portrait de Martial sous forme de profil de camée

Martial [Public domain], via Wikimedia Commons

Notre réponse du 10/04/2017

Voici la définition de l’épigramme qu’en donne le Dictionnaire des termes littéraires Champion, 2005, je cite :
du grec epi = sur ; gramma = lettre >inscription > épigramme

« Chez les grecs : inscription sur les monuments (funéraires), les autels, les offrandes. Dès le VIe s. avant notre ère, l’épigramme perd son caractère fonctionnel, et devient une forme littéraire brève, centrée sur une idée, généralement coulée en distiques élégiaques.
Simonide de Cos en est le fondateur. Au Ier s. après J.-C., le poète latin Martial donne à l’épigramme son acception actuelle : poème concis et aigu, plein d’esprit, s’achevant sur une pointe. L’épigramme est remise à l’honneur à la Renaissance, entre autres par Marot, qui lui laisse encore l’ampleur d’un huitain ; Boileau l’abrège à l’époque classique. A cause de son caractère léger ou satirique, le genre est très prisé au XVIIIe s. »

La définition du terme dans le TLFI Trésor de la langue française informatisé 
http://www.cnrtl.fr/definition/%C3%A9pigramme

Le TLF est un dictionnaire des XIXe et XXe siècles en 16 volumes et 1 supplément. Le TLFi est la version informatisée du TLF (100 000 mots avec leur histoire, 270 000 définitions, 430 000 exemples). Le TLFi se distingue des autres dictionnaires électroniques existants par la finesse de la structuration des données. Une interface simple et conviviale offre trois niveaux de consultation : recherche simple, recherche assistée et recherche complexe.

ou encore sur ce site de français qui propose des exemples
http://www.espacefrancais.com/lepigramme/
« Un épigramme est une petite pièce de poésie qui présente, avec grâce et précision, une pensée, fine, délicate, ingénieuse et quelquefois naïve, mais le plus souvent mordante et satirique et toujours intéressante »…

En guise d’exemple, voici une épigramme de Boileau imitée de celle de Martial qui commence par Nuper erat medicus, etc.

Paul ce grand médecin, l’effroi de son quartier,
Qui causa plus de maux que la peste et la guerre,
Est curé maintenant, et met les gens en terre :
Il n’a point changé de métier.

ou encore celle-ci, célèbre, de Voltaire contre Fréron

L’autre jour au fond d’un vallon,
Un serpent piqua Jean Fréron ;
Que croyez-vous qu’il arriva ?
Ce fut le serpent qui creva.

Cordialement,

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