Psychiatrie : je cherche des informations sur le Hikikomori (repli social).

Bibliothèque publique d’information, notre réponse du 22/06/2020. 

Mukurokumo (Pablo Delgado) dibujando.net.

En introduction,  cette vidéo (29 min.) :
Hikikomori, repli : un défi pour la psychiatrie Marie-Jeanne Guedj, Chaîne YouTube du GHU (Groupe Hospitalier Universitaire) Paris. 19/12/2019.


La fiche Wikipedia indique Hikikomori (引き籠もり?) est un mot japonais désignant un état psychosocial et familial concernant principalement des hommes qui vivent coupés du monde et des autres, cloîtrés le plus souvent dans leurs chambres pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, et ne sortant que pour satisfaire aux impératifs des besoins corporels. Ils se sentent accablés par la société. Ils ont le sentiment de ne pas pouvoir accomplir leurs objectifs de vie et réagissent en s’isolant de la société.


Une sélection d’articles académiques :

« Le retrait des jeunes (ou hikikomori), une préférence négative », par Vellut Natacha, Adolescence, 2015/3 (T. 33 n°3), p. 593-602. DOI : 10.3917/ado.093.0593. Consultable en ligne sur la base Cairn Info. 
Le retrait social des jeunes, nommé hikikomori et étudié depuis les années 1990 au Japon, intrigue depuis peu les chercheurs et cliniciens d’autres pays. À partir de la lecture que font G. Deleuze et G. Agamben du roman Bartleby de H. Melville, nous proposons de définir le retrait comme une «préférence négative » susceptible de se résoudre dans un dépassement de soi lors du passage de l’adolescence à l’âge adulte.

« Histoire d’un hikikomori occidental » Le Ferrand Philippe, Rhizome, 2016/3 (N° 61), p. 12-13. DOI : 10.3917/rhiz.061.0012. Consultable en ligne sur la base Cairn Info. 
Pathologie mentale ou spécificité culturelle, le hikikomori élargit son champ nosographique en se développant dans la société occidentale. L’histoire de Jean illustre les enjeux du retrait volontaire du monde remplacé peu à peu par la société virtuelle.

« Une nouvelle forme de renoncement ? » par Cristina Figueiredo, Ateliers d’anthropologie [En ligne], 46 | 2019, mis en ligne le 03 juillet 2019. Consultable en accès libre sur la plateforme openedition.org

Hikikomori et Taijin Kyôfushô  par Nicolas Tajan.  sur canal-u.tv. In Hikikomori : le retrait social des jeunes au Japon, journée d’étude organisée par le Centre d’études japonaises (CEJ, antenne de Toulouse de l’INALCO) et le Laboratoire Cliniques pathologique et interculturelle (LCPI) de l’Université Toulouse II-Le Mirail, 31 janvier 2014.


Des ouvrages académiques ou thèses/mémoires  :

« Se retirer dans une société de communication : L’exemple du hikikomori « de FANSTEN, Maïa.  In : L’incommunication [en ligne]. Paris : CNRS Éditions, 2013 (généré le 17 juillet 2020). ISBN : 9782271122056. DOI : https://doi.org/10.4000/books.editionscnrs.19830.

Génération hikikomori 
Nicolas Tajan. Paris : l’Harmattan, 2017.

Les syndromes liés à la culture : aspects historiques, épistémiologiques et évolution du concept par le biais de l’étude du syndrome d’Hikikomori
Laurence Meyer ; sous la dir. de Bertrand Piret
Thèse d’exercice : Médecine. Psychiatrie : Strasbourg : 2016

L’hikikomori : un extrême contemporain du rapport contradictoire  à l’autre 
Gabriel Dumas 2015 (117p.) Mémoire de sociologie (mai 2015)

Je suis un Hikikomori (Roman)
Florence Aubry. Mijade, 2010.


Hikikomori en France :

Un site dédié aux familles de jeunes présentant le syndrome Hikikomori : des jeunes qui « se retirent » du monde et restent dans leur chambre des années.
https://hikikomori.blog/

Le site  Hikikomori-France se présente comme un  Site regroupant les hikikomori ainsi que les reclus sociaux, les asociaux, tout ceux qui ne s’intègrent pas dans la société.

Voici un témoignage :  « Hikikomori : vivre coupé du monde » dans l’émission Le monde en face, diffusé le 16/06/2020.

Film documentaire : HIKIKOMORI – À l’écoute du silence, 2013. (50 min.)
Un documentaire écrit et réalisé par / a film by Dorothée Lorang et David Beautru
RÉSUMÉ : Ils seraient entre 600 000 et un million de jeunes au Japon à s’être reclus dans leur chambre, coupés de toute vie sociale, parfois depuis plusieurs années. Ces jeunes que l’on nomme les hikikomori sont caractéristiques de ce que la société japonaise désigne comme la «génération perdue». Le film va à leur rencontre au sein de l’un des rares centres de resocialisation pour hikikomori, et tente de comprendre les questionnements de cette génération sur le Japon d’aujourd’hui.


Eurêkoi – Bibliothèque publique d’information
www.bpi.fr
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