couverture d'Ubik de DickNotre réponse du 07/11/2016
Voici une sélection de quatre grands classiques de la science-fiction d’inspiration dystopienne et un ouvrage plus récent mais déjà considéré comme un grand livre.
J’espère que cette liste vous conviendra.

La Servante écarlate
Margaret Atwood
Editions Robert Laffont, 1987
Résumé (par l’éditeur) : « La « servante écarlate », c’est Defred, une entreprise de salubrité publique à elle seule. En ces temps de dénatalité galopante, elle doit mettre au service de la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, son attribut le plus précieux : sa matrice. Vêtue de rouge écarlate, elle accomplit sa tâche comme une somnambule, et le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps ou les femmes avaient le droit de lire, d’échanger des confidences, de dépenser de l’argent, d’avoir un travail, un nom, des amants… Defred doit-elle céder à la révolte et tenter de corrompre le système ?
L’on pourrait qualifier La Servante écarlate de beaucoup de choses : féroce, engagé, lugubre… mais aussi pénétrant et terriblement sensé. Margaret Atwood y réussit l’exploit de transformer le bizarre, l’absurde et l’improbable en une nouvelle sorte de quotidien.
Margaret Atwood est un grand écrivain mais aussi, à plus d’un titre, un personnage qui fascine. Elle est connue pour ses prises de position humanitaires, écologistes et politiques. La Servante écarlate, cette « utopie négative » qui n’est pas sans rappeler 1984 de George Orwell, reste l’un de ses hauts faits d’armes dans le combat qu’elle a mené et continue de mener pour la femme. Sans doute son chef-d’oeuvre. »

La Zone du dehors
Alain Damasio
Editions La Volte, 2010
Résumé : « 2084. Orwell est loin désormais. Le totalitarisme a pris les traits bonhommes de la social-démocratie. Laquelle ? La nôtre. Au cœur de cette glu, un mouvement, une force de frappe, des fous : la Volte. Le Dehors est leur pays, subvertir leur seule arme. Emmenés par Capt, philosophe et stratège, le peintre Kamio et le fulgurant Slift que rien ne bloque ni ne borne, ils iront au bout de leur volution – et même au-delà, jusqu’à construire cette vie de partage, rouge, que personne ne pourra plus leur délaver. »

Un bonheur insoutenable
Ira Levin
Editions Robert Laffont, 1970
Résumé : « Dans le futur, les nations ont aboli les guerres et la misère. Mais à quel prix ? Gouvernés par un ordinateur géant, les hommes sont – à l’aide d’un traitement hormonal mensuel adéquat – uniformisés, privés de toute pensée originale. Dans un univers où il n’existe que quatre prénoms différents pour chaque sexe, le jeune Li RM35M4419 va hériter de son grand-père d’un étrange cadeau : un surnom, Copeau. Ce sera le début pour lui d’une odyssée qui va l’amener d’abord à s’accepter en tant qu’individu, puis à la révolte. Il n’est heureusement pas seul, d’autres ont décidé de se rebeller. Mais seront-ils assez forts pour lutter contre Uni, le super-cerveau informatique de cette humanité déshumanisée ? »

Ubik
Philip K. Dick
Editions Robert Laffont, 1970
Résumé : « Tous les thèmes de la S.-F. semblent s’être donné rendez-vous, dans Ubik, pour y être tournés, déformés, dévoilant ces questions ultimes : la télépathie, le voyage temporel ou la mort. Le foisonnement de l’imagination, la richesse et la complexité de l’intrigue sont un défi au résumé cohérent du monde où évolue Joe Chip, monde dans lequel on saute de 1992 à 1939, où les morts vivent en état d’animation suspendue, rêvant leurs pseudo-vies dans un univers onirique.Entre l’univers où le temps se dégrade et le monde instable des morts, Ubik est le piège final des réalités, qui marque une étape définitive dans l’œuvre de Dick. C’est sans doute une de ses productions les plus achevées qui vient couronner un cycle spirituel commencé avec Le Maître du haut château, continué avec Le dieu venu du Centaure et qui culmine avec le présent roman. »

Le Monde englouti

J.G. Ballard
Editions Denoël, 1964
Résumé : « Dans un futur proche, une série d’explosions solaires a augmenté la température de la planète et un climat tropical règne sur l’ensemble de la Terre. La faune et la flore sont revenus à ce qu’elles étaient à l’époque préhistorique, et l’homme n’a plus beaucoup de place dans ce monde surchauffé et étouffant. Ayant fui les grandes villes et les continents recouverts de vastes forêts infestées d’iguanes et de moustiques et arrosés continuellement de pluies diluviennes, les hommes vivent désormais dans des bases au Groenland, en Antarctique et dans diverses îles des pôles. Dans ce contexte, le médecin Kerans participe à une expédition scientifique sur le site englouti d’une ancienne capitale européenne. La déliquescence d’un monde en ruine, la tentation de la régression vers un monde primitif préhistorique, la lutte perdue d’avance des hommes face à une nature sauvage et une psyché qui les conduit à leur perte sont les thèmes porteurs de cette histoire angoissante d’une humanité qui touche à sa fin. »
Bonne lecture.
Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

poser une question

applications mobiles

Cette question-réponse a été vue 47 fois dont 1 fois aujourd'hui