Réponse apportée le 11/28/2013  par PARIS Bpi – Actualité, Art moderne, Art contemporain, Presse

Hormis le livre « Slow management, entreprendre la transition » que vous connaissez déjà, nous avons trouvé cet ouvrage dans le Sudoc qui est le catalogue collectif de l’enseignement supérieur et disponible à cette adresse :

Auteur(s) : Steiler, Dominique ; Sadowsky, John ; Roche, Loïck
Editeur : Presses Universitaires de Grenoble, Grenoble: 2010

J’ai également consulté la base Cairn.info qui propose la consultation d’articles et de revues en ligne. Ces documents sont accessibles dans leur intégralité en se rendant dans les bibliothèques abonnées au service (payant).

Je vous propose ainsi un article extrait de la « Revue internationale de psychosociologie et de gestion des comportements organisationnels » qui a pour titre « Manager sans perdre son âme : Quand le « réel du travail » des cadres ouvre la voie à des pratiques quotidiennes, alternatives et humanistes »
Auteur(s) : Catherine Glée, Frederik Mispelblom Beyer
Résumé :
Cet article se fonde sur un paradoxe : jamais le management n’a été autant critiqué aujourd’hui que par ceux là même qui ont contribué à la valorisation de la notion et à sa diffusion (Mintzberg 2005, Hamel, 2007) et, dans le même temps les publications émanant des professionnels de la Gestion des Ressources Humaines ne cessent de souligner l’importance stratégique du manager, en particulier du manager dit « de proximité » du fait de son rôle clef dans la conduite du changement, dans la mobilisation des équipes, dans la performance des organisations.
Sur la base d’une étude empirique faite de matériaux d’entretiens de type compréhensifs (Kaufman, 1996), nous proposons une analyse des « fondements invariables » de l’activité d’encadrement et nous analysons les « théorisations profanes » avec lesquelles les encadrants interviewés ont tenté de se « saisir » d’une réalité complexe et mouvante pour construire des modes d’action et de « réaction » qui soient autant d’outils opérationnels pour eux.
Les résultats montrent comment des stratégies de résistance sont inventées pour « encadrer sans perdre son âme ».
Ils indiquent que des pratiques alternatives silencieuses existent et qu’une forme de management « humaniste et bienveillant » peut exister et prendre place au sein d’une gestion des ressources humaines « durable ». Le terme de « durable » s’entendant ici, non pas au sens temporel du terme, mais au sens « écologique », c’est-à-dire soutenable et acceptable pour les « humains » encadrés et encadrants.

Vous trouverez un descriptif de la revue sur le site d’Aramos (Association de Recherche Appliquée au Management des Organisations de Santé) à l’adresse :
< http://aramos.compaqhpst.fr/7-dernieres-info/39-revue-ripco>

En complément, voici trois références extraites de la base Generalis – Indexpresse dont les articles sont consultables depuis les postes de la Bpi :

* Et pourquoi pas une Slow Finance ?
Problèmes économiques, 15 août 2013, n°3071, pp.42-47
Auteur : Hazlehurst, Jeremy
Fait partie d’un dossier de 6 articles intitulé « Le Slow Made, une révolution ».
Source : Management Today, 1er avril 2013.
La crise de 2007-2008 a révélé l’ampleur des dérives auxquelles s’était livré le secteur de la finance au cours des dernières années.
Aux Etats-Unis comme en Europe, les pouvoirs publics ont souhaité mettre en place de nouvelles règlementations afin que ce secteur fasse de nouveau l’objet d’une régulation plus encadrée.
Afin d’éviter le retour du « business as usual » (continuer à agir comme si de rien n’était), Gervaise Williams, gestionnaire de fonds américain, présente dans son ouvrage « Slow Finance », une alternative fondée sur l’investissement local à plus long terme.
Selon lui, il est raisonnable, au regard des enseignements du passé, de penser que l’investissement à long terme est profitable. Mais il est, à l’heure actuelle, inconfortable psychologiquement pour nombre de traders et d’investisseurs.
D’autres remettent en cause le caractère local des investissements estampillés Slow Finance. Le plus grand obstacle auquel se heurte toutefois ce modèle est la propension des investisseurs à toujours réaliser davantage de profits.

* Peut-on ralentir le temps ?
Sciences humaines, 01 juillet 2012, n°239, pp.30-51
Auteur : Rymarski, Christophe
Dossier de 4 articles.
Le diagnostic est clair et inquiétant : le temps s’accélère.
Nous serions absorbés par le présent qui nous tyrannise.
Les choix qui s’offrent à nous sont si nombreux que, incapables de choisir, nous zappons de l’un à l’autre dans une course effrénée.
Les statistiques nous montrent pourtant que nous disposons de beaucoup plus de temps que nos ancêtres, grâce notamment aux innovations technologiques qui nous permettent, par exemple, d’envoyer à la vitesse d’un clic une commande à l’autre bout du monde, ce qui nous aurait peut-être pris une année de voyage il y a encore deux siècles.
Pourtant, le temps nous est compté : au travail, à la maison, en société, les rôles et les scénarios se multiplient, s’enchaînent et nous épuisent. Il est pourtant possible de ralentir, nous affirment les tenants du mouvement slow, qui militent un peu partout sur la planète afin que la lenteur devienne la norme de nos sociétés.
Nous sommes, disent-ils, complices de cette accélération, à nous d’enrayer la machine avant qu’elle soit totalement folle.
Nous devons cesser de nous comporter en individus gâtés, capricieux et boulimiques, d’être à l’image de ce que Paul Morand disait : « Tout ce que je fais, je le fais vite et mal, de peur de cesser trop tôt d’en avoir envie. » Il s’agit maintenant de faire lentement et bien.
Comment ? C’est l’objet d’une partie de ce dossier dans lequel on découvrira les expériences, les succès et les critiques des différents mouvements slow.
Qu’il s’agisse de slow food, slowcitta, slow management, slow design… , tous nous invitent à lever le pied, à privilégier la qualité sur la quantité, et affirment qu’un nouvel art de vivre est possible. Ils semblent persuadés que le message martelé depuis des années par la prévention routière peut être élargi à l’ensemble des activités humaines : la vitesse tue.

* Slow Life : vers de beaux lents demains
Clés, 01 février 2011, n°69, pp.84-88, 158-159
Auteur(s) : Menétrey, Sylvain ; Toninato, Aurélie
Slow art, slow management, slow money… De nouveaux concepts se développent à l’instar du mouvement Slow Food. Un but commun : lutter contre l’accélération générale en prenant du recul et le temps de vivre.

Je vous transmets enfin trois autres notices issues de la base Delphes (interrogée en recherche libre car l’expression « slow management » n’est pas répertoriée dans le thesaurus):

* Slow management : la hiérarchie des urgences, in : Management
Source : Courrier cadres septembre 2013 – n° 74 – pp 44-45
Décryptage, en 2013, du concept du slow management qui ne suggère pas de ralentir le rythme des entreprises mais qui propose une autre manière de manager.
C’est toute la philosophie du management pensé pour la performance qui est ici remis en cause. Il s’agit d’une proposition ouverte qui invite à reconsidérer ses urgences et à replacer l’essentiel au coeur de ses priorités.
Parmi celles-ci, l’humain figure en première place, selon les convaincus du slow. Des précisions. Encadrés : favoriser la communication bidirectionnelle ; l’open space tue-t-il le slow ? Pas de chiffres. Producteur : © DELPHES Indexpresse 1

* Souffrance au travail : l’organisation en question
Source : L’Expansion management review juin 2011 – n° 141 – pp 9-49
Dossier consacré aux conditions de travail et au bien-être des salariés.
Relations entre la qualité de vie des salariés et la performance de l’organisation.
Prévention du stress et des tensions. Agir sur les maux grâce au « slow management ».
Auteurs : BARON (Xavier) – HAUBOLD (Bénédicte) – MAHIEU (Laurent) – ROCHE (Loïck). Producteur : © DELPHES Rouen Business School 2

* Loïck Roche, directeur-adjoint du groupe Grenoble Ecole de Management : « restaurer le sens du travail par le slow management »
Source : Entreprise et carrières 23 – 29 novembre 2010 – n° 1025 – pp 30-31
Auteur : Queuniet, Violette
Entretien, en novembre 2010, avec Loïck Roche, directeur-adjoint du groupe Grenoble Ecole de Management, qui revient sur les principales caractéristiques et atouts du concept du slow management (importé des Etats-Unis), pour assurer le bien-être des salariés et la pérennité de l’entreprise.
Le principe : il s’agit pour les managers de prendre le temps de rencontrer les personnes qu’ils encadrent pour discuter avec eux, communiquer.
L’objectif : replacer le manager au centre de la gestion des ressources humaines et créer un lien plus important entre les salariés et l’entreprise. Des détails. Pas de chiffres.

A titre informatif vous pouvez encore consulter la page Wikipédia consacrée au slow management:

Cordialement,

Eurêkoi – Bpi (Bibliothèque publique d’information)

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