Photographie d'une oeuvre de land art batons et pierres posés en cercle dans l'herbe

By Paolo Redwings from london, UK (landart 3) [CC BY 2.0], via Wikimedia Commons

La Médiathèque de Levallois vous a répondu le 04/10/2017

Les artistes contemporains que vous citez, à savoir Michel Blazy, qui travaille à partir de matériaux périssables issus du quotidien, Pierre Huyghe qui hybride minéral, animal et végétal et Hubert Duprat avec son travail d’orfèvre sur des larves d’insectes, ont effectivement tous en commun de travailler avec le vivant et d’interroger celui-ci.
Cette typologie d’artistes est affiliée au Land Art, mouvement artistique né aux Etats-Unis à la fin des années 1960, qui utilise le cadre et les matériaux de la nature via des actions souvent à la fois monumentales, minimales et conceptuelles. Les œuvres sont généralement à l’extérieur, in-situ, exposées aux éléments et soumises à l’érosion naturelle donc éphémères ; ainsi, certaines ont disparu et il ne reste que leur souvenir photographique et des vidéos. D’après la fiche Wikipedia, les œuvres les plus imposantes, réalisées avec des équipements de construction, portent le nom d’Earthworks (littéralement terrassements). 

Toutefois, sur le site pédagogique destiné aux étudiants en Histoire de l’Art et en Arts Plastiques Arcot[h]ème, la terminologie semble s’inverser : la notion de Land Art recouvre effectivement des créations artistiques qui utilisent la nature comme lieu, matériau et support d’intervention, mais le terme lui-même sera plutôt employé pour des œuvres de grande échelle, tandis que le terme Earth Works désignera des œuvres de taille plus réduite. 
Sur ce même site figure, parmi les thématiques explorées, celle de « La nature dans l’art contemporain ».  Au sein de cette thématique se distinguent différentes catégories ; quatre d’entre elles vont intéresseront particulièrement : 

Nature prise entre les murs où sont cités l’artiste italien Guiseppe Penone et l’Américain Richard Long
Paysage miniature et l’Allemand Olaf Nicolai
Nature comme matériau notamment par le britannique Andy Goldsworthy
Nature figurative chez le Français Serge Goudin-Thébia
Si cela vous intéresse, le site propose également une petite bibliographie relative à ce thème avec des références françaises et américaines.

Par ailleurs, à l’occasion de l’exposition collective L’arbre de vie au Collège des Bernardins de Paris, (15 février-28 juillet 2013), a eu lieu un débat des « Mardis des Bernardins » portant sur la question du rapport entre l’art contemporain et la nature, sous l’intitulé « La nature inspire-t-elle encore les artistes ? ». Y sont évoqués les artistes suivants : Emilie Benoist (invitée et exposante), Jenny Bourassin et Thomas Fougeirol.

Enfin, l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne/Rhône-Alpes organise, au sein de son Laboratoire espace cerveau qui « interroge les interrelations de l’homme et de son environnement au sens large » et qui « explore les recherches des artistes en les croisant avec les découvertes récentes en astrophysique, astrobiologie, épigénétique, anthropologie et philosophie », une exposition intitulée « Station (1)0 / Vers un monde cosmomorphe » du 7 octobre au 6 novembre prochain. Y figureront les œuvres d’une trentaine d’artistes : Clarissa Baumann, Hicham Berrada, Benjamin Blaquart, Michel Blazy, James Lee Byars, Tony Di Napoli, Hubert Duprat, Groupe FRAME, Hamish Fulton, Célia Gondol, Lola Gonzàlez, Jérôme Grivel, Pierre Huyghe, Joan Jonas, Barbara et Michael Leisgen, Antti Lovag, Helen Mirra, Matt Mullican, Otobong Nkanga, Katie Paterson, Abraham Poincheval, Evariste Richer, Linda Sanchez, Vahan Soghomonian, TAKIS, Charwei Tsai, James Turrell, Maarten Vanden Eynde, Mengzhi Zheng. 

Très cordialement,
Eurêkoi – Médiathèque de Levallois

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