Dans le cadre d’une recherche d’une artiste de cirque du 19ème siècle, je suis à la recherche de documents sur le cirque dans la région algérienne avant l’occupation française. Est-ce qu’il y a du document de ce genre? Merci beaucoup

Réponse apportée le 05/28/2012  par PARIS – Bibliothèque de l’Institut du Monde Arabe – Monde Arabe, Islam

La recherche sur les ouvrages de notre catalogue consacrés au cirque ou aux arts du spectacles en Algérie n’a rien donné.

Voici ce que nous avons pu trouver sur le web :

– Compagnie des femmes à barbe : histoire d’un cirque familial en Algérie : pièce de théâtre :

– Landru cimetières : sur ce site qui liste les tombes de familles célèbres de gens du cirque :

– la famille Amar, en Algérie, est évoquée :

« Les AMAR : Le cirque Amar est un cirque fondé par Ahmed Ben Amar el Gaid (1860-1913). Ami des bêtes et grand expert en chevaux, il sortit pour la première fois d’Algérie pour aller vendre des purs-sang en Angleterre. À la suite de ce voyage, il mit au point un spectacle coloré, avec des danseuses du ventre, les Ouled Nails, qu’il intitula « la grotte algérienne », et partit à la conquête de la Métropole. Il eut six garçons dont plusieurs décidèrent de perpétuer la tradition familiale. Quelques années plus tard, Ahmed conçut un spectacle inédit avec trois de ses fils, sans danseuses, mais avec une fosse aux lions où il fit descendre ses trois fils, Ahmed, Abdelah et Mustapha « le plus jeune dompteur du monde »… Il s’agissait en fait d’une petite ménagerie mais qui permit au nom Amar de commencer à se faire connaître, notamment lors de ses prestations dans diverses foires, comme la Foire aux Pains d’Epices à Paris en 1909. Après une interruption due à la Première Guerre mondiale, le nom commença à se faire une bonne réputation : l’établissement grandit, et dès 1926, « Le Grand Cirque Ménagerie Amar Frères » devint célèbre au-delà des frontières.
Le fils aîné, prénommé comme son père Ahmed, était dresseur d’éléphant ; le cadet, Mustapha, était dompteur de tigres et Ali, le troisième frère, avait connu la gloire comme dresseur d’ours blancs. Avec l’arrêt des voyages, pendant la seconde guerre mondiale, trois cirques se dressèrent autour de Paris. « Le Grand Cirque » de Mustapha, le « Cirque international » d’Ali et le « Nouveau cirque de Paris » dirigé par Ahmed et Chérif. Cependant, la mort successive des frères Amar eut le dernier mot. En 1968 Mustapha Amar se résigna à abandonner la direction du cirque. L’enseigne du cirque AMAR fut reprise par la famille Bouglione. J’ignore où se trouve le tombeau de la famille Amar. »

– Sur le site Algérie ancienne vous trouverez des livres libres de droits à télécharger et qui portent sur l’Algérie du 19ème siècle : histoire, témoignages; documents…

Nous vous conseillons également de vous adresser aux institutions ou personnes suivants :

– Centre national des arts du cirque :

– Centre national des Arts de la rue :

– Benjamin Stora, spécialiste de la Guerre et de l’histoire coloniale en Algérie :

– Mansour Abrous, publie notamment un répertoire annuel des arts en Algérie ; il pourra peut être vous donner quelques pistes :
mansour.abrous@gmail.com

– BDIC (Bibliothèque de documentation et d’information contemporaine) qui possède des fonds sur le Maghreb colonial

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque de l’Institut du monde arabe – BIMA

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