Patrimoine : Peut-on trouver des salles de bain au château de Versailles ?

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Bibliothèque publique d’information – notre réponse du 10/10/2005(Actualisée le 08/10/2021)

Entrée du château de Versailles de Louis XIV
© Nicolas Torquet, CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons.


« La salle de bains se situe dans le Petit appartement de la reine, au rez-de-chaussée du corps central, qui fut aménagé en 1782 pour l’épouse de
Louis XVI. Elle avait été restaurée de façon incomplète au début des années 1980 et gardait un aspect froid, peu évocateur de la coquetterie de la reine.
» (…)
« La Pièce des bains de Marie-Antoinette au château de Versailles a subi un lifting: restaurée et remeublée d’une baignoire en cuivre, de fauteuils et de flambeaux, elle offre désormais une atmosphère plus intimiste.»
EN IMAGES : À Versailles, la pièce des Bains de Marie-Antoinette rénovée par Laure Narlian, francetvinfo.fr, le 06/12/2016.

La Pièce des bains de Marie-Antoinette

DOSSIER : La pièce des bains de Marie-Antoinette par La Société des Amis de Versailles, le 07/11/2011.
Extrait :
« La pièce des bains se situe dans le Petit Appartement de la Reine, au rez-de-chaussée du corps central, affecté à Marie-Antoinette en 1782, à l’emplacement d’une partie de celui de Madame Sophie, l’une des tantes de Louis XVI.
Cet appartement comportait trois pièces principales : une chambre, une bibliothèque et une pièce des bains.
En 1984, en application de la loi programme 1978-1982, les boiseries originales de la pièce des bains, dessinées par
l’architecte Richard Mique et sculptées par les frères Rousseau, ont pu être remises en place et complétées, et le dallage de marbre restitué. Les travaux récents ont consisté à dorer les bordures de glace, à rafraîchir boiseries et huisseries, à concevoir une mise en éclairage.
»


Quand Marie-Antoinette prenait son bain par Dominique Bonnet, parismatch.com, le 30/05/2020.
Extrait :
« Après le bain, la première femme de chambre tient devant la reine un drap très élevé pour la séparer entièrement de la vue de ses femmes, et le jette sur ses épaules», poursuit Hélène Delalex, qui ajoute que Madame Campan décrivait: «Les baigneuses l’enveloppaient, l’essuyaient complétement; elle passait ensuite une très grande et très longue chemise ouverte et entièrement garnie de dentelle, de plus un manteau de lit de taffetas blanc ». Venait alors le moment, pour la reine, de s’allonger sur son lit de repos, un livre ou son ouvrage de tapisserie en main. »


La toilette à Versailles

À lire

Tout d’abord, un dossier pédagogique l’hygiène à Versailles sous l’Ancien Régime, disponible sur le site du château de Versailles :
Extrait :
« Devant la méfiance qui s’exprime à l’égard de l’eau, le bain est remplacé par une toilette sèche avec un linge parfumé. Le mot toilette renvoie à la toile ou étoffe posée sur une table qui accueille fards, pommades, essences, mouches, boîtes à poudre et peignes. Cette toilette sèche est recommandée dans les livres de santé et de civilité qui dictent depuis le XVIe siècle la bienséance et le bon goût. »

Ensuite, sur le blog Plume d’histoire, l’article Hygiène à Versailles : bain, dentifrice et chaise percée ! de 2017.
Extrait :
« Versailles est d’ailleurs équipé de près de 350 chaises percées à l’époque du Roi-Soleil : un nombre certes encore insuffisant pour la multitude de courtisans qui arpente chaque jour les couloirs de Versailles, mais qui permet de relativiser la vision cauchemardesque de l’hygiène au château… En réalité, aujourd’hui, plus que l’hygiène des courtisans, ce sont les odeurs émanant du palais qui nous dérangeraient : celles des écuries mêlées aux effluves de nourriture, auxquelles nous ne sommes plus du tout habitués. »

Parfum ou Saleté ? C’est bien la question au XVIIe siècle car être propre reste une affaire de civilité. Découvrez comment l’hygiène est vue au temps de Louis XIV !

Étonnant Versailles : le parfum ou la saleté ?
Chaîne YouTube Château de Versailles
le 07/10/2021

L’évolution de l’hygiène

À lire

Le propre et le sale : l’hygiène du corps depuis le Moyen âge,
Georges Vigarello, Éditions Seuil, 2013.
Résumé :
« Une lecture des mémoires, des récits, des inventaires restituant l’histoire de la propreté, longue suite de luttes pour l’apparence. »

Les Manières de propreté : du Moyen âge à nos jours,
Nathalie Mikaïloff, Editions Maloine, 1990.
Extrait :
« Le souci  » d’être propre  » n’a cessé d’être présent dans toute société humaine. Mais, du Moyen Âge à nos jours, la notion même de propreté n’a pas eu, pour les Français, une signification identique. L’usage du bain, fréquent dans les villes du Moyen Âge, tend à devenir exceptionnel à l’époque classique. Ce n’est que dans le courant du siècle dernier
qu’apparaissent et finissent lentement par s’imposer les principes d’hygiène qui vous apparaissent aujourd’hui les plus élémentaires. »


À voir

Également, via la chaîne Toute l’Histoire sur YouTube, la vidéo Versailles : le propre et le sale.
Présentation :
« Le château de Versailles conserve l’image d’un palais sale, rempli d’immondices : des courtisans se soulageant dans les recoins des escaliers, un roi recevant sur sa chaise percée, et où chacun déverse son pot de chambre du haut de ses fenêtres. Pourtant dès la construction du château, Louis XIV a pensé aux commodités plusieurs latrines publiques ont été aménagées ainsi qu’un système hydraulique d’une grande modernité. Mais alors qu’en est-il de cette mauvaise réputation ? Les rois sont-ils aussi sales que le château puant ? Où se nichent les fantasmes et la réalité entre le propre et le sale dans le château du roi Soleil ? ».

Donc, les jardins de Versailles servaient de latrines publiques à la foule des courtisans, des fournisseurs et des domestiques. Le château n’ayant pas de cabinets privés pour ses visiteurs, ils se soulageaient n’importe où.
Les personnes qui logeaient à la Cour possédaient quant à eux leur chaise percée. On les rangeait dans la garde-robe, petit pièce près de la chambre à coucher.
Louis IXV ayant l’habitude de donner audience sur ce « trône » , il en est même devenu un meuble à la mode dans la noblesse.
À l’époque, on recensait à Versailles jusqu’à 274 chaises percées.


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