Langue : quelle langue parlaient quotidiennement Charlemagne et Roger II de Sicile?

Peinture de Charlemagne par Dürer
Albrecht Dürer – The Yorck Project (2002). Public Domain


Bibliothèque publique d’information, notre réponse du 26/03/2020.
Charlemagne parlait le francique, comme l’indique le linguiste canadien Jacques Leclerc sur son site L’aménagement linguistique dans le monde et plus spécifiquement son article sur la langue romane rustique dans la période gallo-romane.
Clovis fut le premier roi à parler le germanique (et non plus le latin), plus précisément le francique ripuaire, une situation qui ne prendra fin qu’avec Hugues Capet (en 987), dont la langue maternelle sera le «françois».


Information confirmée dans le dossier pédagogique de la superbe exposition consacrée aux trésors carolingiens par la Bibliothèque nationale de France.
« Une immense majorité de la population, ainsi que des élites, cependant, s’exprime dans des langues germaniques, slaves et celtiques ; la langue maternelle de Charlemagne, par exemple, comme probablement d’une grande partie de l’aristocratie franque, est le francique. »

Si vous souhaitez poursuivre la lecture sur ce sujet, je vous recommande également cet article du journaliste spécialiste en langues, Frédéric Pennel :
« Ces personnages de l’histoire de France qui ne parlaient pas français » de Frédéric Pennel, dans Slate.fr, le 23 mars 2019.


Roger II de Sicile est un personnage intéressant :

Comme l’indique cette page consacrée à la Sicile normande dans le cours établi par la Bibliothèque nationale de France, al-Idrîsî : la Méditerranée au XIIe siècle. Concernant Roger II :
« Dans la période mouvementée des croisades, la Sicile fait figure d’exception. Chacun y pratique librement son culte, quelles que soient ses coutumes et ses mœurs. À la cour, on parle l’arabe autant que la langue d’oïl, mais encore le latin et le grec que le roi maîtrise parfaitement.
Au royaume de Sicile, à cheval sur la Méditerranée et sur deux continents, l’arabe fournit un principe d’unité et de continuité avec le passé. Renouant avec les califes* abbassides*,
Roger II encourage l’épanouissement d’une culture arabe riche et variée » .



Eurêkoi – Bibliothèque publique d’information
www.bpi.fr

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