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Le cœlacanthe, mythe ou réalité ?

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    Bibliothèque de la Cité des Sciences et de l’Industrie – notre réponse actualisée le 10/03/2026.

    Coelacanthe© Ji-Elle, CC BY-SA 3.0

    « Les cœlacanthes sont des poissons (sarcopterygien) apparus au Dévonien il y a environ 410 millions d’années. Assez répandus dans divers milieux aquatiques, on pensait leur ordre éteint depuis le Crétacé, époque à laquelle ils pouvaient atteindre jusqu’à 3 mètres de longueur.
    En 1938, un premier spécimen fut pourtant retrouvé à l’embouchure de la rivière Chalumna près des côtes de l’Afrique du Sud et un second en 1952 dans les eaux des Comores.
    Pour cette raison les cœlacanthes sont parfois appelés des « fossiles vivants » »
    (Cœlacanthe)

    La bibliothèques de la Cité des Sciences et de l’Industrie nous expliquent…

    Le cœlacanthe, le poisson le plus vieux au monde

    Le cœlacanthe n’est pas un « fossile vivant » par Hervé Morin, lemonde.fr, 02/05/2014.
    Extrait :

    Le terme avait été forgé par Darwin pour désigner des espèces semblant n’avoir pas évolué depuis des millions d’années « pour avoir vécu dans des zones confinées et, de ce fait, avoir été exposées à une compétition moins sévère ».
    En l’occurrence, le cœlacanthe appartient à un groupe de poissons qui, avec leurs nageoires charnues, sont considérés comme proches des vertébrés terrestres. Il semblait éteint depuis le crétacé, il y a 70 millions d’années.

    Rencontre avec un cœlacanthe !

    Un poisson gigantesque ! par National Geographic Animaux, youtube.com, 02/07/2014.
    Présentation :
    Extrait de l’émission : POISSON-DINO. Dans les profondeurs des océans, des plongeurs découvrent un poisson dinosaure gigantesque. Un monstre impressionnant et apparemment timide.
    POISSON-DINO est une émission diffusée sur la chaîne Nat Geo Wild. Plus d’informations, de photos et de vidéos sur natgeotv.com.

    Le cœlacanthe en danger d’extinction…

    Latimeria chalumnae est l’espèce actuelle de cœlacanthe mais attention celle-ci reste peu nombreuse et donc très fragile !
    Cœlacanthe par Gaël Clément et Guillaume Lecointre, jardindesplantesdeparis.fr.
    Extrait :

    Les cœlacanthes vivent entre 100 et 400 mètres de profondeur, sur les marges ouest et est de l’océan Indien. Mais ses populations sont très réduites. Confrontée aux actions anthropiques, l’espèce est aujourd’hui en grand danger d’extinction.

    Gaël Clément est chercheur et paléontologue au Muséum d’histoire naturelle à Paris et spécialiste du cœlacanthe.

    L’étonnant cœlacanthe dans Le coup de fil au naturaliste, avec Gaël Clément, radiofrance.fr, 18/07/2013.
    Présentation :
    Aujourd’hui nous découvrons avec notre naturaliste du jour, Gaël Clément , un animal arrivé tout droit d’un passé lointain : le cœlacanthe n’a longtemps été connu qu’à l’état de fossile, jusqu’au jour où un pêcheur en sortit un de l’océan indien, en se demandant à quel drôle de poisson il avait affaire…

    Notre cousin le cœlacanthe, si vieux, si moche, si proche par Claire Fleury, nouvelobs.com, le 01/07/2015.
    Extrait :

    Le cœlacanthe est donc bien vivant, mais pour combien de temps ? Surpêché pendant des années pour les besoins de la science mais aussi pour assouvir l’appétit des collectionneurs (l’homo sapiens est un drôle d’animal qui stocke parfois des espèces mortes dans son habitat…), Latimeria est aujourd’hui répertorié dans la liste rouge des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). 
    Sur l’échelle de l’ONG, il est même au stade CR, critically endangered (en danger critique d’extinction).
    Le stade suivant ? EW, extinct in the wild (éteint à l’état sauvage).
    Comble de malchance, le cœlacanthe ne peut vivre en captivité, encore moins s’y reproduire. On n’a jamais réussi à maintenir en vie un spécimen plus de quelques heures …« C’est un animal très fragile, alerte Gaël Clément, « il ne reste certainement plus que quelques centaines d’individus ».


    Pour en savoir plus…

    Le cœlacanthe au Jardin des plantes, un bien culturel français par Les amis du Muséum National d’Histoire naturelle, publication trimestrielle, n°276, 12/2018.
    Florent Barrère est membre des Amis du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris.

    Moi le cœlacanthe, un fossile vivant ? Quelle hérésie ! par Yves Lignereux, Dominique Morello, Maud Dahlem, museum.toulouse.fr, le 27/10/2025. 
    Extrait :

    Lors de sa découverte (ou redécouverte), le cœlacanthe a été qualifié de « fossile vivant » (2) sous prétexte que l’animal actuel ressemblait beaucoup aux derniers fossiles connus remontant à la fin du Crétacé. Cette appellation est évidemment une hérésie car l’évolution ne nous dit pas les voies qu’elle emprunte et le cœlacanthe peut effectivement avoir gardé une morphologie très proche de ses ancêtres sans que nous sachions encore précisément quel a été le détail de son évolution génétique. C’est la même erreur que commettent les créationnistes en nous présentant des organismes si ressemblants à leurs fossiles que, pour eux, « toute évolution depuis leur création a été impossible » !


    Eurêkoi – Bibliothèque de la Cité des Sciences et de l’Industrie


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