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Histoire : Quels livres non partisans sur la guerre d’Algérie 1954-1962 ?

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Bibliothèque de l’Institut du monde arabeNotre réponse du 05/11/2020.

Trois ouvrages de Benjamin Stora, Mohammed Harbi, Guy Pervillé sur la guerre d'Algérie posés sur une table
© Bibliothèque publique d’information, 2022 – CC BY-SA

Focus sur une sélection d’ouvrages documentaires non partisans sur la guerre d’Algérie 1954-1962.

Pour une première approche sur la guerre d’Algérie

La Guerre d’Algérie expliquée à tous
Benjamin Stora, Paris : Seuil, 2012.
Benjamin Stora est un spécialiste reconnu de la guerre d’Algérie et auteur du rapport sur « Les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie » remis le 20 janvier 2021 au président de la République française.
Rapport public en ligne ici.

La Guerre d’Algérie
Guy Pervillé, Paris : Puf, 2015 (collection Que sais-je ?, n° 3765)
Ancien élève de l’École normale supérieure et ancien pensionnaire de la Fondation Thiers, Guy Pervillé a enseigné, en tant que spécialiste de l’histoire de l’Algérie contemporaine et de sa guerre d’Indépendance, dans les universités de Rouen, Limoges, Bordeaux-III, Nice et Toulouse-Le Mirail, avant de prendre sa retraite comme professeur émérite en 2011.

Du côté des historiens algériens il faut mentionner Mohammed Harbi : 
[Mille neuf cent cinquante quatre] 1954, la guerre commence en Algérie
Mohammed Harbi, Bruxelles : Ed. Complexe , 1984 ( Collection : La Mémoire du siècle ; (36) 

Le FLN mirage et réalité : [ des origines à la prise du pouvoir, 1945- 1962 ]
Mohammed Harbi, Paris : Ed. J.A, 1985 (Collection : Le Sens de l’ histoire) 


Suite aux préconisations du rapport Stora remis en mars 2021, le Président de la République reconnaît l’assassinat d’Ali Boumendjel par l’armée française en 1957.
L’occasion de découvrir sa biographie grâce à l’historienne Malika Rahal :
Ali Boumendjel, 1919-1957 : une affaire française, une histoire algérienne
Malika Rahal. Paris : Les Belles lettres, 2010.


Parmi la nouvelle génération d’historiens on peut citer :
La guerre d’ Algérie une histoire apaisée ?
Raphaelle Branche, Paris : Ed. du Seuil , 2005  Collection : Points Histoire . L’ histoire en débats 

La guerre d’ indépendance des Algériens 1954- 1962 
présentée par Raphaelle Branche, Paris : Perrin , 2009. 
Contient des textes de Charles- Robert Ageron, Emmanuel Blanchard, Omar Carlier, Stéphanie Chauvin, François- Xavier Hautreux, James R. House, Neil MacMaster, Chantal Morelle, Guy Pervillé,aure Pitti, Malika Rahal, Benjamin Stora et Sylvie Thénault. 
Présentation :
« Les contributions présentes dans cet ouvrage ont été publiées dans divers numéros de « vingtième siècle-revue d’histoire », textes revus, augmentés et corrigés

Algérie : des « événements » à la guerre : idées reçues sur la guerre d’indépendance algérienne 
Sylvie Thénault, Paris : Le Cavalier bleu éditions, 2012. 
Présentation (site éditeur) :
« Peut-on aujourd’hui parler de la « guerre d’Algérie » d’une façon dépassionnée ? Cinquante ans après les Accords d’Évian, les blessures sont encore vives, les débats toujours d’actualité, les clichés tenaces. L’appellation de la guerre elle-même pose question : « Révolution » ? « Libération nationale » ? « Guerre d’indépendance » ? »


Quelques titres d’ouvrages abordant le problème de la guerre d’Algérie du point de vue de la mémoire collective


Histoire iconoclaste de la guerre d’Algérie et de sa mémoire
Guy Pervillé, Paris : Vendémiaire, 2018.

Guerre d’Algérie : l’impossible commémoration
Rémi Dalisson, Paris, Armand Colin, 2018.

L’Algérie dépassionnée : au-delà du tumulte des mémoires
Eric Savarese (dir.), Paris : Syllepse, 2008.


Pour aller plus loin…

Dans son article intitulé Historiens de la guerre d’Algérie : quels engagements ?, G. Pervillé distingue 6 générations d’historiens français qui ont couverts l’Algérie coloniale et la guerre d’indépendance Cahiers d’Emam – Etudes sur le monde arabe et la Méditerranée, n° 23, 2014 p. 105-118.

Voir aussi cette synthèse sur les historiens face aux conflits mémoriels de la guerre d’Algérie :
L’historien et les mémoires de la guerre d’Algérie
Document pédagogique conçu par l’Académie d’Orléans.
 
Du côté algérien cet article sur Les historiens algériens issus du mouvement national par Hassan Remaoune paru dans la revue algérienne Insaniyyat, n°25-26, 2004 pp. 225-238.
Résumé :
« Accompagnant l’émergence du Mouvement national, l’histoire nationale en Algérie se constitue, dans les années 1920, comme contre-discours à celui porté par l’historiographie coloniale dominante telle que pratiquée notamment par l’École d’Alger. Alors que celle-ci visait à justifier la colonisation, celle-là se fixait comme objectif de légitimer l’existence d’une nation et son droit à son propre État, en remontant le plus loin possible dans le passé. Histoire militante en premier lieu, elle va progressivement se frotter aux méthodes d’approche de l’historiographie positive, jusqu’à gagner un statut académique et pénétrer à l’Université aux lendemains de l’indépendance du pays (en 1962).
Les changements politiques induits dans le pays, suite aux événements d’octobre 1988, vont par ailleurs s’accompagner de demandes nouvelles exprimées par la société et susciter une plus grande liberté de ton dans les débats et les écrits.
C’est ce mouvement d’ensemble que nous essaierons de cerner en traitant des différentes générations d’historiens issus du mouvement national et qui se sont succédé, des origines à nos jours.
»


Eurêkoi – Bibliothèque de l’Institut du monde arabe


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