Les portraits physique et moral de Tartuffe rendent-ils compte de sa sensualité?

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Réponse apportée le 11/30/2013  par PARIS Bpi – Actualité, Art moderne, Art contemporain, Presse

Voici quelques pistes pour vous aider à alimenter votre réflexion *.
Les études sur le Tartuffe ne manquent pas.
Je me suis appuyée sur l’ouvrage suivant pour vous donner quelques éléments : Pommier, René : Etudes sur le Tartuffe / Paris : Eurédit, 2005, page 10, je cite ce passage qui peut vous servir de piste de réponse :

« C’est cette opposition, chez Tartuffe, entre l’être et le paraître, le masque et le visage, cette opposition sur laquelle Molière a tellement insisté et qui est la principale source du comique de la pièce, puisque c’est grace à elle que l’imposteur et sa dupe prêtent l’un et l’autre tellement à rire, le premier parce qu’il tente sans succès, sauf auprès d’Orgon et de Madame Pernelle, de passer pour le contraire de ce qu’il est, et ce, dans un domaine particulièrement délicat (quoi de plus difficile pour un jouisseur que d’essayer de passer pour un ascète, pour un viveur que d’essayer de passer pour un dévot austère et chaste, pour un individu lubrique que d’essayer de passer pour un grand spirituel ?), le second, parce qu’il ne voit pas ce qui devrait lui sauter aux yeux et qu’il s’extasie sur ce qui devrait susciter et son hilarité et son indignation. »

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Voici des éléments complémentaires trouvés sur internet :

« Au point de vue moral, Tartuffe excita de vives controverses entre les mondains et les gens sérieux. Bourdaloue s’arma contre lui de sa dialectique ; Bossuet, de son impétueuse éloquence. On fut injuste envers Molière : il n’avait pas l’intention d’attaquer la vraie religion, et les hommes religieux l’auraient dû sentir. Le portrait qu’il trace est vrai ; l’hypocrisie reçoit une flétrissure méritée, et le temps comportait une pièce de ce genre. Mais c’est une question de savoir jusqu’où peut aller le langage de la piété sur le théâtre, et dans une telle bouche. Chez les âmes religieuses, il y aura toujours un mouvement douloureux en entendant profaner l’expression de ce qu’elles respectent. Tartuffe, sans doute, est le coup le plus dangereux porté, non à la religion, mais aux attitudes religieuses. Cependant, il faut en convenir, le nombre des apologistes du Tartuffe serait moins grand s’il se bornait à celui des ennemis de l’hypocrisie. Bon nombre de ceux qui l’ont applaudi haïssaient quelque autre chose encore que l’hypocrisie. »
[D’après Daniel Bonnefon. Les écrivains célèbres de la France, ou Histoire de la littérature française depuis l’origine de la langue jusqu’au XIXe siècle (7e éd.), 1895, Paris, Librairie Fischbacher.]

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