Pouvez-vous me préciser des titres d’albums où l’illustrateur jeunesse Zaü utilise la technique de l’aquarelle ? Merci beaucoup.

TAGS :

Réponse apportée le 03/20/2014  par MARSEILLE BMVR de l’Alcazar – littérature jeunesse, bandes dessinées anciennes

Suite à votre question sur « des titres d’albums où l’illustrateur jeunesse Zaü utilise la technique de l’aquarelle », la BMVR de l’Alcazar de Marseille vous répond :

Une bibliographie complète du travail publié par Zaü est disponible sur le site consacré à l’édition jeunesse, Ricochet

Dans cette bibliographie, vous pouvez repérer son travail à l’aquarelle, notamment pour les albums suivants :
– l’enfant qui savait lire les animaux

-Hiroshima, deux cerisiers et un poisson-lune

-Martin et Rosa

-Les enfants et l’antilope

-Sous la lune poussent les haikus

Dans l’entretien qu’il accorde à Ricochet, que vous trouverez en intégralité sur le site, Zaü évoque aussi ses choix de techniques, liés à des contraintes matérielles, comme le froid climat irlandais incompatible avec le pastel gras, mais aussi ses choix liés au propos, qui le pousse à utiliser l’aquarelle pour ses ouvrages consacrés à l’Asie, par exemple ;
extrait :
« Tes illustrations africaines sont au pastel gras. Pourquoi ?
C’est un problème de climat. Quand il fait chaud, le pastel gras a la consistance d’un rouge à lèvres. Il rend mieux la puissance des couleurs. J’avais tenté de l’utiliser en Irlande pendant l’hiver, c’était impossible : il était devenu dur comme un caillou. Souvent, je griffonne des sortes de notes dessinées avec n’importe quoi, feutre, crayon, et je saisis des scènes, des personnages, des attitudes, des costumes. Je fais aussi beaucoup de photos. Pour Jour de Noël à Yangassou, j’ai redessiné à partir de ces notes et photos à l’encre de Chine et aux encres de couleurs des dessins très libres, détourés, où le blanc joue un rôle important. J’aime la spontanéité. Là, j’ai photocopié sur du bristol mes dessins en noir et j’ai pu faire plusieurs essais de couleurs. C’est une solution pratique pour garder l’audace des premiers jets. J’aime bien adapter la technique à mon propos, et adopter des pratiques différentes est plutôt jubilatoire. Dans Le Gorille et l’orchidée, qui comporte beaucoup de texte, j’ai découpé des papiers, comme pour Vive la Convention des Droits de l’enfant. Ce côté «clean» des découpages accentue la lisibilité. Récemment, pour un grand paysage du Laos, inédit, que j’ai encadré dans mon nouvel atelier parisien, j’ai expérimenté une façon de faire que je n’avais pas encore utilisée. Je suis parti, comme souvent, de photos et de carnets, mais j’ai peint mon tableau avec des peintures à l’eau sur des papiers de couleurs. Le résultat me plaît bien. »

Vous pourrez lire également un entretien avec Zaü mené par Denise Escarpit pour la revue « Nous voulons lire » en 2002

Ainsi que le numéro 214 de la revue « Griffon », entièrement consacré à l’illustrateur

En espérant avoir répondu au mieux à votre question, nous vous remercions de la confiance que vous avez accordée à notre service.

Cordialement,
Eurêkoi – BMVR de Marseille
< http://www.bmvr.marseille.fr >
< https://www.eurekoi.org >

Thème(s) :

Vous aussi vous avez une question ? 

POSEZ-NOUS VOTRE QUESTION

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *