Logo : Folow Fluxus en lettres de casse

By NKV [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons

Notre réponse du 15/10/2016
Je vous cite le début de l’article Fluxus de l’Encyclopaedia universalis : 

« Avec la feinte désinvolture qui fait son charme, l’artiste français Ben Vautier définit Fluxus comme : « le nom d’un groupe créé en 1962 et dont les membres vivent un peu partout dans le monde […]. Officiellement, rien ne les relie entre eux, hormis les influences qu’ils ont subies et une certaine façon de concevoir l’art. Les influences sont : John Cage, Dada et Marcel Duchamp » (La Vérité de A à Z, 1987). Fluxus aura été, en effet, non une avant-garde artistique constituée en ordre de bataille, mais un nom, un label, lancé à New York au début des années 1960, comme Dada l’avait été à Zurich en 1916. Un nom appelé à devenir signe de reconnaissance pour de très nombreux artistes attachés, dans les décennies 1960 et 1970, à poursuivre l’entreprise initiée par les dadaïstes et Duchamp : une remise en cause radicale de l’autonomie de l’art et des catégories esthétiques, des spécificités nationales, des genres et des hiérarchies. »
Didier SEMIN, « FLUXUS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 octobre 2016. URL :http://www.universalis.fr/encyclopedie/fluxus/

L’emploi du futur antérieur (voir plus haut en gras) indique que ce mouvement a été d’avant-garde mais à son époque dans les années 60-70.

Vous pouvez lire l’article Fluxus dans Les mouvements dans la peinture Larousse 2005 page 181-182

ou plusieurs contenus sur internet comme la page descriptive du mouvement sur le site du Centre Pompidou
en voici un extrait : Particulièrement actif aux Usa et en Allemagne entre 1962 et 1978, le mouvement Fluxus couvre un champ artistique large : performance, musique, théâtre, poésie, cinéma, publications originales… C’est à George Maciunas, diplômé d’histoire de l’art et de musicologie mais aussi designer et architecte, que l’on doit ce nom de Fluxus (du mot flow), apparu en 1961 sur un carton d’invitation pour un événement dans sa galerie, l’A.G. Gallery à New York. Le mot fluxus décliné selon les circonstances (flux films, fluxhalf, fluxboîtes…) témoigne des activités variées de Maciunas et du groupe.

Sur la page du site contemporain.com, on trouve ce développement qui indique un prolongement de ce mouvement :
« Après la mort de Maciunas, en 1978, Fluxus fait l’objet de critiques partagées : alors que certains clâment que le mouvement se porte toujours bien, d’autres jurent qu’il est mort en même temps que son fondateur. Pourtant, la vision anti-artistique de l’art, la fusion entre art et public, l’esthétique do-it-yourself et l’art de performance font encore bien partie de la philosophie de l’art de nos jours. Plusieurs historiens de l’art disent que c’est dans l’art intermédiatique (mélangeant plusieurs média) que se trouvent les descendants directs de Fluxus. »

Même chose dans ce document de l’Académie de Grenoble intitulé Fluxus 
« Fluxus a fait beaucoup de petits, même s’il est difficile de mesurer son impact : Le Land Art, L’art conceptuel (car il puise son sens dans les mots) et l’action-art lui doivent probablement beaucoup.
L’influence de Fluxus est sensible encore aujourd’hui car sa liberté et son humour provoquant trouvent un écho chez nombre d’artistes. Les publications de Maciunas et de ses amis ont permis de conserver de nombreuses traces des théories du groupe et de leurs actions / créations qui peuvent encore inspirer les artistes contemporains. »

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

Thème(s) :

Vous aussi vous avez une question ? 

POSEZ-NOUS VOTRE QUESTION