Le grand bailleur par J.J. Lequeu

Jean-Jacques Lequeu [Public domain], via Wikimedia Commons

Notre réponse du 07/05/2017

Comme l’explique cet article publié sur le site de la revue Sciences et avenir Pourquoi bailler est-il contagieux ? et cette réponse apportée à la même question par le site Futura Sciences Pourquoi le baillement est-il contagieux ? le caractère contagieux du bâillement tient à l’attention portée aux personnes qui nous entourent et au fonctionnement de notre cerveau. Une catégorie de neurones, les neurones miroirs, joue un rôle important dans le développement de l’empathie. L’intimité avec la personne qui baille nous pousse à reproduire cette action.

Le bâillement : un comportement universel  Olivier Walusinski Pour la science. 2003, Num 312, pp 66-71, 6 p 
Beaucoup d’animaux bâillent, mais le bâillement ne semble communicatif que chez l’homme. Il assurerait une synchronisation de la vigilance des individus d’un même groupe, par un mécanisme d’empathie, ou émotion partagée.
Qu’ont en commun un cobra, une poule, un cheval, un chimpanzé et un homme ? Tous bâillent. En fait, tous les vertébrés bâillent. Charles Darwin aurait dit du bâillement « qu’il est un “morceau de physiologie” inutile ». Pourtant, l’évolution l’a maintenu depuis des millions d’années, et il se manifeste de la même façon pour toutes les espèces. Il se déclenche dans des circonstances variées : lors de l’endormissement ou de l’éveil, avant ou après les repas, ou encore en société. Toutefois, l’homme semble soumis à un phénomène unique : chez lui, le bâillement est souvent « contagieux ».

Bâiller à s’en décrocher la mâchoire : l’expression est fondée sur une réalité, puisque le bâillement constitue la première cause de luxation de la mâchoire. Au cours d’un bâillement, le diaphragme, certains muscles de la mâchoire et du cou se contractent, d’autres s’étirent, entraînant une ample inspiration. La bouche (le bec ou la gueule) s’ouvre, dégageant les dents ; les voies respiratoires supérieures s’ouvrent également. Chez l’homme, le diamètre du pharynx est, au paroxysme du bâillement, quatre fois supérieur à celui au repos. L’inspiration est si profonde que seule la bouche peut assurer un tel débit d’air. C’est même le cas chez les équidés qui, normalement, ne respirent que par les nasaux. Les trompes d’Eustache (qui font communiquer l’oreille moyenne et le pharynx) se ferment, diminuant l’acuité auditive. Les paupières se rapprochent, une larme perle parfois. Quand le bâillement s’associe à un étirement du tronc et des membres, on parle de pandiculation. Suivant les espèces, le dos se cambre (hyperlordose) ou s’arrondit (hypercyphose)….

Vous pourrez consulter la suite de l’article à la Bpi  RESSOURCE INTERNET : sommaires et résumés, depuis 1996

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

 

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