Photographie d'une femme assise au coin d'une rue avec ses paquets

CC0 Public Domain, via Pixabay

Notre réponse du 10/11/2017

Vous souhaitez savoir quel est depuis 2010 le taux d’évolution des femmes sans-abris en France.
Un tel taux n’est pas directement observable. L’INSEE, organisme de référence dans le domaine des statistiques françaises n’a publié qu’une étude en 2012. La précédente enquête menée par l’Insee et l’Ined datait de 2001. Vous verrez dans l’introduction les limites et les restrictions d’une telle enquête, voir citation ci-dessous. Il semble que les femmes sans-abri (au sens strict) n’aient pas pu être interrogées.

Les sans-domicile en 2012: une grande diversité de situations F. Yaouancq et M. Duée, « France, Portrait social », Edition 2014, Insee
fichier pdf téléchargeable à partir de cette page :
https://www.insee.fr/fr/statistiques/1288519?sommaire=1288529&q=sans+domicile+2012

« Plusieurs catégories de sans-domicile ne sont pas dans le champ de l’enquête Sans-domicile 2012 : – ceux qui dorment dans un lieu non prévu pour l’habitation (les sans-abri) et qui ne fréquentent aucun service de distribution de repas ou lieu ouvert dans le cadre du plan grand froid ; – les sans-domicile présents dans les agglomérations dépourvues de services d’hébergement ou de distribution de repas ou de services ouverts dans le cadre du plan grand froid ; – les sans-domicile non francophones qui parlent des langues non prévues dans le cadre du questionnaire non francophone ou qui ne savent pas lire et écrire une des langues proposées ; – les sans-domicile vivant dans les communes rurales et les agglomérations de moins de 20 000 habitants. Pour estimer le défaut de couverture de l’enquête, des opérations de couverture sont en cours d’exploitation : une enquête de couverture auprès des maraudes et des campements dans un petit nombre d’agglomérations, une enquête dans les petites agglomérations et une enquête exploratoire en milieu rural. »

3. Caractéristiques socio-démographiques des sans-domicile
page 127 chiffres concernant les femmes

« Les sans-domicile accompagnés d’enfants, qu’ils soient en couple ou non, de même que les femmes seules, sont rarement sans-abri ou dans des centres d’hébergement collectif qu’il faut quitter le matin (figure 5). L’hébergement des personnes les plus vulnérables, au premier rang desquelles les enfants et les femmes, est une des priorités de l’action sociale. Des dispositifs spécifiques sont notamment prévus pour accueillir les femmes ayant subi des violences, les femmes enceintes ou encore les femmes avec de jeunes enfants. »

L’étude de l’INSEE a été évoquée dans plusieurs articles de presse, comme par exemple :
En dix ans, le visage des sans-logis a changé Par Samuel Laurent Le Monde.fr | 02.07.2013
En 2012, on compte 50 % de sans-domicile de plus qu’en 2001, parmi lesquels des enfants, des étrangers et des travailleurs de plus en plus nombreux.

Cette étude est synthétisée sur le site de L’INED (Institut national d’études démographiques, autre organisme de référence)
Fiche pédagogique de l’INED sur les sans domicile en France
https://www.ined.fr/fichier/s_rubrique/23198/version.imprimable.sans.domicile.france.fr.pdf

Autre étude de l’INSEE :

Chausse M.-L., Labrador J., Pierre-Marie E., Roger S., « Les sans-domicile dans l’agglomération parisienne », Île-de-france à la page n° 423-426, Insee, juin 2014
https://www.insee.fr/fr/statistiques/1293360 puis télécharger le fichier
“La part de femmes sans domicile augmente entre 2001 et 2012.
La part des femmes sans domicile est plus importante dans l’agglomération parisienne, où leur nombre a plus que doublé depuis 2001, que dans les autres agglomérations de plus de 200 000 habitants (41 % contre 36 %). La population féminine est davantage représentée dans les hébergements en chambres d’hôtel (67 %) et en logements (58 %) et beaucoup moins parmi les personnes qui vivent dans la rue (2 %).
En 2001, dans l’agglomération parisienne comme dans les autres agglomérations, les femmes étaient beaucoup plus souvent sans abri ou hébergées dans des centres où on ne peut rester que la nuit. Cependant, le profil des femmes sans domicile a peu évolué entre 2001 et 2012, même si elles sont un peu plus souvent en couple (22 % contre 17 % en 2001) et accompagnées d’enfants (56 % contre 51 %).”

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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