Bonjour, je recherche des documents sur Gloria Friedmann (sculptrice)


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Réponse apportée le 08/12/2013  par MACON BDP Saône-et-Loire – Saône-et-Loire, Bourgogne

La recherche menée sur cette artiste vous propose la notice biographique issue de l’ouvrage : Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs / E. Bénézit. – Grund, 1999
Disponible sous la cote : 7(092) BEN vol. 2/ vol. 3
Niveau 3 – Arts, loisirs, sports

Sous le nom :  » FRIEDMANN, Gloria  » on peut lire :
« Née en 1950 à Kronach (Allemagne) XXe siècle.
Depuis 1977 active en France. Allemande.
Sculpteur, auteur d’assemblages, créateur d’environnements, technique mixte.
Tendance arte povera.
Autodidacte, elle s’installe en Bourgogne, en 1977, à Aignay-le-Duc, où elle vit et travaille. Depuis 1980, elle participe à de nombreuses expositions collectives, en France : Villeurbanne, Strasbourg, Dijon, et surtout Paris : 1980 XIe Biennale, 1981 musée national d’Art moderne, 1985 Salon de la Jeune sculpture, et à l’étranger : 1986, Berlin, Rome, 1987 Zagreb, Documenta 8 de Kassel ; 1988, Hambourg, New York ; 1991, Essen, Padoue, Los Angeles…
Elle montre également des oeuvres dans des expositions personnelles, à Paris : 1980, musée d’Art moderne de la Ville ; 1986, 1988, 1991, galerie Montenay ; ainsi que 1987, musée de Grenoble ; 1992, Museum Modern Kunst à Vienne et Kunst-museum d’Ittigen ; 1993 le Consortium de Dijon et Kunsthaus de Nuremberg, 1994, Centre d’art contemporain à Vassivière-en-Limousin, 1995 Pour qui ? Contre qui ? à la Villa Arson Nice, 1998 galerie Cent 8 à Paris. Outre les musées et galeries, elle expose dans des lieux plus originaux, comme l’église des Jésuites de Sion, celle de Val-de-Vesle, la cour XVIIe du palais Liechenstein à Vienne, mais aussi dans la nature, ainsi dans la forêt de Bar-le-Duc.
Elle commence à aborder la photographie au début des années quatre-vingt, se mettant en scène dans des lieux désaffectés.
A partir de 1982, elle travaille sur le paysage, dans des sortes de tableaux reliefs, dans lesquels elle s’attache à recréer la nature avec les produits du quotidien, de l’industrie, qui ne valent presque rien, tels que tuyaux, pare-brise, plaques de fer rouillées. Ainsi, utilise-t-elle des sacs poubelle, mettant en avant leurs qualités plastiques, dans son oeuvre « Ciel orageux sur West-schleswig » dont le titre pourrait évoquer certains paysages romantiques.
Puis, elle se tourne vers la sculpture, privilégiant, désormais, les formes minimales et les matériaux naturels, bois, os, crin, granit, terre (…) afin de donner une vision de la vie originelle mais aussi de sa destruction. En effet, grand nombre des matériaux présents dans ses oeuvres sont morts. Ils ont subi des transformations, comme le charbon, qui résulte de la lente décomposition de matières organiques ou les animaux empaillés : ainsi le cerf blanc aux superbes bois sur un tas de feuilles mortes face à une sphère en mousse monumentale et un cône en écorce dans l’oeuvre de 1992 « Les Représentants » ou le coq aux couleurs rutilantes juché sur une pile de bois calciné, parfaitement agencée.
Parallèlement à ces environnements, presque baroques, elle réalise des oeuvres à rapprocher de l’arte povera : ainsi ce rondin en chêne nommé « Satellite », de même ces deux grands rectangles de granit et de peau, le premier posé contre le mur, le second fixé au mur dans « Lascaux », mais aussi ce mémorial à la nature, « Du Terroir », composé d’une caisse de bois évidée en son centre, qui se dresse, haute de trois mètres, sur un monticule de terre, fraîchement retournée, et dans laquelle on peut voir, à travers une grille, des feuilles, des crânes, des morceaux de bois, des plumes, tous ces fragments de nature sélectionnés par l’artiste.
Gloria Friemann ne prône pas un retour à la nature de type Rousseauiste, elle s’attache plutôt à mettre en scène la décomposition du monde irrémédiablement marqué. Elle puise, dans l’univers, sans jamais le plagier, les forces mais aussi la matière de ses oeuvres. Elle montre ainsi qu’en empruntant à la nature, elle ne peut que représenter une nature morte : « Je n’imite pas la nature, je la recrée en l’évoquant, en la contrariant. »
Son oeuvre, reflet de certaines préoccupations actuelles, en particulier la mort de la planète, est lieu d’interrogations. L’artiste en propose une interprétation originale, chargée d’émotions, bâtit une ode aux phénomènes naturels, fruit de son expérience, de ses souvenirs, qui saisit par son évidente simplicité. Laurence Lehoux… »

Je vous propose également cet article sur Gloria Friedmann issu du : Dictionnaire international de la sculpture moderne & contemporaine / Alain Monvoisin. – Ed. du Regard, 2008 :

« …FRIEMANN, GLoria
Gloria PETERHANSELN, DITE
(1950, KRONACH, ALLEMAGNE)
Gloria Friedmann, se fait connaître vers le début des années 80 avec des sculptures d’emblée inspirées par la nature dont elle métaphorise des fragments à l’aide de matériaux inattendus (le verre pilé devient l’écume des vagues en plaques de verre dans « Les Vagues finissantes sur la plage » et deux murs parallèles de parpaings crépis de vert deviennent « L’Allée des tilleuls », 1985). Puis ce sont des oeuvres monumentales de plein air, notamment celles qu’elle exécute dans une forêt proche de Bar-le-Duc en 1986 (« Un hommage au beau naturel ») : l’une d’entre elles consiste en un lourd panneau de sapin de 4 mètres de haut, poli et gravé du titre de l’oeuvre, « Au fond de la forêt », et planté au milieu des arbres tandis qu’une autre est un grand parallélépipède en fer rouillé dressé sur un tas de terre, à travers lequel une ouverture protégée par une grille laisse entrevoir un amas de feuilles mortes, d’ossements d’animaux, et de plumes d’oiseaux (« Du Terroir »). Cette confrontation entre nature et culture, très ancrée dans l’art allemand d’après-guerre (Beuys, Laib, Rinke,…) prend avec ses propositions une dimension particulière en raison de l’extrême rigueur de ses mises en scène ainsi que de leur adéquation aux lieux : « Chaque espace naturel à ses propres courants d’énergie qu’il faudra libérer avec l’oeuvre. Chaque espace est différent et me communique des émotions particulières… »
Si ses matériaux de prédilection, dont elle dresse un inventaire dans les « Parias » (1991-1994), boîtes de verre dans lesquelles elle enferme et livre à la décomposition fruits, légumes, fromage, charcuterie, etc., s’inscrivent à la lettre dans le domaine de la nature morte, ses « Tableaux vivants » ainsi que ses « Représentants » recourent à un éventail de matéraux plus éclectiques : un cochon et un saxophoniste sont placés derrière une muraille de sacs-poubelle pleins de déchets recyclables (1994), une chasse à courre stationne parmi des bidons de pétrole sur le carreau d’une mine de charbon de la Ruhr (1994) tandis que, plus tard, les drapeaux des pays de la Communauté européenne flottent derrière un rideau d’os blanchis (1998). « La terre, la pierre, des ossements, des peaux d’animaux sont des symboles anciens, destinés à recouvrir des dogmes philosophiques et des idées morales dont le sens serait perdu. » Loin de s’enfermer dans une interprétation du sentiment de la nature proche du romantisme allemand, Gloria Friedmann met au jour les évidences brutes du quotidien (le haut militaire et le faucon dans « Erzähl den Verlieren vom Ende der Zieger », 2003) se refusant toutefois à communiquer au spectateur un état d’angoisse pour lui proposer plutôt « une réflexion qui calme l’esprit sur notre propre existence : sans mort, pas de vie… »

Voici également quelques références de catalogues d’exposition, articles de revue et livres sur Gloria Friedmann et son oeuvre : vous pouvez utiliser les notices (identifiants pérennes) du Sudoc pour localiser ces ouvrages (ce catalogue permet de trouver un document dans les bibliothèques universitaires françaises, de l’emprunter directement ou par le prêt entre bibliothèques (PEB) ; il vous permet aussi de connaître les horaires et fermetures annuelles de ces bibliothèques..)

– Gloria Friedmann : [exposition], Kunstsammlungen zu Weimar, 14.01.-11.03. 2001, Musée-château d’Annecy, 22.03.-30.04. 2001, Stadhaus [i.e. Stadthaus] Ulm, 15.07.-09.09.2001 / [textes de William Saadé, Pierre Restany, Éric Troncy, et al.]
Editeur: Éd. du Regard, Paris: 2000.
G. Friedmann est une artiste de son temps, vivant dans un climat de communication entre nature et culture, dont l’oeuvre se nourrit de messages sélectionnés avec pertinence, qu’elle transforme en images élaborées en scénarios.
Identifiant pérenne : http://www.sudoc.fr/058961666>

– Gloria Friedmann… : exposition « Lune rousse », [Paris], au Musée Bourdelle du 9 octobre 2008 au 1er février 2009 / [textes de Éric Troncy, Élisabeth Lebovici et Jean-Christophe Bailly]
Editeur : Paris musées : Musée Bourdelle, Paris: 2008.
Textes français et trad. anglaises en fin de vol..
Contient : « Entretien avec Gloria Friedmann « , propos recueillis par Élisabeth Lebovici.
Présentation des réalisations, pour la plupart inédites, de Gloria Friedmann mises en place au coeur du Musée Bourdelle et de ses collections. Sa pratique s’inscrit dans la tradition de la sculpture, son utilisation de la terre et du plâtre et son attachement au travail manuel.
Le catalogue est suivi d’une rétrospective des oeuvres de l’artiste sur la période 1980-2008.
Identifiant pérenne : http://www.sudoc.fr/132780828>

– Play-back d’Eden : monologue d’une artiste face à un primate naturalisé / Gloria Friedmann.
Editeur : Jannink, Paris: 2003/ Collection L’art en écrit, n° 59
Réflexion adressée à un primate, sur la nature, la nature de l’art et de l’humain, intégrant un tableau vivant réalisé le 19 juin 2003 au Musée d’art moderne de la Ville de Paris en compagnie de Frans de Waal, primatologue, et de Jean-Christophe Bailly, écrivain.
La version de luxe est enrichie d’une oeuvre originale signée de l’artiste pour les 290 exemplaires.
Identifiant pérenne : http://www.sudoc.fr/076690644>

// Ouvrage, catalogue, réédité en 2013 : « Gloria Friedmann : Play-back d’Eden : exposition du 30 mars au 16 juin 2013 », Fondation Maeght, Saint-Paul de Vence [catalogue par Jean-Christophe Bailly et Catherine Millet ; avec les contributions d’Adrien Maeght et d’Olivier Kaeppelin]
Identifiant pérenne : http://www.sudoc.fr/169931927>

– Histoires naturelles : journal d’un amateur / Alain Coulange
Editeur : Pictura, Toulouse: 1991.
Sur le mode du journal sont abordés certains aspects des oeuvres de Bertrand Lavier, Gloria Friedmann, Michel Verjux.
Identifiant pérenne : http://www.sudoc.fr/021951969>

Je vous propose enfin quelques articles de revues, trouvés en consultant la base Art full text (H.W Wilson) : Base de données généraliste en art, en deux segments : ART FULL TEXT, qui propose le texte intégral de 300 périodiques publiés depuis 1995 et une bibliographique (références et résumés) pour les documents antérieurs, depuis 1984 ; et ART INDEX RETROSPECTIVE qui propose le texte intégral et une bibliographie couvrant les années 1929 à 1984.

* Dans l’atelier de Gloria Friedmann : femme de tête et artiste animale / Fabrice Bousteau
Beaux-arts, 01 mai 2013, n°347, pp.76-81
Depuis le début des années 1980, Gloria Friedmann dessine une oeuvre unique qui interroge les relations entre nature et culture. « Beaux-arts magazine » l’a rencontrée dans son atelier au coeur de la Bourgogne rurale, à la veille de son exposition à la fondation Maeght.

* Gloria Friedmann, la nature à l’oeuvre / Guillaume Morel
Connaissance des arts, 01 mai 2013, n°715, pp.58-63
Sensible et engagée, l’oeuvre polymorphe de Gloria Friedmann explore les rapports ambigus qu’entretient l’homme avec son environnement. L’artiste nous a reçus en pleine préparation de son exposition à la fondation Maeght, à voir jusqu’au 16 juin 2013.

* Gloria Friedmann : « La peinture était une terre inconnue » / Frédéric Bonnet
Journal des arts, 12 avril 2013, n°389, p.16
La Fondation Maeght, à Saint-Paul, présente les premières et récentes peintures de Gloria Friedmann, autour d’une réflexion sur la nature.

* Gloria Friedmann. La chasseresse et l’oeuvre-proie / Philippe Dagen
Monde 2 (Le), 18 juillet 2009, n°283, pp.40-45
Actrice, costumière, mannequin, Gloria Friedmann s’est longtemps cherchée. En Bourgogne, elle s’est trouvé des lieux de création, dont un atelier, une « zone de confusion », où elle se laisse guider par la matière lors d’un processus qu’elle compare volontiers à une traque pour, au final, « trouver la forme juste d’une idée ».

* Gloria Friedmann : cabaret / Catherine Millet
Art Press, 01 septembre 2008, n°348, pp.53-57
Du 9 octobre 2008 au 1er février 2009, Gloria Friedmann investit la totalité du musée Bourdelle, à Paris. Au total, une dizaine de haltes (Alphaville, le Contemporain, Cabaret, Mammalia, Terminus des étoiles, Ultra corps…) qui, sous le titre général de « Lune rousse » offriront au visiteur le loisir de découvrir les multiples aspects d’une oeuvre désormais dans la pleine affirmation de ses moyens

* Gloria Friedmann, Valérie Favre
Ninety (ISSN 0294-1880), octobre 2000, n° 36
Deux artistes au sommaire de cette revue d’art contemporain.

En espérant avoir répondu au mieux à votre question, nous vous remercions de la confiance que vous avez accordée à notre service.

Cordialement,

Bibliothèque départementale de Saône-et-Loire
Site Internet : http://bdsl.cg71.fr

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