photographie de tempête en bords de mer

By Henri Camus [CC BY 1.0], via Wikimedia Commons

Notre réponse du 18/01/2018
D’après ce que j’ai pu lire sur le site de Météo France et dans un article de Science & vie, il semble que l’impression que les tempêtes sont plus nombreuses actuellement ne soit pas fondée de façon significative.

Site de Météo France :

Dossier : Changement climatique et tempêtes

« Pas de tendance climatique clairement établie sur les dernières décennies
En France, des mesures fiables de vent fort sont disponibles depuis le début des années 1980. Elles sont utilisées par les climatologues pour recenser les tempêtes.
Depuis 1980, 41 tempêtes majeures ont été observées en France. Si le nombre d’événements a été plus important dans les décennies 1980-1989 et 1990-1999 que depuis les années 2000, aucune tendance climatique ne peut être établie sur l’évolution de l’intensité des tempêtes. »[…]

Pas d’évolution attendue du nombre et de la violence des tempêtes au cours du XXIe siècle

« L’état actuel des connaissances ne permet pas d’affirmer que les tempêtes seront sensiblement plus nombreuses ou plus violentes en France métropolitaine au cours du XXIe siècle.
Le projet ANR-SCAMPEI, coordonné par Météo-France de 2009 à fin 2011, a simulé l’évolution des vents les plus forts à l’horizon 2030 et 2080. Les simulations ont été réalisées par trois modèles climatiques selon trois scénarios de changement climatique retenus par le GIEC pour la publication de son rapport 2007. Les résultats sur les vents forts sont très variables. Seul le modèle ALADIN-Climat prévoit une faible augmentation des vents forts au Nord et une faible diminution au Sud pour tous les scénarios, sur l’ensemble du XXIe siècle.
Les analyses de scénarios climatiques publiés dans le dernier rapport de la « mission Jouzel » (Volume 4, 2014) confirment le caractère très variable des résultats d’un modèle à un autre et surtout la faible amplitude de variations des vents les plus forts. »

Le réchauffement climatique observé à l’échelle du globe et en France

Côté précipitations, l’évolution est plus contrastée. On observe une augmentation sur les deux tiers de l’Hexagone avec des contrastes saisonniers marqués : hausse des précipitations pendant l’hiver, baisse des précipitations pendant l’été et allongement des sécheresses les plus longues. Ce réchauffement global n’est pas accompagné de changements notables dans la fréquence et l’intensité des tempêtes à l’échelle de la France, ni du nombre et de l’intensité des épisodes de pluies diluviennes dans le Sud-Est.

COP21 : Comment le changement climatique affectera la France Science et vie Fiorenza Gracci Le 29 nov 2015 à 07h00 mis à jour 27 sept 2017
“La France restera un pays tempéré, avec ses variations saisonnières qui lui sont propres – il y aura toujours des perturbations en hiver”, rétablit Robert Vautard, chercheur au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement. Selon plusieurs modèles, la vitesse des vents violents aurait même tendance à s’atténuer dans l’Hexagone. Et il ne s’agirait pas non plus d’accuser le climat à tort et à travers à chaque nouvelle catastrophe naturelle.

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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