Biodiversité : Pourquoi est-ce qu’il n’y a pas d’ours en Antarctique ? Pourrait-on y implanter une colonie ?

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Bibliothèque publique d’information – notre réponse du 15/02/2022.

© Intueri / DepositPhotos


L’ours blanc occupe exclusivement les régions polaires de l’ Arctique c’est-à-dire l’hémisphère nord.
Pour quelles raisons ne se rencontre-t-il pas en Antarctique ? Pourrait-il vivre au pôle Sud ?
Réponses.


Malgré des conditions climatiques similaires, pourquoi n’y a-t-il pas d’ours polaires en Antarctique ?, lemagdesanimaux.ouest-france.fr.
Extrait :
«  Trois milliards d’années en arrière, les continents actuels de la Terre ne formaient qu’un seul supercontinent appelé la Pangée. (…)
Lors de la fracture de la Pangée, l’Antarctique a glissé vers le sud de la planète sans emporter d’ours.
Pourquoi ? Deux hypothèses coexistent : aucun spécimen ne s’y trouvait à cette période-là ou alors, les individus présents n’ont pas survécu au climat inhospitalier de la région.
»


Petit rappel sur Arctique et Antarctique

L’Arctique se situe dans l’hémisphère nord, centré sur le pôle nord.
En grec, ours se dit « árktos ». Le nom Arctique est simplement dérivé du grec árktos.
L’Antarctique est à l’opposé, dans l’hémisphère sud, centré sur le pôle sud.

Concernant l’Antarctique, le préfixe « Ant » signifie « qui n’a pas ». Mais les noms d’Arctique et Antarctique seraient liés à la constellation de la Grande Ourse que l’on voit au pôle Nord et non au Pôle Sud.

L’Antarctique : 2 siècle et demi d’histoire par Jochen Gerner, dessinateur pour l’ Hebdo Le1, le 09/02/2022.
L’hebdo le 1 est un journal hebdomadaire indépendant qui traite et éclaire un sujet d’actualité en proposant différents points de vue.

L’Antarctique : 2 siècle et demi d’histoire par  Jochen Gerner, dessinateur pour l’ Hebdo le 1.

Histoire du peuplement de l’Arctique

L’Antarctique ne fut découvert qu’en 1821 et n’a aucun peuple autochtone. L’Antarctique n’a pu être colonisé par les mammifères, car le continent antarctique était trop éloigné des autres terres lorsque l’espèce est arrivée sur terre.
L’Antarctique est en revanche devenu un extraordinaire refuge de la faune marine. Ses plages abondent en otaries, phoques, éléphants de mer, manchots et ses côtes sont peuplées de cétacés
Source :
Les différences entre arctique et antarctique par des guides-experts, grands-espaces.com.

A contrario, l’Arctique fut colonisé il y a 23 000 ans par les premiers peuples chasseurs, puis par l’homme blanc. L’Arctique est une mer, entourée de terres, et de ce fait possède une faune et une flore terrestres variées.


Est-ce possible d’y implanter une colonie ?

Le réchauffement climatique met en péril l’habitat naturel de l’ours polaire dans le cercle arctique. Au rythme actuel de la fonte des glaces, la surface estivale de son habitat sera réduite de 40 % d’ici le milieu du XXIe siècle et sa population aura diminué des deux tiers, estime le WWF (World Wide Fund for Nature). 
Les conditions climatiques étant similaires, en thérie rien ne s’oppose à l’idée d’implanter l’ours polaire en Antarctique pour sauver l’espèce.
« Bien que l’idée semble séduisante, les risques d’une relocalisation dépassent largement les bénéfices », met en garde l’organisation canadienne Polar Bears International.
L’arrivée d’un tel prédateur décimerait les espèces natives de l’Antarctique, tels que les manchots et les phoques, car elles n’ont pas l’habitude du danger.
En outre, l’Antarctique ayant toujours été isolé du reste des continents, l’introduction de l’ours polaire pourrait permettre l’arrivée de pathogènes dangereux pour ses espèces. C’est donc une fausse bonne idée.
Source : 
L’ours polaire pourrait-il vivre en Antarctique ? par la journaliste Céline Deluzarche, futurasciences.com, le 17/01/2022.


Pour aller plus loin…

Géopolitique de l’ours polaire
Farid Benhammou, Éditions Hesse, 2015.
Résumé :
« L’ours polaire, sa protection et celle de son milieu de vie sont au coeur des enjeux environnementaux et géopolitiques de la région de l’Arctique. Les auteurs présentent les problématiques actuelles liées à cet animal : cohabitation avec les populations autochtones, exploitation des ressources naturelles, changement climatiques, voies maritimes stratégiques et commerciales, etc. »

Les pôles en question
Marion Rémy, Éditions Edisud, 2007.
Résumé :
« Face aux interrogations concernant le réchauffement de la planète et la peur de voir disparaître les zones glaciaires ou l’ours polaire, l’auteur fait le point dans cet ouvrage constitué de dossiers et de photographies illustrant les paysages, la faune, la flore, les peuples et la fragilité de ces régions. »

Mondes polaires : hommes et biodiversités, des défis pour la science
Robert Chenorkian, Mireille Raccurt, Éditions Le Cherche Midi, CNRS Editions, 2011.
Résumé :
« Présentation de travaux de spécialistes s’interrogeant sur la préservation des pôles et comment elle est nécessaire à l’équilibre de la planète. Cet équilibre est mis en péril par des phénomènes liés aux changements globaux, climatiques ou sociaux. »

Antarctique : l’Éternelle conquête, journal L’Hebdo N° 383, le 09/02/2022.

Antarctique : l’ Éternelle conquête
L’Hebdo Le Un, n° 383, février 2022.

Eurêkoi – Bibliothèque publique d’information


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