Médias : Quelle est l’évolution de la presse féminine ?

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Bibliothèque publique d’information – notre réponse du 17/11/2005. (Actualisée le 03/05/2021) 

«  De la presse aristocratique née dans les salons des précieuses à la presse féministe issue de mai 1968, de la presse populaire apparue avec la révolution industrielle à la vague people des années 2000, les magazines féminins jouent un rôle majeur dans la féminisation des valeurs de notre société. »
Vincent Soulier, Presse féminine : la puissance frivole, Archipel, 2008.


Evolution de la presse féminine

A lire

Ouvrage imprimé

Histoire de la presse féminine en France, des origines à 1848
Evelyne Sullerot
Paris : A. Colin, 1966.

Les premières journalistes : à l’aube du féminisme, 1830-1850
Adler Laure
Payot, 1979.

Bien-pensantes, cocodettes et bas-bleus : la femme bourgeoise à travers la presse féminine et familiale : 1873-1887
Flamant-Paparatti, Danielle
impr. 1984.

Entre émancipation et nationalisme : la presse féminine d’Europe 1914-1945
Rita Thalmann
[Paris] : Deuxtemps Tierce, 1990.

Elle 1945-1995 : nos cinquante premières années
Périer, Anne-Marie
Levallois : Elle/Filipacchi, 1995.

Telles qu« Elle » : cinquante ans d’histoire des femmes à travers le journal « Elle ».
Colombe Pringle
Paris : B. Grasset, 1995.

La presse féminine
Samra-Martine Bonvoisin et Michèle Maignien
Paris : Presses universitaires de France, 1996, 2e éd. mise à jour

Presse féminine : la puissance frivole
Vincent Soulier
Archipel, 2008.
Résumé : « A partir d’une étude historique, sociologique et économique de cette famille de presse, V. Soulier démontre que son influence demeure prépondérante. Il retrace l’histoire de la presse féminine depuis la seconde moitié du XVIIIe siècle, revenant sur les événements clés : les combats pour la législation de l’avortement et de la pilule contraceptive, la lutte contre les violences familiales, etc. »

La vie des femmes : la presse féminine aux XIXe et XXe siècles
Claire Blandin et Hélène Eck
Panthéon-Assas, 2010.
Résumé : « La presse féminine constitue une source pour comprendre la place de la femme dans la société et les relations entre les sexes. Les contributions réunies éclairent sa singularité en tant qu’entreprise médiatique. Elles montrent l’évolution des discours aux lectrices, qui mêlent identités assignée et en mouvement, et invitent à prendre en considération son rôle de révélateur des mutations sociales. »

Femmes-femmes sur papier glacé : la presse « féminine », fonction idéologique
Anne-Marie Lugan,
La Découverte, 2019.
Résumé : « Une étude, publiée initialement en 1974, dans laquelle 250 extraits d’articles issus de la presse féminine de l’époque sont commentés. Une analyse des mécanismes mystificateurs à l’oeuvre dans les magazines s’adressant aux femmes. ©Electre 2019 »


Article

La base de presse Bpi-doc offre la possibilité de visualiser des articles en texte intégral sur place à la Bpi.
Cette sélection donne un aperçu des évolutions récentes de la presse féminine et de l’image de la presse féminine à l’étranger :

Atmosphères : un air nouveau dans la presse féminine, Communication-cb news, 1995.

Incontournable presse TV et féminine, Stratégies, 2000.

Le cercle de la presse féminine américaine s’agrandit, Le Monde, 2001.

La presse féminine est extensible, Le Figaro Economie, 2004.

La presse féminine : une mythologie efficace : succès du conservatisme ou nouveau féminisme ? par Claude Chabrol et Mihaela Oprescu, 2010.
Résumé : « La presse féminine soulève plus de procès que d’études systématiques en sciences humaines. Elle est la cible des courants critiques marxistes ou féministes. On lui impute une influence négative, mais sans les travaux nécessaires en réception. Elle est supposée ignorer les problèmes de la femme moderne et provoquer son aliénation au bénéfice des industries de l’apparence (corps et mode) et du capitalisme. Néanmoins, ces procès n’entament pas son succès ! Que faire ? Sans doute revoir les choses de plus près. Il s’agirait d’une mythologieefficace, qui ne pousse certes pas au combat militant mais qui permettrait au plus grand nombre de survivre dans ces temps de changement social du rôle de la femme. Pour s’y opposer, il faudrait peut-être en comprendre les ressorts et les bénéfices cognitifs et affectifs. »

Presse féminine : la grande nunuche ? à retrouver dans l’émission « Du grain à moudre » par Hervé Gardette chez France Culture.
Résumé : « Hier paraissait Siné Madame, le premier mensuel satirique écrit et illustré par des femmes. Preuve que la presse féminine, longtemps perçue comme superficielle, se diversifie. Dans un secteur en crise, comment de tels titres résistent-t-ils aux stéréotypes que véhiculent les annonceurs ? »

« Les femmes journalistes se rassemblent pour plus de parité dans les médias » par Ségolène Forgar, Madame Figaro, 2019.
Présentation : « Les premiers États généraux des femmes journalistes, organisés par le collectif « Prenons la une », ont eu lieu le samedi 13 avril à Paris. Une journée riche en témoignages, revendications et «sororité». Madame Figaro y était. »

Chapitre 6. Presse(s) féminine(s) : le poids du genre par Bibia Pavard, Manuel d’analyse de la presse magazine, 2018, pages 107 à 123, accès réservé aux abonnés Cairn.
Extrait : «  En outre, il existe des journaux féminins commerciaux produits par des groupes de presse, des journaux militants produits par des associations (catholiques, communistes) ou des collectifs féministes. Ce qui les rassemble est la volonté de viser et construire un public féminin autour d’une identité de genre (éditorial et sexuel). »


A voir

La vidéo « 60′s – 70′s : la presse féminine en France » publiée sur YouTube par le Grand Palais.
Présentation : « Sylvia Jorif, journaliste, et Peter Knapp, ancien directeur artistique de Elle, reviennent sur deux décennies de transformation profonde de la presse féminine; ces années qui ont fait la photographie de mode. »

« La presse féminine d’aujourd’hui » par Entrée libre qui revient sur 3 périodes clés de l’histoire de la presse féminine.


Consulter la presse féminine

Sélection de titres de presse féminine disponibles sur Gallica, sur une période allant de la fin du 17e siècle au milieu du 20e siècle.
Présentation : « Les origines de la presse féminine remontent à la seconde moitié du XVIIIe siècle, avec l’apparition de titres tels le Cabinet des modes ou le Magasin des modes nouvelles, françaises et anglaises. A la faveur de l’évolution de la condition des femmes dans la société française, les publications se multiplient, en particulier durant la Révolution. Une soixantaine de journaux féminins voient le jour entre 1830 et 1840. Certains titres portent des revendications féministes, d’autres, comme le Journal des femmes et des modes, se cantonnent à une représentation plus traditionnelle du rôle de la femme. Au XXe siècle apparaissent les premiers magazines féminins : Femina, Midinette, la Gazette du bon ton ou encore Vogue. Destinés à un lectorat féminin, les titres de presse féminine abordent divers domaines, tels que la cuisine, la décoration, la mode ou encore les loisirs. »


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