J’écris un documentaire autour des rencontres de Toumliline au Maroc. Je recherche des livres sur le sujet et aussi sur les Français « pro indépendances » appelé aussi « libéraux ».

Notre réponse du 04/03/2016

Le monastère de Tioumliline (ou Toumliline), au Maroc, fut un lieu de rencontres internationales dans les années 50 et 60 rassemblant des croyants et des laïcs de toutes opinions politique

« Le monastère chrétien d’ordre bénédictin dont le nom signifie pierres blanches en berbère fut édifié en 1952 près de la ville d’Azrou à l’époque du Protectorat français.
Au lendemain de l’Indépendance, les moines furent autorisés à continuer leurs activités grâce à leur politique d’accueil des populations locales et de dialogue avec les autorités marocaines.
Entre 1956 et 1968, ce lieu accueillit des «Rencontres Internationales» rassemblant des personnalités venues d’Afrique sub-saharienne, du Monde Arabe, d’Asie, d’Europe et d’Amérique du Nord, de toutes confessions et des laïcs, et de toutes opinions politiques.
De grands noms de la politique, de la théologie et de la culture s’y sont succédé entre 1956 et 1968 pour exprimer dans un cadre de cohabitation des opinions diverses. Les discussions tournaient souvent autour des thématiques de l’éducation et du développement.
On peut notamment citer le Roi Mohammed V, le Prince Héritier Moulay Hassan, le créateur du syndicat UMT Mahjoub Benseddik, le peintre Jilali Gharbaoui, le théologien Mohamed Belarbi Alaoui et le grand islamologue qu’était le professeur Louis Massignon.
En août 1957, le leader de la gauche Mehdi Ben Barka y donna une conférence sur la qualité de l’enseignement qui devait être basée sur l’ouverture à l’autre. Il y présenta la langue française comme un atout pour la langue arabe et non comme une menace.
(…) Hormis ces rencontres de haut niveau, les moines du monastère faisaient bénéficier gracieusement les populations locales de nombreux services sociaux et médicaux. (…) Les moines bénédictins ont également dispensé des cours de langue et de formation professionnelle à de nombreux étudiants venus de tout le Maroc.
Le monastère composé de 17 chambres et de bungalows hébergeait aussi bien les visiteurs de passage qu’ils soient intellectuels ou jeunes ainsi que des pèlerins chrétiens.
Cet espace de liberté et de paix fut malheureusement fermé en 1968 sous prétexte d’une volonté cachée de prosélytisme chrétien. »
Extrait du site Médias24 à propos de la manifestation « Réinventer Toumliline » organisée en 2015 par le diocèse de Rabat.
Ressources en ligne :

Bibliographie :
Le catalogue collectif Sudoc vous permet de rechercher des documents et de les localiser dans les bibliothèques universitaires en France. Voici les résultats de recherche sur votre sujet :

Date de création: 01/04/2016 07:00     Mis à jour: 01/04/2016 13:07
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