Réponse apportée le 09/27/2012  par STRASBOURG Médiathèques de la ville et communauté urbaine – Fonds régional, Illustration, Arts du spectacle (danse)

Dans le livre documentaire suivant, l’auteur propose de suivre les transformations du mythe au fil de son exploitation littéraire :

*Détoc, Sylvain (1979-….)
La Gorgone Méduse, éd. Rocher, 2006

Résumé :
Tout en se référant aux sources textuelles qui ont conservé la mémoire du mythe de la Gorgone Méduse décapitée par Persée, l’auteur propose de suivre les transformations nées de l’exploitation littéraire de ce motif depuis l’Antiquité grecque jusqu’aux écrivains contemporains, soulignant les paradoxes de cette figure.

Les exploitations littéraires anciennes :

Les sources principales de la légende de Persée sont Phérécyde (Vème siècle av.JC) et Apollodore (Ier siècle apr.JC).
Ovide la raconte dans les 4ème et cinquième livres de ses « Métamorphoses ».
Presque toutes les œuvres de la littérature grecque inspirées par Persée ont disparu.
Hésiode le décrit dans « le Bouclier d’Hercule ». Egalement dans « Andromède » de Pierre Corneille.
Pedro Calderon de la Barca a écrit une comédie intitulée « Aventures d’Andromède et Persée », Calderon a tire ensuite de cette comédie un Auto sacramental allégorique intitulé « Andromède et Persée ».

Source : « Dictionnaire des personnages de tous les temps et de tous les pays », Robert Laffont (collection Bouquins, 2003)

Autre écrivain s’inspirant du mythe :
Jules Laforgue / « Persée et Andromède ou le plus heureux des trois » in « Moralités légendaires » (1887)

Source : « Les grandes figures mythiques » / Christopher Carlier, Bernard Valette, Ellipses, 2011.

La gorgone et la figure emblématique de la méduse, a, quant à elle, été largement reprise dans la littérature : Ronsard (Second livre des « Amours »), Baudelaire (« Les Fleurs du mal », 1857), Goethe (« Faust », 1808).
De nombreux textes illustrent la parenté de la Méduse avec les fonds marins : « Les travailleurs de la mer » de V. Hugo (1864), « Les Chants de Maldoror » de Lautréamont (1869), « Aphrodite » de Pierre Louÿs (1896), « La tête de la Méduse » de S. Freud (1922), « Le Chevalier Barbe-Bleue » de A. Döblin (1911), « Le Chêne et le Chien » de R. Queneau (1952).

Source : « Dictionnaire des mythes littéraires » sous la direction de Pierre Brunel, édition du Rocher, 1988.

Les exploitations littéraires plus contemporaines :

*Rachline, François (1948-….)
« Le châtiment des dieux », Point, 2007
Volume 3, « Persée, prince de la lumière »

Résumé :
L’histoire de Persée, fils de Danaé et petit-fils du roi d’Argos. Voulant conjurer un oracle prédisant qu’un jour le fils de Danaé le tuera, le roi d’Argos fait exiler la mère et l’enfant sur l’île de Sériphos où règne le tyran Polydectès. Devenu adulte, Persée qui rêve d’aventures et d’exploits entame un long périple.

*Pavans, Jean (1949-….)
« Persée : légende dramatique en huit tableaux », La différence, 2006

Résumé :
En huit tableaux, l’auteur donne à voir trois aspects de la féminité libérés par Persée : sa mère Danaé, la vierge Andromède, la perfide Méduse. Enfant élu par la fatalité, le Persée de J. Pavans n’est pas figé dans sa propre énigme mais démêle d’autres destins, qui ne peuvent se résoudre sans lui.

*Rachline, François (1948-….)

« Persée, le favori des dieux », Albin Michel, 2005
Résumé :
Ce roman mythologique raconte l’histoire de Persée, fils de Danaée et petit-fils du roi d’Argos. Voulant conjurer un oracle prédisant qu’un jour le fils de Danaée le tuerait, le roi d’Argos fait exiler la mère et l’enfant sur l’île de Sériphos où règne Polydectès, le tyran. Devenu adulte, Persée, qui rêve d’aventures et d’exploits, part sur les routes…

Quelques films, qui s’inspirent très librement du mythe :

« Le choc des Titans » de 1981 par Desmond Davis

Son remake de 2010 par Louis Leterrier

« Percy Jackson : le voleur de foudre »

D’autres œuvres qui gravitent autour de la figure de la méduse :

Musique
– l’opéra Persée de Lully (1682)
– Richard Strauss / L’amour de Danaé (1944)

Peinture
– le tableau « Le Radeau de la méduse » de Géricault
– « Forces du mal et les trois Gorgones » de Klimt
– « Persée » de Dalí
– « Medusa Head » de Keith Haring dans les arts visuels

Sculpture
– « Persée tenant la tête de Méduse », sculpture de Benvenutto Cellini, 1554

Cinéma
– le film de Tim Burton, « Dark Shadows », etc.

Littérature
– Mrs. Edward Mayer as Medusa de Madame Yveonde
– le poème « Medusa » de Sylvia Plath,
– le « Rire de la Méduse » d’Hélène Cixous
– « L’enfant Méduse » de Sylvie Germain,
– « Le nom sur le bout de la langue » suivi de « Petit traité sur Méduse » de Pascal Quignard
– « La danse de la Méduse » de Laurence Prud’homme

(source : l’article « Peut-on regarder Méduse ? » sur le site Fabula.org :

Cordialement,

Eurêkoi.org, médiathèques de la ville et communauté urbaine de Strasbourg

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