Bonjour Avez-vous de la documentation sur le nommé FLOTTE Benjamin né en 1812

Réponse apportée le 11/03/2005  par PARIS Bpi – Actualité, Art moderne, Art contemporain, Presse

Bonjour,

Voici un extrait de la notice concernant Benjamin Flotte dans le
Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français [cédérom] : Le Maîtron‎
(Attention, la date de naissance indiquée est 1814 et non 1812, mais nous pensons qu’il s’agit bien de la même personne)

‪Auteur:‎ ‪ ; sous la direction de Claude Pennetier‎
‪Editeur:‎ ‪Editions de l’Atelier, 1997‎
‪Sujet:‎ ‪mouvement ouvrier – France – biographies‎
‪Cote:‎ ‪944-745 ** 0.82‎

Base de données comprenant environ 110 000 biographies d’acteurs du mouvement social français de 1789 à 1939 : syndicalistes ou politiques, coopérateurs, mutualistes, théoriciens, écrivains et artistes. 5 corpus différents sont activables dans le cédérom : Femmes ; Conseillers municipaux de la Seine, 1919-1940 ; Combattants volontaires en Espagne Républicaine ; Militants morts durant la Seconde guerre mondiale ; chacune des grandes périodes historiques.‎

FLOTTE Benjamin [FLOTTE Pierre, Adrien, Louis, Benjamin].

Né en 1814 à Cuers (Var), mort en août 1888. Cuisinier-restaurateur. Organisateur de coopérative de production. Républicain et révolutionnaire d’affinité communiste. Ami et disciple d’Auguste Blanqui.

Ses prénoms varient suivant les sources. Benjamin, toujours, et Pierre, celui de son père, sont les plus réguliers. Le patronyme de Flotte semble assez répandu dans des milieux identiques ou proches : outre son jeune frère, Benoît Flotte, garçon boulanger, qui fut à plusieurs reprises arrêté avec lui : deux boulangers, habitant le même arrondissement, étaient comme lui membres de la Société des Droits de l’Homme : César Flotte et Pierre Flotte, avec toujours, parmi leurs multiples prénoms, celui de Pierre. Nous ne disposons pas d’éléments qui nous permettent d’établir d’autres rapports. Voir ces noms.

Cet homme ouvert, franc, fraternel, mais qui était sujet aux sautes d’humeur misanthropiques, fit son apprentissage de cuisinier chez le restaurateur en vogue Véry où il avait été placé tout jeune. Il participa aux Trois Glorieuses et fut à cet occasion blessé place du Palais-Royal, mais nul ne sait comment il devint véritablement un militant révolutionnaire.

Il semble avoir été membre ou proche de la Société des Amis du Peuple. Il fut membre de la Société des Droits de l’Homme, section Phocion, du IIIe arr., mais ne semble pas avoir été inquiété à la suite des journées insurrectionnelles d’avril 1834. Par contre, demeurant 5, rue de Louvois (IIe arr., ancien et actuel), membre de la Société des Familles, accusé de détention de munitions de guerre, Flotte fut écroué à La Force le 14 septembre 1835. Il fut libéré dès le 2 octobre 1835 (d’après le registre d’écrou) sur décision de la Cour des pairs, où il n’a pourtant pas de dossier particulier en dehors de sa participation à la SDH. Membre de la Société des Saisons, il faisait sans doute partie, comme les frères Bonnefonds, du personnel de cuisine du restaurant Foy, un des lieux de rendez-vous de membres de Saisons. Lié sans doute aussi à Dubosc, il fut accusé de participation aux journées insurrectionnelles de mai 1839, inculpé au procès de la Cour des pairs intenté aux accusés de la deuxième catégorie, mais incarcéré pour d’autres causes, sa remise en liberté fut demandée par le ministère public dès l’ouverture du procès (15 décembre 1839) et il fut relaxé. Il resta cependant en prison, puisque, toujours inculpé de détention illicite d’armes, de poudre et de munitions de guerre, demeurant 6, rue de la Cossonnerie (IVee arr., maintenant Ier), il avait été écroué le 13 juin1839 à La Force pour avoir caché chez lui un tube en fer et des tôles pouvant servir à la fabrication d’un  » canon « . Les deux autres inculpés dans cette affaire, le tourneur en cuivre Jean Lapierre et le chaudronnier Jean-Baptiste Menellotte avaient été remis en liberté. Chez Vandersippe, voisin de pallier de Flotte, la police trouva, entre autres, une Histoire générale de la Bastille, le numéro du 22 mai 1839 du National, et des numéros de L’Intelligence. Son écrou à La Force fut renouvelé à l’issue du procès, le 11 janvier 1840, et il fut condamné à 2 ans de prison plus 2 ans de surveillance, le 3 avril 1840 par le tribunal correctionnel de la Seine, et transféré au dépôt des condamnés (?) sur ordre du préfet, le 27 juin 1840…

Pour des questions de droit d’auteur, nous ne pouvons vous fournir l’intégralité du texte.
Le dictionnaire du mouvement ouvrier est un classique que vous devriez pouvoir consulter assez facilement dans une bibliothèque de quelque importance. Pour localiser une bibliothèque, vous pouvez utiliser le catalogue collectif suivant :
http://www.ccfr.bnf.fr/accdis/accdis.htm
Catalogue collectif de France

SOURCES DE L’ARTICLE : Arch. Nat., CC 728. — Arch. PPo., A a/428. — Arch. Dép. Paris (Seine), registres d’écrou DY/4 28-11020 ; DY/4 47-4654 ; DY/4 49-6673. — Cour des pairs. Procès politiques, 1830-1835, Inventaire dressé par J. Charon-Bordas, Paris, Archives Nationales, 1983, CC 587 d 1 n° 746. — Cour des pairs. Procès politiques, 1835-1848, Inventaire dressé par J. Charon-Bordas, Paris, Archives Nationales, 1984, CC 728 n° 461. — Courrier de San Francisco, 19 avril 1874. — F. Jourde, Souvenirs d’un membre de la Commune, Bruxelles, Kistemaeckers, 1877. — Chincholle, Les survivants de la Commune, Paris, 1885. — Jean Gaumont, Histoire générale de la Coopération en France, t. I, pp. 225-226. — Suzanne Wassermann, Les clubs de Barbès et de Blanqui en 1848. — Maurice Dommanget, Blanqui et l’opposition révolutionnaire à la fin du Second Empire. — Maurice Dommanget, Idées politiques et sociales d’Auguste Blanqui. — Maurice Dommanget, Blanqui, la guerre de 1870-71 et la Commune. — Maurice Dommanget, Édouard Vaillant, Paris, La Table-Ronde, 1956. — Maurice Dommanget A. Blanqui et la Révolution de 1848. — Michel Cordillot, « Les Blanquistes à New York », Bulletin de la Société d’Histoire de la Révolution de 1848, Paris, 1990.. — L.-A. Blanqui, OEuvres I. Des origines à la Révolution de 1848, textes présentés par D. Le Nuz, Nancy, Presses Universitaires, 1993. — Notes de P.-J. Derainne et J. Risacher.

Notice reprise et complétée par M. Cordillot

Cordialement,
Radis/
Service de réponses à distance de la Bpi
http://www.bpi.fr

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