Notre réponse du 25/08/2016

Voici une sélection de cinq romans mettant en scène des personnages de photographes qui, j’espère, vous conviendront.
J’ai essayé de retenir autant que possible des livres assez différents les uns des autres.

couverture du livre Double image de David MorrellDouble image
David Morrell
Editions Bernard Grasset, 2000
Disponible à la réserve centrale des bibliothèques municipales de Paris : https://bibliotheques.paris.fr/Default/doc/SYRACUSE/423929/double-image-roman
Résumé de l’éditeur : Après un reportage en Bosnie dont il a failli ne jamais revenir, le photographe de guerre Mitch Coltrane prend une résolution : désormais, ses photographies célébreront la vie. Pourtant, des images du passé vont resurgir et semer le chaos et la mort autour de lui. Ce sont d’abord les clichés de son dernier reportage qui constituent des preuves accablantes contre Ilkovic, un criminel de guerre qui le poursuit jusqu’à Los Angeles. Pour tenter de lui échapper, il se réfugie dans la demeure d’un ami, grand photographe, récemment décédé. Mais lorsqu’il reçoit une cassette montrant ses grands-parents longuement torturés par Ilkovic, il décide de l’affronter dans une lutte à mort… Ce sont ensuite de très vieilles photos sans légende, découvertes chez son ami, représentant une même femme, d’une envoûtante beauté, dont le souvenir ne lui laisse bientôt plus aucun repos. Qui était-elle ? Et pourquoi les photos étaient-elles soigneusement dissimulées dans la cave de son ami photographe ? Menant son enquête, Coltrane s’aperçoit bientôt que l’héritière du photographe ressemble à la mystérieuse femme. Il tombe alors amoureux d’elle, sans savoir qu’elle va l’emporter dans un tourbillon de faux-semblants et de trahisons…

Un photographe à La Plata
Adolfo Bioy Casares
Editions Christian Bourgois, 1991
Disponible à la BPI, au niveau 3, en littérature, à la cote 868.3 BIOY 4 AV : http://catalogue.bpi.fr/permalien/document?doc=218617%3B5%3B0
Résumé par un libraire en ligne : Aussitôt arrivé à La Plata où il doit honorer son premier contrat, le jeune photographe Nicolas Almanza est assailli par une étrange famille. Le père Lombardo et ses deux filles. Pièges divers, coups de cœur et surprises bousculent le séjour du néophyte venu de  » l’intérieur des terres « . Ce divertissement d’Adolfo Bioy Casares guette une Argentine oubliée, provinciale et bavarde qu’il découpe, comme le Kaléidoscope offert au héros à son départ, en une multitude d’instantanés. Tout en se jouant avec brio de ses propres ressorts narratifs (fantastiques ou policiers entre autres), le roman rend un hommage souriant et nostalgique à une sorte d’innocence enfuie.

Le photographe
Pierre Boulle
Editions Julliard, 1967
Disponible à la réserve centrale des bibliothèques municipales de Paris : https://bibliotheques.paris.fr/Default/doc/SYRACUSE/344303/le-photographe
Critique du blog d’un amateur de littérature : http://lesurfersolitaire.over-blog.com/article-31195837.html

Le photographe et ses modèles
John Hawkes
Editions du Seuil, 1989
Disponible à la BPI, au niveau 3, en littérature, à la cote 821 HAWK 21 PH : http://catalogue.bpi.fr/permalien/document?doc=78023%3B5%3B0
Résumé de l’éditeur : Le Photographe et ses modèles. Deux conceptions de l’art d’observer se répondent dans ce livre : celle de George Stubbs, célèbre peintre de chevaux de l’Angleterre du XVIIIe siècle dont le chef-d’œuvre est le tableau représentant Whistiejacket, fameux pur-sang, et qui trône dans le salon de la famille Van Fleet ; et celle d’un photographe d’aujourd’hui, le narrateur du présent livre, Michaël, photographe de mode obsédé par les bouches et les fesses de ses modèles. Deux conceptions qui, partant de points de vue opposés, se rejoignent sur une position aussi trouble que cruelle. Pour Stubbs – dont le récit de la vie et des occupations sanglantes occupe la partie centrale du roman – la dissection était primordiale ; il fallait remonter de l’anatomie la plus effroyable pour parachever l’ordre pur de l’extérieur ; il fallait déchirer les chairs pour accomplir le plus beau des portraits. Pour Michaël, au contraire, la photographie est une investigation subtile qui part de l’apparence pour atteindre aux dérèglements intérieurs de chacun.
Comme dans La Patte du scarabée, une mort accidentelle sert d’entrée en matière : celle de Harold Van Fleet, tué par une ruade de son cheval préféré, Marcabru. Michaël, aux prises avec Alex, la veuve de Harold, avec Virgie, sa fille, et Buse, la maîtresse imposée aux Van Fleet, cherche des indices par le truchement des «images» ; des photos de famille jusqu’aux photos pornographiques, des portraits aux fantasmes sexuels, du réalisme à l’imaginaire.
La vie serait-elle une orange qu’on pèle ? Des riches couleurs extérieures aux sombres structures intérieures ? La photo permet-elle une dissection, une approche intériorisée, selon un cheminement – c’est le schéma même du roman – qui, partant de la photo de mode (le plus superficiel), nous emporterait aux limites de la mort (au plus intime des «modèles» de notre photographe) ? Sans doute. Et avec la pornographie comme avant-dernier indice.

L’Ombre d’une photographe, Gerda Taro
François Maspero
Editions du Seuil, 2006
Disponible à la BPI, au niveau 3, en littérature, à la cote 840 »19 » MASP 4 OM : http://catalogue.bpi.fr/permalien/document?doc=682142%3B5%3B0
Résumé de l’éditeur : Le 25 juin 1937, à la veille de ses vingt-sept ans, Gerda Taro, reporter photographe, est tuée sur la route de Madrid, alors qu’elle vient de couvrir les violents combats de Brunete.
Qu’est-il resté de celle que les soldats républicains appelaient la pequeña rubia, cette jeune femme si séduisante, si légère, dont le poète espagnol Rafael Alberti disait qu’elle avait « le sourire d’une jeunesse immortelle » ? Pendant des années, son souvenir n’a survécu que dans l’ombre de celui de Robert Capa, « le plus grand reporter de guerre de tous les temps », dont elle avait été la compagne.
Partir aujourd’hui à la recherche de Gerda Taro et de son oeuvre longtemps disparue, ce n’est pas seulement faire revivre une ombre. C’est, à travers le portrait d’une artiste qui affrontait tous les dangers armée de son seul appareil photo, convaincue de participer à la construction d’un monde meilleur, remonter aux origines du photo-reportage tel qu’elle et ses amis (Capa, David Seymour, André Kertész et bien d’autres) le concevaient. C’est s’interroger sur le sens de la photo prise comme une tentative de langage universel. C’est, en suivant l’itinéraire d’une femme belle, libre, engagée, retrouver les formidables espoirs et les terribles angoisses des années qui ont précédé la Deuxième Guerre mondiale.

La Chambre noire
Anne Marie Garat, Actes sud 2008
Milena trouve, dans la maison familiale de son compagnon Jorge Marechal, des photos étranges prises par un jeune mort de la guerre de 1914. Parce qu’elle est photographe, elle déchiffre leur secret et, avec lui, celui d’un siècle d’histoire des Marechal[…]De l’empreinte des guerres du XXe siècle nul n’est indemne, elle continue de corroder la mémoire en chambre noire, et Milena – qui en Mélanie s’inverse cherche à la lumière des négatifs à comprendre sa propre histoire, jusqu’à ce jour d’avril 1986 qu’envahit le nuage de Tchernobyl… 
http://www.babelio.com/livres/Garat-Chambre-noire/214583
les livres d’Anne Marie Garat  parlent souvent de la photographie et du cinéma.

Cordialement,
Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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