Passeport pour l’Asie du Sud Est

Réseau des bibliothèques francophones d'Uccles

Paysage de rizière par tawatchai07 sur freepik

Prenez vos passeports (lecture) et embarquez avec vos bibliothécaires Eurêkoi vers la Malaisie, le Cambodge, la Thaïlande, l’Indonésie et le Viêt Nam …

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Couverture de la gardienne des rêves éd. Laffont

La gardienne des rêves

Publication:

Auteur(s): Rani Manicka

Éditeur(s): ROBERT LAFFONT

Résumé :

La saga épique d’une famille indienne en Malaisie bouleversée par l’occupation japonaise qui plonge le pays dans la peur et la violence.

La voix dominante de ce récit polyphonique est celle de Lakhsmi, magnifique jeune fille brutalement séparée de sa mère au côté de qui elle menait une existence idyllique, à cause d’un mariage arrangé avec un Indien de Malaisie. Voix solitaire d’une jeune femme privée de ses rêves d’amour auprès d’un mari pauvre et déjà âgé, voix d’exilée dans un pays inconnu, mais aussi voix passionnée et volontaire, car Lakhsmi décide d’assumer son sort et consacre toute son énergie à construire sa vie. C’est ainsi qu’elle transforme sa trop modeste bicoque en foyer accueillant, qu’elle apprend à gérer avec profit les maigres biens de son époux et qu’elle met au monde six enfants qui vont également raconter leur histoire, mêlant leurs voix à la sienne tandis que la guerre du Pacifique décime les confins de l’Asie, et l’occupation japonaise plonge la Malaisie dans la peur et la violence. Lakhsmi survit à cet épisode cauchemardesque grâce à sa force extraordinaire; son mari, arrêté et torturé, échappe de peu à la mort. Mais ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants vont hériter de cicatrices profondes, auxquelles certains ne survivront pas malgré toute la passion que la gardienne de leurs rêves mettra à les protéger…

L’avis du bibliothécaire

En 1927, à quinze ans, la belle Lakhshmi quitte Ceylan et sa mère pour rejoindre le mari qui lui est destiné. Courageuse, la jeune fille assume son destin et devient mère de nombreux enfants. Avec son caractère et sa volonté, elle survivra au traumatisme de l’occupation japonaise mais ses descendants resteront marqués par la violence de cette époque.

Les Jungles rouges

Publication:

Auteur(s): Jean-Noël Orengo

Éditeur(s): Grasset

Résumé :

Début du XXe siècle : l’Asie du Sud-Est est humiliée, soumise à la colonisation par les Européens. Début du XXIe siècle : c’est une région triomphante, qui, avec la Chine, s’apprête à dominer le monde. Entre les deux, il y a eu ces Jungles rouges et son héros énigmatique, Xa Prasith : une histoire de révolution et d’amour fou vécue par des êtres de couleur de peau et de culture différentes. Qui est Xa Prasith ? À travers une succession d’époques et de lieux, on découvre le destin d’un homme qui aurait tour à tour été : le fils du boy khmer des Malraux pendant leur aventure indochinoise en 1924 ; un militant nationaliste cambodgien, meilleur ami de Saloth Sâr, le futur Pol Pot, durant son séjour à Paris vers 1950 ; un officier khmer rouge, responsable de la propagande, et qui, désertant un mouvement devenu fou, confie Phalla, sa fille venant de naître, à un couple de Français lors de la chute de Phnom Penh en 1975 ; et cette figure de père mythique, hantant Phalla et son petit ami, Jean Douchy, dans les années 1990 et 2000. Une révélation finale viendra bouleverser tout ce qu’on croyait savoir sur lui. Les Jungles rouges renouvellent le roman choral et reconstituent avec passion et minutie un grand basculement : l’Occident se couche, l’Extrême-Orient se relève. Mais par-delà l’Histoire, ce livre explore magistralement ce qui échappe à toutes nos idéologies : les amours mixtes, le goût de l’ailleurs, et une volonté farouche d’indépendance.

L’avis du bibliothécaire

Xa Prasith, un officier communiste cambodgien, fils d’un boy khmer et ami intime de Pol Pot, finit par déserter, puis confie, en 1975, sa fille Phalla, qui vient de naître, au couple La Rochelle, reclus à l’ambassade de France. En 1996, aux Beaux-Arts de Paris, elle rencontre Jean Douchy. Devenu marchand d’art, ce dernier est contacté en 2016 par une jeune cambodgienne porteuse d’un lourd secret.

Café Lovely

Publication:

Auteur(s): Rattawut Lapcharoensap

Éditeur(s): Buchet/Chastel, Seuil

Traducteur(s): Florence Hertz

Résumé :

En thaï, un farang, c’est un étranger. Et Ma, elle pense que de toute façon,  » le cul et les éléphants, c’est tout ce qui les intéresse, les farangs « . Le ton du livre est donné dans  » Les farangs « , la première des sept nouvelles lumineuses contenues dans Café Lovely. Dans  » Tour au paradis « , un train file vers Koh Lukmak, la dernière des îles Andaman, le long de cette bande de terre qui sépare l’océan Indien du golfe de Thaïlande. ÿ bord, un jeune Thaïlandais et sa vieille mère qui, parce qu’elle aura perdu la vue dans une dizaine de semaines, souhaite montrer sa Thaïlande à son fils.  » Priscilla la Cambodgienne  » nous apprend que la Thaïlande aussi a ses immigrés ; ils sont le plus souvent birmans et cambodgiens. ÿ Phnom Penh, juste avant l’arrivée des Khmers rouges, le père dentiste de Priscilla n’a que le temps de faire fondre tout son or et d’en plomber les dents de sa fille, avant d’être embarqué. Café Lovely est une mosaïque bariolée de parents, d’enfants, de Thaïs, d’étrangers, d’amants, d’ennemis, de vérités et d’illusions sur la Thaïlande contemporaine. Café Lovely est, grâce à une écriture riche, vivifiante et d’une extrême fraîcheur, un très grand moment de lecture.

L’avis du bibliothécaire

Un recueil de nouvelles dans lesquelles l’auteur évoque une Thaïlande méconnue des Occidentaux, celle des inégalités économiques et sociales. Les récits portent sur les liens familiaux, les amours juvéniles, les conflits de génération, les changements culturels, les mangues, les éléphants, les combats de coq, etc.

Les belles de Halimunda

Publication:

Auteur(s): Eka Kurniawan

Éditeur(s): Sabine Wespieser Éditions

Traducteur(s): Etienne Naveau

Résumé :

C’est à Halimunda, petite ville imaginaire sur la côte sud de Java, que se situe l’époustouflant premier roman d’Eka Kurniawan, dont la critique internationale a beaucoup souligné la filiation avec l’œuvre de Gabriel García Márquez : plongée épique dans l’histoire de l’Indonésie pendant la deuxième moitié du xxe siècle, il retrace le turbulent destin de trois générations de femmes et s’inscrit clairement dans une tradition de réalisme magique. Le livre s’ouvre au moment où Dewi Ayu, qui fut la prostituée la plus célèbre de la ville, sort de sa tombe vingt et un ans après sa mort. Couverte de son linceul, sa très longue chevelure flottant au vent, elle traverse Halimunda pour rentrer chez elle. Dans la véranda est assise une jeune fille d’une insoutenable laideur. Dewi Ayu comprend que son voeu a été exaucé : épouvantée par la succession de catastrophes que la beauté de ses trois filles aînées, aussi séduisantes que leur mère, avait valu à la ville, elle avait tout mis en oeuvre pour que la quatrième fût laide. La repoussante jeune femme – la description de son physique laisse à l’écrivain l’occasion de déployer toute sa veine comique – reçoit pourtant la nuit les visites d’un mystérieux prince charmant. L’identité du visiteur nocturne – et la raison pour laquelle Dewi Ayu est revenue parmi les vivants – finira par être révélée, à la faveur d’un long retour sur le passé rocambolesque de la courtisane et de sa descendance : indonésienne par sa mère et hollandaise par son père – fils d’un riche propriétaire terrien –, Dewi Ayu se retrouve orpheline à seize ans, au début de la deuxième guerre mondiale. Seule maîtresse du domaine, elle se met en tête d’épouser un homme naguère lié par un serment d’amour éternel à sa défunte grand-mère. Plutôt que de consommer cette union, l’époux malgré lui préfère se jeter du haut d’une colline – il ne disparaît pas pour autant du roman. En 1942, à l’arrivée des Japonais, les civils européens sont parqués dans un camp, et les plus belles adolescentes expédiées dans un bordel pour gradés. Au moment où les Anglais libèrent la ville, Dewi Ayu – qui a enduré ces épreuves la tête haute – choisit de ne pas quitter l’Indonésie. Elle restera prostituée, ne se remariera jamais, et ses quatre filles naîtront de pères différents. Les années passent. À trente-cinq ans, elle accorde l’exclusivité de ses faveurs au nouveau chef de la pègre locale, l’invincible Mamane Gendeng. L’harmonie de la ville est perturbée quand un ancien partisan réclame à la fois Dewi Ayu et la main de sa fille aînée… En matière d’intrigues et de rebondissements, la destinée de ses séductrices de filles n’aura rien à envier à celle de leur mère. L’aînée deviendra la femme du partisan, nommé haut responsable militaire après l’indépendance ; la cadette se mariera avec l’amoureux transi de sa soeur, chef charismatique du parti communiste local – qui survivra aux massacres de communistes de 1965 ; sa mère arrangera le mariage de la troisième, douze ans à peine, avec Mamane Gendeng le truand. Le destin ne cessera de s’acharner sur les trois filles à la beauté maudite, et sur leurs enfants. Au point que Dewi Ayu devra se lever de sa tombe pour y mettre bon ordre : Kurniawan n’hésite pas à convoquer les morts et les fantômes pour régler le compte des vivants…

L’avis du bibliothécaire

Dans la petite ville imaginaire de Halimunda, sur la côte sud de Java, Dewi Ayu, qui fut la prostituée la plus célèbre de la ville, sort de sa tombe 21 ans après sa mort. Elle traverse la ville pour rentrer chez elle, où l’attend la quatrième de ses filles. La beauté de ses trois aînées leur ayant valu de nombreux problèmes, Dewi fit le vœu que sa dernière enfant soit laide.

Les Collines d’eucalyptus

Publication:

Auteur(s): Thu Huong Duong

Éditeur(s): Sabine Wespieser Éditions

Résumé :

Derrière les barreaux de sa prison, Thanh contemple les derniers lambeaux de brume sur la paroi rocheuse qui lui tient désormais lieu d’horizon. Il a été condamné aux travaux forcés. Parce que ce jeune homme sans histoire, excellent élève et fils modèle, a découvert très tôt son homosexualité et qu’il lui a paru insurmontable de l’avouer à ses parents, son destin a basculé. Comment il est tombé sous la coupe d’un mauvais garçon avec qui il a fui sa ville natale et comment il s’est retrouvé piégé, c’est le fatal et poignant engrenage que Duong Thu Huong met en scène. Thanh est désespérément seul pour cette descente dans les cercles de son enfer intime. Il ne peut confier à personne les affres de sa relation avec son compagnon qui, en parfait manipulateur, joue de l’attirance physique qu’il exerce pour vivre à ses crochets. Honteux de sa faiblesse et de sa lâcheté, Thanh se garde bien de demander conseil à Tiên Lai, l’homme mûr en qui il a pourtant le sentiment d’avoir rencontré un alter ego. À Dalat où ils végètent comme ramasseurs de balles sur des cours de tennis, Thanh n’a pas la force d’éconduire son mauvais génie. Il s’enfuit en vain à Saigon, croyant trouver refuge dans l’anonymat de la métropole.

L’avis du bibliothécaire

La descente aux enfers de Thanh, un jeune homme homosexuel sans histoire, excellent élève et fils modèle, tombé sous la coupe d’un mauvais garçon, avec qui il a fui sa famille et sa ville natale. Manipulé par son compagnon, ne pouvant se confier à personne, le jeune homme est condamné aux travaux forcés. Il finit par s’enfuir à Saïgon, croyant s’en sortir dans l’anonymat de la ville.

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