Réponse apportée le 11/14/2011  par PARIS Bpi – Actualité, Art moderne, Art contemporain, Presse

Je vous envoie la notice d’un livre de référence qui se trouve à la Bibliothèque nationale de France comme :

La religion de Sade / Jean-Baptiste Jeangène Vilmer
Publication : Ivry-sur-Seine : les Éd. de l’Atelier-les Éd. ouvrières, DL 2008
Impression : 58-Clamecy : Impr. Laballery
Description matérielle : 1 vol. (172 p.) : couv. ill. ; 20 cm
Collection : La religion des philosophes
Lien à la collection : La Religion des philosophes

En résumé :
La religion de Sade de Jean Baptiste Jeangène Vilmer
Sade incarne depuis deux siècles la figure la plus extrême de l’athéisme et de la perversion. Aucune oeuvre n’est plus violente à l’égard de Dieu, de la religion, de la théologie, que celle du  » divin  » marquis. Aucun homme n’a poussé le blasphème et la profanation aussi loin. À tel point qu’il peut paraître curieux de consacrer un livre à ce que Sade pense de la religion, tant l’affaire semble entendue : Sade n’est-il pas tout simplement athée ? Athée, sans doute, mais pas tout simplement. Qu’a-t-il donc à dire sur la religion ? Que dissimule ce déchaînement de rage ? Pourquoi Dieu est-il omniprésent ? Pourquoi Sade connaît-il par cœur la Bible ? Pourquoi consacre-t-il des dizaines de pages au dogme de l’immortalité de l’âme, à la confession ou au péché originel ? Pourquoi son œuvre a-t-elle malgré tout une indéniable résonance chrétienne ? Comment articule-t-il la religion avec le sexe, la morale, la justice, la politique ? C’est à ces questions que l’auteur tente de répondre, en s’appuyant sur la biographie, la correspondance de Sade ainsi que la totalité de son œuvre.

article intérressant à lire à l’adresse :
http://www.lemondedesreligions.fr/recherche/web.php?q=sade+et+g.net

Sade gnostique
Et Sade? On sait que le Marquis a souvent été qualifié de libertin athée. La réalité est sans doute plus complexe car Sade est plutôt un gnostique : dans ce courant de pensée, proche du christianisme primitif, il existe un courant licencieux qui ne voit pas le corps en ennemi mais bien comme un outil pour réaliser l’union mystique avec Dieu ; le corps doit être mené à ses limites, vivre l’ascétisme ou la jouissance extrêmes qui déclenchent un état de « connaissance par les gouffres ». C’est certainement pour échapper à la folie, du fond de sa prison, que Sade a imaginé et écrit des atrocités qu’il n’a jamais vécues dans sa vie : « En prison, agonise un homme et naît un écrivain », écrit Beauvoir dans Faut-il brûler Sade? Le sulfureux roman La philosophie dans le boudoir du Marquis, résume bien sa philosophie : « Tous les crimes sont dans la Nature », dit-il, et celle-ci est mauvaise, autant que les lois des hommes et les préceptes des religions. Seule compte dès lors la loi du plus fort. Les cent vingt journées de Sodome s’imposent comme un catalogue raisonné de toutes les tortures possibles, infligées par des maîtres à un cheptel d’esclaves.
Au cœur de ses pires fantasmes, Sade reste un gnostique qui ne parvient pas vraiment à se détacher du modèle chrétien : Dieu est omniprésent dans cette œuvre exacerbée et impie, l’écrivain connaît la Bible par cœur, il consacre des dizaines de pages aux sacrements, dogmes et rites de la religion chrétienne (immortalité de l’âme, confession, péché originel). Sade conserve le modèle chrétien dans son œuvre mais en l’inversant. Il en utilise notamment le schéma, l’imagerie et le vocabulaire ; la démarche est particulièrement flagrante dans deux domaines : le modèle monacal (l’enfermement sadien) et la figure christique (celle de Justine, la victime absolue). L’interrogation mystique est évidente: le sacré y est très présent, à condition de ne pas le réduire au religieux.

et aussi à l’adresse
:http://www.sade-ecrivain.com/>, lire page
http://www.sade-ecrivain.com/sade-un-athe.html

Cordialement,

Eurêkoi – Bpi (Bibliothèque publique d’information)
http://www.bpi.fr

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