Bâtonnet rouge symbolisant les menstruations

Bâtonnet rouge. Erol Ahmed on Unsplash. CC0

Bibliothèque publique d’information, notre réponse du 25/05/2019.

Tout d’abord,  voici quelques précisions concernant les mots clés de votre demande:  

La préhistoire couvre une large période temporelle allant de -70 millions d’années à 2 millions d’années avant JC 
Pour résumer la situation, on peut considérer que la formation de l’homme est liée à certains primates apparus il y a 70 millions d’années, les premières traces de bipèdes remontant quant à elles à 7 millions d’années.
Durant la préhistoire, plusieurs espèces d’hominidés se sont développées.
Le site hominides.com, dédié à l’ évolution de l’homme et à sa place dans la nature, présente l’arbre généalogique des hominidés. 

Le dictionnaire Larousse propose la définition qui suit des menstruations (ou règles) : 
Phénomène physiologique caractérisé par un écoulement sanguin périodique (règles) dû à l’élimination de la muqueuse utérine, se produisant chez la femme, lorsqu’il n’y a pas eu fécondation, de la puberté à la ménopause.
Cette définition permet de lier directement l’apparition des règles et la capacité à procréer.
La femme, tout comme certains mammifères,  présentent cette caractéristique physiologique.
Les femmes, à la préhistoire, avaient leurs règles et leur bassin permettait l’accouchement, même si la forme du bassin féminin a évolué au fil du temps.
Vous trouverez plus de détails dans cet article sur la femme dans la préhistoire.

Pour répondre à votre demande, j’ai consulté à la Bpi (Bibliothèque publique d’information) les livres suivants: 

Histoire de naître: de l’enfantement primitif à l’accouchement médicalisé
Leroy, Fernand. De Boeck Université, 2001
De l’enfantement naturel à la préhistoire et chez les peuples anciens à l’accouchement médicalisé moderne assorti de ses développements technologiques, cet ouvrage présente l’évolution historique de la grossesse et de la naissance dans ses contextes culturel, social et technique . La première partie privilégie une approche chronologique jusqu’à la Renaissance. Dans la seconde partie, l’auteur a préféré suivre un plan thématique , abordant des sujets spécifiques tels que le forceps obstétrical, la césarienne, les malformations, la fièvre puerpérale, la maîtrise de la douleur … La clarté de l’exposé, l’originalité du sujet et la richesse iconographique font de cet ouvrage un livre de choix pout tout gynécologue-obstétricien et pour les sages-femmes.

Une belle histoire de l’homme 
Coppens, Yves. Flammarion, 2015
A l’occasion de la rénovation du Musée de l’homme, cet ouvrage retrace l’histoire de l’humanité par le biais d’une cinquantaine de questions clés, afin de mieux penser les problèmes d’aujourd’hui concernant la diversité, le genre, ainsi que notre avenir sur Terre

Je n’ai trouvé aucune documentation précise concernant le type de protection utilisées par les femmes durant la préhistoire.

L’auteure de Ceci est mon sang, Elise Thiébaut, précise que : « les rites de réclusion menstruelle remontent à la Préhistoire : les femmes s’isolaient durant les menstruations. Le rite de réclusion permettait de recueillir le flux menstruel à l’abri des regards, peut-être dans des bols prévus à cet effet. Il semble aussi que, durant des siècles, des millions de femmes ont eu leurs règles sans chercher à les éponger« .
Voici les références de ce livre consultable à la Bpi:
 
Thiébaut, Elise. La Découverte, 2017.
De manière documentée, pédagogique et sur un ton drôle, l’auteure fait découvrir, expérience personnelle à l’appui, les secrets des règles des femmes, ce signe de la vie fertile qui reste encore un tabou. Les troubles qui leur sont liés sont mal soignés, et les protections.
 
Je vous communique également le lien vers une émission radio consacrée au sujet : 
« Des bâtonnets de lin à la « cup », brève histoire des protections hygiéniques » Par Hélène Combis in Matières à penser, proposée par France Culture, 07/02/2019.
 
Voici aussi une série d’articles : « Petite histoire des règles et des protections périodiques » proposés par le site lejournaldesfemmes.fr car ils traitent des règles et des protections périodiques. 
 
La première mention de protections périodiques date de 1550 avant JC avec l’utilisation par les femmes égyptiennes de bandes ouatées.
 
Enfin, j’ai soumis votre question au Musée de l’Homme et voici la réponse d’une collègue :
Les ouvrages de Claudine Cohen, Alain Testart ou d’auteurs étrangers ne me semblent pas évoquer pas le sujet. « le problème est le manque de données sur cette question. Tout ne serait donc qu’hypothèses tirées sans doute de l’étude des pratiques des femmes de chasseurs-cueilleurs actuels appliquée à la préhistoire. Rien que du spéculatif ».  selon une chercheuse interrogée

Un champ de recherche à explorer !  

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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