Vous proposez, dans vos méthodes d’apprentissage, la langue « bamiléké ». Savez-vous de quelle langue il s’agit précisément, le bamiléké n’étant pas une langue ? Merci

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Réponse apportée le 09/12/2005  par PARIS Bpi – Actualité, Art moderne, Art contemporain, Presse

Bonjour,

Vous soulevez une question délicate!!!!
les linguistes s’interrogent sur les différences entre langues et dialectes…
en fait la Bpi propose des méthodes de langues et de dialectes qui sont indexées par le mot unique « langue ».

Dans les pages du site proposé dans l’espace autoformation :

L’aménagement linguistique dans le monde [ressource internet]‎
‪‪http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/‎‎

Il apparaît qu’en effet, le mot « bamiléké » désigne une ethnie du Cameroun et non une langue….

Je ne sais pas si cela répondra à votre question mais voila des informations trouvées à l’adresse :

http://www.culture.gouv.fr/culture/dglf/bpi/bamileke.html

« Le bamiléké est l’une des 300 langues ou dialectes du Cameroun, pays d’Afrique centrale de 13,6 millions d’habitants (chiffres de 1996), ayant pour capitale Yaoundé. Les langues officielles sont le français et l’anglais. Le bamiléké est parlé par l’ethnie du même nom (environ deux millions de locuteurs). Ces agriculteurs du Sud-Ouest camerounais ont souvent émigré dans d’autres pays africains où ils sont très nombreux dans l’enseignement, les professions scientifiques, le commerce. Aujourd’hui, seule la moitié des deux millions de Bamiléké vit dans son terroir d’origine.

Le bamiléké appartient au groupe mbam-nkam des langues graffi dont le rattachement à l’aire bantoue reste controversé. En effet, tandis que certains parlent de langue bantoue ou semi-bantoue, d’autres préfèrent l’intégrer au groupe « nigero-camerounais ». Le bamiléké n’est pas une langue unique. Le bamiléké Medùmba descendrait de l’égyptien ancien et serait la langue-mère des autres variantes du bamiléké.

Le bamiléké, bien qu’étant une langue orale plus qu’écrite, est doté d’un alphabet latin compliqué de nombreux signes destinés à le rendre phonétiquement plus rigoureux et composé de 31 consonnes, 3 semi-voyelles et 10 voyelles à l’orthographe encore très changeante. Outre son alphabet très complexe, l’autre difficulté de cette langue est son système de tons. On en distingue cinq : haut, bas, neutre, montant-moyen-haut et descendant-haut-bas, mais, contrairement à ce qui se passe en chinois, ces tons ne sont pas rigoureusement stables pour une syllabe donnée.  »

Cordialement,

RADIS/
Service des Réponses A DIStance
de la Bpi
site internet : http://www.bpi.fr

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