Réponse apportée le 03/29/2013  par PARIS Bpi – Actualité, Art moderne, Art contemporain, Presse

Je ne pourrai pas répondre directement à votre question.
Néanmoins, je vous propose des sites Internet qui vous seront utiles pour le faire.

Tout d’abord, je vous renvoie à une page très complète réalisée par la Bibliothèque nationale de France, à l’occasion d’une exposition qu’elle a organisée sur la légende arthurienne.
Vous la trouverez ici:
http//expositions.bnf.fr/arthur>

Voici un site conçu par des amateurs d’histoire et qui donne de la matière pour aborder votre sujet:
http//www.histoiredumonde.net/Legende-arthurienne.html

Je vous invite à visiter un site qui traite du Moyen-Age en général et qui propose une partie bien fournie au roi Arthur et à sa légende:
http//mythologica.fr/medieval/arthur.htm

Je vous transmets aussi, l’adresse d’un site consacré à l’un des décors de la légende arthurienne: la Forêt de Brocéliande:
http//foret-broceliande.fr/Legende-arthurienne-en-foret-de-Broceliande>

Je vous renvoie également sur le site de la médiathèque du Grand Troyes qui a publié une page consacrée à Chrétien de Troyes.
Il est considéré à plus d’un titre comme l’un des fondateurs du roman et une part importante de la littérature médiévale est marquée par son œuvre. Si la légende du roi Arthur existait avant Chrétien, celui-ci lui a donné un écho sans précédent qui a contribué à la floraison de textes dans l’Europe entière, et trouve aujourd’hui encore des résonnances dans la littérature, la bande dessinée, le cinéma, la télévision:
http//www.mediatheque.grand-troyes.fr/webmat/content/chretien-de-troyes>

Enfin, voici un extrait d’un article de l’Encyclopaedia Universalis qui fait le point sur le « cycle arthurien ».
Toutefois, je ne peux vous transmettre qu’un extrait dans la mesure où le contenu de l’Encyclopaedia est soumis aux droits d’auteur:

« Le roi Arthur a-t-il existé ? Un personnage nommé Arthur est cité pour la première fois dans l’Historia Britonum, que composa Nennius vers le début du ixe siècle. Il aurait été vainqueur dans une douzaine de batailles, et cependant la partie arthurienne de l’Historia de Nennius tient en une quarantaine de lignes. L’auteur le décrit comme un Britannique qui occupait une place éminente dans la société militaire, à l’époque qui suivit le départ des Romains. Ce dux bellorum, pour reprendre le terme de Nennius, était déjà certainement très connu à l’époque.

Les thèmes de Nennius avaient déjà été traités au milieu du vie siècle par Gildas dans son De excidio et conquestu Britanniae. Ce sont donc des événements historiques auxquels Nennius fait allusion. Il précise que la douzième bataille où triompha Arthur se déroulait in monte Badonis. Cependant, grâce à Gildas – qui ne cite pas le nom du roi Arthur – nous savons que ces événements eurent lieu le mois et l’année de sa propre naissance, c’est-à-dire vers la fin du ve siècle. Nennius précise en outre que dans le pays d’Arthur se trouvaient des curiosités remarquables, dont « Cain Cabal », une pierre où l’on voyait l’empreinte de la patte de Cabal, le chien d’Arthur, et « Licat Anir », le tombeau d’Anir, le fils d’Arthur, tué par son père. Les dimensions de ce tombeau variaient : un jour il avait six pieds de longueur, un jour neuf, un autre jour douze et parfois quinze pieds.

Les annales, par exemple les Annales Cambriae – ce sont, en effet, des Annales, ou Tables pascales –, font mention d’Arthur et de Medraut ; il y eut au cours de ces campagnes, en Bretagne et en Irlande, de nombreux morts.

C’est à Geoffrey de Monmouth, évêque de Saint-Asaph, petite ville de la Galles du Nord, que revient l’honneur d’avoir lancé la vogue de la légende arthurienne. Son Histoire des Rois de la Grande-Bretagne donne une place importante au roi légendaire. Geoffrey raconte la conquête d’Albion, les règnes des rois britanniques que vainquirent les Romains. Suivent l’histoire de la famille de Constantin et celle d’Arthur, pour terminer avec la conquête des Saxons. Non sans s’inspirer de la manière de Virgile, Geoffrey écrit l’histoire de la Bretagne en composant des récits qui expliquent l’étymologie des noms de lieu – ainsi Leicestre est la ville (castra) du roi Leir, que Shakespeare devait rendre célèbre. Dans la partie arthurienne de l’ouvrage, Geoffrey raconte la conception et la naissance d’Arthur, fils adultérin d’Uther et d’Iguerne, femme du duc de Cornouailles. À l’âge de quinze ans, Arthur est couronné à Silchester et défend son royaume contre les Saxons. Puis il est couronné roi des Pictes (les Écossais), des Gaulois et, enfin, des Romains. Rappelé en Bretagne par la trahison de Mordred, qui s’est emparé de la couronne et a enlevé la reine Guenièvre, Arthur rejoint Mordred ; ils se battent près de la rivière Camlan. Mordred est tué, Arthur est transporté à Avalon et ces événements, qui marquent la fin de son règne, sont à situer, selon Geoffrey de Monmouth, en l’an 542.

On le voit, c’est Geoffrey qui fait d’Arthur le dux bellorum de la vieille tradition, un roi et même l’empereur de l’Europe. Avant de rédiger son Historia, Geoffrey avait déjà esquissé le récit de ces événements dans ses Prophéties de Merlin, qui occupent actuellement le livre VII de l’Historia. Arthur devient le chef d’une cour, d’une civilisation même, qui éclipse les cours rivales. Les principaux événements de son règne sont marqués par des guerres et des conquêtes qui n’excluent pas l’éclat ni le faste des cérémonies. Arthur lui-même y joue un rôle actif, il dirige les campagnes et affronte ses ennemis en combat singulier.

Ce texte connut un succès immédiat. Composé en 1137, il fut copié et recopié. Un manuscrit se trouvait avant 1154 au Bec, et les quelque deux cents exemplaires qui existent encore aujourd’hui ne représentent qu’une faible proportion de la totalité des copies faites au Moyen Âge. Le thème était britannique, ce qui n’empêcha pas tout un public européen de réclamer d’autres versions de la même histoire, où se retrouvait cette île mystérieuse et couverte de brumes que les guerriers normands venaient de conquérir.

Il existe des versions anglaises, galloises, de Wace. Son Roman de Brut marque un tournant dans l’évolution du cycle arthurien. En choisissant la langue française, langue du peuple, Wace a voulu offrir l’histoire de Brutus, fondateur de la « Bretagne », à un public plus étendu. Il y ajouta, à titre exemplaire, l’histoire de la « Table ronde » qu’institua le roi Arthur pour mettre fin aux querelles de préséance de ses chevaliers. Wace place son roman dans le cadre qu’a déjà dressé Geoffrey de Monmouth. C’est l’histoire de la Bretagne depuis les origines jusqu’à l’époque des Saxons, mais la place prépondérante y est réservée au règne d’Arthur. Les descriptions de sa cour, des guerres et des cérémonies évoquent la vie des nobles au xiie siècle, et non celle d’une époque bien antérieure. Le Brut de Wace connut une popularité considérable ; une adaptation anglaise par le poète Layamon s’ajoute au témoignage qu’offrent les nombreuses copies de son œuvre. »
http//www.universalis-edu.com/encyclopedie/cycle-arthurien>

Cordialement,

Eurêkoi – Bpi (Bibliothèque publique d’information)
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