Bonjour. Je m’intéresse actuellement au tombeau de Paul Gauguin à l’île de Hiva Oa. Je voudrais savoir l’histoire de la construction ou de la reconstruction de son tombeau. A côté de celui-ci, on peut trouver une sculpture « Oviri ». Quand est-ce qu’on l’a erigée? Bien cordialement

Réponse apportée le 12/23/2009  par PARIS Bpi – Actualité, Art moderne, Art contemporain, Presse

Bonjour,

Vous trouverez ci-dessous une bibliographie qui vous donne des informations sur votre sujet .

Journal de la Société des océanistes, Volumes 13-15‎ – Page 371
Société des océanistes, Musée de l’homme (Muséum national d’histoire naturelle) – 1957
La nouvelle tombe de Gauguin à Atuona.

Petite histoire de la tombe de Gauguin / Robert Koenig.
– Bulletin de la Sté des Études océaniennes (Papeete), n° 279/280, décembre 1998/mars 1999, pp. 28-31
Robert Koenig conclut ce funèbre dossier par un rappel des péripéties auxquelles fut exposée la sépulture du peintre. Sauvée de l’anonymat en 1921 par un membre de la Société des fakirs américains (!), restaurée une première fois en 1929 par les soins de la Société des Études Océaniennes, elle ne trouve l’aspect qu’on lui connait aujourd’hui qu’à partir de 1958 grâce à l’initiative du peintre de la Marine Pierre Bompard, et aux bras de quelques Marquisiens réquisitionnés pour le transport de pierres de 70 à 80 kg depuis une vallée voisine. Enfin, c’est en 1973 que la Fondation Singer-Polignac fait réaliser le bronze d’Oviri qui, depuis, veille sur le cimetière d’Atuona.

* Pierre Bompard, « La nouvelle tombe de Gauguin à Atuona », Journal de la Sté des Océanistes (Paris), tome XV, n° 15, 1959
* Pierre Bompard, « Ma mission Paul Gauguin aux Marquises », Paris : Éd. des deux miroirs, 1962

Concernant la sculpture d’Oviri, quelques informations trouvés sur le web , je cite :

« Entre ses deux séjours océaniens, Gauguin réalise à Paris, chez le céramiste Ernest Chaplet, son chef d’œuvre en grès, sa plus grande pièce, dont il inscrit le nom sur la plinthe : Oviri.
Cette  » tueuse  » écrase un loup à ses pieds, étouffe un louveteau sous son bras. Le visage comme momifié évoque la destruction du moi civilisé que Gauguin croit nécessaire à sa régénération d’artiste.
Au sens étymologique Oviri veut dire  » foncièrement replié sur son être « . Pour Gauguin Oviri signifie  » sauvage  » : il en fait son emblème. En octobre 1900 il réclame ce vase pour orner sa tombe à Tahiti. Son vœu est exaucé en mars 1973, sous la forme d’un bronze déposé au cimetière d’Hiva Oa aux Marquises par la fondation Singer-Polignac.
Ce grès refusé au Salon de la Société nationale des Beaux-Arts de 1895 est exposé à Béziers en 1901. Acheté après la mort de Gauguin en 1905 par Gustave Fayet, exposé au Salon d’Automne de 1906, il fascine les artistes d’avant-garde. Acquis en 1925 par Ambroise Vollard, il passe dans la collection de son frère Lucien puis dans celle de Jacques Ulmann avant d’entrer au musée d’Orsay en 1987.

Pour plus d’informations contactez :
Musée de Tahiti et des Îles
Localité Punaauia
Informations générales
Adresse B.P. 380 354 – 98718 Punaauia – Tahiti
Site officiel museetahiti.pf

voir aussi :
http://www.marquises-hivaoa.org.pf>

Cordialement,

Eurêkoi – Bpi (Bibliothèque publique d’information)
Site internet : http://www.bpi.fr

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