les ventes des antiques ,familles, on se les arrache. GONCOURT, Journal, 1888, p.818.

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information,

 

 

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